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HU 5APB
?v-X'*$<f:
Harvard Collège
Library
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FROM THE BEQUEST OF
JOHN HARVEY TREAT
OF LAWRENCE, ICASS.
CLASSOF 1862
1l^>^*^*i^*^>^*^-H^>^>^4^*^4p^'^'^*4^
K^'
L'AMI DE LA RELIGION
ET, DU RQI;
JOURNAL ECCLÉSIASTIQUE,
POLITIQUE ET LITTÉRAIRE.
Fidete' ne quis vos decipiat per philqsophiam
et inanem fallàciam, Colosi. 11,8.
Prenez garde qu'on ne Toiis.M$dBise par les faux
raisonnemeas d*ane raine philosophie.
An V ALX» . GATaOLIQVSa»
TOME VINGT-SEPTIÈME.
QuufHéAni. j fraiKs et 8 frofws franc de port.
A PARIS,
Chez Adrien Le G Lia s, Imprimeor de N. S. P. le Pape et de
S. £m. M<'. l'Archerécpie de Paris, qnai des Attgostinsy n**. 35«
'••4 '/
m. DGGG. XXI.
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OoUege Ijibruf
Xnttfefood
TA BEI
m InttJGT-SEPTIÈME VOtlJMÉ.
LBsifarffr'rdehFoiiSàr.U. G^flimr y. articit. Page i '^
lllurons de jCi^rlieû tt ie. SdûiU-CUiidc- o
LelUîe de Iff. Lesage^ cdanoine de SainuBrieax. i5
Mm IVrm-iSMJkife'^ cf £è/tKf# \fttr taPaIhUne, 17
Mort fra* daitlliial* Zlbrati 91
Semct'aflmf^rMM^' de M<'. le duc de Berri. ^2
PKmii f ê em ftSff c a c e de M. FiajMiiHiu r ^
Mitsiont de Reinis. a4
Sur M. l'aMiéfTMiéîïri : £Mf.
^ Sur one édition du Théâtre de Voltaire ; par It, Lmn. 3o
Jii^f«79Pi9Mifr/?J^^|iim^«kM»»iPÎd^^ ' 33
Secondé conféreiice de M. fVayMiooitf. SS
Rétraclatioii' dé M. VieE , prêtre. 4o
Ibttceanr MaiMlrtt, évoque comCtltttioniiel. . .^t«- 4^
£«# Mmt^^ de^Uf Pois" fmr M. Goillén. 4*. article. i^
Première conmaimMi de soldati à ViaceBnes. tc
Kn de la miirioii de Reins. Aid.
Sur la mînion de M. Glory. 5^
Sur anc Douvelie édition de la Cntiifue de ^kuty, par
M. Aiarehetti. 64
Sur VJlmanach du dergé;p9ir M. Châtâlon. 65
Installation des Frères des Elcolcf ebrtliennes à Blaje. 68
Mission de Montereau. 69
Rélractation de tt. Bayen , prêtre. ' 7*
Circulaire du ministre dé rint^rioiir aws^é^êaues. 79
i> Salui ei la Gloire de la France; pr Fabbé D. éî
Mandement de M. le cardinal^archcveque de Paris. 8% '
Troisième conférence df»Af. ffnf[9t^ovt^. 83
Minsion de ÇhejcbonrsJ ', m ., t . . 86-
^td&nn^b^^dri%sS?uafoVmi!^àe\: »
7^Êii0lâgitté*Htith^s^M{^fm^^ D^s. ^
JLa Guide des PifcAeiirf j^j^rlf ^i^ ^TOfenade. 97
Mandemeas pour le Câremf . 99 e) 129
.(*.)
éôf ISiOMioD au Ke^<^; P<igç tfA
CGftare de la oiission d* Ve\m%\ ioS
éttr FôtiVtil^dé W. ràâbé tjiorel io6
ttif relatif aux catbbliqucsiTAâigTeteri^ lia, 125, 1 36.
jA** ifefe , ëifitiitHi eféA fr4fîçô£i." ^ ' ' ■ nf
al de M. révêque de TroyéiK
I «aelques abonnes. .^
__,- -M. de BoDnac^ ancien "ohïqued'Age»»
dfiiilîoQs dans le diocèse de Coutaacçs et à-ramif C4/
Réiinioade UconEréJ^Vtion dë^ rits ,. h A^m^o
gUitrilHttif'<k>i)l^ir^rde M;Ti^^^^
■fort de M. Carron et de AT. Ht on ta igné- . ,
"*' ^ecuttmi des Grecs-^inis d(^ Di^as4 , .. ,
pès des accusés Sau^uautT et' Cji^yi^t . „ .
fwtii{»^4fe /^té^/f^/Sfly ar. iivrâSson* . ,
^BÉi^rtiftii^ ï'ra^sinousl
IVbtice s«r M. Tabbë Jac«rae<« , . . . , .
Hbticeinr H, de ForiiaiS; \,[ :. /v. ^,
J^ftSffir^A t» Jf^ede^féilîsitMist; par IT, l^cfgnen
w^^ce sur M. Talibë Carron,. . ^^v , 'j,. ,r. w .*7y.
?:Jfôan^e« de Fxirùé^^^^ûlUfffié^i^^
Xjftomons'<fird^ÉH'(IÉ/et^mW^ |, '^'! " . , . , ij»
iCftire des troubles de j li^. .["] ' ,,", 2196
fiîiît des naissions de IsTCbinel' ' .^ *. ., ., ioy
mkéraire, ou Fofage de Vabhé d0 Ftltcr, , , / .^10
jifiËreme conférence de M., Frajfssiiipjus, > ; • ^'^
JRélion a Huanoe. , 210
Finccnlii Lirinensis Comfnùniiorinm, aizS
Rétractation de M. Panier i , chanoine de Pistoie. 23o
Premières Leçons if Histoire de Dieudonné; par Bocquart.
A7e<<î'"'jftt^if,^J&§7ï^-^paf#. V^^ * 241
JLe Missionnaire suivant l^Évangil^^ par Qi. de N. a44
Missions de Saint-Epiliou et de Briçnû)«s. ^4^
lettre du conseil d'instruction pobliqiie aux éve^ues. aS^
Sur M. de Montagnac, ancien evéque de XatJMes. '^~
«rdinatÎMi è rArefaeyIché de Paris.
(4)
Septième conférence de M. FraysriiioAs.. • PtigeTlSi^
Sar une lettre de M. Ta^bë de Car. » • ^7^*
Z>tf^ Noui^eUes Officialitéi , et des OfficiàUtésacttièUesi ^jê
sûr un ouvrage de M. Bellugoa. S7^
Notice sur M. de Màîstre. 207
Sur le tumulte arrivé à Saint^Louis , obanMee .d'Antm f le
' londt-saint. afo
Discours de M. Frayssînous. ^, agS
Notice sur M. Tabbe Mejrer. '29)6
Journal de i^anatchie ^ 3o5
Lettre de M. le cardlnaUarchevêque dePi(riS| auxcarés. Sôg
Sur l'ensemble de la mission de Reims! 3ia
Sur une édition donnée par tes Méchitaristes , h Yenise* 3ao
Sur un écrit relatif au Concordat. 32t
I^es Orateurs chrétiens, 33.7
Sur un .ouvrage de Fabbé Jacques» 34^.
Sur quelques nouvelles éditions de bons ouvragés. 35o
Tableau de la Miséricorde divine^ par 'Bèrgier, . 353
Du Fanatisme dans la langue révolutionnaire; par JLa Harpe.
. . . 354
Edit du Pape contre les sociétés secrètes. . Z5^
Fin de la mission de.Coutanceset quelques autres 'misuons.
36o
^aaee mmueUe de rinstîtut. . ; . v. t-.^
" TTraùé des Fêtes mobiles; par A. Faîvre. .. 469
Cérémonie du baptême de MS". le duc de Bordeaux. S?»
Sur réglise catholique d'Allemagne! 38o
De V Abstinence des alimensj par G. G. 385
Mission à Coulommiers. 38g
Rétractation de M. Dartre. .. 391
Epitome Theologiœ momlis. 399
1
Fin de la Table du vingi^septihmiQ vohune0^
il
{Mercredi 14 février iBai.) (N*. 6fi^.^^~
r' j ^iw \\\ u i> 'i 'y
L'AMI DE LA RELIGl@î
•f ■ ■ i '^'- ^'' ■■*■'■'-■ I ' '■!
Ias Martyrs dis là Foi pèhààni ta révolution françoise ^
par 1V|. rab^ Aii^é Gailloo ( i ) ^ •
.. • .^ s," .V - ^ • ■ •
1 II paroît que ceisouvrà^e occnpoit Tanlenr depuis
long-ten^ps. Dès 1800, H eu »nnon^ la publicaiioQ
<ltns un journal qu'il rédige^Ai alors. Son travail fut
interrompu par les eirconsfances,, qjtii le iranspor-^
tèreM-< petï'après> en Italii^; il la repris depuis la <
restauration, et on '\^, ^^SP^-.f» î^i:^ *^P^']!?Ç ^^ '
papîëSTq^ ài^dffiftTTie saîsTs'', î^rgui i^oft rmoirnt les
râWîona et i^s matmuui^ cf après lesquels louvrage
a été rédige. TM. Guillon, sVst occupé , depuis cinq
ans,. de compléter çt de mettre en ordre ses ren-
seîgnemens^ t^t U y * ajouté des détails et dos dé-
vçloppeinens qui nek»i(*iit peut-être pas tons nér
cesssûres; on en jugera par; le com{)ie que notis al-
— .— ^_ =-r- ./^^ ^ . ,^^ ■ . .. — r-r-T ' * i • ^ m
(i) 3 yol, JB-€*. ; ]iri» ^ d4 f'- %*t '3é«*fr/ franc et port. A '
Paris y chez Mathi^tv. r«e ,Çimtlulre«tf|iii»trAnclré; et cji«s
Adr. Le Clere, .au bureai|^,çe; }Wk€^.^LeJf^*» et demies
volume parotira Jin dfi mar^^ , 40 .
Tome XXFILpJ{mi 3ç la B^U^im ^t du Roi- A
(i)
tons rendre du plan et dé'ia distribution de Fou-
rrage.
. Les notices sur les prêtres immolés pendant la
picrsécution- ne commencent qii aq lif . volume , et lef.
V'. volume est rempli en entier par des accessoires
lin |>eu longs. Il contient dibord' une Préface de
r Editeur j que l'on pourtoit croire de M*. Guillon,
s^il n y faisoit pas ^m étogef '^^ im Discours sur Îa,
nécessité d'un Martyrologe de là résolution , et sur les
conditions du ^rai marfyrej no^s en a^^ons pat'lé «dalls^
nos premiers articles; S^i-des Tableaux historiques et
particulières de la persécution suivant les temps et lès,
lieux. Ces Tableaux èccùpent lés trois- cjùarts du vo-
lume. L'auteur y trace rhisloirê générale de» masiui-».
<*es , des loisr^volutioiiriaires , et'dbà exéditiën* «âii-
^Tantes qui eurent lîett sur divers point^tiu royatutiiey
Pfrîfne^, Avignon, Lyon , là Vettdée, Aw*a4;Oan-
ge, etc., ont leur article particulier. La^peiwëcùtron
d^ to Belèîqtle, lâi déportation à la Gdîanet, là té-
éltlsîim siip léft^ pbntoif»'i9(>ik IVe*^ ftl^i y éttotta-^
éantées séparéiiiétit, et d'utté màîiièt^tui peu pro-
Hxe; ét;ott i-egréUe que Fauteur, ehtrattté psafisir
fëcolidité, se soit livré à des détails étrangers à son
ôbjt't. L'aràclé 56rôo)lii« enir autres renferme des
réflèiîôûs toUt-ih-faJ[t hors dVteûvrc sur cîe corps, et
jusqrfà xtaé réponse" donnée parla Faculté, en 1680,
sur lès affaires des catholiques d'Angleterre; assu-
rément eaft ne se serolt pasiHtefidu à trouver cette
pièce dans Thistoiredei martyrs de la révolution. ■
La liste des prctres^ictimes de la pefsécMlion n«
commencé même pa^^^vedle IP. volume; elle s'y
trouve encore précédée d'ub antre discours intitulé :
Récapitulation expUcative des dii^érsprééexies qui $er-
pinîàt d^ niâtes, pmxt difmer Uk mvrt Jk ms martyrn^
Nous irvouont que : ce, (Iksoduts nt nous ptirok p«»
encore fort oécessaîre, oo iktnioîas qu'il auroît pu
être fort abrégé» JSJiifiu à la f>age 4i ^^ ce volume,
on an^Ve. aux notices sut^ las. tnartyvs; elles sont
présentées par ordre atpiiabéâque; c'est le plan que
llaul^ur a oru devoir adopter* INous.n'oserions assurer
^e ce (itkt le plus oaturel tl le plus convenable» Il
UOM» semble -du moinA que^^ puiscpse l'auteupa dresse
des tableaux ^oré^^ ia^ persécution pour Ntmes,
Ljroa, ia Vendée» R^befori; Bordeaux , la Guiaoe^
il étoit plus simple de mcfUre è la suite de chacun de
oeâ tableaux la liste.des prêtres imttiolés en chaque
UeUé. K/oùvrage auroit présenté plus de liaison et
d^enseinble.,.ei Fauteur se seroit épai^né bien det^
liépéiitions;. ee qui ne Tauroit pas empéolié de meitr^
ihvla fin^ s'il l'avoit vouUi » une Uible alphabétique
qui aucoit; présenté dç suite les noms de toutes l«s
^(iiùes.. I>ans son plan v on ^ trouve tran^prté^ a
â^«9a» i^PWfî* ^hif^ .éfqi^fm^ Mue/autre, ef d'un
lieu àttn hecufoit éloigné; et de», réci^, qui de-
imentéire réunis^, sont séparé» d'une maniera asàétf
: Quoi qu'il en smt de cette observation » les notices
pa0tiouliet«s supposent beaucoup de recherches^ e(
paroissent) ea géhéral rédigées^avec exactitude, Plu-^
sâeiics sont neui^9S. ce intéressantes, et renferment dés
détails précieux sur les di^miers momeus d/^s viciimos
de la persécution. L'esprit de foi qui les animoit^
heur oouoage^.lenrdé^fif^ipiivsnt^ leur grandeur d'àmc,
édâteni d^os |eui^ it^^pôoses aux interrogatoires , ei
IVin voit^en inénie«tem|^ à quel de;gré les révolution-
nairea potissoient Vl^bsitr^^ L'acdde
A a
Costa entr'atiii'es fournit un 4ot)l>l« exempR de fer-:
meté d'une part, et de 1 autre i de cruauté et de ridi-
cule. Des femmes pieuses de Montpellier furent coq*
damnées à mort pour avoir pourvu a la su*bsistance
dfi malheureux prêtres cachés; elles marchèreât à
récbafaudavec courage. Leur sentence ^que l'auteur
a copiée sur rimprimé^ est signée ainsi qu'il suit:
Sahifis Gras y Betterave Devîe. Tournesol Ëscudié^
Raisin Peytal k\ Junius Jean-*«Feân ; ces juges ayant
ahandonué leur nom de baptênie pour prendre les
noms de légumes et autres qui rémplaçoient les noms
de saints dans le calendrier répiîbliCain. ,
Parmi les notices qui offrent de grands exemplç»
de piété, tious avons remarqué celles du P* Anibroise^
4e Bimbenety de la sœur Brard, de Tabbé Dalle^
mant^ du P. Firmin^ du P. Froment, de Fabbe.
Huot, etc., eic. Celle de l'abbé Langoiran, grand-?
"ficaire de Bordeaux , une des preinières victimes de
la révqlution , n'offre pas moins d'iniérêt. Celle sur^
^in habitaat de.Nimtes^.^prc^estan^cçji^^rerti^^^p^l^^
Gas, montre à qjuel degré de fùrçur étoit alors por-
tée l'exaltation des protestais à Nînies; Gas fut mà^
sacré par eux avec des circonstances airoces , et qui
paroîtrdieot incroyables, si elte$ n'étoiêht att^téeSi
par un: partisan déclaré de la révolution. Des laïques^
des jeunes gens^d^s femmes, rivalisoîent avec les
E reines en dévçuenieat et en coprage , et on admira
i. puissance de la reli^ioii.qui 46ime une telle éner- ^
gie au sexe le plus foible^ v, |
Eh louant le soin, ^yç.c, lequel beaucoup de notea
sont rédigées j et les dçjtails^^ieux quelles renfer-
ment , oii ne peut s'emgéclieR de regretter que l'au-
leur y ait xoélé tant:d^|^Q94» dià|âa:ates. Toujours
..rs V
preodcupé d'une itîeé dominante , il revient friéqticiil*'
ment sur le tiiie et les honneurs de martyfe qu'il veiU
que Ton décerne immédiatement aux vicUmp^ de la
persécution. C'est sans doute dans le méeie but qu'il
étaJbirt incessamment des rapprôchemens entre la fin de
ces honorables vicdmés et celle des premiers mariyrâ
du christianisme. Noiis ne nions point que les cniautc's
exercées envers nos j6rétres, et leur courage hA*o»-
que i n'offrent beaucoup dé points de conformité avec
ce qui arriva lors^ des persécufions des païens à la
naissance de l'Eglise^ Mais îl suffîsoit d'indiquer une
fois pour toutes cette comparaison , au lieu que l'af-
fectation de la reproduire dans une foule d'article»
interrompt lés récît> , et y jette de l'obscurité et de
la confusion. Souvçnt on rie dislingue pas tout de
suite ce qui âppartientaux anciens martyrs , et ce qui
convient aux victimes modernes; ^ns compter que
ces rapprochemens multipliés , et les citations dont
l'auteur ïes appuie , Vessemblent un peu à tm éiâiUge
à^ê f ùWiiôà &$àèi^âê[ilaéé^ âkns Ist àrcànsiance. L^
réputation de science et d'habileté de M. l'abbé
Guiilon n*éioit-elle pas assez bien établie sans qu'il
fut oblige dé récourir à ce moyen , et ne saii-*il pas^
ftueux que nous que le premier mérite d'un écrivais
est de se renfermer dans son sufet, c^t que 'les dii-
gressions , outré qu elles sont coniraîrès ànl règles dé
l'art, fatiguent l'attention du lecteur, et nuisent à
l'iniéi'ét d'un ouvragé? Oh peut voir un exemple de
•ces digressions^ dans l'î^rlicle Castillon , o\x l'auteur
perd son spjet de vue'^cinq ou six fois poiH* nous par--
îêr, tantôt du martyr Bioniùs, tantôt de Saini-Pothiu
et de ses compagnons (il y ? siir ce sujet deux lon-
gue» notes ^ et deux citaliûz^ de l'Histoire Ëcclésiasr^
tique d'Eusèbe); tantôt d'Heliodore, martyr en Perse;;
et puis y deseendantaax temps moderoes, il oôus eiî-
tretieat de M. de Montaaet et d'un de ses Madde-
mens^ en 1760 « dont t) doone un asse£ long frag«>
ment; puis de labbé DaHéa»^ et d'autres matières
qui ^toiedt tout ansbi étntngè¥ès à Fobjet de l'article.
Nous en sommes bien tèchh; mais nous a^ous en-
core quelques observations d\fne batutre assez impor-
tante , que nous sommes oblig^^à de faire à M. Guilloti.
Ce sera la matière d'an quatrième article, qui eniîn
sera le dernier. Peut-être quelques lecteurs irouvé-
rOBt-^ils ttotrô eiaznen un peu long; mais il est diffi-
cile detre odurt^iiànd on ri^udrcompte d'un ouvrage
ai diffus et mélë de tant de malieres hëtérqgèues^ et
nous avons lièin t)e erolre qu'on nous saura gré db
àiguaier encore des a&sertiods m'deçjugem^ns qui
ne sont. pas seulement singuliers et dépTsc^i», mais
qui méritent une qbatificatiôn plcis grave, et une itû*
prob^n plu%form^}le« ,^
. «n-^j^ii^iN ..'/.'.i sirx^pii^K'
'NOUVELLES ECCLFStA^I'KIUfiS.
Rome. M. Jaan-Bapti^e Coinj^agnoni-Màrefoscb\,
aarchevéque de Dami^tç, ein^<^ 41a qour 4u Brésil^/
est mort^ l^ 17 sfeptemBjre 4eipiçrA à Rio-Ja)aéirp.,
d'une attaque dapopl^xie.• Èntyé.dans.laprëlaturé de-
puis. quajante>- trois ans ,; il avpit été membre de di-
verses congrégations^ cl^Tfi d^oU/^phamire, préfet des
archives, et 'nonce pr^sJS.M.,^ F. Ses obsèques oiit
^eUlieu avec beaucoup d^poi^^vM. Marefoschi étplt
:|^gé de 63 an^. u^- ?-
fjMS. lia PiîK)vîdenfce*i qui ^t tirer le bien du mal
méme^ permet que l^$ complots des méch^ns tonme^t
Ç 7. ).
cojçilr^ecux. IJ y a un an ,:^n crime affreux; consterna la
France ; la rëvolutîpn partit se reveilïer toute entière^ et
un mon$.t;re , qu'elle avôit nourri de ses poisons,, frappa
la monarchie au cœui* dans la personne de l'héritier d|i
trône. Hé bien! cet odieux attentat a tourné à la.Hoa^
des éternels ennemis- da^notre repos. II. a fait éclatu*
les grandes qualités d'un Prince généreux^ qui, arra-
ché i<)ut ^. coup a)i3c il^sioBs de ce mojgtde y n a montré
pendant sjx douloureuse ag<)ni,e4jue les sentimens les
plus héroïques et lés plus ^chrêtien^ VouLli de lui-
i|iêniej. le repentir de ^es fautes ^ :1a résignation à si/^
sacrifice^ le pardon cuin grand crime. Lame et la fai
<3'un Bourbon ont paiu tout entières daus ce-momei^t
fatal , et la victime, en sucedmbant, a donné une grande
ler.on a notre siècle. De plus, cet attentat a fait con-
noître toute ia perversité de l'esprit réy4>iutionnair^;
il a éclairé les plu$.a3Feugles et ala,ri%é^es.plus.cpnfians
SHT le but:. des factieuis;^ on a vu où aboutissoient, et
ces doctrines audacieuses , et ces pamphlets corrupV
tieurSj et ces diatribes contre les rois, et cette fureur
d^impiété , sinistre caractère de notre époque. On à
CQxn^pjrîs Içs d^:^gj^iK% de la veli^'Àu. et dç la !]anOi}^1^chiej
les ^ensde jb>jtjg9^p,$qpt;«raJIié$j;^ le gouvernement a para
voiuoir si^ivre une autre marchèV et ée& ennemis ont
pris soin de Varerti^r d^pl^s enplus par leurs menées
du^but qu'ils se proposoient Des complots avortés, la
naissance d'un Prince, le résultat des dernières élec-
tions, ont fourni de puisÀans motifs de bénir la Provi-
dence. Songeons à la^ remercier de fayeu^*s si peu mé-
ritées, et, en priànt'^dans ce triste anniversaire poiu'
une auguste victimey^émandon» à Dieu qu'il sauve la
religion et l'Etat dé iJoùveàto périls, que r Eglise et le
Rpi l^mphent égalem«atâe leurs. ennemis, que les
projets, des révolutioulSîr^s^foi^nt confondus, que lés
coupables doctrines rentrent dans le néant. Prions le
tîel de î^rotéger-^ttU Ji©uvea\iJoas contre le poignard
Acs assassins 5 maïs poiir mêniet cette protectîoïi, qtie
la- religion jouisse aussi parmî nous de celle à laquHile
elle a tant de droits, que Dîeu soît honoré dans nos loîs^
<jueles vœux des églises soient exaucés, qu'une éduca-
tion chrétienne assure à \^ société des générations plus
- sages, que chacun sente enfin la nécessité de se rattacher
' à cette loi antique qui soUtint sî loiig-temps TEtat. Rap-
Selons-nous que nos malbetir*, cô^mme nos crîhies,
atént de Toubli de la religion ; condamnons les arti-
sans de comj)lots à rîmpûissaEMîe de nuire, et les pré-
dicateui-s d'impiété au silence étt à la honte; et, ins-
truits par une fatale expérience^ pétsu ad ons-nous bien
du moins que , tandis que les^ révolutions tuent les
i)rinces, déciment les peuples' et ébranlent les Etats,
a religion consolide la société, et protège et coûscrvc
également les rois et les nations.*
— • On nous «( 'Communiqué en manuscrit un^ Oraison
funèbre de M»', le duc de Berrî, qui devoit être pro-
noncée à Château-Gontier, le aîJ mars de Tannée der-
nière, par un ecclésiastique du dîocése du Mans. Ce
diseotii's, qui a ponr texte ces mots de la Genè*e :
Fera pessinia âeùorav^it Joièph , iiWfi a J>ai^u é^iètî^hélîr
une heureuse facilité; la seconde J)artfe Surtout offre
du mouvement, et plusieurs passages sont pleins d'ex-
pression et de chaleur. Nous en aurions cité quelque "
chose si \^ place nous l'eût pcrmii. Une autre Oraison
funèbre avoit été prononcée à Laval , dans le mémo
diocèse du Mans, peu de jours après l'attentat. Celle-
ci étoît de M. l'abbé Groseille, ivicalre à Laval, et le
texte en étoît remarmiable ; il étoit tiré d'une des pa-
raboles de Notre Seigneiar dans saint Matthieu, cha-
pitre xxT : Dixenmt intrâ se : Hic est hœres; 'venite^
occidamus eum. Il étoit diflScile de trouver un texte
qui s'appliquât plifs heurwi«ei»ent au sujet, et qui rap-
pelât mieux les hon-iblesf aveux du coupable, et la fu-
neste joie des enn^mi« de la légitimité.
i>9 )
V--Xe lun<H 12, apr^ la messe, qne M. J'évlqpp
d'Amiens a célébrée dans Téglisc des Missions-Etrange*
tes, M. Tâbbé Borderies, arcbidiacre et vicairo-çéné-
. rai, a prêché sur l'aumône. Son discours étoît divisé
en trois points. L'orateur a envisage Taumône comme
mystèjpe, comme sacrifice et comme sacrement, «t
il a esrpliqué en quel sens il prenoit ces expressions.
Cette manière peu e^^unfune d'envisager son sujet a
donné lieu à des dçv^loppemcns întéressans. L'ora-
teur n'a pas Oublié. ç^çn plus d'appeler spécialement
l'intérêt de son audii^irë, énr la bonne œuvré qui fei-
50Ît l'objet de la réunion > et qui persévère, grâce
aux soins des pieux fidèles^ et à la charité d'ames gé-
néreuses .^
— Le vendredi précédent', M, l'abbé de Maccarthy
. avoit prêché à Saint-Thomas-d'Aquin pour les écoles
. de charité de rarrondissement. Il a pronotfijé kipané-
.gyrique de saint Vincent de Paul, et a montrer ce que
ce' grand homme avoit fait pour rendre le? hom-
mes meilleurs, et ce qu'il avoit fait pour les rendre
ieureux. Nous n!%Y<>lw pas besoin de dire que l'orateur
...^yoi^^^i^iV^HD^ 1^}\ af»^%f^y^ç sa si^éiriorité accou-
tumée, li .a peint i grands traits les setyices prodigieux
du saint prêtre, et a ému l'auditoire par. des tableaux
. brîllans, et pax d^s mou vemens,, heureux. L'f^^mblée
^;,étûit nombreuse^et chojjsie* ^
/ - >-»- Une circonstance qui auroît dà^^ oc semble, faire
manquer la missionjdeCharlieu, a servi , au contraire ,
"à son succès. La mission n'étoît pas encore fort avan-
cée, quand trdîs des missiotmaires sont tombés ma-
lades; de ces trois, a un seul a pu reprendre les exer-
cices avant. la clôtnife. On^^rut que les ïélés ouvriers,
réduits à deux, né.pohrroftn£acbeTer leur entreprise;
.mais MM. les curés |itpis:iiks sont;tei3tu« les aider avec
:ane ardeur. çt une benpe v«4oitté a<îmirable| et l'ip*
( »o )
iérét qu'on porloit uiz>mis^imaires malades a paru
iredoubler leinpresseiaeiit pour entendre ceux qui pcn^-
▼oient continuer leurs travaux. L'affluence des habitana
des environs aux exercices et aux cérémonies a été pro*
digieuse. La mdrt subite d'un malheureux paysan, qui
à\ oit invectivé d'une manière-scandaleuse contre les rè-
gles de l'Eglise et contre les uiïssionnaires > a fait une
vive impression sur les esprits^
^^hts 'misûannaires dits de Beaupré, qui sçut at-
tadkésau diocèse de Befangon, et qui sont connus de-
^^uis long-temps en FrançberC^çmté piar leur zèle et
euFs services^ ont donné. demjiériement une mission, à
Saint-Glaud<6. M. Gerbet^ supérieur^ étoit assisté de
MM. Vemier, Gaume, Prudbpii et Camus. Us t)nt-
tifti].ré -le même concours et produit les mêmes effets
que dans les autses missions. Les -autorités ont |)ris
partcAttci^iikuvement général imprimé à la ville. Saurtw
ClauoeAiç^t redevable de ce moyen de salut à la cbaxité
de M. TheVenin, <:ttré, qui^n'a épargné nipeines.^nî
Repenses pour réveiller par ce secours éxtraordiaajrê
la ïoi dans son'^oupeau.
HOUVXLLES POLITrQV£S.
I^Aiiit/S. Ai R. Mà^AMC, diicbetse d'Aiigoaléme« aen-^
^oy^ un secours de 4oo fr. Ji un «talbewreux p^ defamillt
ée la cvmrauae^drMfMithermë, dont la maison a été ia.proîe
d'un inceiidie.. , v v ,
---S; A; R. M**, la dacheue.de Benri a envojé^ Ero^
ipeoce un oraenrènt qu'elle a brode de «es augustes mains , et
qu'elle oftre à la chapelle de Notre-Dame-de^la-Garde.
■^^^ Une ordonnance royale , jdu 6 de ce mois , convoque les
coUëges élèctoranx du a*, arrondûsment des Ajdeaoes, du
4*. arrondissenuent du Lot et du ti¥\ arrondissement de la
Hautt'-Yiènûé, pour le:8 mars^ au ^ lieu du 5 qui avait éie
&diqué d'abord.
~ M. 'ThM\ Ton 4ef ^ïâtimiB ré^aeCeors èb h 'JeAmté
.Minent, 'er «ujoard^iiî rMbclear 4'itne «nnlre fènilh delà
^itéaie-eou)earv«it^*sûtaé "de-M place de f roTeMew-èe poe«
^e laltae âùieoU^e dt Fnhk^.
;.«^ XJne i9i^Q»aiioe i!<>yale avilovîse raeo^ilation âSsme
somme de 12,000 francs,, offerte par M. Taisfon, pour fub*
venir apx fra^ .de <:onstr^ti.on dj?$. Utimeos nécaMiîrés à
.rétablissement dés Frères des JEcoIes chrétiénoea dans la ville
^AljaîsCGard), _. ' ;
'•«^M.;Maîtev«lvP'^vilcar.du colîéçe royal deLottis^Ie-
jGrànd, a veirsé .aa "burèâ^ de èharîtç' du m*. arroflrdiHtf^
«nrâitt au némieè fonct^étiàîrès'et dea élèreade œtétaUiSr
«emeot, mie tùmm^dé-^f^'itmàs pour 'le aoidi^gesMiit ées
.|Mmvres;diib]ttartiei'. -^ > -.
«i-'M. A^^iistin d*A%kt<fy eàt iiollim^adfcidatit des chk-
'teatix >oyabx,'et M. -âe'fil*6^#ard, foiH^{iidant. Us rece*
irr^tV pour lebr-^ervioe^^ès^ordresdti'iidiiistre de la maiscia
•fla Roi. 1. ,'
; —'M. le maire de' Cambrai dément, -dans-le /i^vmtf/.^ii
thrd, Tasser tion émise à la tribune de la chambre des dépil^
t^^ par M* le comte de Girardin, et qui tendoit à faîf'e
êoupjiOTli^er qtite les communès/en TÔtailt pour t*accjuisîtioa
^e CbàA^otd , ont éédé à^
^Le 5 de de iXïùUf ù^ ivégmîeiia Clo^nde a ^té lancée
an mer à Chet^boure,, aux cris mille fois répétée de f^ît^e le
Rot/ ■•^^-'^■^ ; - • ■''^^•
^m^lA 34')aiivier^ernîer , le tribunal de police ^orreotioti*^
. tief le de Morlaixa candamné* Je * sieur ; Boansnoiaot , . préveiia
.-d'Atre^t'un des auteurs .du 'C^ari^ri doM^^ >àu.M« ^ttrdaau >
,à lu francs d'amende et aux ftMS, ,^,.
' -^w^'lA^cottr -royale lie Riom s^cctfpe?eB ce- momeiit de
-Péfisâredeia consphadon de^ PJS'Siy^QV9L-été rativoyée da*
van t elle pardi cour dé casaâdoii.
-*^> ♦— Xe 7, il y a eu dabrlfs et) loier^s débats difns la cl|)inibre
'des communes d'An|[l^!«Bi^rei;'à^roccasron d'une moiion ayaiit
rur ob|et.de cenrsârèr'ta: e<kidcéi|edes lÀinistresa Tégard de
reine. Enfin cette motioii>49iëéli;é|r(éep!ir tiné 'majorité de
146 voix. ' î . '
(IV)
«^ Le 93 fanvier, nti motNremettt séditienx a en Ketr ^
Naples. Des groupes parcoutoîent les rues en déchargeant
des pistolets en l'air, et en ponsssnt des cris menaçans. Un
coup d'arme à feu ayant ëté tire devant le palais du roi, la
garde sortit aussitôt, et fit une décharge en l'air; ce qui dis*
persa les agitateurs.
—' L'ouverture des cortcs de Portugal a eu lieu le 26 jan-
vier dernier. Tous les députés présens ont assisté à la messe
du Saint-Esprit, célébrée â cette occasion, et ont prêté ser-
ment dans les termes suivans : •• -fe juce de faire fidèlement
usage des pouvoirs qui ni'ont été <^>nférés , de maintenir la
Ireliç'on catholique et romaine et )i dynastie de la maison
^? "«'•i^ame, en faisant Içs réforWs convenables pour le
bien de la nation. Le discours d'ouverture a été prononqé
par M. le comte de Payo, vice-pré«ident du gouvernement
suprême. M. l'archevêque de Bahia^ président provisoire d^s
cortës,a été confirmé dans cette charge, et M. Fernandés
Thomas a été é!o vice-président. On a ensuite décrété que I^
funte du gouvernement conlinueroil provisoirement d'exer-
«er ses fonctions jusqu'à la nomination de la nouvelle ré-
gence.
— Dom Bardaxi est nouMné ministre plénipotentiaire d'Es-
pagne près la cour de France , en remplacement du général
AWa, qui a refusé. Le feénértll des C^tfcftiif , le P. Franco!*
Se Sal$]iaga, a été condamné à îa déporta tiopppnr sa /?<?-
présentation auk Cories , dont nous avons parlé dans le
temps. On yiçnt d'arrêtc|r à Madrid plusieurs .personnes de
distinction, entr'autres dom Mathias Vinuésa , chapelain
d'iionneur du roi, et archîdoycnde Ta^razona, que Fonao-
«lise d'être rattleaf d'nne proclamation intitulée: Cri d'tm
vMable Espagnol, A la première nouvelle de- cette arres»-
tatioR , les orateurs du club 4^ la Fonlaine-d'Or ont barar^
gué le peuple pour l'exciter à demander à la municipaliié
que prompte justice fût faite* idu coapable. Là multitude se
porta aussitôt vers la municipalité ^et Ton fut obligé de dou<i*
kler îa garde de la prison de.domj^jnjuésa. La municipalité
écrivit en même temps au jroi pàiir Vinviter à accélérer le
procès de son chapelain d'hooneor J
•^ODpréteBdsàydr que le principe de| constitutions ço^
( '« )
litiqaef ne sera pas rejeta à Lajbach ; mais qu'on reconnol*
tra dans les souverains le droit de les donner. Ainsi le roi de
Naples serait rétabli dans l'exercice de son pouvoir,^ sauf k
loi à faire ensuite à ses penptes les concessions qu'il jugeroit
eonvenabli's.
-^ C'est le 95 novembre que Morillo et Bolivar ont sign4
Tarmistice. Les troupes conservent leur position. Les çéne-
raox se sont vus , et se sont donnes des témoignages récipro-
ques d'amitié. Ils ont conclu un trailé pour que la guerre,
si elle vient à se renouveler, se fasse suivant le droit des
gens et les règles de Ut civilisation*
' — Bnénos-Ayres^anprend de plus en plus à coûter les dou»
ceursdn régime républieyiin/ On y a tous les six mois le di^
verlissement d'une ^etitie révolution. Nous en annoncions
une il y a peu de temps; il y en a eu une autre le 5 octobre;
on s*est battu dans les rues de la ville, plus de deux cents
personnes ont été tuées ou blessées. Le général Rodrigues
est demeuré vainqueur^ mais son compétiteur Dorrego est à
la tête de Tarmée sur les frontières, et^ s'il refuse de se sou-
mettre, il pourroit bien y avoir une nouvelle guerre. Vivent
l'indépendance et la liberté!
• • ■ - ■ ' . ' * • . * '
Le lo, la coût a prononcé la inwe en liberté du colonel Fabvîer, *
Cet officier a été 8Uf-4c-chanip mit en liberté.
Le 12, la cour a continué sa déliBérationL A cinq bcnres, la cham*'
bre des pairs s^est réunie pour procéder au tirage au sort deia grande
députation pour le service) de Ms**. le duc de Berri, à Saint-Denis.
Cette déjputatioq a été désignée panni les pairs qui ne participent'
point an jugement. ,.
i,-
• CHAMBEE DES irÉPOTÉft.
Le 10, M. le -président eommanique à rassemblée une lettre de.
St. le grand-maltre àe$ cérémonies de France, annonçant qu'il sera cé«
lébré, le i4 * ^ Saint^Denis, éÉ Servièe Solennel pour le repos de Tame
de fea.Mfr.le duc de Berri, et'^e SiM. Veva avec plaisir une grande
dépiUatioB de la «hambce iM^ipter à ^ette cérémonie funèbre. On tir«
('4')'
de suite AU «btt les lunw des membres devant formet cette grande de-
pwUtio*.
M. Bcrtin-DeyaujL (ait un rapport sur dif«nea piétâlipni* H^propofl<r
Tordre du }our sur celle dn vicomte- dfi Pina» ^ La Rocbdle^.qiiiTé**
clame contre une décision de H. Louis*, ancien ministre deafinances^.
laquelle décision a réduit ses pensions. M. de MarceHus s'oppose k lor-
«Ira du jour* U pesise qHauio«iid)huvqu»ié. trésor rojal somMe rbireu'
ver la prospérité, il serait temps ik davenir p(uf S^M>«im^» iuvtout
envers la vieillesse, le malheur et lès .plus nobles vertus^ LVrateur de«
mande le renvoi de la pétition a la commission du budget. M. Bedoch
appuie Tprdre du jour. M. de MarceUus parle de nouveau en faveur d^
la pétition, Lordv» du jour est prononça;
M. le rapporteur appelle ratteùtîon dé rassemblée sot la t>étition dtt
sieur Alix^ colonel d etatro^jor ^ « Raràiy^^jeugage la clMunbrfrà^s*
|)ecter la Charte constitutionnelle, et à iai|^irter les lois d'exception,
ainsi que la dernière loi àe* élections^ La cbmmissioa propose Tordre
du jour ptfv et simple. RE. ftobin-Scévole trouve la pétition inconve-
nante; néanmoins elle hii parofAimportante parson ob|et; Ildéimifrde
le renvoi au bureau des renseignemens. M* de l«Reveillère regarde*
cette pétition eonime inutile, intempestive et dépkféc. Certes^ s'récrio
Torateur, les amateurs de scandée ^^^raiept être sc^faits,t]u on danaj0
ici à un pays en révolte lé titre d^kéroïaue, et aux couleurs iustement
Ï proscrites, qui aroieot pris la place de la véritable. couleur ijiàtionale»
a nom de g1onêt4§e oooarde trtoohre,'
M. de Cbauvelin se plaint du ministère études lois d'exception, et
fait Tapoiogie des révoluticms de Naples et d'Espagne. L'honorable
membre s'alarme du congrès .de: Iiaybacli, et semble craindre que le
gouvernement françois n'j ait envoyé tant d'agena que peur se liguer
avec ler;|o«veniemens .abspkif f -^ .dbmvpdpriine» cspw»ti»>r à^cèt
égard: arrivant enfin k la pétition en question /«(«propose le iHfnvoi àiU
préjide^du conseil. M. le «ûaistce deis aftjiret étrap^ères déclare^qoe
le gouvernement dû Roi n'a pas bespi^ quon (e rm^îUe kiaes devoits*
Quant k l'interpellation dju préopinant, il su^t de repondre «pie le Ro(
dé France n*a point k demander k ses sujets de secours extraordinaires^
et qu'il exercé dans^les transactions politiques.le pouvcdr qui apparUeqlr
a sa couronne.
On' demande la elMvre. M. Sébastian! parle contre (a c^ture, parce
qu*il faut, dit-41, approfondir la discnssion^incidente crui s'est élevée.
M.' de Villète pense que Ton devroit écarter toutes le» propositiont
étrangères k la question princfpale. M. le général Donadieu parie an
milieu du bruit. M-,le rirésidentlt^ faiit- observer qp'îl n*a pas obtenu
la parole. M. Casimir-Perrier prétend que Ton ne peutfermer la dis-
cussion immédiatement après qu'un nlinutre a ptfriëi M. le plaident
donne lecture de Tarticle 5i du réglcflientt «t met aux voix la clôture,
qui est prononeée k une immense mkjorité^ ainsi que Tordre du jour.
La chambre entend le «apport .^e M» iHisittmieri'^onbrune aur le
projet de lei relatif au c6mbQunBiaeiUrd«pMmi«rdoquièiiiedet.i«M«
( is y
dtnnôusaacés de liquidation, ia-contmiasioa concliii à radoptkm p«t
€t «inple du piojet de loi. M. le pt^sident propoM de coameneer , U
la , la^lsciissioB de ce pt^Jél, Héclmaliott^^B^èvale da côté gancfce-
MM. Dttpcmt(d«rBuve),Séb{istitm, C»iiiHF-F«fri«»et<»an»Ui, de^
mandent ooe Von ftomMOce pair la loi dei fl^asees, atteadu. que la
chanibce ne pour» paféita a» mettre poar la^isciisaion wr le pjojct
relatif aux anaaités. M. Bonadku Youdroit que la diacussion f»t diHé-
récjwqu'aq i5; il M pUûtl eil même tenipffdiela,oen«ire. Intferrw)-
tïou. M. Duveygier de lifwrMili^ appuie la pTapoajtiottde M. le prési-
dent. M. dé BoHTille e«l d'un avM coutraire. La chambre décide, à u^ie
Iftible majorité, que la dunWion «'ouvrira le la» Laaéance publique
eat levée, et. la obamb?e te ibini^ eu comité sei^ret pour entendre la
hatwre d'une pBopoailm 4<^ ¥. le général poaadieu.
Le la , M. Mmuniev^Bmai»» lait lecture du procè^Jf erbal , dont la »é*
éeuttîonddmie lieu h une loAJpR discussions M. ». Constant se plamtqu'oa
fiëglîge d'y inséter 4es ^«eeurt et- les réponses de ses amis. M. Dudoa
trouve- quV>B n'a oniisiies<d*esisetttiol dans le procès-verbal. M- de la
Fayette appuyé la demande de Btv B. Constant, et, à ce ^et, il parlo
de UMite'autre eltose. Le ptésident le^rtppelle à la queftion. M. de la
FayA»Ue dit quîil a eu l'Ikonneur d'être aussi autrefois président d'une
assemblée. M. )epi:ésident'Kl^sépoBd qu'alors appawmmentiil rappe-r
le^Â à la 4|4e3tioii oeux qui Sreu écartoient.
M. le ^rde des secanr se plaint qu'on se seHf'de ton* les ptétextes
pour troubler les délibérations et agiter les esprits.; M. B. Gonstanl
aiccuse le ministre de manqfuer aux égards qu'il doit à la cbambre.
Mi de Castelbafiu; délbnd le miniiitre. MM. Manuel et Sébustiani part*
lent en sens contraire. M Delalot demande ce que veulent des dé«
Wtéâ qui T«éuneiM^ 4i.la tr ibttue f xaifter les couleurs de 1a rétolution.
Suv *».^Mki*m««aqil«-à 9r«boaair ew «euplé , que du «outùt d»*éiofi^s lef
= M. Manuel i^ftpàtolt à^^jpftmne f)oUr finre l'éloge de sa eotidnîte au
slô înàH. Mi de v^ttblafie y étonne que Ton vienne à la chunbre faic^
des VoçUk pour dfei révolutions. Enfin cette discussion finit, et on çon^
ineiicé' à discuter le |iirojèt de loi sur le remboursement dupremiey
S^miième de» reconnbissamsès deliqmdation. M. Syrieis de Marinbao
arle châtre le jDfrojet; M. Duvergier~de Hauranne parte pour.
V. G. Petrier critique 4e ]^4id«is tous ses détAlk; il se pâaint qun
les souverains aient décèmé,^ centre le roi de Naples,- un: lUBucbi
d'amener. Ou se lécvte sut^elite plir^ise que raut^prpréiMmd maintenir,
•t rimpresaioB de aoii dÎKi^itn est refoie« ^ une grande m^^é.
11 * ; • • . • •
AVr^iDACTEVR. '
A: - .
Monsieur, la Jftsseriuihk nâ' k^prét, par M. l'abbé P^èê-, est peu
4mnntte dans cette provmoeviit^ iumque fax app^s que j*y eiois peràen*
( i6)
■feUenenl maltraîté, il m\ fallu fain> vevif de Ly)o^ tel lécrit» que j'ai
vamemcnt cheiché ehec no§ Ubwircs Je ^c Je pomède qup depuia
deâx jours. En attendant que }e nVvpTfque ayrc M. Pages hn-méme,
j'ai pense que Volu me pennettrlez (ÉF*taontirr, pyr un exposé c^urt
et naïf, combien peu je mérite la singu'ièrc sortie que M. P^gès a fi^te
contre moi dans une Prefitct qÎK semble rédîgi'e tout exprès pour
m*attaquer.
Je publiai , en i8i^, VExposbioH de h Murale chrétieitne, ouvrage
traduit de l'allemand. Il s'y trottyojt ua paMi^e eif faveur du prêt de ""
commerce. Je ne crus point de voir. le cba^i r. XI me parut que je wM-
vois présenter Topinion de I autetir sans en être respoiMable» S'il s'etoif
déchffé pour le sentiment contratl^, jie raorois traduit avec la mém»-
bonne toi. Je pens^ om chacyii^'pott1>t>i(L^ étfencer liiodestcment sôa
avis tnr un point que rËf^lise n a ptfii^ défoidé, et, pour montrer me
cette liberté existoit au^j cbe^ ooUa»- j[e . ^{^ ep tiotte^Ho panage ^tud
de nos plus cdlèbres théologiens, qui ayftft ému à peu prè» le mènh
avis que rautéiir atlemutid; Je n'entrai pas jdus avant dans J^i coiitnK
TCWC.
Cependant H n*a pas tenu à moi qufe J4 n^ ftiMe pour moins ^«
cote j chr , ne votdaât indisposer ni cbomrtt qui cpie ce fût, j'écrivu i
P^ris, k feu M. Girard, alors chargé de nmr)l'CS9ion , et le priai de sup-
primer l'article sur le prêt, et la note que)>7 a vois ajoutée. M. Girarclf
étant mort , le ipanuscrit passa m M» Bu^and i . qi4 sao» doute Ae ttouirJi
pas ma lettre dans les papiers de son c<(>nfrîi;e, puisque, en «reiçevMit
les exemplaires, ie vis avec surprise , et je ^\taX même avec peine> qu« *
mes intenthms uavoient pas été remplies. Je ne manquai pas de it té;
Btoigner à M. Rusandi. . ^ ^
Voilà ce que j*avois fait pour prévenir le brah; (voici ce gue \e ûb
Xyon s'ej(|^iq)4ioît «^«cchaleuBL^^danii^e* lefMW^HMlwiqsl^, 'tt^nfe iir
livre ef^ttsptre le fraductepr. , ;)e a^«D«i*fiiiénvt 4m canton que je«-U9
propre à satis&ire les esprits raisonnables,, et je consentis même qu'on
y fit les changemens qui seroient jugés nécessaires, par des Jiooimçt ,
«xeicés sur ceikte matière. J'ai appris par votre journal que ces ciiapgç-
mens avoient été faits ; mais en même temps des avis particuliers In^bnt
donné à connoitre que ces chan^emens étoidfat tels qu'on n'4^ oit osé^
me les communique v Je ^« <^vois eep$]|dant4emjuadé8 poqr les distri"' ^'
bucr moi-même' aux premiers acheteurs de rouvmge, ^ _
Ces faits, que M. Rtisand tae démeittira^as, sont'de>'été'de i^t?»*
plus de deux ans avant la brochure de M. Pages. Il est diiiicile q|i'il Uis^
ait ignorés, puisque c'étoit lui qui excitoit tout le bniit contre le livre* ^
Je souhaite qu'il trouve dans lèii aiitres plus d*indulgence et de bj6nn^.
foi qu'il to'en a montré à mon égft^t. • i»
J'ai l'honneur d'être;....
da décembre ifttp*
*s
(Samedi 17 Jévner i8at.) (N^ 681.)
La TerreStUnt^ , ou Description des lieux les pluf
célèbres de la Palestine (i^»
Lettres sur la Palestine, la Syrie et Ftlgjrpie; pa
: 1*. R. J., traduites de Tangloîs par Aubeit '
yilry(2). _
^ulrefoi^ la TçrrerSaîatç ^ipit pour tovis les J "
tîeqs un objet de rçapect et de pieté ; qh s y ren.
de tçufe^ les jJsarties dç la cat^pliçite^ on senjixe
sok poiv visiter les lieux marqués par taqt dîfi (^râcet
et d^ merveUles fies ûdèles qui avoi^iit p.u faire cç
voyage, çixrjçmercîoiçal le çief çofnuae dV«î*^ ^^J^J^}
^f raçoot^ienl avec êntliousia^mç tout <;e g^'f |s ayo.îe&t
yu, et jpn nemendoit pas sf^qs éiuo^pijila peiatuns
qu ils fjsispîent des ;npnu^ttèns et des vie^t^gf s sejiuéi
p9.rtO!ilt ^ur ç« ^1 priviléfçi^j J ^r sort etoit 'envi^
pjar ceux à qui le rp^lu^ pèlerinage étoit reru^.é, ^
çli^çifn^ eut soùljaiié jpo^voir aller raniiuér su {néw
près du berceau de la neHjjiçn. Atjourd'lpijî ç^ mémf
pjrs^ SCS iuômji|^cni^ , §P9 ^ouy^nirs, .pous ]iais>en|
froids et ^ndiflërens; la ïerre-3^in(e jn^pst j)l^s visi-
J^e p9r €^ coni99urs j^e (idoles qji'jF appeloîent auir^»
£>is l^s ifiQiifs les plM^ religieux; qn f^y'ysf pftis rir
<i) I vri. in-^^^, I priij , ,4 fir. fi^ $ fr. fr^f c de port. A MeU ,
j^i^ If mort; et à Paris j c|ie« Adr. ^ Clfre> au Wreaii
de ce jotimiiî.
(3s) f vol..in-8^. ; prix , 6 fr. 5o c. et ^ fr. 76 c. irane âk
^p«»rt. A P^rû, cbec Pkard-Ûd^oît; «l^bec Ad. f^ Clenr.
^uburtande ce j.oM]rv¥il. ' . ,
- .jTpme X^FÏLJJjimi de Iç, fieligi^ et dfàfi^^. JSk
( «8 )
veiller sa tcn, on ne s'inquiète plus dé ce qui s^
passe ; et à peine , de loin en loin , quelque voyageur
européen parott-^il sur ces bords ^ mais plutôt eon*-»
duit par la curiosité que par d'autres motifs, et exa-
minant les monumens moins en chrétien qu'en na*'
turàliste et en ami des arts.
L'auteur des. tetites sur la Palestine poorroii bien
être rangé dans cette classe ; c'est un Anglois , et un
protestant , M. T. R. Jollif , qui ne paroît manquer
ni d'esprit ni de connoissances; mais qui en mémo,
temps ne s'éloit pas dépouillé dans son voyage des
préjugés Ordinaires dans sa communion « A rejeue
assez légér^nent les traditions les pins respectables
éi les plus autorisées; celle ^ pâtr exemple, qui place
la transfiguration de Notre Seigneur sur le m^nt
Tabof • Il se moque des récits àes religieux de lar
Terre-Sainte sur les merveilles opérées en plusieuré
lieux 9 et se permet des réfiexibns pour le moins dé*
placées, et dont l'éditeur a sagement fait supprimer
VfW^stitie.^Celni'-ci remarqué raâme avec raison qu'il
est d'autant plus injuste de s'élever contre ces tradi**
fions, <(ue'Iés catholiques éclairés ne les pré s e t t iitot
point comme des choses de foi, et il Vétonne que
IJHt; Jollif soit si sévère sur ce^ opinions et cescroyances
jpopulaires, tandis qull adopte avidement dautreS'
traditibnâ^ moiiois fondées sur les tombeaux d'Achille
et de Patrocle, et sur d'autres faits de l'histoire pro»
fane. On auroil pu supprimer aussi une assez longue
;note tirée ^nn journal anglois , Edectie Review, o&
.on veut prouver que l'endroit de Jérusalem que là
Iraditton présente comme le lieu de la sépulture du
Sauveur, n'est point celui où le Sauveur fut réelle-
tiBBèâi èJHèrré; système que d'ailleurs M» JoUif n'a-r
(*9)
âopié fàinii Le même a la bonne foi de relever Uû
Hiauvaises plaisanteries de feu Volney^ sur' le Joor-^
daia et sur les cèdres du Liban. Il dit que la deserip-»
tiQU de ces arbres par le TX^ya|[êur françois est loin
d'être exacte ^ et il le soupçonne fortement de n'avoir
jamais vu* le Jourdain. Ailleurs il (ait la remarque
que parmi .tant de communions difierentes , qui se
trouvent à Jérusalem , on n'y voit aueun établisse*^
ment des églises protestantes ; et il a l'air d'être mor-*
tifié^ pour l'faonneur de son église, d*une indifië***
renée assez copforme à l'éloignenient des protestant
pùurles pratiques comme pour les traditions de la
piété. s . , .
♦ Le voyage de M. Joïfif est d'ailleiirs curieux. L^au'
Iffir parcourt successivement la Syrie ^ la, Judée :el
* l'Egypte; il interroge les anden&monumensy et com^
pare l'état présent de ces lieum avec ce que l'histoire
nous en apprend. On a souvent occasion de gémir^
«Ui: paroouraâl; ce» récits^ de la ni^gUgence^ de la
r,barb%p[ie ej^ de ]L'i§$iorai|c^ profondie des Mtt$:i[ilmana
A^i dmiineat depiiis. tant de siècles en Palestine, on
^^^'^'^Minff^parAQUt de» traces de leur caractère apathique
et desjlructeur^ et les chrétiens sont en proie a lem*»
vexations sans eesae renaissantes. M< JoUif donne dea
conseils aux.,5H>yagenr$ pour se guider au milieu des
difficultés auxquelles ils 9ont exposés y et il parle aveci
estkae des religieux de la Terre-Sainte ^ et 'de leurs
. aoius généreux pour leurs hôtes, La partie de son
voyage qui concerne l'Egypte n'est paa non plus san»
intéiét.. .
L'autre oUvrage^ que nous annonçons soué le titrcf
de Terre^Sainte^ ou Description....,.,^ n'est poioi un
- toyage. L'auteur n'a point vu par lui-même Içs.goA*
B a
( ao)
ir^es qu*H déerk; mattil t lu avec atleaiîonlc» livres
$iiiii)â ei les r^aiÎQiisdes voyageur», 'et^è'çsi/ènGom^
parant, les uoa a^ec Jea autres quil a cliercbë à dosin
nér.uaeidee exacie d'uD paya ^t célèbre* U d^emt
d'abord Jes lîeux> dont il eal parlé dans jl 'ancien Tes^»
tameat; puis ceux <|iiî > dans Je nouveau^ om écé té*^
moins de la prédication y des niiraclea et de la inai*l
du Sauveur. Il rapporte les différentes ciroonslaaees
de ces événeminis, les traditions locales ^ ^ tout ce
qui peut iniét^sser ^ne piété aUentive^ l^WtfiMr est
ua magistrat qui parott animé ioi-^méme des- se»tiw
mens d^une piété véfûtablc« Il asemi, dit-^il^ sa foi
s'augmenter par ces recherches^ et il espère qi>telles
produiront le même effet sur les fidèles bien dispo"
iés, et qu!elles offriront quelque dédommageaient
à ceux qui: souhaiteroient visiter la Palestine / et k
qui leiu*s obcupations ou leur fortime ne le permet-*' .
tent pas/
L'aoteur seat principalement servi ée VJtinéraite
4ç M^4e dh^teaWMriaipd » «J^,^*^qfo<^latk)jî, b^Ju;>çcMip
m<»ns connue.; ma^ qui parott , par les extraits qo'^r
en donne , offrir beauooup d mtérét* C'est uaf J^4> jn mgt ^;
d^ÏA Tei^e^Sainte et de Jérusalem/ p9it Jean Doub--
dan , clianoine delà collégiale de Saiov-Pau:l i, à Saint*
Denis y pès Paris. Dotibdan se trosvdi^ è Jérusalem»
iiPâ^ede Tannée i65 fi ^ et il dit qvt'il y avoit alors
plus ée quatre mille pèlerins de toutes les nations ; cei
qui momrie que la devblioo de visiter jes saints Keux-
étoit encoDe iort r^paadtie & cette époque. A' son re-
tour, Doubdan publia son Foyage | Paris , 166 1 , în-4**
Cet, ecclésiastique paroit avoir çbserv^ fort soi^nêu->
sèment , et avoir rendu ^dèlement ses observations^
M» Hr ^ qui donne dei^ombreux extraits de ee Foja^e,
y jeint^ensbîfe "se» pn>jw^ei réflciioûsi-liiâii sans pr<f
tealtoii m Bvec ime estimable sraipiicilë. Son sryle
Mt mèMe quelquefois nti^éa né^Kgo'* Je ne sais-av^Â
é Vààiéê^ A' Si jpsàti acëordé trop dimp^ÎÀMe à qnelfi
ques tràdiiiofis^) riouitmiûiiâ «r la page Sao^ fetative»
ment à là âaidte Viefge.
. A ces défauts pi es 9- cette Descripiidn est ÎQSlnic«
tîve- et édifiante^ elle est munie de Tapprobatlôn d^ua
prélat respectable qui Favoit f^it examiner, et à. qui
il en a été rendu uù compte très -favorable. JUè vo* ,
lume est accompagué de cartes et de gravure^..
, NOUVELLE^ ECCLESlASTIQUÏfi.
fioME.^ Le plo^ ancien* des cardinieium vient d'étui ^nr»
leyé^ aiprès une longue et dcfiilour€^^<9 maladie*. An*-.
toiné-Marie Doria Pamphili, Génois > né à Kap.les, le
a8 mars 174O1 est Piort à Rçme^ le.3i janvier ^.11 étoit
frère du cstroinal Joseph-lVfavi^ Dorlâ^ mort îl y a cinq
ans; Lfe priffce Antoine ivéit été cterc d« la niaiâb|«
apostolique; puis maître delà ehambre ouebraibellan^du
J^^f il (ykiiâit çardinalrdiaere avec son frère >- dans la
promoHon du ï4 février 1786. Depuis 1800 il étoit le
premier de l'ordre des diaercs î:on l aVoH vu en Fr&nce^
en 1.809, lorsque Buonapiifte fit ventff tous les cardi-
naux pQur les avoir sous s» main. Le.ciitdinal Anloiner
Marie Doria n'étoit pas dans le^ Ordres. Le Sac^é«Coli-\
lége ne compte plus que detfx cardipauiç de la créàtiodi^
de Pie VI j M. le cardinal délia Somagliay doyen ^ ^iw
reçut le' éhaj^eau en 1790, ^t M. le cardinal Fabrice
Rufib> quf fut choisi iH jkùo en 179I, et dédaré e«
1 794 ; cehii--ci est aujourdlmt le piùS' ancien des car*>
dinaUx. , • •
— G*€st le I*', jaiiTiicfr qïfe le savant Elî^ttne-Antoine
Morc^Ui est mort, à Chiari ^ si fin a été^pifécédée d'une
( aa)
lonpié et pénible maladie.. Tourmenté àè la goutte, i}
se niiseit porter dans son église , oà il ne pouvoit se
rendre aatrement^ et là il se. livroit à la confession et
à la prédication. Sa piété étoit aussi ytaie cpie son ér|i-
dition étoit étendue. Il laisse dans sa patrie de vifs e^
justes regrets. M. Nava, évêque de Brescia^.a officiç
{uirméme aux .obsèc[ues^ plusieurs oraisons funèbres
ont été prononcées , une entr'autres par le P. Deani,
XjC docteur Labps prépare une notice sur «oii ami,
Paris. Le service anniversaire de M''. Je duc de
Berri a été très-solenner à Sçiînt-Denîs. Des détacbe^
mens de troupes occupoient l^glîise. Des députations
des cbambres y les atnbassadeurs , les maréchaux de
France, des officiers supérieurs de l'armée, des offi*
ciers de la maison dû Roi et des Princes , et beaucoup
de personnes de distinction, occupoient des placer de ,
distinction. A onze heures, M■^ le duc d*Angpulêmeest
arrivé , ainsi que M*' » le duc dXîrléans et M*'^ le duc de
Bourbon, tous en ihantean noir. IVL l'évêque d'Amiens
a officié. Lé service a fini à midi et demi. L'église étoit
teM*eré"de «Mr. M»^^ le»» *icllt%se« d'Océans tt de
Bourbon occupoient une tribune:
-^ Le même service a eu lieu à'Notre-4)amc. M. l'aiw
chèvéque de Tràjanoplc y a officié, assisté de MM. les
«irchidiac^res Desjardms et Border ies, et de MM. les
chanoines Leèoq et Lucdtte, Plusieurs évêques, le»
curés de la capitale, et d'autres ecclésiastiques, étoient
idàns le sanctuaire. Dans les églises on a dit toute la
matinée des messes en noir pour le Prince ; les fidèles
3'y sont portés avec empressement.
——On a célébré, le i3, dans TégHse de Saint- Ger-
main l'Anxcrrois, d'après le désir de M**, la duchesse
de Berrî, un service pour son auffuste épeux. L'église
étoit tendue de noir, et un grand catafalque a voit été
érigé au milieu du chœur. M. l'évêque d'Amiens, pre-
|a^«l* aumônief de la Princesse, a officié, et a fait Fab-
( a5 )
^lite. M. l'àrehevéque de Sens ; et MM. les évêque» de
Beauvais et de Laon, tous attachés à la maison du Roi,
des Princes et Princesses , assistoient à la céréiooniej
ainsi que les premiers officiers des mêmes maisons,
Slusieurs maréchaux et des dames. Des détachemens
es gardes du corps du Roi y de ceux de Monsieur et
de la garde nationale j étaient placés dans l'église , dont
les décorations funèbres étoient en harmonie avec l'ob**
jet de ce douloureux anniversaire. Les membres de l'as-
socia ti on patei*nelle des chevaliers de Saint -Louis fe-
ront célébrer, le 17, â Saint-Roch, un service pour le
même Prince 5 M. Vévéque d'Amiens officiera.
- —La, première conférence de M. l'abbé Frayssî-
nousy qui étoit comme un discours d'ouverture, trai-^
toit de l'incrédulité dans les jeunes gens. Quoiqu'elle
fût déjà connue, elle a été entendue avec le même
plaisir par le nombreux auditoire qui remplissoit I-a
nef de Saint-Sulpice. Aux. jeunes gens qui fréquei^tent
ordinairement ces -conférences, s'étoient joints beau-
coup de députés et d'étrangers, empressés d'entendre
lin orateur qui hcinore la chaire par son talent. Il a fait
sentir ^^e FmcrédriÂté dkiis les jeunes gens n^éipit pas
sincère, n'étoitpas éclairée, n'étoitjpas aésintéressée ,
^t il 4 su mêler au développement de ces trois parties
des morceaux d'éloquence qui ajoutent à l'effet tou-
jours sûr de ses raisonnemens. Nous avons lieu de croire
que la prochaine conférence sera sur la vérité ; sujet
^ue l'orateur n'avoit pas encore traité,
— Un jeune Anglois, protestant, de la secte des mé-
thodistes, a fait abjuration, le *iq janvier dernier, dans
la chapelle des dames de Saint-Thomas de Villeneuve^,
rue de Sèvres. II étoit instruit depuis long-temps ^ar
un ecclésiastique pieux et éclairé, qui a trouvé en lui
les plus heureuses dispositions, et qui lui a adressé, le
jour indiqué , deux petits discours relatifs à la cérémo-
nie. Venu en Finance, l'année dernière^ ce jeune homme
( »4 )
-ËfifCnt été tcéneDli dahs une falnille e$tima1)ie ; il a* Aîé
touché âeÈ é^irfples de veriii qu'il y a remaroués, et^
camme H tb^élièit la 'Vérité de J^Onae foi^ il a senti
ai^énietit \k diSêr^nce entre le systéine sèH et isolé du
Srotestâtiiinnè; el le caractère à^utiité, de dbarité et
autorité qui distingue si bien l'église f ôâiaifie. il a fait
aon abjuration avec die vifs sentimens de piété, a été
admis, lé lendemain, à la communion^ et ûààtAe avec
«rdcut dahs le cheipiol de la perfection. ^
--•La mijTsion de Reims continue avec le même Âucr
tes. I>es conversions s'opèrent jôumellemept^-Tt \ei '^
effets de la grâce paroissent d'une manière éclatante.
M. j'abbé dé ^anson prêche à la cathédrale, çtk fôùIc
s'y porië, sôît pour les sermons, soit bôùr les confé-*;
rences, t'^s pécheurs, les incrédules, les apathiques^.,
sont également. frappés du zèïe et deft paroles des mis-
sionnaires» Derhièrcineiit nu sermon, siir U mort, i^
fait une vive impression, jirsqu'âi al^rachèr deVaudî-
toire des témoignages unanimes d'adhésion. Un disr
^ours de M. de Jansan, sur la croix, n'a pas produit ^
des résultats moins utiles. Rjen i^'^ (fcté "piîis tt^udiatit,
que la cf Vnmonie de ]a rcn ovation des vœux du bap.«
téme. Ainsi tout doucourt â convaincre et à tou^èr;
et l'attrait si puissant de l'exemple, le grand nombre^
de ceux qui reviennent à Dùiu, les. marques de con*.
version qu'ils donnent, le snin qu'ils prennent de té-
moigner Iirjntemt^ni hiur changement, tout sert à foi'^
tifier l'attrait de là ^râce, et à propager les heureux
effets de cetife mission. -
— Il nous est venu de nouveaux renseigriemens sur
M. Pieri'e-Françoîs Viguier, dont nous avons annonce
la mort dans notre avant-dernier numéro. Né à Besan-
çon , en 1745, M. Vîguîer fit ses études au séminàil-é
de BesancQu , professa la rhétorique dans le collège
de cetle ville , et entra , .déjà prêtre , dans la congré-
gation de la Mission. On l'envoya professer la théolo>^
5iè au séminaire de Séûs , èt| quelques années après ,
, demanda Ini-m^me à passer à ÂigeF, pour y assis^-
têi^les chrétiens és.clfifves ^ ce qui lui fut accordé. Les
établissGtiien's formés J)ar les Jésuites franço.is dans là
Chine et dans le Levftnt, se trouvant privés de leur^
sujets parla flèstructioii de H société, J.ouîs XVr fit
offrir à la' congrégation de Saint-Lazare de s'en char-
ger, dût-eile ahâiidbniié^ quelques autres établisser
mens en France. M. le comte dé Sâint-Priest , et
M. GuiHemin de Va ivre, maître des i^equétcs^ \in-
ï*ent'plusièilr^fôis, à cet eflfét, à Saiùt-^Lazare , et la
congrégation dut enfiA se rendre arux désirs du Roil
^M. Viguiêt, rappelé alors d'Alger, fut chargé , par
M. Jacqtiièr'^ âtors sujîérieur-igénéral , de rassembler
le^ élémens néeessâirès pour le6 missions du Levant;
îl partît , en i^3 , pour se rendre à Constantînople ,
où i|jdemeura constamment comme sùpèrîi&ur des mis^
sibiis'dù Levait, jusqu'à ce que, sous le directoire, il
fut forcé dé <Jùitter sa plaçç, tX dé réveiur en France.'
Il avoîtjfait imprimer, à Constantînople, dan^ le pa-
lais de-J^ranc^^ les Eiémeni de ta Langue ittrtf^, dé-
dtéisr'à Louis XVI, ih^'"., et il reste encore quelques
cxeiîipfaiîrés de <îet Utile ouvrage, qu'on peut se pro-
curer dtfns la maison ^de la congTégôtioni rue de Sè-
vres, n*. gSf 'et au bureau de ce jotirriaî. De retour eii
France au cothmencement de ce siècle, M. Viguier pUi
bliâ les ouvrages que nous avons cités, et auxquels il faut
joindra encore' la Proo/ief/e du pape Innovent XI, i8i6i
in-1,2, et Une édition du Discours de BuUet, sarlavé^
rite de ta Heîigton chrétienne, extrait de son Histoire
de V Etablissement du christianisrhej 1817, in-12. Nous
ajouterons aussi qU'îl donna, en r8t8,nine seconde édî-
tîoii de $on ouvrage sur les Psaumes/ Sa santé seule
rempéeha de se réunir à ses confrères. Il fut autorisé
à vivre dïins sa retraite; mais il ètoit de toutes les as-
semblées de ^ft cbmpagnie, fet entretenoît avec le« nierai ^
( a6 )
Lr€5 desrappoils d'amitié et dé piété .,11 resta fidèle aux
usages 9 au costume et à l'esprit de son corps. H tomba
malade , le 28 décembre 1 8ao y ce sont ses confrères qui
ont célébré ses obsèques, d'après l'invitation que M. le
curé de Sai^it-Sulpice avoit oien voulu leur faire.
—•Le 23 janvier, M. Galanti, membre du parlement
^apolîtai^, chargé de faire un rapport sur 1 affaire du
cardinal^rchevéque de Naples, en a entretenu le par-»
lement. Il n a point épargné au prélat les épitbètes de
coupable j de criminel , il a même parlé d'horrible at-
tentât j et il a demandé qu'il fût fait à ce sujet une
adresse au prince-régent. Cette dénonciation enveloppe
aussi M. Tommasi, évéque d'Aversa ; M. Granito des
marquis de Castel dell' Àbbate, évéque de Gava ^
Samo , et M. Bolognèse, évéque de Tremoli. On at^
tend quelles sont les mesures que prendra le prince à
î'égard de ces prélats «
— L'Allemagne catholique gémit en ce nioment d'un
éclat fâcheux* M. KocU, membre du consistoire ca*'
tholique dans le duché de Nassau, étoit parvenu à oh»
tçjiir piusteurs p^ces dans Ip rég^imê eccIesîçstÂque 5 iî
faisoit partît de la commission fermée à Francfort pa^
quelqûcfs pinnces protestans. pour arriver à u^ cQnçojCr»
dat avec le souverain Pontife ; il avoit publié divers
ouvrages sur le droit canon et l'histoire ecclésiastique*
Ami de M. de Wessemberg, il avoit pris sa défense
contre la cour de Rome, et étoît ennemi déclaré de
Fui tram ontanisme, et chaud partisan des libertés et
des réformes. U avoit écrit, par exemple, pour prou*
. ver que le célibat ecclésiastique étoit une institution
gothique, et indigne d'un siècle de lumières. Il ne s'en
est pas tenu à la théorie , et dernièrement ce digne prê-
tre s'est marié , et a fait bénir son mariage par M. Scnel-
lenberg, ministre protestant dans le même pays. Il s'eç^
• retiré en même temps du congrès de Francfort ; puisse-^
Jril y être remplacé par un ecclésiastique animé d'itft
( ^7 )
autre esprit! On s'afflicede penser qu'un tel homme
^ pu être appelé à ré^er les destinées de Véglise ca*
tholîque d'Allemagne. Sa démarche a fait une grande
sensation, et le parti W. est un peuhont^x d'une dé-
feclion si déclarée de la part d'un homme dont il louoit
encore naguère les lumières et l'orthodoxie..
NOUVELLES' POLITIQUES.
Paàis. Une ordonnance royale , du 8 de ce mois , nomme
pour présider le^ collèges électoraux convoqués par les or-
donnances âes la et 22 janvier dernier, savoir, pour Ites* col-
lèges de département : Giranâe, MM* de Gourgoes, mairt
d^ Bordeaux; vice -président, Gùesliér ;' /n^re et Loir, de
jHochemore, maréclial-de-camp; Loir et Cher, de Courlar-
*vel; lieutenant-général; J5tfsje*-P>T^nee5, de BordenaVe
^'Abère, membre du conseil -général. Pour les collèges
«d'arrondissemeni : Ardennes, M. Henrat , notaire ; Arribge ,
de Lafitte^Safntenac , maire de Pamîers;. />orrfog'ne, P^^"
Slar, maréchal-de-camp; Lot, d'Aymare; Moselle, Gérard
'Hannoncelles , premier président de la, cour royale de
Metz; Seine et Oise, de Biancourt; Haute-f^ierme , Géhe-
Irias de Gouttepagnon ; jprésîàent du tribunal civil de BeVlac.
- -^m bonorable dératé 4" -côté gauche ayatot ^, darfs
là téamde du h, à propos de 'Pexécrable attentÈil du ^ jan*
wr dermer, que la justice étoit mainténane sur les traces des
coupables, et qu'ils sont de toute autre nature quonrCavoU
fcnsé d'abord. M, Bellard , procureur-général, qui n*étoit
pas présent à cette séance, déclare que la procédure est en-
core secrëie, et que les magislratsrqui s'en occupent cnnnorl-
sent trop bien leur devoir pour avoir fait, à ce député ni i
dVutreS, des confidences de cette sorte. De telles confidences ,
ajoute-t-il, n'attréient pu être livrées que par la perfidie ^il
à fallu de l'irréflexion pour les répéter; il ne faut que du bon
ê^s pour n'y pas ciboire, tant que l'on n'aura pas, d'autres
^ranties.
ii— Un journal annonce que la destitution de M. Tissot de
ses fonctions de professeur au collège royal de France , a été
déterminée par la publication d'un Précis liisiorique sur lès
guerres de la révolution, auquel M. * Tissot a attaché son
nom et son titre dé professeur. M. Tissot fait , dans cet écrit,
réloge de la convention , qu'il accuse seulement de foiblesse.
( 38 )
-•^ On 'îiOu$ a envoyé le Prospeciûs,à\vLné sôdéié mn y|fQi
die s« form>r avec ]'£(utorisatipn du gouvernement. Cf tte sof
ciëlc, dite des Bonnes Lettres, est composée d'hon^nijes liés par
la conformité des mêmes principes politiqqe^, et.quî.font
profession d'honorer la religion. Leur but est de propager ta
bonite littérature, et de détendre lés'saines doctrines en mo^
raie. Ils se proposent de tenir trois fois par ^enbaine^ êefs
séances publiques , où chacun apportera son tribut. Parmi
Jes premiers sociétaires , on comple MM. de Bonald y de
Chateaubriand, de Fontanes, Quatremè^re.jde Q^iney ^ ftc^
La sopiété appelle en. outre dans son sein hs hqn|iiies^e l.et-
tr«s et les sa vans qui ont à cœur la conservation dea prîiiciped
du goût, et d'autres principes plus. précieux encofrer Qa me
peut que souhaiter qu'un, l/el ^jlabHssenxeot prosj>çre , et il y
parviendra sans dpiile si les membres suivent n(\elein^fii ^
route qu'ils se sont tracée. Ils s'opposeront au prof^rè^ dça
mativaises rfoctrines littéraires; ils ramèneront â l'ëluded^^
fr^nrb mricJëles; iU propageront les pifinoipes. con^^rvfiteiif^
es fiociéiég; et alors ils iiierilerQnt la raconnois$an<?e dç:toû^
les ^rns do Lien. Kous applaudissons,. eii notre .particulier > à
une eitirejmse qui wnnpnce sojiis de tels auspices. S eutlemê^t
il nous paroît que les séance^ sont on,peurapproctée5*-,N 'est-il ■
pas diiTicile d'entretenir le public trois fois par^seipaîq^ s^r
drs mafrères de littérature^ clç w^iejre,à .cx0t^r._^|qiujau.r^ .
l'inlér^t ? Quoi qu'il en soit, la sou«€ripli^n pour caa sélMic^
e^i de 60 £i\ ju^qu%iu mois.de j;aillet;eilea se lie^neiit i;ue dja
Grammont, n". 27. -, . < . . ,:>
— Le Journal des Débats est défé|:é aux tribunaux , pour
avoir publié, sans le soumettre à la censure, un discours non
prononcé à la ^ribane ^e la^ cUambre.v
r- Quoi, qu'aiènj pu â\re quelques orateurs au ç6%è g»ar '
cbe, au sujet de la souscription pour le dom^ini^ de Cbaitt«-
bord, IjB^ ville^e^t les communes moiairent toujours Ve mém^
eoiprçssement à offrir leii^s tributs volontaires. Le conseijl
municipal de Falaise 1^ voté loôo/rancs. Celui de la ville dç
Bérgues (Nord ) a offert 600 francs pour le même objet.
*— Le à de ce itioia > M; Tarchercque d'Aix a béni,, à Mar-
«cille, l'ornement offert, par S. A. R. M»«. la duchesse de
Berri , à la chapelle de Nolra-Df me de la O^de*
— Un mccndi^e^ a éclaté , le, 3 février,, à la Haycourt
(4^euse) ; dix-neuf maisons ont été la proie des flammes -, ou
estime la perle à 1 65, 000 fr.
( ^9 \
— Aussitôt que la nouvelle de la naissance de M('. le duc
âc Bbrdeaut à éléVépandue à Alexandrie, eh Ègypie;, tous
les boos François qui se trouvent dan^ celle contrée lointaine
op4, fait éclater la joie la plus vive. ^. Pillavomc, consul-
gie'néral ^our la France , s est empressé de faire chanter un
5Pc Deum en actions de grâces de cet heureux événement.
r-Sir Fraucis Burdett, l'un' des coryphées du parti radi*
çâl d'Angleterre, a été arrêté der;iièrement, et mis dans la
prison du Z>afrp ^i/. roi, ju/S^u'â ce qu'il ait payé Tanxende
de aooo liv. st. , à laqueUe il a été condamné pour la. pul^Ii-
cation d'un écrit aédf lieux ^ intitulé: teure à mes comniênans.
— • Le 27"^ janvier, une députatiotî du parlement napolitain
^*est rendue auprès d M prince-régent, pour lui annoncer la
clôtiire de la session de i8âo,
' 4- Le 5 au soif ^ des troubles ont éclaté h Madrid. Qn dii,
«rue la voilure du roi a été entourée par le peuple, aux
^ts dé Wi\ft le roi consttiu lionne 1 1 et que les' gardes, du
corps, après avoii^ fait de vajns efforts pour disperser cet a?-,
troupement, ont été obh'gés de faire leu.. Plusieurs personnes
ont été blessées. La municipalité de Madrid a demandé Ic^
Hcenfiernefit des gardes du corps , et le roi Ta accordé.
■' -^ L'île de Zanté vient d'être désolée par une suite ^e
Sëanx. Des trémblemens de terre fréquens ont él^ sui.vij
Hin déluge de pluie et de grêle d'une gros&eur_extraordii*ï'
narre. Tra^oà quatre ihttîsoàs seulement soui yestéts inr^^
tactesf toutes les àtHre^ ^nt pïvis où moins àou£$r!. Ve^is^
de Saint-'M arc , qui est fa cathédrale du rit latin, l'évéché et
]£a maison des chanoines , sont dans Je j^s mauvais élat.
CirAMnRS DES PAIRS,
. Le .i3, la cour .1 cnntinuc ffi lll^jilt't■a^iarï rebtive aux prévenue im«-
ptiqu^ès dans 'le j\rùvh dt^ b c^ji^iratiau ^u 1^ ^oùf.
te 14, ^ w^!ï*i heures j MM* les pa ira qui prlicipént au jugpnrmt'
ont assisté au servkc afiiiUtitt^ïiit^'^ 4jul a i!-Àà céU'hTé dans la chnpelU
de^ chambre,. pour Iv: repps de ïmtfu: tU* Ms^. ïr 4^c de Berri.^ _ ^
Lé i4» fe ctiiit Téat r^funïe apiftït; jiiTvtœ fqjït-brc' cdlél^é-BOur le .
repais de 'rame d^ S< A* ft. MË^ le Hue de Uerri, et tt proiipaèéiA'^i^
en liberté d}l câj^Ume ^1^ lt(>D activùi^ MîrU^t.
ClIAJVtiHE DES Ui:l>T;TES.
*lei5'3c jjTOct^verb^ àe la ^^aave pri^cédLiiïîi; oe dûniifi lieu ^i
(5o)
ancùne ri^clamaiion* M. d'Angier fait un vftppbrt sur diverses p^ti-*'
tions ; il entretient rassemblée de celles des conseils municipank^ dà,
Âiint-Uyppolite (Gard), de Saint -âe ver (Landes), et de Baugé'
( Maine et Loire) , ^i présentent des observations sor la circonscrip^
tfon de leurs arrondissemens électoraux i^sp^tifs. La cofmffiis^on pro-^
pose le renvoi au ministre de Fintéfieur et à la commission cfiafgée de
l'examen dn proj|et de loi sur cette matière. M. Chabaud-Latodr ap^
puie la pétition; il loue le bon esprit des habitans de Sain^Hylmolite ,
et attribue le bon accord oui règne entre eux an v^nc^rable anné Çn-
vtJier, curé de cette ville. M. Chabaod , <)ui est protestant, fait même
}*-éloge de Ictcellent esprit deir icu'rés du Gard , gui édifient du moinÉ
ceux qu'ils ne peuvent convertir. Le donble renvoi , proposé par lai
c^rmmissioa , est adopté.
On reprend la discussion du projet de loi sUr les rcconnoissances (ïe
liquidation. M. fiçugnot parie en faveur du projet. Il passe en revue
plusieurs objections de M. Casimir , et n*en trotivc aucune de solide.'
M. Sébastian i pense «{uesi d'6n côté ofi diminue les charges de la pro-«
priété^ de Tautre on aèfeiblit te principe qui consiste à conserver le
plus d*électeiirs possible, à étendre^ le pins possible Texercicie de»
«U'oifts politioues des Francois.Il vote le rejet du projet de loi. M. île
Villéle comoat en détail les argomens de MM. Casimir» Perrier ci
Sébàstiani, et conclut à Tadoption du projet. On entend ensuifc'
HIM. Ganilfa et OHivier (de la Seine )$ le premier parle contre 1er
projet de loi ; le second vote po«r l'udoptionr. *
M. le général Donadieu prie 1 assemblée de te former en eomité se-*
cret pour entendre les développemens de la proposition qail avoit
faite précédemment. On continue la discnssipn. M. de Bouville^ de-*
mande , j^ar forme d^amendement^j que le projet de loi soit rédoit atr
premier article, qui accorde le créait en rentes se Uflement. M. Par-i^
-dess«»<fKnse ^tie V prejet de loi est daiil Fintérèt de V£tot> edinm»
4aiM rcoliii dtts créanciers eiixrinéitnes , et conclut à'radoption. M. P«>.
Constant s'oppose à Tim^ression du discours du^ préopinant ^^ parce qu'il
a dit que ïe pouvoir législatif àvoit quelquefois Té aroit d'imposer un
atermoiement à ses créanciers. M. Pardessstfs persiste dans ce qu'il «
avancé. L'impression est mise aux voix , et prononcée à une immense
maiorité.
. M. Donadieu avoit dcDïundd de noUYe^ui \a rufniîiMon en comité
secret. Enfin la cbambre {ÎùcuIë à runanînïii^ 4U1' ^ il^nn^ la séance sub-'
séquente, on continuera 1.1 <tb€n«i€n du projet ck^ loi , et l*bn enten-
dra ensuite, en comité secr^^t , M. le générât Uonaditin.
M. Lcpafi, qui publia , il y a âuclqiiea années, «ne J^ie
politique , liuéraire et morale de rohaire , donne en ce nw)-*
Ihent, dans le méoie esprit , ime édition de& Chefs-d'œuvre
dramatiques de ce foélu \ édiuon accorupagneQ de note$ hts*
toriques et critiqoes. L'éditeur s'e&t proposé de faire remar-*
cper 1er fautes diverses <^ue Toa trouva ii reprendre daas ce»
yihœd, CW tin tl^avail à peu près semblable ii telui que faU
taire avoii fait autrefois sur Corneille. M, Lepén prétend
prouver que les tra|;ë<]ies de Voltaire sont pleines d*in vrai -
seiabtaiice ; que ses plans $ont défectueux) que ses Vers of-*
frent de Tiomt>reux remplissages, des épitbètea insignifiantes ,-
et toutes les traces de la négligence et de la précipitation. Il
lui reconnott du pathétique, de la pompé et du coloris; mais
sous ces dehors sédaisans il découvre des défauts choquant
dansfinvetitiofi ^ la distribution et l'etécutiod des sujets. Tou^
lefoîs si l'éditeur s'éloit borné à ce genre de critique , nou»
BOUS serions abstenus de parler de son onvrage, qui-^ sous
beaucoup de rapports'^ s'éloigne du cercle d'objets dans lequel
nous aimons à nous renfermer. Mais il a aussi embrassé oan»
ses remarques des considérations morales, et il relève les
traits philosophiques et irréligieux dont Voltaire à rempli ses
pièces. Nous voyons i par la Correspondance de ce dernier^
v^que ses pièces de théâtre entroietit aussi dahs son plan d'at-
taque contre le christianisme^ Tai choisi le sujet (tQljrmpié,
écriVoit-il à d'Alembert, le 3^5 février 1762, ntoins pour
faire une iragéâie que vourfa^e un livre de notes à la fin
de la pièce, noies sur les mj- stères, notfis sur ta conformité
des mciehnes expiaiions et des nôtres , sur les devoirs des
prêtres, sur l'unité d*un Dieu prêché dans tous les mystères,
sur le suicide Cela m^ a paru curieux et susceptible 4^ une
hmrdiesst honnête. * " :. > . .
)Ê£ céVést bas seulefbi^ O/f mp^e qM'j-on |Ns«l re^
{Frendre cçtte bàrdie8$$ et àetie affectation à senier dés marxi*
mes d'incrédulité. Les antres pièces de Voftaire offrent le
inéme esprit. €£!dipe, par exemple , n^est pas seulement re-^
-marquabie par les denx vers si connus et si déplacés: Nos
prêtres ne sont pas ; on retronve l'ennemi de la religion
dans beaucoup d'antres passases. Le -poète dit, en panant
du ciel s ^fin de nous punir, U r^ous fit criminels; sur quoi
M. Lepan^ opposant Voltaire à Ini-iséme, cite une remar-«
2 ne de cet écrivain dans son Commentaire sur Corneille :
^st'Ce à une femme vertffeuse à blasphémer les dieux? Phi»
loin , dans la cinquième ^ène du second acte , Yoltaireem*
ploie dix vers à se moquer des oracles et des prêtres. Com^
ment, dît à ce sniet M. Lèpan, a^inl p» , traitani le mémt
*^jet que Sophocle, et empruntant de lui les plus grandes
beautés de sa pièce, tehk*un langage si opposé à la seconde
strophe du troisième intermède, oà l'omrou^e cette phrases
(5a)
« Périsse tout morte) dcnl la S9<^rjM^i^ ii|«ii| oa Jn Uif|)u0 <^rl'-*
minelle viole les lois, la justice et les temiilcs df» dieuU Si
Vimfifiè est' r^oi^ponsée , qui vioudra ^esorayais émomaer
les traâs de ses pa^^ioifis , e% rêpriqae/ les m^wvfime^^ de m»
cœur » ? QuiuEit a la faiiieiise.iirade jde Jk^^tMie isonire lefiiora-f
des et les prêtres , M. Lic^an nriontr/? ^u^Je style ^n estauss»
inélégant que le fond cm est déplacé; il 9(flroi,l pu s'apfniyer
ici de r#utoFité de Cvimm , qui , iQut pbilqiiopbe q«'>l étdil «
blâmoît les deux viers. qu'il #ppeloit l'éft^q^^ la sourt^er^e^
e&Uiimpi^ié yi/î ^ejf/ éialUç $i ridjicuhjr^f^ ii/r no$iy Aires.-
L'eiLameq 4}ue ftit M, l^pap de latra^^^ie dV/w*« lui of--
fre des remurques du méwe genre: .^ -iVu^roii.oii è^we
s t'amuse à faire Tappl^gie du suicide , i'éjlîtefir rappelle ua
mot de Voltaire, lui -même, qui disait > que. la tragédie œ
doit point être une amplifioati^p de .rliétorique , et qu'il w^
faut pas que le poète prenue la pipce du perseqnage.. Kl. JUe^
pan a une note très -juste aur çei vers^: Mw rtm^t^r ékux,^
^ièux , que Fon ^rott dans so,n c0iw*i f^èsile çnme é^Mm
lâche Jamais I dit l'éditeur, un missioniDiire n'a engfi^^
on fidëleà renoncer j|Mi( dieux en conti|iuantr4'y €i;oiire> wkWk
il s'efforce ^e lui persuader la croyance du âiçu yéritablé»
Cette tragédie présente beaucoup d'autres ^éfents'quV .tOH^i^
droienl à lui oler le caractère de pièce chrétienii^ 9^'^ ^
' quelquefois voulu lui donner. Elle e^t d'âille.urs pleîoe d^-«
vraisecpMaiices (jue M. Lepan fait ressortir avec sévérité^
■nais preâ^ue *ou)our« avec juaiice. * : ^t? ^- '
Cet édileor espère que scffi travs^if fie sera pas inutile .««^
proerès d'une saine littérature. L'esprit de.p^iHÎ est ayeuf^»
et distribue le blâme ou l'éloge sans ipesure. JUe gic>j(i^ v^iliCr
Lie est plus réservé ; il admire le talent; mais ue ^ .ciioit pof
obligé «l'en encenser lés abus. IMes cojid.amne plûsforieq^efit
encore quand 4a rèlicion ou la morale peuvent s'y Houve^r
intéressées; ce qui .n arrive que trop souvent dMs |^s écmts^
de Voltaire. M» (^paa n'a. point négligé de £ai«e .i^emaruu^
les fautes du poète sous ce rapport. Il se flatte que. ses ./^i^
faces Bist% noies pourront diminuer j'en gouetnenit ppur.yolT
taire, et affî>iblir la *|>êmicieuse influence de Qet:hô|U)9if exr
traordiaaifê. Son éditidn sera en 4 yol, in«8% .pja mr^t^^.^itft
«éront composés de douze .pièces , lesq wlles f^aRojll ropipwr
livraisons séparées, au lurix de i fr. 75ce»t» pour rin-8**.>
et de I fr; iScent. pour l'in-ia. U y a déjà quatre pièce,», f^tdr
|4iées ji et l'impression du t e^te se coirtinue; ...
{Mercredi ai févrieriSai.^ ' (N». 68a.)
' ' • : ' ' . : . - >', .' ■ " ' " • ■ " • '
JugpmmÊ do î Eglise cçAolUfim ' fQnZr^liB^ /um^^mm
Tijni queTon ju^ioit pu ^l>ëi*cr ^ùé b «schisme anlî-
çonconia^ire çëderôj^ je^}ftp à ^ raisbïj gfa l^uto-
riié^ Jes i)Lièo]ogipns ^s^ëtpieiit ài ^^^Qft îW% par une
}ouap)e mod^ratloD , de cpmbaf tre de^ honype^ qui
avoieni â^nt/^'a^tt^efotf ta^^^ (l'altache^nt à Pfinilt
^î de respect po\iv le saùit Siëse'. et qu'un excè^
de allège e^ntrataou sî Iq^ de la rout^ ^^'^^ ^^Ç?!^)^!'
dràt>oi*d puivie, Ma^s^ quand on a vu ^u^ leurs prê-
tées ^cjirïs en ameHoient.d'amre8 plus tfrave/, et
que ce par/iy de pi^fis eu pius opiniatrç: ^al/acoi^bt
a 4rompér les fidèles p^ir des déclamations plemes
<i'à^dacp ^ dç fiej^ a'ws i' a bien fallu ppjiçser |^
principes conservatei^rs de ll^ordirç et de t^uûivé a aeft
ertéufs^qiïi tèiident à dédiirer rèjjKsê^ à r^versef
¥autpiiiép et à in^cMiuire pfirA^ut 1^ pt)^^;£GM|^on^ ^f^^
ce flm.y donniî lieu à pl^sieups '<^cr;îts*^ pàrijai 1^-^
cmeis poi^ avoris càiié av^c iionneur oeluJL de'fe^
jn^ fablyè ^arry. C^pist ^jissi jce qui a pirodjiii ïe' prér
sejçit ouvrage, où ;]a qi^esUoy esj consiâéi;i^e sou« Iç
rapport thé^ôgîgye^ét discutée ay^^^ ^^V^f3
li'auiei^ copçimence .par uû .gx'[iôsë; de fofimpç ^,
jjlesi progi%» de ijj <;pntroyer^, H Jrefiiié'cé QJ? 9«t im
«— ,», P : r..' r— - — r: — r-r* -7?
(i)' I vo(. in-8*. ; ffix , 2 fr. 3q cent, et 3 fr, fra^c ^ç P^^^*
A ^arisj cHc« fieaQccMRusàiicf| et ohez Aélr. /Le Çlèit?, #ii
Tome XXrjl. V4miJ^f(^ i^igiM^Jq *«/• ^ *
(54)
Suelques écrivains placés alors en Angleterre , ïom
u théâtre des événemens, que le Concordat de i8di
avoit été, en quelque sorte, emporté d'asiisaat pal*
Buonaparte^ et que la terreur a voit imposé ce traité
au souverain Pontife , tandis que Ton voit ce traité
faire l'objet de délibérations et de discussions pro-
longées pendant prés d'un an. L'auteur explique
cruelle étoit la situation de la France en 1801 ^ et il
en conclut que le Concordat fut alors un bienfait, et
que le Pape dut profiter de l'occasion qui se présen-
toit de remédier aux maux de l'église de France, et
de faire cesser une persécution de dix années. lï
montre ensuite les causes de l'opposition qui s'éleva y
surtout en Angleterre , et cite quelques-uns des trai^
les plus marqués de laudace, on pourroit dire de là
folie, des prêtres qui se mirent à la tête de cette op^*
position.
Le i*^. chapitre etpose^ sons six chefs, lasùfes-
iance des erreurs de ce parti. Ces erreurs semblent
s'appuyer principalement snr «ne' idée finisse cle»
libertés de l'église gallicane, et Ton remarque en
effet dans quelques production» anticoncordataires
des exagérations insoutenables stir cet article. 11 suffit
4'opposerà ceê exagérations la véritable doctrine de»
lumières. de notre cierge^ et de montrer que nos plus
illustrés évêques et nos pïus célèbres docteur» on i
Tecpnnu la primauté pontificale dans la spéctilatioa
et dans la pi-atiquiEi^. Non-seulement ils ont enseigne
que dans les grandes qùestioiï^ il falloit recourir a
fautorité du saint Siège ^ mais ils ont constamrnent
agi d'après ce principe, et se sont fait honneur d'une
soumission si propre à maintenir lliarmonié dan» le
corps des pasteurs ^ e^ la paix dans l'Eglise*
( â5 >
' Daiis le u®. chapitre ^ l'auteur fait. voir Tanalogi^
4e la plupart des erreurs des auticoncordataires avec
celles qui ont été condamnées dans le siècle der-4
Qter; et ici il rappelle quelques principes de, Van
Espen^ le Mémoire de cinquante avocats contre le .
concile d'Embrun, les erreurs d'Eybel condamnées
dans le bref Super soliditaie, celles qui se trouvent
combattues dans ie bref à l'électeur de Cologne , da
30 janvier 1 787^ l^s propositions notées dans la bulle
^iictorem Jidei , et enfin les prétentions des^ constitu-
tionnels, si victorieusement repoussées par les brefs
de Pie VI , et par les Mandemens de nos évêques ^
wa 179Q) 1701 et 1793* On sera peut-être surpris
jie voir que les anticoncordataires reproduisent lea
erreurs d'un parti pour lequel ils professent la pliitf
forte antipathie ; mais ce n^est pas. la première fois
que les extrêmes se touchent , et lea sectes diverses
qui se liguent contre l'ËgUse manquent rarement d#
;«!einprainter.les Unes aux autres des moyens de ré-*
'#isteFriu4'eniieinirConimun.
C'est principialement par lautorîté que hauteur a
cru devoir combattre les écarts des aniicoricôrda-^
tcires. 11 leur oppose des cotidamnations formeUesv
Plusieurs évéques d'Angleterre ont censuré leurs
écrits ; le^s évêques d'Irlande réunis ont publié une
déclaraûon expresse, où ils proscrivent plusieurs
pjcopositions tirées* des ouvcageà de Blanchard. Ce
îmgementa été prononcé depuis onze ans, et n a ex-
CLié aucune réclamation de la p^rt des autres évê-*
ques. Depuis ^ Pie Vil a manifesté son improbaûoa
4n schisme^ soit dans son bref du 16 septembre
i8i8, à M. Poynleiv soit dàôs celui du ^^.décem-'
i>re iSao^ à M^ l'év^u^e d^PoHiers. Miiis, quand
^ C a
condamné lé» niticotioordl»t«ires , T^lisè l^atholiquè*
«aroit «afibatiinicdl montre fKf9L opâoBllîoti k ieut»
tireurs en «dheraot au Lancdiiiâi. En eiiflfet/ tàfidi»
qiie des hommes emportas accusent Vie Vil di^ dé-^
KKtion, l'Eglîsé rniiere retx)niibit €* Poticifb,- oottt*-^
ltoxiniqu« a?ec lui , reçoit des aeies m sei dA^îmoms)'
depuis dii-^Imit ans il imtitne de fdua oôtëa dé» é^fê^
<)àe8, il accerde des dispensas ^ il eterce des aeréir
^e joridicnôn > et remplit tous les aut^s devcÂi^s de^
dbef de rSglnre. S'il avoit prëvariqué, c<3(mft)è l'en
nocusent ses ennemis, tdute lEgliise auroit priîvari^'
que arec lui y puisqu'elle ooliseerè ses ndtes ptf)* uii
silence profond.- Plusietirsé^Aquett dé Frâtiee'M(/Â '
k Téritéy réclamé) maïs iiMn récimmmiens r^ffëc-f
suM^i protffent/ par lear litre seul; qtie lés sigHè^'
tnires rdoomvoisseht daôs Pie VU le suùèeUsèior du
prinoe des apôtres, «t ees mêmes Mgiitttaires n'ôtit
point srvoaé les ooméqmm:^^ que lV)«ia iwikî lâter
4e leur ouvr^ge^ Ici raàUeur^niMdaiis q^telques à$-
Uik mr le niaiiibl^ étiete mutift des ^éT^êq^ies qnt-ont
épmié leur diBmîsiito» en 1801» m il finit pertitipë^
saifué d» Bossnet qui s'appUqiie ^di^bié» à la qtiNài^
ton.
Telle est l'nnaiy» de «et éérity iftii ti^»s parott
tm serripe rendu à f Eglise. Lc^s etiii«it^;!ëordcrt«irieè^
répandent de tous céçés^ ^ de pilites broeiiui^y el
^e ^(is ouvrages, ^temecit pleins de faussetés el
d'argreur I î4 eoiis Ririv^ d'Angleterl^ éts& oâi^^sBnÊt
<]e pamphlets 5 ^anc»ens «tH nomyéaux « d/estMMfe & 46ix»0
lies prose J)^ tes à«e perti. Ou tf«ompe i^eh^etts^dèles
par desdéd^A^atîons qui péi^nc l'appàr^nee du ^è >
«fh tm,4mp9f« aKft %ÉiscléaiÉSl^«M^|^^iie^ 4$eèMe 4é
mm% cloru )ao\m géjoûeisaQf wu&. il iâip^M^ioii 4e fer
]i0iiâstr ces efforts y €\^i u'om eu ^e. trop de sucoès
sur plusieurs^ m ^ momnM* que l'aulotW coodumi^
ious ces %âreiHeû$. Nous sommes |»efsiiad^s que
ceux qui hront de bonne (bi )es rai^onnemei^s <|b
Fauteur si^r ce sujet ^ seront fraj)péîi de leur sagesse
et de leur scdidite. Ces j)ds$age$ qij* H ,çue des «écrits
de ses adyersyaiyres'^ le^a^i^iexi q^^l eigi feit^ les ténii5f\*
goages qu il leur oppose ^ les 09>?uiequeii«e5 qu ij 4^-*
jduii.dçs «a^ ei de» «iDrei» ^ Wui eijt |KFOprf k )|sier la
liuulère sur des questions aussi graras > et imis Cûttr
seîUons avec confiamoe cet écrit à oeui qui veiileul
se prëâKiair, ou qui sdot appela % prémunir les aor
tres^ contre cine séduction qui (^\ encore en ce^io-
ment des ravages dans jpJnsieurs provinces* .
f^AUrsilMf^. led^icd'AngmtlêJM à bfèii^valu s%«s€nrfMr
ptmr k cotlectioii des g^a^aires dit Oitmhï! de UCif<*e^
que nous avons anuQUcées précédenim^nt. Ottsenrp^
pelle que ces gravures , au uoo^ire tje quatortarf^, deîve*t
attirer sur Jeitretttftepr
dés âmes pieuses , et le talent de ces aiâîstês ne J0«9*
qu'éxcîter encore 'à èçt égasrd i'bttfntloîrf* jaiblî^tr^
Êremièrè Irrraison |kà*rolti!ft au >*'. juiBict priEwcBrâin.'
►il trouvera le iVoipecftij^ et les tottditfeiis de la séui-
ertpttèn^surla convertuyedu »*. 66j.
- • — Des personnes pieuses se «éunissenl en ee m^
ment ^Miut fiii«e célébrer^ t»M ies vendredis ^ daas les«
d|IENmites.é(^isesdttiki%{ikftle^4au messe «a Uuu»^
ntVLT du sacré Cœur ^ cette meise se dit 'en téparation
des outrages faits à là religion ^ pour la conservation
de la foi et la conversion des pécneurs, et pour le sa^
lut de la France et de la famille royale.
•^-» La conférence du dimauçlie i8> à Saint-Sulpice^
étoit dirigée coi^tre le système absurde et 4angereu|c
(ie IVttéisme ; Torateur Fa combattu avec cette éloh?
quence raisonnée qui lui est propre. L'auditoire, qui
aembloit encore plus nombreux que le dimanche pré-^
codent, a eu peiue plusieurs fojs à conte4ir les mar^
ques de sa flratis&ction.
— ^ Il a été pliàsieurs fois fait mention dans ce jour*
Sial d'une association de dames qui s'occupent de so\hr
tenir les petits séminaires et d'encourager les vocations
à l'état ecclésiastique. Elles oot tous les mois des réii*-
^{pns suivies de quêtes pour pet objet, et elles tA-
vaillent avec iin zèle fidmirab}e à tjrouver Je moye|i
de faire face aux dépenses de deux établissemens fort
importans pQur le diocèse ^ et qui , n'ayant aucun re-j;
venu, crouleroient bientôt, si la charité ne veilloit
chaque jour à leurs besoins. Touchées àes :p>écess.itfif)$
4e f église, alarmées de U;disett^,c£«ifsaiUe,de.p^5«
teurs , elles s'efforcent de prévenu* l'extinctjon totale
du sacerdoce , et leur religieuse sqllicifùde est à cet
égard aussi constante qu'active. C'est dans le i^éme but
3u'une assemblée de charité est indiquée pour 1^ ven-
redi 23 , à Saipit-Sulpice, à deux heures, M. l'arche-
vêque de Trajanople , coadjuteur de Paris , donnera
la bénédiction, et M. l'abbé de Bonald, aumônier or-
dinaire de Monsieur^ prononcera le discours. La quête
«era faite par M^*. la marquise de la Châtre, et M"**, la
princesse Victor de Broglio de Revel. Les fidèles sont
invités à prendre part à urie bonne ceuvre qui intéresse
si puissaipiiient toutes ^es familles.
•— Quelques journaux ont parlé de conféi:ences qui
^lloient s'ouvrir à Saint-Sulpi^, dans la chapelle des
(39)
AlLemaiids ^ et ils ont indiqué des ecclésiastiques d'un
nom distingué comme dirigeant cette oeuvre. Mais, on
s'est trompé sur le lieu et sur la désignation, de ces. .
ecclésiastiqueife, ISous ne nommerons point. ceux qui
sont à la tejte de c<es conférences. Ifous savons que ce
seroit les désobliger que de; les faire connoitre. II9 ne
se proposent dans leurs niodestes réunions que de con«r
fîrmer dans l'amour et la pratique de la religion des
jeunes gens encore occupés de leurs études , et qui ,
ayant fait leur première communion , touchent à Fàge
ou le monde et lés passions peuvent leur offrir le plus
de dangers. On tâcne de les instruire, et de Jes intérfesy
ser par des exercices qui -leur conviennent. Les assem?-
blées se tiennent dans la chapelle basse ^ sous la cha-
pelle de la sainte Vierge, et sont fréquentées par d^Ç
jeunes gens appartenans à des familles distinguées, et
par des élèves de plusieurs maisons d'éducation Au.
quiartier^ Le^parens et les instituteurs ne sauroienitron
encourager un établissement qui peut être si utile à m
jeunesse, /et qui contribueroit à la maintenir, à un
âge critique, dans des sentimens de foi et de piété,
préservatif nécessaire contre des séductions et des pen-
çh'àns également redotttahles.
— • Les évéques élus et nommés «n 1 81 7 ont , comme
. on sait, reru,'en r8i8 et i8i9,une indemnité de Sooo^fr,
par an. Cette* indemnité, réglée sous le ministère de
]\I. Laine , et continuée sous celui de M. Decazeis^ a été
- supprimée l'année dernière. Il vient de paroltre à ce su-
jet des Observations y qui ont été distribuées à un grand
nombre de députés ^ on s'y étonne d'une soustraction qui
n'offre pas une grande économie, puisque les évéques
2ui sont dans ce cas sont aujourd'hui en petit nombre;
'auteur A.esObseri^atîons combat ensuite la distinction
que l'on voudroit établir entre les évéques élus et les
évéques simplement nommés ^ les uns et les autres ont
perdu les places qu'ils occupoientj ils ont tousrer.u 1^
(4o)
nomiliatioit Au ti^^ il» »ottt toÀs ÀMs là m^M situit*.
tioH p^ovijit^il^e ^ et bttt tons été â;|^idéâ nttt toriiit^nctM
tenueji, pàf ordi'è dft Roi, l^o^ir avistei' alit mojreh^ dé
S!ip|!^Iéet à r«téclltf m fin Cdntsdrâftl de 1 8 1 ^ . Il 8«mbli^
dioilc tfVi'ih (mt ié niént« dlhoit à «né indëmmtè qiii ui'iêM
Îa'atle cômpei^àtidii lédtiMc^è tfê ({li^ik dtit përâtt et
ece <;iii IbUf ttt^it été picotfik.
i-^ Si Ûéè èiei^^Uh de tfetëùr & Bîéti sont cônsolaiist
cAf ^Aértil, fl^ ddiVèfttsfo'rfoùtprddûîk'e cet éffeldtfalid
îls^.-îHent de cêtti Më lèut état fengàj^bît & plttà- de
saîftteté, fet qiu ^vôîèiii éU ïè triàttéût d'cmbltef leiïris
ôBligfilioiiS. t%étth Vjùî hôils Êbgàge à i^ctièilîît «oî-
giieusfemeiit (d^s .<ôrtès dé fafite, et nbti^îHAieiit le saîr.
Vàttt. NbuS ct"ôyôiis (fevbrrïaîSsër parier celui qui. en ,
èstrôbjet.
« Préfondënàèiit afflige des ^ffébri dans lesqnèllés ni^it en*
trahie le torrent revolutfioniiafrè^ et df après ^ê désir bien sin^
cèri^que j'ai tot^jonrs htrni èe repreAdr^ mon état dès que
I 'occasion sVn présemérot.t , je me suis adressé au ^uverain
^ontifê, comme au chef Je VÉglisé et au vicaire de X C, en
terre, pour oDlénir de lui , avec Je pârâôn de niés fautes^ ma
réintëjIfâiiVn datft iès fohélîoris dU/^îèt ihinîit^M. S|^p^^^^^
nel le clémence ayant reçu favcffàWèVAipïit'ïrtà'détrïatiqé , je taé
mw renda aopfeide M. révéqué d'OrFéan^ , et, jSiprès avoir .
rempli sous ses yeux, autant bien que possible , lesinleotions;*
^u«aint Père dans une retraite â^/;ioc., j'ai, ^ntr*e les mains
de S. G. , rç'racié,.aan$ la feinceritë de mon cœur et avec .
t<»^lés \éi ëfféuft a§Wb léS<f%¥lfefefâi pur^îwiïbér » pr>Wêtfattt
de les detesttr tôûlfe ma tté ,/et de réparrer , par une condtiilc
régulière^, fc scandale t^tie j'âi pu donncrj priant tous les
chrétiens tnes frètes de les oublii^r f t 4e me les pardonner ,
copime j'espère de la miséricorde de Dieu gn'il voudra ks
oublier et pae les pardonneir lui-même. Je prie M. le curé de
Gîen, mon p^sfeur, de faii^ connoilré c'cltic réfracta liôti k
nû hoiîBrfe sufflsàih de peVsoiinesjiocIr qu^iaîlè acquiert itnfc
( 4^ )
^hfiëi^ piiBli^tl. A 0¥MiTi8f ; âMê iéliiBà de iaa «IraiU , Ik
,^r-r*L€« vicairjes-^éiié^»«ux fit le.s€ic;rétaire de M^Fé-r
véc^« de GwA «ftmt toi^ieiftiis a^ «ecret, et personne
n a obtenu de ^ootniA^Ài^u^r. àvet euiK« Ils Vent point
^e&eot« été iMedtrogéaf fpn^^iqae te Code d'iastruction
tu^minrile l'etige* Le. prétexte est «[u^l n'y. a point
encoi^ dif p^érictent de la cont à'ûmses timimé^ commt
«î-èètle éimssicm; <jiii' est d afUeUrs ooë^tram à la4oi^
^t^uî nVdt paS dû feît des aiscttiés, p9uvoit être în-
^ô^dftêè èôîkï^ ^i. Mars Us hé peuvent du fottd de
leur pvîsm faire énttendl^e leurs réciainatioTis. Les ga-
fîiiAiièé tdttsftîttttibnrtellèîs et le^s formes iègales lie sont
pàà îattès ajiji&rèîîtiiieiit potlt les pi'êtres des f^ay8^Ba.%
■*■■••• . -■*.-....■ ..
^^^- *f. fh'bfe^ f ngWsi a eii VftoAnear d'être reçu de
S. M. , samecli dernier, en audience particulière, à rbccasîort
€è »o#i dgwértrpdôr Riymê.
'**7 L*^ritefeès *ît P^mce^^ï de ?a fumîMe rafale emid^^nfié
iihé-êéfmip dé 2^0 fr. è M**i^1a eomtc^fé de Ifoaîlîes, noçr
rà!^é»dttlf6« Vte lé tafsjjioà de ^rtfeairxy dont.éèlte dame e$t
^tMÛ^é. Cèttié «ssôdalîon est souâ la proicclron de S. A, à:
"^^^ 'A' *•; M**, le duc d'Àngonlémfe a fait parvenir un
Èêt&ttt^ de 5ci^-ft^m:s aïkit hiâPhçureox habitais de €aadan ,
pi^ dé ^tMVÎem ; ^bi «bf#e *»n proie en ce miî>fhertt h ««e fiè-
vre contagîertié et é|^ïdënn*qiTe. :
-*• W. i^ HeÉféttahl-'géwéi^l vfeotole de Bricfhé , t:ôniiTïan-^
dautlajg*. divtsian niifilàire y J^asso attcbïttfoandeihent de !a '
4» dîirwï<wi , eu rfettiplaceiïiéttt de M; le cotAteLoverde; -
— M. té. ibàrécbal-dè^èamp marquis du Baràil est i/omme
lieutena.ol-géïér»! des armées du Roi.
"^ pn jôwrnâî annonce qu'un fabricant 3e couleurs,' à,-
J article de la mort,* a chargé son exéculeiir tes ta men faire
^e Htitif^t% mf piHtéraéioiéai ét^it htniè$ êè veirmêi* dans
( 40
lesquelles aveieBt ëlë dépoeéi les cGSiirs de Louis X!(I et de
Louis Xiy , et dont il s'ëtpit empare lors de W violalio»
des toinbes royales de Saînt^Denis. Nous remarquerons à ce
iiijet que les coeurs âes Rois , des Princes et Princesses de
hi famille royale étoient déposés autrefois, non à l'abbaye
Saint- Denis, mais à celle du y al -•de-Grâce.
— Le i6, le tribunal de police correctionnelle a condamne
a deux mois de prison , 60O0 fr. d'amende et aux frab , plit^
»ieurs personnes prévenues du délit de }eux clandestins.
-<-Le mercredi i^^ M. révêqne d'Orléans a célébré, dans
5d cathédrale y. un service solennel pour M^^. le duc de Berri*
Le lendemain , sur l'invitation du prélat, MM. les curés de la
ville en ont célébré un dans leurs églises respectives.
•<- Le conseil municipal d'Arras, sur la' proposition qui lui
a été faite par M. Maïoul de Sus-Saint-Léger , son présir
dent, a fait célébrer, le i3, de concert avee M, Tevéque
d'Arras, un service anniversaire pour le repas de Vame de
Ms'. le duc de Berri. Toutes les autorités et un grand nombre
^e fklëles y ont assisté. Le produit de la quête , faite par or-r
dre de M* l'ëvéque , a été distribué; le leademain 1 aux
pauvres. :>
— Le 1 3 de ce mois, M. le conUe de Vandœuvre, maim
de la ville de Gaën , a posé la première pierre du monument
que le département du Calvados érige à la mémoire- de
îil8'. le duc de Berri. Cette cérémorûe a eu lieu en présence
^e toutes les autorités civiles eir militaires» plusieurs discours,
remplis des plus nobles senlimens, ont été prononcé» à cette
occasion. M. le comte de Montlivault, préfet du département,
a terminé, le sien par les cris de ^ive le Ror! vive le duc de
Bordeaux! viveru le& Ifqurbons 1 et ces cris, vraiment fran-»
^ois , ont été soudain répétés avec enthousiasme.
— Le conseil municipal de Creuilly, bourg situé près de
* Caën, a émis le voeu que, pendant trois ans, une sopime de
1200 Irancs fût prélevée chaque année sur les fonds dispo**
%i\h\e$ , pour concourir à l'érection d*un monument en mé-
moire de Louis XVL . - .
— Le^ élèves du collège de Dijon ont offert 100 fr» pour
Tacquisition du domaine de Chambord. ,
#-.M"^ Den^ascle, de Chàleaulin (Finistère), a offert une
( 45 ) .
«oiime d« ^88 Irsncs pour racqursitiôn de Chanbord. Celte
deij^oîselle n'a d'autre revenu que celui d'un entrepèt de
làfeacs, qu'elle doit à la prolection de S. A. R. Madame.
—- Le directoire fédéral de Lausanne a adressé aux gout
Vemements cantôbnaux une circulaire, pour appeler Jeur at-
tention sur une nouvelle demande :clu ministre de France,
relatiy.e aux deux avocats Joseph Rey, de Grenoble» et Pl-
net, de Lyon, impliqués dans le procès dont la chambre
des pairs s'occupe en ce momçpt, et que l'on cr6it s'être ré-
fugiés en Suisse.
-^Le làj la chambre des communes d'Angleterre s*e$t
occupée dune motion, dé M. , Smilh, tendant à réublir le
nom de la reine d^ns les prières, publiques. Après une dis!-
jcussion très-ppu intéressante., celte motion a été rejetée par
.une majorité de 129 voix.
i-^ Le a-j Janvier , les cor tes de Portugal se soii t. occupes de
l'élection du gouvernement èxécutif.-'On a nommé unp re-
cence de cinq membres , dont la présidence a été donnée h
M. le marquis de Castela Melhor. |I y a parmi eux le père
- François de Saint-Louis, de l'or<fré de SainTt-Benoît. Le 20,
il a été décrété que le^ ministres seroient aussi au nombre de
,.cinq , et ils ont été nommés sur-le-champ. Le 3o , la régence
. a prêté Içsermient dans le sein des çortës.
r '■ -ip- Leènouvclles ^e Madr^ sçBt toujours tres-alarnaanles.
Le fo, cette capitale éloit encore dans une gvs^de agttatiop.
. Les gardes du corps dû roi^sonl tous aux arrêts; leur dissolu-
• lion a été un sujet de triomphe pour le parti révolutionnaire,
loes députés des cortès, qui se trouvent presque. tous en €(5
moment à Madrid , se réunissent chaque ]our pour préparer
l'ouverture de leur prochaine session , qui doit avoir lieu Je
l«^ mars. On assure qu'ils s'occuperont immédiatement de l'a
suppression des gardes du corps. A Malaga , l'affaire du répu-
blicain Mendialdua a occasionné Parrestation de deux de ses
complices à Antequera. ' . • .
, . — Le prince-régent de JSàples a sanctionné , au nom du
Toi , son père, la constitution des cortès , telle qu'elle a été
modifiée par le parlement. Le 3i janvieir, ce prince a fàit^
en personne, la clôture de la session.
-r- Le 3o janvier, le duc de Gallo , qui étoit resté en sur-
veillance Il Gdriçje , a été w^udé tout k coup à Layblicb» Il
^44)
•'y M tênim sur-le^bamp, et a ctmfffnitfai^h$ nmkàtm^
4'AJrtrîcU«, àe RusHe ei ^'Pri»06e, <|«i lui otu T^tJmV.MUr-
est parti. pour fiaple$. L'idiinMt^m ^€^iM e^ cl^rifé Jaisse
'aux Kapoïitaicis le choix entre Taduiissioii sur leur terrij^rye
dTun siiQpIe corps de troupes, coip^ie aUié<tS;i e^riova^Ofi
d'une nombreuse. armée , comme ^iin^uue« ^ ^ . ,
— M. le I>aroo de Primpnt, çominanciiaoien fi^ef^e Tanm^
au tricIiienDe. qui ^.dirige sur Tltalie» a donné, ^t^^oue, {e
4 février, un ordre du jour inséré dans la gaxetie oâicieHé'
de Milan, et portant que cette armée n'a que des intentions
pacifiques, if Tout habitant fidèle et bien tméntiounë dé Na-
pies , y est-il dit , est notre ami. Les ^euls ennemis dé la traii-
quilFité .dé ieori concitoyens, lés seuls rebelle.^ coptre leur
roi, peuvent s'opposer k nous; mais ils ne pourront noua
empêcher d'atteindre le but salutaire que Uous nous sôlniti^a
proioosé w. On croit qàe lé (^orps «du général f^rînâitfiït est fort
de 4090001'iMiiaaies. \ . '
tmm «t>i m M l 1 ) 1 * * .
ta tvnt cbntmoe se« d^fibVfatîoifis ; Ife if3, êflc à prononcé 1a miàc
*n liibefté du «arrelial <*e camp Mêriin ; lo 145, côUe du colonfl en iKto
activité Varlet j et le J9, ceUe du aotu-^eatenaat Martell ! ,.^ j^-^
. . ' . , . . ' ' i ' î ■■ .-■ %î '« ■ ., -i ,nt^h
. • • ■••-.•- r»v ^ • •■.••:■' '^' •'
CMA.MBAK frK« oiPtlTM.' ..
Le 16, la chambre accorde iih congé dun mois a M.' . Chabrol <^^ *
Châhiéano. On reprend iiùtiiikliâtement ta discussion Hu jprdjet de Ibi^
*ur le* ïïecbttftoi^aMîeA de lîcJuWation. M. Bcrtin-;î>evaux combat le
système des aiinuiiés^ comme dangereux pour le tèéàït et la tronqiir-
lité puhli$|ae , pa*ee qu'il ejt impoIwiUé de répondre de Tavenir S ;.
»^».».r> ;^r»».^w.«i ..»«^» /«.,'»>••■ «n/^T'^m Aa Info At At» m«impjt. il livre les
comme contraire à l'esprit de la Charte,, qui veut que le gouvcmè-
meat n^ait par deveH loi qu'une année (f înd^peuaànée financière.
L*oratear' propose un lifnetidentent, ay4nt pour objet d'ouvrir au. çi^-
nifi^re des financer \\% crédit en rentes de 4 millions avec autorisation
de les vendre jusqu'à la concurrence de fyx millions, et 4«» \erscr
Texcédant à la caisse. d'amortissement. '. , ' , , .
M. Pîet croit que, poiir Abviéi' à tous lés îtaconvëniens , on î>ôurroi»
doDuev le? 4 millipnfi de renUs à la cai^ d'amprtissenieift, q^ii les de-
(4S)
pMëroiè, «mMM gag« , li ééUé des coUngMtîoBC «t 4épMf , «t Ibroit k
cette cdoe les ^ttptantis Béeeànires' poiur rembonner les rtconnoi*-
saiMM de l^*i<lfttMi.:AI. Iféelûii «eproduk contee le projet de loi U
phiMH ifes «r^meiif <]e M* Gaialiùr Pemè* , et toIîb le Te)«t.
M. Cmfv'iBU commissaire du fioi , coB^bat men^mvement to«r«s les
objections é^ advenfiires du projet de loi^ et dteontre cpse les Ib*
mli^d^ de qnei^es^uBS d'entre eu^ ne sont noilement foikUes.
£*impi«sliMi de son di6eo«TS est votée par acdamatiôa. M. Pawy Toté
1% crédit en Benftes, fit reiette k-pitftie du mojet fektkre au» annui-
tés. La dHmd)»; ae fenae Ananite en cMiri secret pour eiitendro' lea
déTeloppemeiis de la prapositâon de IL le Ttcomte Donadiev.
I.C 17, on €ontlniie la disens^ion sur ie projet de loi relatif aui re-
cqnnoissaiices de liguidation. M. Charbrol Ae Crou^ol reproche aux
adTt^rsdîres du projet de oe l'avoir pas considéré sons de vrais rapports
fînanciers; 9t entre dans quelques àonsidérations à cet é^ard, et vote
rhdoption ^Hire et simple. M. Aifianon Tejctte l'article relatif aux an-
nteitcs, et n'Admet mie ^^ crédit en rentes 3 en terminant, il critique'
la marche du jnmt«t%re.
M. le luinistre.des finances répondant. principales objections faites'
«bnfrele ôrojet de loi *, il disôute ensuite les anieu^eniens proposés, et
les regarac comme inadmissibles, notamment celui qui a pour objet
de charger ia caisse d'amortissement de pa^er les do millions avec les
moyenê qui lui sont propres. M. Humblot-Contë vote pour lamende-
ment de M. Sitieis ne MarinlinC , sauf à accorder Subsidiairement au
ministre Tautopi^on dVinettre annueUeii^ent 60 nuUions de boAS
Kjyaujç»- '' . ■ ' '
On 'Réclame la dètpte. IS. 1>ndon demande la parole ; U se plaint,
ttlie le tn^nistète «xéctrte d'aTancc nne'loi ^ui nVst |>as rendue , et cii
aonnè iponr |)reuve nne reconnoissahce de lix|uldation du la^ffévrier,
<(u11 met sons les ^eux de'l^assèjh'Uel. He ministre des finances dpnne
dncJques explications ii ce sujet $ il voit dans la pièce. ^u*on voient de
Ine la prente la phis cJàirç^ du respect de f adnunistration pour la loL
M. Budon Vtuttépoûdre. t^a clôture est demandée i gra&d^ cris. Vivç
réclamation du côté gauche. M. Casimir Perrier s'ëcriè ou^on veuf'
étouffer les délibérations, •^*4l «efi ap p elle «-l'opinion publique ^ les
chiffres nç ^ont cependant, pas séditveu^L, dit-iL M. le président |>ao>-
nWe U <clôlttre di \9l diécusd^ an ttilien du 'brtdt. La .chatti^ w,
famé âenfeuitc en eonit4 acottt ^ pourla discussloti velAlivt à la fé^/^
siliftn ^r,.M ffnnadptpi
te jkqinuyr.9Qmf^nc6^<{^J^»*iejfiMa^^ été jiniie m^m^
sideMtiojp.
%e v^, M. fHtSs^iet^^odbt^è.^ rappoiifeUr, rés|im^ les divcrsef
objections faites eonire \e projet,* et peirsiste dans les çon^ltisiMis de
la «oHidpNiiôn. M. <le nréaimfc «njppelle tous lev «I9#ndeme«is . fftof^
ses , et finDonoe quf M- Seiil^si^evasu n «éduit H éem k un setil «m* >
tide fiii ^çnkmfitpït tpilit iy pmtt 4fî Iw- U ftm^ 4>'i' P»Pft' «^f
1 ordre le phis M»tnrfil jfc la »ïlfti^iWfciQ|^e*t4«?^'wcupm'd:a^orijJ[j?
cet amendement.
fS. Foy ptùM9 «n IMitiit^ tjjtAl iam,iîêSbiret d'abord wt 1k-s aJKi-
(46 y
des a et 3, rdatiis aux annuités. M. de Villèle demAide que !*on
coDAerve la priorité à Tordre établi dans le projet de loi. M. Sebastiant
appuie la proposition de M. Foj. M. Dudon réclame la priorité poui'
ramcndement de M. Bertin>Devaux. M. Manuel voudroit quVn ouvrit
la discussion sur les articles dn projet , et déclare d'avance qnll vo-
tera , sur lartide i«^. comme sur les autres, le rejet de la loi.
. M. le ministre des finances ajoute quelques observations à Tappni du
projet. De pins, dit-il, ce n'est jamais que du consentement du gou^
vemement qu'une proposition , faite par un membre ou une commis^
sion i a la priorité sur le jw-ojet ministériel. Après quelques, débats
entre M. le ministre des finances et M. Manuel, M. lé président me€
aux voix la priorité de délibération j^ elle est accordée au projet du
gouvernement. M. le président lit l'article i«>^. M. Duvergier. de Hau^-'
rànne vote son adoption. M. Casimir Perrier ne veut accorder, pour
ce fie année, que le cinquième dii crédit en reiites, puisque les an-
nuités seront payables en six ans. L'amendetocnt de M. bertin-Devaux
est combattu par M. de Villèle, et soutenu par M. Dudon. M. dé
Pontet voté le rejet de l'amendement. M. B. Constant prononce un
long discours en faveur de l'amendement.
Le sous-amendemcnt de M. Perrier est mis aux voix , et rejeté psx
line immense majorité. M. le président annonce qu'il va mettre aux
voix l'amendement de M. Bertin-Devaiix. Plusieurs membres de la
gauche réclament l'appel nominal^ eette (lemande est rejetée. L'a-
mendement est ensuite mis aux voix^ et fepous^é par la majorité de Tas*'
semblée.* •
Il reste à délibérer sur f'articïe du projet de loi. M. Manuel répète
les-argumens qu'il a déjà présentés contre la loi. On demande la cl^
ture. M. Manuel reste persévéremment à la tribune , et parle aii mij-
rier veut soutenir sa proposition, étjedame vivement contre, les in-»
têrruptciirs. M. le président parvient à mettre aux voix l'article tv. ,
qui est adopté.
LVpiscopat côpsiilatioîinel , dont lés rangs spécial rcissènt
de pttts en plus , a fait ^ Ta ûtonfine dernier y une nouvelle perte
par la mort de Jean- Antoine Maudru , ancien rfvêque de*
Vosges, dëcedë à BeHeville , près Paris , le r 3 septembre der-
nier. M. Maudru éloit né , le,5 ;nai i y48 1 ^ Adomp , au dfio-
cese de Saint-Dié ,. et , après' avoir exercé les fondrons de
vicaire 9 devint, peu avant la révoluticin, cure d'AydoilIes,
dans le même diocèse. C'est de là qu'il fut élu , en 1791, pour
occuper le siège constitutionnel des Vosges , pout leqàel il fut
«acre , à Paris , le 20 mars. Il ne fut point touché de l'eleni-
pie et des écrits de sod évéque, BartAélçoiî-Louis-Martin de
(41)
Cfaftmaont , qui s^éloit prononcé contre les innovalions , sdft
dans sa déclaration du 20 janvier 1791, sur la prestation du
jerment qu'on lui demandoit , soit dans son Mandement da
18 mars suivant , pour prémunir )es fidèles contre le sdusuie.
Dans ce dernier écrit, M. de Chaumont s'étoit cependant
abstenu de nommer Maadru , qui étoit déjà élu , et à la veille
d'être «acre.
Celui-ci vint bientôt prendre possession ^ et publia des Let«
très pa^orales qui ti'étoient ni pld»nî moins pathétiques que
celles de ses collègues. On l'accusa d'avoir pris part à des
pamphlets violens, répandus dans ce département , contre les
prêtres qui n'ai^oient pas fait le serment. En 179I) le direc-
toire publia un écrit contre eux , et ^ l'année suivante , le club
dfes^acoinns d'Epirfal enroya à tous les curés intrus un nou«
reprocbe d|i moms dans uti ecnt que 1
arons sous l^s jeux , et qui est f ^ititulé : ies Peuples de la ^ant'^
pagne rappelés à Vûnité de PE^Use, pdr un curé du diocèse
de Saint'^Dié; écrit daté du f **. mai 1 7^2 i et formant 56 pa^.
in'-â''. C'eslAune instruction adressée par un curé à ses parois<>
aiens , et destinée. à les diriger dans les circonstaiices fâcheuses
crh aé trouvoit l*EgUse.
Ces Cff^onstances devinrent^ peu après, plus ailligeantes
encore. Les prêtres qui n'a voient pas fait le serment /urent
obligea dff fuir on de se cacher: Le département de& Vosges
fut en proie à des agens farouches et impies, qui, après
avoir satisfait leur haine contre 1^ clergé fidèle, attaquèrent
même les prêtres constitutionnels. Toute espèce de culte fut
interdite. Maudru , dénonce à plusieurs reprises comme yà^
natisani le peuple , c'étoit l'expression reçue alors, fut dit'*
rêté, le 23 mai 17949 et amené à Ïa Conciergerie, à Paris f
cil il resta jusqu'à la mort de Aobesfiierre. Il retourna à Saint*
Dié, en avril 1796, reprit ses fonctions d'évêque, adhéra aux
encjcliques des constitutionnels réunis à Paris , et tint une
manière de synode , le 26 juillet 1797. H vint , la même an-
née , au concile dit ruHionalàe Pan». A son retour dans les
Vosges , ayant distribué une lettre sjnodique de ce concile 4
et onicié. publiquement sans les formalités alors requises/ il
fat traduit au tribun^ de police c^rrecUàunelle d'Epinal, «1
cffmdanuv^i ^ Ji6'isi(y$ 1798 , k too ir.àfiiàithi» ^t m% mois
d'«fQpriM>iineinetit. . Il an «pfieU au Iribiittal ciittiînftl , . «t-
envoya un MéVawt au 4irecte>i;*e« <j-ètmt h te wpi oii izétet
ii3agi$tr»t«kre vmfMrîM^noii 0t .iéf0i?liii .les prèums MitMim.k
l^MTs dev€^ir$ ; rouis uo évéqiie conftiiikionner woit dreîfr à
10 bienireilUnce. Un c»uf» d'autorilé é|»ar^na à Maudiru VêMéifr,
cation du jugement , et un ministre écrivit an départemevl»
de ce«6èr I6|i(e fioujrMiât..Ma4idr^ f«ndil eainpta birmiine
déB ces fait» , dans i»»ii6 Wltre V^emae ^ ses cotfegues , M i|»i
se troufre daes \H Jmmhs éia consfdUHi^étiiAs , Cdw Vil »
page I ?7. IJ fi*j nsprfs^ikioii caoune une ykûnu» das^tojfàUitat
et des itiâera^Mèn^tésj dÔM ri^flueooe <»ff»iu^tB*âiti{, pa^ &r|
K^doulable à oeta^ époqi:^^ /
En jSooiMfiiuèm. tant «ni:<Nre sin sprriode'à Viirecmsi^; 4
assista, au icpR^ile. de i£opy «u U ns.se fiip«int pejmar^nuery.et
donna «a déqfiissioA la mèpie ^ailn^e. il <Dbiioi d'âirte. «omasë v«
la çiire ^ Sienaj^ piftc^ «[U^il .opcaipa pta de lefsps , éyséê
ebiepu enMiit^ oiie pefisûin cMusae évé<9iie.d^fnisMafiAaJMï^
Depuis le retour 4u Epi , sur des ipUinies jjdU «^^téMenl «litT
vées contre Juî , il fiU eniUà Tcuré; ielk l\ vi^ik^ier #mk^
envif^^s 4e Paris4 jei enfin à Balievitte, êhîi^tmaiNtiUiak
dû , avafKt de «MMif ir ^ ^q^i'il s'éU)ii réusm^é m»^ ITEgisse',
et fu'ofi'eo %nim¥«riHt la preuve diina ias «aroliMWs de la^cgsM^
tion. Ses obsèques ont eu lieu lé i5. Aprh^ h Kcérémfysie ^ nm
de ses^kôcmusiepUe^tiei e f rpnoii^y4iiiM tovivùniliâèr^
jU^c^Mirs 4aiii}j» &U f^éleige 4^ Mmi^iH 4Rrt#ul^ .Kigttii ^
çonsiituiMNioeUe , dÂCunte auW. Le «naine x>raifuf «'j^f^
lRaB4|u.c 4e piviÂer de le £i«e^nrta«ee pour «t^ni&r nmI
pu ïif^îr» l'aaoesi fiVM§é, des! jkin .onBeomii Mi^ 4mm
tes 4«s^9Uf)9 «eeiiuine id^s Uté ^oriis de M« i$i# il jif M
Êin^ smsai &ri a«ièfiei»éu.U de ¥»iâi io^ige à eofi.aini^ 4à
^ifiiîm n'4Quutliie\4^ je ftouriSùtyiDi; «' 4* ^ toxie Â^e^r
^/e ^i vQuleit le fus^dre ^ mi df» mmej^ t^n^slMC^il^s ^/kr
ribmdf mi i'iobsëeoieiH^t ;' ij esit iOlair aue AI . Mau^rvi #st M«
viptûweAe ]« tfimeiir dk i&^i «t «3ei|i est^^>f>t«P^ pif^^
pïorsMe que sofi #i»e«âaf< cQ»diée , scoum» ik 9f.^.» fuJ^^
dskAs ^ ffMême dÂ90Dutf*s ^ ji su juapefiar ^rpiiei»ifl)iftt eefs jprAfMtf.
^loge; eu^ 4puei ii x^àsxs î^tp^ aww ^ptàs àn^ peane Ânmik^
$0» e&«efi«ive «Mifaâiiéittde n'^séttYoUe |km jeiûaiiaiie de i«|iA le
iDOjftde^ AU u'^esL-aNe fit^ jMtWoa ipa^ 4^ijQfi4a*s«Wàs ^émoir
(Samedi s4 février tSài;) (N*. ^^Y'^'*»^,
Les Martyrs de la Foi pendant la rrfko&itfoii/hiujW^; \ .
par M. Fàbbë Aime Guilloo (i). \l;^ ,
QQATR I SKSi ARTICLE. T*i«u-^
Noiis savions trés-bién que M. Guillon élok lia
adversaire très-dédaré du Concordat de 1801; mais
nous n'avions garde de penser qu'il auroit af&cfaé ses.
sentimens^ à cet égard j» dans Fouvrage qui y prétoïc
le moins. Il semjbloit qu|( tout , dans les Martyrs de
la Foi, devolt être donné à Tédification, et on ne se
seroit pas attendu à y trouver des é[i^rainm«9 ou des.
déclamations doublement déplacées dans, unlivre de
ce genre. Or M.- Guillon a au coptraire cherché toutes
tes occasions de signaler son zèle contre le Concordat
de 1801 . n feint de croire que c'est la politique seule
3ui a dicté ce traité , comme s'il n'étoit pas comeotiAe
e supposer, et m^ot^ )ust^ df? croî^ quelle souve«"
rain Fontîfe s'est détermine, en cette, ctrconstatice^
par des conddér^tÎQns relajliv^s à Tintérét de la rdi-
gion. Sied-il bien à un prêtre d'insiouer le contraire^
tandis qu'il n'en a aucune certitude, et le respect
seul qu'il doit au chef de l'Eglise ne devroit-il paa
lui interdire d'odieux soupçons? I)e plus, n'est-il
pas ridicule de dire , ainsi que iç fait M. Guillon^
que le Concordat de 180 1 a contribué à l'oubli daBf
(1) 3 voi, in -8*. ; prix , 24 ^*'« ^^ ^o f**. franc déport: A
Paris, çfecB Mathlot, rue Ciinelijère- Saint -4^n3rc. Lç IF*-
et dernier volume paraîtra fin de mars,
Tome,XXFJL VJndde la Reliqion et du Roi. J^
. ' . • • •
(5b)
leciùèl sont toml)és les victîmes de la persécution ?
"P^bdi^ , -il Vési TKïîni Yftti i^^
tombées dfinsc Toubli^^ parce que noo» ne leur repr-
dpos pbît^t ^mmeiiiAlQmeut ^lin culfee^ ainsi que le
voudroit M. 'Guillon. Ensuite ^ quel rapport ya-C-il .
. entre le G^noordal ret larraoru des prêtres' imttiolés
Sfdùlii fiire i utieiboijyèmiôn dixi a éu le thalheùr àè
fcide'pKiiV^
'Etfrînéhie ès|ïrit^lûi 'a ^inspiré lés reprocKés' qu*îl
îe/t*^rttiet'd« fàlrÎB àb^sïMiveraiti Pontife actuel. Ces
1pepi^66lies iàm relàuPs^ lès tins au Coiôcortfat ^ les
.^tï^és àptïkiartjrs ife la 'fbi. Sur Ce dernier éhef ^
1W. tîûîBcm èèpifiTTés plaintes d'on ëvêqiie francôî» ^
-qùi'^ro^e^fbiawauvéb que Pie Vfl, dans son alto-
^iuîôn du iS jùÎR iBq5, ait/ oublié de parler des
!iïiartyi^';de lu. i:^Vdrtittôd/quoîqtie'son sujet ne IV
c^ïligëlk fetillèriièntj nîab !1 se %dhe tout de bôiT*^
Ue' qtje, 'dkiis Un bref ^du 24 juin' iSbô, adressé à
'f^r^^^^^é Ç^iroQ, fe/m^në Pondft^ pàrlàût ites
*u«f tf»^c;w,i/ ««^cbnstenoé. M. Guillon be peut idlêrèr
•jtele^énôe de Rtimfeistip la gloire des martyrs
i^t* ""^^ ****^'''*^^''^ *"*^ dicté le Wir-
dwfâse» louanges que daûs ses plaititès. Lés ehtieiufe
A» C^eordat ont «a a^oi. sp4al i «s^o,^^!
y
qu^ es^ $exx{ à ériger aut^l çQpire wtel^ eijj^ » dm
ÇQÎQ de .TAngl^erre^ .pi^étend ^oumner prejojo*^
tpute i'%Use de France; jçh biei^I cet eyéqqè e»t im.
^£Âa/ta^^ y étales emis q^'U t^édlge pob'r.apnuver/soa
$cbisiiie sont de^, moiiumenf devant le^qltéb l'auteur
se pâme djadnoirfdpp* i^iJlisQ^V. U s appaiè du i3«
moignage de M. ;FoQt>if)ir9 oomianimetit A ùtyaria^
hantent, ct^hoU^uej çe^ i05gç nouât a.pfthu jipguHê«^
rcmçn^ ^ âflfecté , , et ppu;» . avpnt cherché comueni
M,. Fon^ Jl V^^^ nierite*. Qp, nouft avona trouvé iqiid
M. Jp, K"^. Font avoit publié. dîffisœôsé^^ oomm
|e Consolidât} entramres une; Jèttré, dti 17 mal
tdo^^ .au Piipe actuel j yoili sans doute ^'Ce quL.lw
a.'^â^u le bûarr^ç. ^lpge.;qûe lui* adiies^^l^^
Maïs, 1^ ;les antÎGoncordaLaireft.éont eCiHsU{fnmçnt ht
i^i^anablerf^ntcatholiquesy, gpparemittent.que tés coït*
.oordatavres . on)L cesçé d'.ètr^ c^hoUquea^ .ce q(ji
jl^^çs^ pas ^très-flatteur |iQ)iiif:;Qeuz-^> et ^.^ulpniîi!»
Ibîçbïemeut ne pJ^^ira p|is k ia plus nombreuse, et k Uk
.j^us.i^be .partie dihçter^^ Un autre ^loge.timt actt$i
emplmiiqne et tout iftu^si .affecté est celui (|ue Hauteur
décerne à, l^bbe de ^jCbs^t^aûgiron y homme ardent et
eii|lté^ s'il f ». fnt, QAnc Cpnnôît dê:tui^que:quelf|tie9
discours funébrcsy et deux ou tr<»s brochures sur lésr
^piissionspCt le Cpu£prdat;:et aucun dâ cÀ.écrita
eç justice répithète de.sàtHmt que lui donne son^a^
P^yP?^,- "... •> ^.-..- :• / • '• •-' •"'•' '-; - •
Ce n'est pas seulement eut Tariicle du Xoncor«'
dat. que Al. Guillpn i|0ec^^e un esprit .d'oppositloo
àj'auipnte, ,et -s'^ciirte; de^ notions et. dca sieinti'»
P?^§ ,flHi cOTvienn^^i âQ. atm. de là Tpajx'.itç3é
la "^soumission due à TEgiise; il porte cette ha«
< 5a )
jnair frondeuse sur d'auiresinàuères. On dîroit qu'il
prend à tâche de rëhabilrter les appèlans et leurs
anoiis. Il atténue les torts de dom Déforis , et ca-
nonise sans difficulté cel écrivain aigre et déclama-
tcur. Il fait hors de tout propos un éTogb outré d uti
prélat auquel il peut avoir quelques obHgé/ionsy mais
auquel l'Eglise en a fort peu; les nippons que
M. Guillon veut établir entre M. de Moritazet et les
ttiartyrs de la foi sont tout-à^fait cliiniéi îqués. Le pa-
Jtégjrique de Tabbé Dalléas est tout aussi déplacé
flans un tel livre, et cette afiectation à couvrir d éloges
un avocat obscur, et à nous le représenter comme un
sasmnt du premier ordre et Y oracle du clergé, devient
lidicule à force d'exagération. Puisque M. Guillon
voiilbit absolument faire une gràtide réputation à
l^bbé Dalléas , il falioit citer les titres de ce icano-^
ttiste; or^ en vérité , est-ce sur deux où trois bro-*-
clmres qu'on sera fondé à <?n faire une lumière déf'
FEglise? La consultation du i5 mafs 1790 ne prouvé
rien en faveur dà métÇïé dé l'aBbé Dalléas; elle és(
de Jabineau/et Dalléas là signa à la suite de ses
CoHègues, CQlnme il est U'usage pour lè6 avocats^
Enfin nou^ dirons à M. Guillon que la notice que
IlSious donnâmes,' il y a deux ans ^ sur Dalléas, n'a*^
Voit, Dieu merci , rien àe scandaleux , et qu'unç
telle épithète , prodiguée avec si peu de discerne-'
Itnent, indique wxx esprit de parti bien ardent, ou
une rancune bien forte ;*tleux choses «qu'on ne de-
Voit pas s'attendre à trouver dans le panégyrîsle des
nîartyrs de la foi. ^ . '^
)' Nous remarquons encore un aufre endroit où le
penchant de M. Guillon pour le parvi qui a troublé
r£§lî$e pendant cent ^il»^uanie ans ne^ se trahit pas
• : . ■ . .(^y ■ .
ihoias. M. Fabbé Carron^ dans ses Confesseurs de /*
i^oi (i),avoit dit, en parlapi d'un reli^eiix fraiw
comtois , qu'on lui avoit reproché d'avoir été atta-
ché à iine sec^e. ennemie, de l'Eglise., et qui, depuis
plus d*un siècie , [ travaille à iiHit houleyetser dan$
r Eglise et^d^n^ VEtal* Ce .jugement , si simple et
si vrai ^ a déplu, à A|. Guillon^ et.il gounnandf»
en ces termes M. l'abbé Carron : D^ quelle seeêo
r^crivain entendril parler P On croiiwt qu'il est ques^
tion de celle que vit naitr^^ le i6^^ siècle, s'il ne la dé»
claroit pas beaucoup moins ancienne» Mai^ , s'il ^agit
de cette dernière , le portrait en semble fait a%fec des
traits qui ne peuvent qu irriter au lieu de ramener les
dissidens , surtqut, lorsque, ce. langage sam mesure de^
i^ient si fort étranger pour le moins à la çh(itrité» AssU(r,
rémem cette tendresse et ces^mé^s^einens aanoAcent
line coBsçiçnce bien déiicatei mais,, puiisque.M» Giril-
Ion a i^ne charité. si scrupule|ise , pourqftoii i^e çer—
met r il envers le^ consti^tloi^nels des eiinves»oii%
<|^ac6up,plu$ ibi:ifs quf^ celtes doQt M|j, Citron %
me envefs le^ jansénistes? Ces <lcux parl&n'oll^îh^
piis éip également ÇQDcIamnés? ne soiu-ik pas a pett<
ir^s éjtalçment ennen^is du repos de T Eglise, et, si
fl. Guillop n'a pas cru blesser la chai-tié en carae-^
térisant tun fort sévèrement, pourquoi réclam^e-t-U
tant d'égards [ipur l'antre ?
^: Cets observations sont si simples , (jue^nous ne poip*^
vpns assez noua étonner xjue M. Gu'dlon n^.les ail
pas faites, et qu'il aait pas sen^t combien il ;niiiif cil
à son ouvi*age par ces digressiom ^ par ee& $ortie#j^
■ l ■ I M il iii«i ■■■! % . Il I i ii|«^«*iii n I 11 >iiiiii . iH i r >iiiMii iiwiiiw»»pwA**— ^'
(i). 4 iKoU iii-«*.f prix, 16 fr. Cl aa frk frane i« >ii^
A Parîs.^ €h«s. hàs. Le ÇJerf ^ aaburfiaa de ce jpaniA!- ^
C 54 )
pir ces iâée$ bizarres, par ce système reproduit
aW céièerNblis' irtnsistefons point sur d'autres der
fiiulA qi<î paWîtifeieiii des minuties auprès de ceux
<pFié nôtH aVôùs signalés; chez M. Guillon, un style
j^é.<àot, diffus et appVêij?, s'àflie avec des incorrec--^^
étfài eVdes négfigéttéeS etoÂnantes: L'auteur jircnd
i|ei€flqiiëfdis uo'tôn 'àolèoliél pour dîré'îa éhosé àtx
mdîidlé fa' JpliisComniuhe. Après ayoii^ parlé de Ta
ttlbft, dW' prêtre ^ cxéhute a I^ barrière dite àu Trôrie^
if 'ajouté i En rémàf^udnC ici comme par une soirte^
^^inipifàHion cet enSroii 'de Paris oii les deux dernières'
^i(^fh^b Jurent *imni6léés.ll^\ nous 'êoritracions presàiiç
i^iifhr^tâif^niehtTèngdgemeni de justifier ceiiç temar^ .-
ifue pUFifuèlqiies éxpUcàiiohs.'VoUV^ î! faut I*avouèr|
lïd débuf biètt'itiîf^Osàù'rpour àrriVer à dircf simplet'
Ori
d^ihspiratii
Tel est i€ FL^s trnai ae rexamen impar
cîiî que Doiis avons fait dij 1(vrè"VJe!lVÎ/GuiUoOvfi|\,
nbus pçmble que quiconque Taui^'a lu', conïnie boiis, >
dé Sîiug-frôidj jugera àiissi que'ràùleur mahir)iie dé^
inesure^ ijuil sVbandonnè, tant dans son'isysiêmè
p#iticî]p'a} qiiè d^us bësiucQiip* dëâêidxUy a une exa-»
géf*atk)ii cboquante; que ses.dig^^ibns sont sab^ ex-^
CTiKèT- -fe't Vïiié,;^tfit^^^^ blBinë, éprt quiri^^^^^^
tàtfhite ftégtîemiôieiit Hinë ébalètir et lîny '^tréocèiipâ*
tîÀb^q^u nùfeènt à' lii cbhfiààcié; fl ^st Tâlcheux qùuif ^
Iwîôttie; qui appàrei^^^^ ôubôWliVre,*^
nit ^mble prendre à tâche de ^âter le sien pr tant de'
4é£lutslie>goût,.%tpartanlde U'aces d'^pm*de hart}«,
( ^. y
Paris, Le 21 février, utie première cQjnmurùou de,
*6Uats a eu lien à Vip ce unes, par les soi 11 s de M* ral4>^f
Rougier , cbapelain de la Sa înte-ÇhapeUe de ce. 1 iqi - .
Tr ente-lxuit hommes du i ^ ' . ré g i ta en t d' î »X»ïi l prie d^ j
là gardc^ ont été admis à la sainte tabJe; un, d*çn^ aj
reçu 'le baptême, et a eu pour pana în IVL le Heuf^paji,£r-^
colonel de Cormier. M. Tabb*^ F eu trier a célébré H^,
. messe ^ et, a prononcé, ayant .la. communion et avant
le reriouyellemçnt des vœux du ba^téjrne, deux/dîs-^
cours qixi ont fort touché ce$ braves miK tailles ^ Rt. Té- '
vêque de Poitiers à brien voulu se rendre sur les îîèux^*
pqiir leur administre^ le sacremjent de tonfifmatiôn ,-
et ils ont paru ressentir très-vivément les |;^aces, qù'il^y
«voient reçues ce jour-là. Al; l'abbé' I^ouglelr/quries^-
avoU instruits et préparés, avoit Tannée deiwère rendu .
Ip même, service, d'abord, à qii^araxite et ôuel^es miïi-^
taires, qa\ firent lejar premièjr^ çommufiibn^ le 19 pc-. '
tôbre, et ensuite à miarante-htiH autrèsV Qui; eurent^
aussi ce bon^hetir; le aV dfejBjçjiiBré dériiïerJ
~ La missio% defijsijps , apnf nous ^ay.QjptieutajçtÇWU. ^
I . fi .. ■ 1 . ' '__ ^1^1?-- - ^e mon^ei^tj /
i-emarqua- *
plusieurs fois laps Jéçteùrf j^ se tèiinine en, ce
et lès ' derniers j ours^ u'ànt pas ;é^é moÎA^ 11
fi
bïés que les Dremiers 'p^ar^lafiluence et le recueille»» .
n^ent dp fidèles. Les communions générales, si impo- >
sautes par le uomîu'c/de cét^^ qui y ônjbpris- partr ;
J'ont^été bien davantageiéncore par fa piçté.qù y;,
ont mônti'ée. Celle des femmes a eu lieu lapremièiT^,,
à* Nptre-Damje, et a pffert^jplusieiirs mîîjierç.depeir-.. ,
sonnes 'j cej}e. des h.omçâfes^seft fî^te le diinançhe s\ixp .
vaut, 18 février, et n'a pas été, moins nombre^^ ^^f •
pendant beaucoup de /fidèles n^piit jpu eiicôre.prepdrç
part à ces cérémonies, sôit parce qii'ils s etpient pr^T ;
sentes plus tard^' aux minîstréj' de la rççprictliatioiVa
.^
soit parce que €euT«-ci, accablés de monde ^ n a voient
pu leur donner le trâips nécessaire, fl doit donc y
avoir une nouvelle communion générale le diman-
che 25. On annonce en même temps pour ce jour-li ,
une confirmation par deux prélats voisins 5 dej. cir^
constances assez connues n'ayant pas permîsàM.rar- .
chevêque de Reims d'entrer en exercice 'de sa juridic-
tion. La plaiitation de la croix a dû se faire le 2Î, et
I s t)réparatifs se continuoîent avec ardeur d'après les
dernières nouvelles.
-r- Les magistrats gémissent d'avoir à réprimer fré-
Ïuemment des insultes à la, religion ^t à ses ministres,
a paroisse de Lieurey ( Eure) a été témoin depuis -
quelque temps de, plusieurs excès en ce genre , contre
lesquels il a fallu sévir. Le 16 juin 1819, les nommés
Ducable et le François ont été condamnés par le tri-
buhal de première iustance de Pont-^udemer , à dix .
jours de prison, 5o fr. d'amende et aux frais, pour i
avoir excité du bruit dans l'égli^ de Lieurey pen^b
dant le prône de M. Scbip , curé' du lieu. Le 4 juin -
i8ao, le jugç de paiz,^q^ cai]^tQp .dc^Saint-^Geoisgcs^
condamna jrierre Aufry^ â trois jours de prison^ i5 fir.- ^
d amende et aux frais du procès, pour avoir bassement
profané un lieu de sépulture , îmiiiédiatement àvant^
que le prêtre fit Tinhumation. Le 27 janvier dernier, le
tribunal de Pont-Audemer a encore condamné J. B. Ba«
taille, à quinze jours de prison, à 16 fr. d'amende et
aux frais, pour avoir, étant ivre, troublé M. le curé
dé Lieurey pendant la grand'messe, le dîmancbe 12 ;
îiovembre précédent, et pour avoir, le dimanche sui- ' -
vaut, interrompu (étant encore ivre) la prière des en-
fan« du catéchisme, et outragé le curé cie paroles! jus-
que dans le lieu saint. En applaudissant au zèle des
magistrats pour réprimer ces insultes , on ne peut que
s'affliger de voir une grossière irréligion infecter no& -
campagnes, et éclater ainsi par à^s actes réitérés;
^-^ Quelques journaux oht parlé d'un cvéquç qui se
rend à Saint-Domingue. Voici dès détails sur ce pré-
lat et sur sa mission : M. Pierre Glory, de Castres,
est un protestant converti, qui, étant devenu veuf,
est entré dans Tétat ecclésiastique. Il a pris les ordres
sacrés à Toulouse il y a quelques années, et a exercé
le ministère à la Guadeloupe. Le zèle qu'il montra»,
dans cette île, pour les intérêts du Roi, pendant les
cent jours, lui mérita la recommandation à'xm des.
chefs de l'administration. De retour en Europe ,
M. Glory alla exposer an Saint Siège les besoins des
colonies, et représenta entr'autres combien il seroit
avantageux d*y envoyer un évêque, dont l'autorité main-
tint l'ordre et la subordination païmi les missionnaires.
Son plan a été goûté . et on l'a choisi lui-même pour
le réaliser. Il a été sacré évêque de Macri ou de Ma-
cra m part, inf.^ et vicaire apostolique pour Saînl-
Domingue. M. Glory est venu à Paris ^ et s'est adjoint
déjeunes ecclésiastiques, avec lesquels if s'est embar-
qué au Havre le 8 février dénii'eir. Avàtat de nartir, il
a |aj|k;îiapTlmer un Matidement'dôntil ne s'^jm-épandu;
qu'ièiii 'peù't nombre d'ex^raWaiVes; il 'est Hé giiînzre
pages i^-4°.' et sans date. M,. GÎory ne , se proposant
satis. doute de le piublier qu'à son arrivée dans la colo-
nie. Ce Masdemenit n'indique mêine pas quels sont lés
fidèles auxqueia il est adressé, et ce n'est que par con-
îecture qu'on soupçoime qu'il est destiné- pour lesha-
bilans de la partie franroise de Saint-Domingue. On
a lieu de croire que M. Glory se rend dans la partie'
du PQrt iau Prince, où les blancs sont anciennement
admis. .|[ y a quelques prêtres dans cette partie; la
plupart sont d anciens religieux espagnols, dont 4a
conduite -n'est pas faite pour honorer leur ministère j *
du moins les renseignemens qui nous sont paft^nus à
cet égard sont fort affligeant.' Plusieurs de ces prêtres
«ont même sans juridiction^ e* il ècroit^ désirer que^
(58)
r<m ffùi mettre fin à des scandulea qui affligent tou^
cenx 'deê habitans auxquels il reste encore dès sc^nli-
mifns de religion. Jîous'souhîiitons que M^ Glorjr ait
assc« d'autorité pour faire cesser ces^ di^sprdres' et* ces
abus, il est probablé^ ausjsi qu'il pV^fitera de la, nou-
yelle révolution qui vicjit d'avonr.Iîeu au Gap^^pour
visiter cette partie , laquelle est encore* plus, dépx)ur*
vfif de secours 9 et non moins affligée de scandales,
Christophe avoit établi , entr'antres dignitaires^ <le§ si-
niiilfl*!res' d'archevêques qui ne. tenoiëut leurs pouvoirs
que de lui. La mission, du vicaire apostolique peut au
moins remédier à cet inconvénient: on dit qu'il a cm-
:>mbi
dans un pays fertile en mauvais éKeniples et' en occa*-*
•ions dani^ereuses. ' /' " '
PARjiS. M . le lieuifnKnV>g<i}<$Ml Apussei d'Hurbal est noonn^,
•tt commiindemonl.de la la •airiBÎon mîU^ire, en .rpiçpla-i^ •
cénjsnl de M. le lieutenant-«énëral Lîgcr-BeUir, qMijpjSl^ -
au eomtfnandem'etil de la'io*. , ii Toulouse. ' ' ^'
— M. B. Constant a ëië anigfrë par 'M,' le pracarjetir4» ,
génirêl pour fdurnir a là )u«ttcé les rerisêi*gneni^ifs qù'îf^
Jeui avoir so'r l'evplesiôn du S17 jativîer, et ddfit il âpalrl»^
erniëremeat A la trikuiié. M> B; Constant'n-a pas cru devoir:
se rendre à' eeite citation^ q^'il consi4ère cpiume coptrfii^^i^r
rinviolabilité parlemepttjrç;. il aTioonce, d^i^s le Conftittfr:^
iionnel, qu'il répondra » $ï MM. Bellari et.Jacquinpt de V^P^^,
pelune veulent rinterpeler, au sein de la chainbre.
•-- Les joartiaux citent quitJquefoîs des exemples de ïoa- '
fi^vitë, arrivas dans les pays éloignés, et auxquels le puKSic'
nésite d'ajonter foi, parce que les faits sont dilBcilesà v^ri--^.'
âer. Il vient d*«n arriver un.è P^ris, qui estxertain et aisé#
k constater. Jeaor André Koch (et. non ht Cecq t comme Ta >
écrit un journal ), aycagle, néà Colmar , d^njeurftnt.à Tb?.^/
pice^dc^^QuinzerVing^s depuis treplo^tcôis afis^ en mortj, li^^
I2J^ février, k, l'âge , de cent sept ^ns, njçuf mois«jt.5,}for<;
if ikyéxi'éié ùt\cién Ininiaîre, Koch a demandé lui-même U.$
Saci^e'àiens neuf jours avant sa mort, et Tes a recv^s â*un<ç^
iiiàmete éfliiîant^. Il a conservé sa lête jusqu'à la nn.
*i-i Le i<^,1^^ ^^^ydt h ville d'Au'xerre ont fait cé)él^er
un service solennel j '^lan s l'ëglis^ de Saint-JEtienhc, pourl^
tepoiie Vàifiê de Mk'J te eut: de Berri. Une quete^ a été.faîtK.
' au pro^t de plus de d^ux ceuts pat^vres qui assîstoient k çàtte
cérelÙQJpîe'Tuhebrè, . ' "
"^^ -^ Lé montant àé la son^cri'plion âfi$ commîmes du, dé*
ÇarVement dé la Vendée^ "'pour facquijjiiion de ÇhamKor^it
if'eïçve en ce m bmp^tii 2^ 1 6 fr.
* -i^Lè 'i4 ^^J^^ îûois yracadémic des jeux flosaux, de Tou-
louse,, a tehû'ufie'iéancé Vxtraprçlinaîré, dans laqpeTle elli
à reçu au notnbre de ses membres M,' rarc^evéque de cette
VΫi;\ '\^ .:.;•/ • . : T ••• ^ • ^ ^^, ^
-—M. l'évêque de Bayonne a ordonné .un servicç appiyer-j
saire pôur.M8^/1e'd«c dl|1Çem^^ les autorité^ j ont assisté «
ainSï que l'es troupes /'commandées par lH/l. le mar4c)ial-der,
</à'mp l^roi) G'iidin/ '
' —Là cour* royale d'Orléans âvoitji^eé. quelles copyen-
tionnels,^'baniiis j)ai^là l6ï du I?. janvier loiè.f ne pouvoiepijt,
pas be'riler^ ]a co^ur^è câssalion a ctç d'wn avif C0in|raitj5 ,
el;i id^dfe que lés l>annis' n*4^Qien^, pas Ér^p^ai ie mort.
" — Un lieatenanlrCploDel ap flots ^ aérant d^i^fUd^ à ilcver^
une légion pour fa delTense 'du gouvêrnemejpt napO:*
HlàiT); a e^uyé un refus, de Iâ;paf^ 4" ministère trilaimijiie/
Les feuitlfs fadicafes d'yVn|^ete|rre ^ spnti^
* — I4C çénérâl b^ron de Fjpimont , qui est à la^téte éç Itat-'
niée a^triclMenne en Ilaherestun genlilb'ommè françofsrda
h prpvjjnce ^de ^LK>rrainé , qni éniigraf en 1 701, et rendit des;
services signajes. à' la cause des QourboAs. Il passa,- par la*
siiîla, au service de rAutiriche» En i8i5, il> comonnndeit eii;^
cbéf rarméé dont un corps détaché renversa le trôilè dt
Murât.
— Les dernières nouvelles de Inaptes ançjMicent qn% Ton y
regarde la guerre comme certaine. Les troupe» qui* étoieét
en garnison dans la capitale se sont déjà mises en martlié
pour les frontières. - ■' - l ' ' ; -
•«p' La réy^oltitiiH» de Portu|[aI cotomenyie àsaivreia rpûle
(66)
que lui ont irncée ce]1es dTspagne et j« N^pl««. P^raii le$
mdtîons' qui bnt ëtë' faites dans l'assemblëe des cortcs de Lis-
bonne , on en 'remarque une ayant pour objet de ne plus ad-
melire de novices dans les couvehs ; d'enipéoher que ceux qui
y sont*né puî^$ent prononcer de vœux, s'ils n ont pas sii;
mois révolus de noviciat, et d'accorder des séculansatioiis
aux religieux qui en demanderopt. ^
— - Un tremblerbent dé terre , plus terrible que celu) di^
ao aoiit i8i7, qui eng1outi4 une partie dé Vost.itia.(raucîen
E^iiim)^ vieiïl de désoler Zante et la Morée. Dans les prc?-
miers jours de janvier, Zante éprouva une suite de secousaet
qui renversèrent quatre-vingts ae ses plus beaux édifices. Une
multitude de casini , ou maisons dé campagne , furent dé-^
truites, les jours suivans , par des commotions , et les babi*
tans ont été forcés de se retirer sous des tenles au milieu
de la campagne. La Morée n'a pas moin* souffert; Pyrgos^
Gartouni et pins de soixante-dix villages, ont été détruits^
un grand nombre d'habitans ont péri. Patràs n'a éprouvé
<|ùe peu de doniinages ; on a commence des prières dans Ta
chapelle de. Sn in t-Louis du consulat de France,. po">f demiiv*
dér la cessation d'un fléau dont rien n*annonce la 'fin f c'efti
ordinairement par des pluies qu'if se termine. ^^
; i^Dans' la ndil du 23 janvier ,' une bande de* dix-huit ^n;!-»
gwnàs s*est empajée d'ufl sé^lége B\}»e î^vx environs .4S>^£Ç^
racitif , eCa emmené f^ les rnéiikagnés les maîtres «t/e^
âève^4 au nombre de trente. Deux d'entr'eux , s'étant écliap».
pés àés mains des brigands, informèrent l'autorilé de Tei^
racine dé cet événement; mais \\ n'étoitdéjà plus temps, le*,
scélérats avoient déjà pa^sé sur le territoire, napolitam. Ce
n'est qu'a force d'argent qu'ils ont consenti à rendre onze
jeunes gens à leur famille. Il n'y en avoil plasque trois en l«»r
pouvoir lorlque quelques militaires ayant paru sur les mon-
tagnes, ils prirent la fuite , mais après avoir massacré sans,
pitié deux de ces maibeui<e(ix enfans. Ou est à la poursMÎtC
de cette bande d'assassins.
• ^ ' CHAMBaS DES PAÎR8. ; -/ *
Le ao\ la cour a terminé sa délibération sur les inculpés cf inj^ns au
pracès; dans le cours de cette séance, elle a proifOKcé la mise en
liberté du lieutenant Ligeret et ^u sous-lîeutenant Duto^a, tous dciij
de la légion de la Seine, et çcUe du lieutctant-aojpniel eii.njMi-«ctuï •
DèntiEeï. ' * '
(6i>
Léai^ k cour a entendu la lecture et adpDté la rédaction de Tarrét
délibéré dans les 8é.ances qui ont eu lieu tonales jours depuis le a4 jan-
vier dernier. Par cet arrêt, sur soixante-quinte inculpés ecmpris au ré-
ijfuisitoire de M. le procureur-général , trente-quatre opt^ été mis en
accusation, savoir, y ingt-quatre comme auteurs ou complices , ctdii^
^inme non révélateurs, aun complot ibrmé contre la vie et la iWr-
#onne du Roi , et âes membres de la famille royale , on dont le but au-
roit été de détruire ou de changer le gouvernement, et d*exciter les
^toyens à s*armer contre l'autorité royale. Les quarante-un autres
&nt été mis hors de prévention. M. le chancelier, président de la ccur,
ëétèrminera fépoque oùles débats s'ouvriront, et en préviendra leè
aiccusés, au moins quinze jours d'avance. Sur les trento*quatre accusés,
vingt-neuf seulement sont détenus , les cinq autres n'ont pu être ar^
Htés.
CUAMBRC DSa DBPUTES.
-Le ao, on entafene la délibération sur l'article a du projet de loi re-
latif aux reconnoissances de liquidation. Cet article' porte que 1q rem-
boursement du premier cinquième aura lieu à compter du i^r, mars
iSaj, en numéraire, ou, au choix des porteurs; en annuités payables
en six ans. Af. Humblot- Conté développe son amendement, qui a
^our objet de substituer aux annuités payables par sixièmes dcs.qpns
^écianx, remboursables dans Tannée. Cet aniendehieut est, rejeté â
rae immense majorité. "
M. Temaux propose de retrancher de Farticleces mots : au.cftoix
de$ porteurs ,^ sans quoi il vote contre Vartide. M., de Villèle ■ combat
ccitte^rouôsitton, qu'il tegarde conuoae inadmissible'. M. I»àfittc ap^
puï^V tu contraire , l'iniendAaentdé W.iTernaui j mais eii y fâisanl^
SfnrAéj^r 'Cbangemene de rédaction. M. Dhkdôii cifcit qu*J| ^iw:rofe ç W
eonvenable que le remboursement fût -^t uniquement en numéraire.
1C* Cornet dlneourt est à peu près du même avis ; il ajoure seulement
iiufi ce remboursement pourroit néanmoins , si les porteurs y consens
toient, être fait en annuités payables en six ans. '
M. Casimir Perrier soutient ramcndément de M. Temanx, parce
qu'il tend à foire disparoitre du projet de loi un privilège qu'on cher-'
eue à établir en faveur des porteurs de reconnoissanccs de liquidation.-
II lanee, en finissant, quelques traits contre M. le ministre clés finan-
ces. M. Roy- se plaint que 1 on veut forcer te goutcrnement à vendre
des rentes, et par conséquent à faire baisser le crédit et à élever Tin-
térét de Targént. Il ^ justîBe des contradictions qii*ott lui a reprochées.
M. Manuel esiate de réfuter le discours du ministre; il préfend que
celui-ci s>st permis des allusions déplacées au sujet de Tempt^uat d'£5-
fagne. Murmures à droite. Plusieurs membres de la gnucbe ((cmapdent
impression du discours de M. Manuel. Le côté droit s'y oppose.
.M. Casimir Perriér parle en faveur de î'impressibn du discours, et
s'élève contre les ministres, ^qui, non cbntens d'avoir la censure entré
fêqrsiDains, viennent encore , ^élon lui /répandre dans la chambre'
iêt imputations caloinnieusèsr M. le 'gat<fe* des sceaux' cite les propres
. . ,r . ' - V ..»,". j * j r. •'.7' . I .; .. j' 1 .
prptés (te M. le iainisire dçs lipi|i)()Ç9» et fait Toit;qu'il n aiait<|iie àé*
fen4re le f i-t^dit fraoçois ccinme jlfen avqit Iç ôtoit. Ah .vérUé , dit-41 ,
|es jni^istres ont eu plus d^ne fvis à g^ttiir de-voiriccrtaiiM iMtOBniesy
au mpieu Hes événemens.les plus b'etireux,.chercli^rà ruiner nairicti*
gu/mentlc cff^dijtfranççi^t etoffrirliWaIcui)eiHAOf rentesTa lalcBino
sur la. place.. Ces homnie^ ont «S.té .d^ign^^ j.iU dévoient létre c taait^
pour ceux qui se sont reconnus à. de pareils- txaltf»^i£s api^audiasebietf
a droite ; Jilence au coté opposa, ii'iamressiont du dts£0<irs de M* Ma«
hucl est.mise aux voix et rejeU^c. |il. Lafitte parle de sa x:<^ndaitft reht*
JfciYenic^ntà IVnipru^l cr£|pagpe,,de ses ennemi» et de kurs cfibrfs
i>bur nyirp à son crédit. L'amcndenient de M^ Ternaùxestpiis.atix
ypîx et rejeté , ainsi qiie celui de M. Comet d'Incourt ^. et ïdrtide/n
est' adopté.
Le 31, M. de Siilûbcrryiaii ujifiippart -uu nom de h c,oniitiÎR;j;ion des
SC'tïtionê. La cham^rt^ prononce san^ diflj* ult^'s le renvoi au iiiinisti^
e l'intérieur de la pt^dltufi dés vicaires de ?tleïz , t[uï Ht m uni lent à
jouir du tfailctoenï dirardé aux vicaire* par iVi-dt^nnajittruyale dp^
atril jSi^, M. lo rapporte tir prciposc Vordre du jtiur sur t;elle du sicuT
Jourdati , lieutenant, qui rétîame contre Vurdoanaiite qm lixc! Ie4^ai'i
i^merit de non-aefivitù d^a oftii^içra u'iiyi^it pas quln^Le iiu# dr jcrviç^,
M, de GiranUtr demande k renvoi aamixiisttc. de U guerje. Jl ^
plaint que tvutjcs les foU qu'il è agit de préttcs ou de rdigieuçes, QiVresl
toujours prêta reuvojj-erlenrfl n'^elauialmaî ans. minislre^ï. et cju'o»£M|t
tout Te corvtwite à Fégard des mili taire j:. M. le géuérul Fuy Jïpj uôc lai
d^m^nde tk M, de Ciiardîn, L orJce du jour est adopré, ^\
^ M^ fe rapporteur p:).^e de cette pétition, qui a éiv enregi^ti-tç 9€^
le na. 80j ,au n*. «a. M, Etit;anç de^nande Teitécution du réjjIemenA^
«^e^-Wir^^ *}ue içs ^appurb wht lej, p^^titioni âuitmt f^its pat iftéoF^d»
date, e t d ' i "lî'V 'ip ti<*ft a >* p roe^a- ve rbaL M . Pi\ rdeasus f ai i ùLseV * fif^fu %
y a dojj pétitions qui dem:iiiileïit un examen anitritnr, leqnel C^i(^
4 uiterverfir rorJre. De VuyIs de, Ja chambre, M. de Salaberrj çojnt^
nue Jton r^pp^rt U .propose de ccnvojer au ministre de la guorfc la
pétition du .^leur Dcnbaui, capitaine de cavalerie ^ qui se plaï^.dè
ce qu'il estprivé du traitement de dçmi-flolde qui lui aToit éti: accord^
lors duli^cpciemtrntd*î J'atmccp . »^ ■ '"
M, le gépéraJ Meynuud-taveaux pronûnjce/îafaTcW de U pétiliqp.un
Ipjig diseuun , qui donne lien a une diniu^uion des piuj 0Ta|tu^e^» ti'af
tnée t dit l'orutcur , est Livrée à Varbitmire : Ita tntuistn^ culdj^At
qu'ils jiont responsables envers le peuple et larmce. Vive inferruption.
H^ Cornet dlntourt demande le rappel i l'ordre., qui est nppuyé».çar
MJI. de la Bourdonnaye et de Ca^telLupc^ et couiliatki par M^L Aâf*
nuel ei B. Constant. On demande Je rapp*;! à l'onlre de M. B. jCoi^
tant, M. le ^cnénd d*Ambrugeac ertjitque^ dans Tin II ré t de la pairie^
il e5t temp (Je terminer ce* débats seandalcuxi il (aitVi'lt ge dy»^
nislre et de Tarmée , et eonciut m J^oidre du jour sur le rappel à l'ordre.
Xè tumulte r^gne dam Tasse mbli:c- M. Demarçaj demand(^ le rappel
k. Vordre de M* d^ la iJourdonnaye. M, le fiarde des «ceanx pr^aia Ji
parolt- Le cul nie rehait un iijf.m^'nj;* L'orateur sîçnalc les discounrded
corypliées de Toppo^ilion cominc tendait à ^ouI(i\cr les cisprii;. Plu-
.•,.,..•■ ^^ ' j^y -. ^ -, ■ ....-■
^i^un iôaéihbrés de'la gaeçliç veulent parler^ ,Tif. I^ gârd^ ie$ «c.caiux iri-
jbpnd Vvéç çlignijé <5Mé fp clame ui^ pe '^peuvent Tin timicVerl' Oui,
ait-il, les discoùb brononcçs, l'été «lérqier, k cette tribune, mu»-
bloîent caréner larevolie/^ujourd'lbii,/ on .s^adresse^a rarmee«. 11 ré-
'tonn/e 4e cette n,cence par laquelle la chambre deyiendroit jo^ asile
pour Tes provocateurs. 'En terminant, M, le gâi'de des sceaux, dit ^u il
f *oppose au rappel à Tordre de M* de la Bourdonnave , et demande c«-
Jfui.qes pTStXemi qui se sont livi^s,^ des assertions rëph^hensib(^s.,
'■ tk ïàïi^i'èVd&\^t\ii^ déljàld sAcèdëàeànZîsbohrs ^de M/ le ganté de^
4ce!stvnu MM. de <îii«ardin et GasÂnir- i^éfrier essaient de i-ep^ûdre^âli
Inh^istin^^' M^ le. gardç deracçaux répl^tj^c^Qt explique sa conduite pas^
t^jB< |l a f»u)our^ ^cUné pour le partjLde la modération; Jnais jl nsiUr-
jfôit pas' cru que ceux pour tésquels il s^ést compromis voulussent^ tqii^^
nér' éont^e iul-méine ce Wil jTvoIt dit pour cûx.'EnBn'la clôture èii
ttise^s^x' V6ÎX eé bfdôUiiée. Lia ^dfciijàilde du rappel a Tordre de M, de
U'iô^ïdOh'»3iyéG esttHjèlée. MM. £.aveaurxet'B. Constant tbnr^nâùiïê
raj^p^léscà Tôrdiîè. M.'de Co^celléa! j'écrie irueTott a aussi .demandé' Ib
]r^ppdl'à Tocd^Fe^de M, le garde des sceaux. MM. Pardessus et Cputypi-
si.eir s élèvent conWe cette dèmamte, ÔW. revient à Ja TO^i^ipn , dojii fe
rénvbi -, i^ioposé par la commiitfl^ , est adopté à Tunanûàité. ,
^On ref tend la (lélibéràèîÔA 'sàt lés 'articles; du pf&jét de Toi, M. %
:|loti tille' prôpi>setài âiifendëitrir«firà Partiele 3^ i«l)itif aax'ârindUés.'Cdt
$r(>)el? îielôi. . .
S, «iSfe^adi'/la réd(àtt&>n i^ii'ptoeès-'^rértlil'lde là vaille* èit aidopiéc ârâii»
«|iaQil^Div.^'le>pTésid«int «ftitllè^ àc^i ^QUen;
f^^f^t 4e, la: pmmiM/Pa 4* «Vrw^Hluni* prè^.l^ ç4i«?yl|5^<^r(i»»g^
leut^ par laqjelie la, cpiùmission denjiaiide à présenter '«on- rappoi^t
4inîiuelie'24;.^^^^ ^^™^''^^^^^^'^^^^' ....
' M. ^•inféfldeùt'inet'auxyôixirarticlte'4 do.brdjet de loi sir^là rc-
^ëttafblitâanèès de/liqiiidàtlon, 'qiii'«H^d6i]^té.^Un àiitèndè^éiit tic
tf .. ;Cââiiniê^PerTitr esfc .c«ab^ttulpàr M; le ministre des finimee^.
jst*^îidôpté'pàr.^i7 yoixcfdntre ti^.
^ii.^le' inteiftre Vie {"intérieur expd^e les' JDtotîft <Ftth prb jet de' ILi' '^l%.
Isiif^à U:-nou\<âlc or^anisuâon ntintcipale/j^oos' ferons coûiiottrcj^tk
tard /:e; projet q^^ laisse^ p.omoiG^|yar le nass/é^ la^nominatiiiii) des ifioires
.étjles^adiofqjtà ^u Roi ^jkt âu^prélet ^ Tldée.de faijre^cpnèourir à la cpm-
posIti^B des conseils tniînicipaux, non-^ùïement le^pîus imposéjt',
iliâis^encorë fés syndics^ tïès éorporaf ions dcs^ arts et ^étier^ , fexcite ' lïe
'vi^Ièntèè réi^lamaiiolis du'<:dté gauche. PlâsiëUf^ioiembrcs delà gàucR>
«'icci«ntiqu&;dVst>derarJat6crad« toute ;pûre.:Oh accueille plus taVorû-
IMement la ^proposition tjp faire figurer le^ cheya%rs de^Salnt-^Qitîs'.ct
c«ux de la Légtoa'^Voniiâîrpanai le? iiotâblès dés coBUttune?. M. h
(64) . \^i^'
ministre de riutérieur lit ensuite le projet de loi. M. Sjébaiiîanl soi»
posc'à ce qu'il soit imprimé , attendu que le département de la ChrÉi
IL éti^ omis dans le projet. ^LHmpression , mise aux voix , malgré les et
forts de quelques me mln-es du coté gauche , e«t ordonnée à la pi^squ^
unanimité. La ch.'tmbre se forme ensuite eh comité secret, pour entendre
la lectâre do deux propositionr^ et fixer le jour de leur déTeléppement.^
M. Marçhelli , archevêque d'Ancyrc , et auteur de la (yi''
tique de VHisioite et des Discours de Fleury, a donné une troi-
sième édition de cet oifvrag^e \ Rome , i#2o, a vol. «•'-S'. ,«l y
a fait des additions importantes. Il s'est servi entr^atitres det
jintrdoles sur rassemblée de i68â , par l'abbé Fl^ry, que
feu M. Eiiierj a insérées dans s^$ Noux^eaus^ Opuscules dç
Fleiiry, Le prélat ci(e aussi ces Anecdotes, que dom Maur
Taluccî, religieux du Motit-OHvet , avoit déjà fait connoUre
en Ilalfe y en les faisant' imprimer à la suite <fe son Z>/^coiM
analytique sûr l'autorité du saint jSiége. M^ Marchetti y joint
des notes relatives aux faits dont parle Flfury, et tire avun*
tage des révéUtioosde Thislorien. Seulement le savant prélat
se trompe en supposant que Fénélon étoit à la cour en 1682,
et qu'on eût dû l'appeler aux ilélibératioos sur les quatre ar-*
ticles. Fénélon, alors âgé seulement de 3i ans, étoit encore
peu connu , n'étoit point évéque, et ne pouvoit prendre part
aux dljélibérati^s dé l'asi^u^bléf^ ^ puifuu'il.n'eit éU^.pûi||i
jKefiÉbre« Il ae fat nommé" précepteur ou dac de ^^fOgn^^^BMi
qu'en t6%, et arcbeyfêqi:^ qu'en 1695, A cette erreur pris ,
ces additions sont dignes de l'ouvrage principal. L'auteur ircnt
bien s'y servir de quelques-unes des remarques que BOtiif
avions présentées sur son ouvrage , dans les deux arliclea qiie
jious y consacrâmes , tome XXII , pages s4r ^^ ^^* ^ nc'vc
a<]^esse nriénie à ce sujet de% choses beaucoup trop flatteusea'i
et nous n'accentons de ces é'^^ges que 'ce qu'il a la bonté de
dire de notre aésir d'élre utile. II est tfës-vrâi que c'est îà 1^
but de nos efforts, et il nous est fort agréable de voir que Wm
veuille bien nous rendre, à Roine, la Justice d'en étre|iev<^
suadé. Nous joignons avec pfâisir le sufiragede M. Marcnettt
à ceux qui nous sont parvenus d'Italie, et nous le prions
d'agréer nos lemercimens pour l'envoi qu'il nous a fait de la
nouvelle édition de sa Ctitique, Cet ouvrage nous est par-
. .venu , il y a déjà lor^g-temps y et l'abondance seule de» :
tières nous â empêché dVn '^parler plulèC.
(Hfercredt aS/éyrief tta't.f^
Sur VAlniên^ch du Clergé de France pQi^r i^a^pi^t
M. ChâtUIen (i). \ .
M/Cliâtillôn avoit publié, en i8ao, €t lorsque Tan-
née étoit déjà avancée, un Àlmanach du Clergé, don^
nous rendîmes compfe dans notre ti**. 6i5. C'étoit la
première fois ^u'il mettoit au ^ur un jrecueil de ce
genire , et*iiious jfr remairquâmes des lacunes et des er-
reurs, auxquelles Tauteur a Jirîs soin de remédier. S#
déférence poto les observations qui lui ont été fait^
honore sa modestie, et prouve qu'il n'avoit, comme nou4
Tavions pensé, d'autre désîf que celui d'être utile^. fl.%
rectifia le tableau d:e la cour de Rome ; il donne sur cba«
cun 4^ nos évéques À^s i^dicaUpus plus précises, pré«
sente Tétai; des chapitres^ celui des séminaires, etspé-
çifiç. n^ékie le nlu^ aouvent le nombre des élèves qui
étudiant dans les grands et les petits séminaijres. L^au-
teur n'a pas cn^ oevçir ^répéter cette fois les noms de
toâsles ecGlèaiastiquespl<^,Ç.éj5 '^^^ '''^^ succursales 3 cetia
listéTauroit conduit à f^irean volume aussi ^os quf
l'année
î pour le reste à
Vji,lm0fiach Ae x^iàO'^ mais il a marqué tous /lés curé*
de^dnte>n.
L'autre ur avoit offert, dans Yyilntanafih précèdent^
^n tableau des congélations rdigieoses dans le'royaiM-
^e \ ^ci il a comm^nco à donner u4 état des étabusse^
{ i ) ^ vdl. ifw:» ; ^« , ^ fr. 5o c. et 4 fr. ad <*. I^aoc de port. A IPaii^
fhfiz Qn^i ; **t efeï A«ir, L» dorie ,' au bureaa ^« Qt •j<m4Vb/^.
(66.)
itkens de piété et des congrégations dans chaque dio-
eèse. C'est une très-beureuse idée, et une addition de.
ce genre ne peut être qu'honorable pour la religion,
et intéressante pour, le lecteur. Mais il paroît que
M/Châtilloli n'a pu se procurer encore tous les ren-
seignemens qu'il auf oit souhaités. H compte à Paris, ou
dans le diocèse, soixante-une maisons de religieuses, et
quinze cents trente-six filles vouées à Tinstruction, à la
prière et au service des malades. Les diocèses qui of-
frent le plus de détails, après celui de Paris, sont ceux
de La Rochelle et de Valence. Le premier, outre plu-^
sieurs établissemens détachés, possède deux chefs-lieux
dé congrégations y savoir, la maison des Sœurs de la
Sagesse, à Saint-Laurent sur Sèvres, et la maison des
Sœurs de Chavagnes, qui ont déjà vingt-deux étahlis-
seinéns dans l'ouest. Kous avons fait cohnoUre, il y à
quelque^ années, ces deux congrégations, dont là der-
nière ne date que de i8o5, et est due en grande partie
au zèle de M. Févêque actuel de La Rochelle. La npw
ticé sur le diocèse de Valence n^est pas rédigée ayèé
moins de soin j elle présente une maison de mission-
naires diocésains, ui^ inon^stèrjé de.Tr^]pi§i^^^
ffuebelle^ et quarante-deux maisons de religieuses pour
le soin des malades, ou rinstructîon des ^^^fânsi on^
^ entre djstns quelques détails sur chacun de ces établis*
Siemens. Ces notions forment, à mes y eut, la partie là
plus cuiiieuse de cet Atmanacïi,
Lés aiîtres diocèses sur lesquels On trouve des i-eti-
^eignemens^ relativement aux congrégations du même
f[enre^ sont Besancon , Cahors, Limoges, Nancï,,0r7
éans. Rennes, etc. Toutefois quelques-uns de ces dio-
cèses ne présentent encore qu^un état incomplet j îï
faut en excepter Nanci. Ce diocèse est peut-être le
.plus riche en. établisseuLens de ce genre ^ la notice les
y fait monter à quatre cent vingt. Deux congrégations >
I^ne de Soeurs Hos|^italières dites de Saint-- Cliarles,.
1 autre de {jœuts de la Doctrine chtétieiine^ ou Soéuri
VatelWtes , du nom de leur premier fondateur, oni
leur cheMieu à Naiici , d'où elles se répandent dans
les pays voisins. Les Soeurs de Saint-Charles ont (}ua->
rante*- quatre étabUisemens , et le$ Sœurs Vatelôttes
cent quatte-vîngt. Une autre association dans le genre
de cette dernière, et qui se consacre aussi à Tihstrùc-
tîori des enfans, est la congrégation de la Providence^*
dont le €îlief4îeu est à Por^ieux j nous Tavons fait con--
noître il y a quelque temps.
M. Châtillon cite aussi les diocèses Oi\ l*oii à étaliH
des sociétés de prêtres auxiliaires ^ autorisées par une
ordonnancé du a5 août 18*9, pour visiter les paroisses,
de campagne dépourviies de secours. Ces diocèàes soné
ceux d Amiens, d'Angoulême, de Besançon , de Bor-*
^eàux, de Bourges, de Clermoni, de Digne, de Li-*
muges, de Meaux^ . dis Montpellier , de Poitiers, de
La Rochelle, de Saînt-Flour, de Toulouse, deTours^
dé Trdyes, etc. Il y à eh outre d*auti^es dioèéses qui
âvoîent déjà formé des établlssemeh^ de missionnaire^
à ^eù prés sur le même pied j et daiis dVûtres diocèses
<>iï'*'OcctijJè dé préj)al*ér leS élémèns de ces sortes ^'as-
sociàtions. Aîïisi la plupart des diocèses jouiront bien-'
tôt i'un «lecoiirs que l'accï'oissemeht progressif des
Vacàtnces des cuï^ès tend de jour en jour plus hécéç-*
Aaîres^
Eh apiflaudissalit suit soins dlé M. Ôiiâtîllon poui*
{)erfectionner son travail, n(ms sommes conduits à dire
un mot d'une entreprise dû même genre, qui a été an-*
honcée soui ce titre : Altnanclch ecclésiastique à tusàgè
du clergé et des personnes pièuies^ par Vabbé Gif, . , Plùf
sieurs personnes ôiit pensé que ces initiales n'étoîeiit lii
que pourprévenir favorablement le lecteur, et qu aucuii
prêtre n'a coopéré à ce travail , qui d'ailleurs n'a pà»-
dû coûter beaucoup depeine. Oh à copié littértletnént
d« XAlmanach <te AI/ GhâtiUon, de 1826, tes arikh^
cm.)
Au ç^rg^ àe Pftritf de la ffrànde^aumônei^ie, deg mig-^
lions, du SacFé -Collège 9 du gouyenieinent twporet
du clergé, etc. Il vésulic decettp û^aHSciiptiûn sçi^îlè
des erreurs assez graves, puisque ce cjue l'on publie
ainsi ci^ ^8:^1 se trouve nofii^^ir que 1» situation du
i^lergé en 1819. Ainsi on ne fait menti o^ d'auwn de$
changemens survei^us dans le corps épiscopal* C.ç%
jàlmanach de l'àbbé Gir.,. ne cl)ntient d ailieui-s yiiçn
èuT Tétat des diocèses, et, après ti-ente ou quarante
pa^ès de renseignemeiïs pris dans Touvrage de JM. Châ-
tillon, viennent des passage! extraits de divers otatenvs
ou écrivains. On ne pouvoit faire un voluute à nioiuâ
de frais j etrauteui:,^ quel qu'il soit, nVpas à se r^-*
prQcher d*y avpir trop mî^ du sien.
Paris. Il s'est tenu, le jeudi j 5 février, ^ns utte mai-
ion particulière une assemblée de charHé em faveur 4q
l'œuvre établie autrefois par M"*, de Çarcado poiïr le;»
%nfân3 éélaissés. Une ^entaine^ de i5«Venfai^y étûiéatU
réunis avec un assez grand npmjbre de daqierqui s^ii>^
léressent à cette oeuvre, et qui la sQUtienneat p^r leur^
èoin's ou par leurs largesses. M. Tèvêque de Luçou a
prononcé ihi discours oiVil a fait Sentir aux enfansles
xnotifs qui devqiéiit les porter J^. la «pratique delà vertu
et les él^îffiier dé tout ce qui y ert cootraire. 5ttr l^ ûr^
dé son exnprtatîoEi, il a ?idj^e^3^ la pa^olç auaç danj^çs-,
et, eut louant leur zèje , il lti§ % engagées à. cQUti^ue?
d'honorer la religion p^y leur cbaritié „ fit de ^eci^urir
les. pauvres av«eç aydeur, Ce discours. d*uu prélat disf
tingué pa^^ sa pi^tç e.t 9j^§ t^em^^, été suivi à unequêtç
i>ourles enÊ^n&, , . * v
>-.Le diçiaj^i^k^ i%x Mi lV«bevéqu« d« Bordeaux
Installa Us F^éff^s 4es E^ml^ çMti^i^^ à Blàye^ tn
^résemce Ak& aatOTJiéâ et d'iui gîâM eomeâlili àéfni
pic. Après nfclv célébré la meise à Téglise priacipàle^
^t coiitii^uô pifès 4e cinq c«nts per^niMa de tout ft|;e|
lie prélat se irt^ndU proc^ssioûnelkment à l'étole, éa
un des en&ns lui adressa aft petit dMOu^^y aa<|adl
M^'. répondît met beitmcoiip m l;o2iJ^% U^ëlkita lu
viUe âe tdayc d un étabîitfsetoeut dont^Ile ressent déj&
Je&^JbidureuiL dSstB^ fi n'y a pas d«UX m<>i6 fpie les é^^les
^Àt ourerte^ ^ et déjà en y compte ce^t tliei^tc->cm^
ciifans.qiii se.di<;tiûgu0nt par leur bonne conduite et
leurs .progrès. Le bien â.e petit que «^accJ-oîtM encore^
et c'est poiirJes faabitans de Bluye une nouvdle occfl^
sion de bénir la généronlé de uo^ Princes et Priaocssêi,
c^uî ont donné iii^ino francs p^tf cet établissement^
i^« Â. B. Monsieur dn»èci%e vOLuhf t*éâliset eft cette oo-
■Casion ce que »cm augnate ûh avoit praiâ»» avant l'ftt^
tentât d'il y a un aii. M. fardtciéquê y a {ôiatfi^
.de^t^oofr. Des peraonneâ pieuaê€ côit fi09t2*tlHiii A Ta*
meablemej^t^ et M, le maire adételmlné la ville à b^
cWg^r de l'enAtetien Aei troU Fvives. Cet établiasa**
^%R^^^»\%a ^A>i§rft*iièWi»*^^^ a^to^ <«»Ç» ^**|
un esj>rit difl5ér<»t , , €* qui iaa pu «e aojjtejttir. Eu ithf
^^^nant de i^jre^ M« Vweh^éqme a î^atall^^ cantine
curé de première cliiaje^ M. If «itré de Panillacn ijptt
reçut il vçc ta^t de dé^atteHaewl MAtitAMB ^ es 1:8 1 54
>^ Ltt nlle 4e M6iitei«eâ«t vfetti d'^ffr ttft XLtntvêi
exemple de la puisaattce de la pa»ll@ «da iHé^ji et en
la grâce que Diea àtta^s^ àut i&ia6Îon#. L«a «tuié-
«iàMiqûes attachés oâtniiie mis^ientictit^e^ ait diacê«<e d^
-Mcau«, «ppdés À Mentej^artt pa^ k* îe^tatt^es dm. ùmjè
etdunittàiede ia n^ilie^ y àtti^4^mi U si» ékeemSbtà
dernlÉi^r Ddui ii9B qttloiie ptefikiefc^ \é«t$ l^âuditôil^fdt
jpea nontbrenxy soif à ca«f«e dé k l4g«èur dor &*é(d ^ léit
peujt^re «at attite 4« qa^ured p^dfetitîcnia^ Aais p^ti
'Apfèê Vé^im^ quaiq«e ttèfr^^à^de^ éufil à peto« 4
Uffluettoe 4e^ àdélea. S fallut ^(^i^ atti^ é«e#d^é«»^^
)a missldli 'mi'^cftieeliisme^ qui se faîsoit à cinq k«UTe«
4u matin y pour les adultes qui n avoient pas fait leur
Ïremièpc communion. Ce catéchisme étoit fort suivi.
\n Mahométan a été baptisé j un protestant a fait
labjuration , unie vingtaine de mariages ont été bénis,
tenviroD soixante personnes au-dessus de i8 ans ont
fait leur première lîomnmnion ^ et Ton évalue a onze
cents le nombre dies fidèles qui ont pris part aux deux
communions général es, du %^ janvier et du 1 1 février.
X]e dernier jour s'est faite la plantation de }a croix.
JM* Boujard, vicaire<;gé|[iéral de la congrégation de la mi&-
6ion> étoit venu de Paris pour présider à la cérémonie,
et a officié au milieu d'un concours in^mense. Le lende-
main, )a mission fut close par un discours des mission-
mires , auxquels toute la population a témoigné sa te,^
Gonnoissance parles regrets les plus vifs de leur départ,
fet par les vœuii; )es p}u^ unapinies.
" • — On sait que la dévotion au Sacré-Cœur a été rét
'pandue principalement par le zèle et la piété d'une
•Vertueuse fille de l'ordre de la Visitation, Margueritcr
'Marie, ^orte^à Paraj le Monial; en Bonrg<3giiey l€^' 1 7
'Octobre 1690, Nous avons donrjé, dans nos précédèn«
volumes, quelques détails sur cette religieuse ^jet sur
Ja dévotion à laquelle elle portoît tant d'intérêt. M. Lan-
guet, archevêque de Sens, dans la vie de cette fille qu'il
a publiée, lui attribue de« faveurs surnaturelles, et sa
mémoire s'est conservée avec vépération à Paray. M. de
-Vichy, évêque d'Autup, vient de former le projet d« r^ï
tablir Je n^onastère de la Visitation où Marguerite-
Marie vécut, et d'où elle a propagé la dévotion au
Sacré-Coaur. Il propose à cet effet Une souscription, et,
dans une circulaire adres&ée è son clei*gé, il expose
les motifs qui doivent exciter la piété des fidèles.. Il
reste encore â Paray d'anciennes religieuses de la Vir
litâtion qui continuent à rendre service en se livrant à
l'f^ducation j on leur procureroit un local plus com.-r
( 70 ^
.4incde9 etou relèveroitie berceau d'iuae dévatioii ch«re
â la piété. Les vues du prélat sont dignes d'être secon-
dées au dehors comme au dedans de son diocèse:
— Nous avons rer.u la pièce suivante dans U fQrnae
la pliis authentique ; elle a été dressée en présence àe
notaire et de plusieurs témoins , ' est elle est revêtue de
leurs signatures , et certifiée conforme à Toriginal :
« Moi, Martin Bayen , après avoir afflige l^Eelise ', et scan-
dalisé mes JTrëfes.y par trenlé années dis persévérance 'dan«
l'erreur , je déclare que je rçtraçte ^volontairement et libre-
ment le serment que j'ai eu le malheur de prêter 4 la .consti-
tution civile du clergé; je reconnois que cette constitution,
"formée sur des principes hérétiques, est elle-même. infectée
d'hérésies dans plusieurs points , sacrilège .et schismatiquè
^dans d'autres ; j'abjure toutes les erreurs qu'elle renferme,
me soumettant d'esprit et de cœur, et sans restriction au-
cune, au jugement qu'en à porté le saint Siège y et qu'ont ac«
cepté les évêques légitimés de France.
» Je confesse que le sacerdoce «st indélébile , et reconnois ,
en gémissant, m'être rendu coupable d'apostasie, en livrant
mes lettre» de prêtrise , et m'ingérant , par suite de cet acte
' p^^nineW^dana 4!!e^ercY5e dfe, fonctions étriinçeres à l'ordre
• sacerdotal/ Pénétré du sentiment de' la plus vive douleur, je
publie hautement ces griefs , et tous autres qui vAé seroiekit
'impiitables devant' Dieu et devant les hommes , et , loin de
chercher à les excuser ou à les atténuer , je remercie Dieu de
la grâce qu'il daigne me faire de les reconnoilre , de m'éa
repentir, de m*en humilier, et de recourir avec confiance à
'sa miséricorde.
>i^ A Dieu lie plaise cependant que je me fasse illusion slur
la nature' et Ténarmité de mes fautes. Placé aux portes de
l'éternité, c'est maintenant que je vois coiîibien grièvement
j'ai péché contre le Seigneur et son Christ, pour n'avoir pas
voulu écouter la voix des premiers pasteurs unis' au chef de
, l'Eglise; Au liôu de porter les fidèles par ma docilité à marcher
sous leur houlette , j'ai donné l'exemple de la défection et dç
la révolte. Puissent-ils me' pardonner ces scandales, et m'ai-
der, par leu>s prières et leurs bonnes œuvres, à les lavev
dans les larme» de la pénitence î
( n y
» AuMÎ jiress^ au âisir tfae du besdia d'^effsear, s'il éldte
^possible, Jusqu'au sbtivenir d^ («nt de fautes et d'erreurs, jt
promets obéissance fîKale au Pontîfe roiBaîp,, et à Mr^. d'A^
tros, mon cvéqiie ; je te sup|)Jie de me recevoir à pénitence^
et de donner à mon r^enttr et à ine< regrets toute la publi-
cite qu'il Jugera convenable ; protesfànt de me sooinetfre i
f^Wè 5li{isfàction qu'il lui plaira de iti'ttnpeq^r, si Dieu mi
conserve la vie pour expier mes fautes. Ainsi I>tei:i Jme soii
cin aide et les saints Évangiles »^
Cette pièeey^|me« neru^ avons été fcvcéà id*abvégôr xiUy
wit , est datée de TtTàkey p^m^se de SâititJean lè
Viéia* , prés Saîitt^Jeàn Pîed clé VtfH , le iii janviei'
[de
Port, Le clergé de. ç^ pays se félicite. d^ivliïcmen.tdUi
iretoulc! jStiiï^ homme qui étoit aimé pouy ses (fualitéj
personnelles.
NOUVELLES >QEi*iTiQIJES^
Paw«^.,A. ift.MAMME, dticheise é'AJ»«oi4ft«e, a-ac-
COF^é utl;,6ecours de loO^fr. aux malheureirtPS vîclinie^ 3e
l^ël^oulcment d'une maison à Port-Sainle-Mariei
-T- Lè ^.3, S. A. R. Madame, duchcwe d'Angouléme, •
présidé rassemblée des Dames de la î^ateriiilé, dans ses ap-
parlcmcns.
— 1-e aS, M. Augusie Lcnloenne et Àl"**, Demarie ont
présenté a S, A. R^ M"«. la duchesse de Berri le magnifique
couvre-pied que la ville de Bordeaux offre h son jeune duo.
Ij'auguste Princesse a reçu ce présent avec bonté, et à re^
pondu, qu'elle portoît les habdans de Bordeaux dans son
c<3eur , et que tout çc qui viendroil d'eux luji seroit exlrême*
iXjLenlcner.
r— Sur la. démission de MM. Ravez et Jacquinotde Pam-!
pelune» M. de Peyronnel, procureur-général à I» cour royale
de Rouen * est cïiargq de remplir les fonctions de procureur-
général près la cour des pairs. MM. de "Valiinesnil fils, Mar5
et Gossin , seront ses substituts.
" i— M. ^e l*éyro«?het < procun^uf-géneraf prè» la cotir royaU
ée Doiii*jges , est appelé h rèmpiir les mêmes foilctions a Rouan.
M. Bernard , premier puésiaoïit de la cour royale de Limoeas*
futhéj eh la m^me qualité y h Poitiers. M. Mangîn* cher de
«Kviaron civile au ratnislèi^ de la justice , elt nommé proeu^
iSeui^-génér») près la cour royale de Poitiers. M. Mousoier-r
Bntsson ^ vbemWé tle la ciia*ktti>re des députés , est nommé
]^rocureur- général près la conr fôyala, de fiotirges. M. de
Gau)a>y président de chaïubrc en la cour royale de Pau, est:
iioiDi^aé DTcmâer président d^. celle de Limûges > et MM. Me&-
tadiçr, cîépuié, H C^sdum^ sont noqimés, ie nreniier, pré*
. aident ée cltambre; le second , ayocat-^général en la mêm^
cour.
— M. de Snteàu , s6us-pr^efct de Forcalquier , passe a la
aous-préfecture de $eaane, en remplacement de M. Perret.
■' — Le Roi a accordé ^.e^nt ircnfc-six brevets d'honneur à au-
tant de braves anciens militaires et autres personiMS auî ont
donné des. preuves de conrage, de dévouement et ie ndélité
ddiïs les àrméeÊ f oy aies de l^uest.
--Le 21 février, la cour des pairs avoit déclaré qu'il n*y
nvott lijBu à suivre cotï Ire Jacques- Françoijs Cordicr , sous-
)iéut(ït)ant a là première légion dé Ta Seine.
<. vrrLeAfiti'Uu mQtia,-'Oii»a.aWètévdiNis lebèis de Boulogne/»
U9 moment ;kvani te pas^ase do Ai?'. Je duc d'An^uIême^»
un soldat du 6»^ régiment de la ^rde rojale, qui poussoît
d|^ cris séditieux et vomissait iïe$ imprécations effroyables.
On croit q.ue ce soldat éloit dans un état complet d'ivresse. Il
a été remîa édtre les mains de la justice,
— ^ M.- B. Constant s'étant pl»mt, darts la Courrier /ran^
'ÇOM p de oe que le ministèi^e publie Ta fait cfter' inconsiitu*-
tionneUement ^ comme téinoih > d»iis raff<)ire de Tcxplosion
des Tuileries ,• pour V interpeller sur ce quil av.oU iUt à la
chancre rclotti^cment aux auteurs de cette explosion i M. Bel-
lart y procfireur-général près la cour royale de Paris, déclare
que, d'après ce que M. B. Constant a dit à la tribune, le mi-
nistère public a été dans la nécessité de l'appeler, non pour
rin(<?i*pi»nèr , là justice se ^arde bien dé ^demander aux té-
moins leur opinion , mais pour lui demander deà faits. « De
pluï, ajoure M. Belfart, ce n-est pas à la chambre des dépu-
tés que Ton peut entendre M. B. Consldiit;' des inslrttC tion^
(74>
criminelles fie se font pas à la tribune; le ministëra public
les suit devant le juge commis par la loi à cet effet. C'est de«
vant ce juge qu'il appelle M, B. Constant. Cet honorable
lùembre coinparoltra donc devant ce juge , et c'est prëcisé-
nient parce qu'il est député qu'il j comparoîtra plus voloa—
tiers quand if y aura refléchi. Les députés dignes de l'être
savent qu'ils doivent auii autres citoyens l'exemple d'un fes^
pect religieux pour les lots de leur pays »,
— La société des sculpteurs-marbriers, réunie k plusieurs
antres sociétés de seconds mutuels, a fait célébrer le 26, ea
,1'église de Saint-Méry, un service funèbre pour le repos de
l'anie de M6^ le duc de Berri. Le même jour, les fbrts de la
IJalle ont fait célébrer, dans Jl'égUse Saint-Lcu, un Service &
la même iu téntion.
— M. BaouURochette , membre de l'Académie des Inscrîn-
lions et Belles-Lettres, a donné sa démission de membre ae
!a comnïtssion de la censure.
— S. A. R. M""*, la duchesse de Berri a fait Tacquisit^oii
d!oï\ tableau exposé aux IVfenuS-Plaisirs du Roi, représen*
tant des enfans d'une école de Frëres entrant dans une église.
— M. Guillié, directeur, inslituteur et médecin de la mai*
son des Aveugles - Travailltiiirs , rue Saint- 'V icfor , ayant
'^omié sa êéxniésiçny M. Pip;nie'r, docteur en médecine, *#*^^
«omnié à sa place, et a été installé dans la. mai^n 1^ ^à^-
meâi 34» ^^ choix d'un homme si estimable est iin bienfait
pour rétablissement. M. Pignier étoit digne, par ses cout-
lîoissances, ses qualités et ses principes, de diriger cette ins-
titution, et le zèle dont il a fait preuve dans l'administra-
tion de )« maison du Refuge des jeunes prisonniers annonce
assez tout le bien qu'il est capable de faire dans l'exercice
des fonctions qui viennent de lui être confiées.
— Une comète, découverte à Paris , le 21 j.anvier dernier,
par IVL Nifîollet, se voit ma^ntcYiant a l'œil nu. On peut la voî.r
depuis six heures du sorr jusqu^à sept heures et demie; elle
est à l'occident, dans la constellation de Pé'gase.
— M.Naudet, membre de l'Aci^démie des Inscriptions
et Belles-Lettres , a été désigné par cette Académie et par
le collège de France pour remplacer M. Tissotdans la chair?
de ppés^ latine.
(75)
' -— - Les habilaos de Perray (Seine et Oise) ont fait élever
dans leur église on monument à la mémoire de S. A. R
.Ms''. le du£ de Berri. Le jâ, ce. monument a été béni pa^
M. le. curé de Perray, en présence du {>réfetdu dépariemcnt
■ei des autorités locales.. Celte cérémonie a été terminée par
june distribiUion ^e pj^dn aux pauvres de Perray et de YieiUe-
■£gliste«
— Le i3 de ce mois /un violent incenêle a éclaté dans la
commune d'HeuMl^y (Côte-d'Or). hes habitations, meubles et
';efièts de cinquante^eux ménages ont été Ja proiedes flammes.
•<— Le conseiil municipal de là paroisse de Oa mas- auxr Bois
.jB voté, une somme, de 37^ ^r. sur les revenns de la commune
pour le rétablissement dé trois croix en pierre , qui. ont été
détruites pendant la révolution.
4 •«- La chambre des mises en accusation de la cour de Riom
s^est déclarée compétente dans l'affaire de k conspiration de
•l'est, et a décidé qu'il y ayoit lieu à accusation contre i]ua«-
• lorze prévenus, pa^'mi lesquels on remarque le nommé Plan*
iseaux, colonel en retraite, La connoissance de cette affaim
fBt attribuée à la cour d'assises du Puj-de-D6me.
: rr- Dans la nuit du 1 1 de ;ce,inois ^ des voleursrse sont in-
^tr(^uitfi»^à,raidç d'effv^tion,, dans^ime é^se de ]^ ville du
, Puy-en-Vélisy? f^t y ont enlevé tin sojei), deux calices eiJlp$
reliquaires. Op n'a pas encore découvert les. autours de .ce
vol sacrilège.
•r- La cour d'assises de -Biom a condamné à douze ans de
travaux forcés un chaudronnier • de Glermont, âgé de 19,
ans, qui, pendant la nuit du 2 au 3 novembre dernier, dé->
* roba les vases sacrés de l'église paroissiale d'Ambert, après
iavoir profané les saintes hosties, . •
— II paroîl que la révolution de Portugal ne doit le céder
Jni en zèle ni en activité à ses devancières. Les ipotions libé-
rales se succèdent rapidement aux cortês de Lisbonne. Les
■plus remarquables sont celles qui ont 'pour but d'élablir la'
liberté de la i^resïe, de défendre qu'il ne soit nommé aux bé-
néfices cccrcsiastifjucs et aux t:ouimanderies militaires, d'a-
f)61ir rinquisilion ei les ^ibuls dits honteux, et d'organiser 1^
(76)
milice nationale. D^jà les dortè» oui é^ctéié la crëâtrâfl d'une
coinmissian de salut public '
^— I.CJ goovf rfî«»mênt ftulncbien a publié une drclarrtttan
vjelativrtnent'auT^ mesures prises pbttr relâbhV le bnh ordre
dans le rovanine de* D<«<ix ^ Sidies. On voit dao» teric picrtfe
'Officiellp cjue Ifs. ^itverains allies détliirèrenl âu roi de Na*-
ples, à so!i arrivée à Laybach , qu'ils étoient fernnîirïent ré-
solus do rC' pas laisser s«bsij»ler un i ëginie qu'une faction avoit
imposé, ou rojaiiraê (les Deiix-Sidlcs, par les moyens Tes pîiis
criminels. En finissant, la déclaration porte ti»xtuel!ejiieal
oue, dans reiisemblé des traOsaciions qui vieOnojit d^avôir
lieu, les inonarcpies aDiés n'oni eu en vt>e que \e salut des
£lats qu'ils «ont ap^Telês à gouverner, et' le tepm du iVMkvdt.
C'est i^. tout le secret de letir )ioK tiqué. ' [
— F_.e gouvernement papaî a fait paroître une décïaratîoii
dont l'objet est de l'assurer les esprits sih* le bot de l'expé-
dilion mâitairc qui se prépare contre le rofouttie de rtaplê».
Le souverain POnlt.fe a ordonné aOK atUorités civiles et mifi»-
laires de ses Etats de reg.irder comme atiues les tpotipes ré-
gulières étrangères qi«i travei9er<yieht l<% Etat* fonlibcaiis.:
*T i^ prince régent de Naples a fait publier une lettre
-f«e loi écrit le roi ^n \>ttti^ et dait» lafiuelle il lui ànirooce
Me les |«irverlrjiis alités sont 1rré%Car)lein«nt i^^tHHK'tik
foiM tolérer l'état do clioses àcriie* a Nonles. On ne sait pas
encore q<ielle sensation cette pièce e produite.
€tIA]tf«R£ DES I^AlRS.
Le 24, la chattibre reçoit le sermeiit de M. le marqnû de Rivière,
li qui des fonction diplomatiques D'a%'oicnt pas encore pcrraH de
prendre séance. M. le ministre de I iijtériciir soumet ii T at't'ftibït e
quatre pfttitvprojets adoptes pars la clwmbi'C des députes. La cbambrc
en ordonne Fimpression et le renvoi dans ks bureaux. M. le mmistte
des finances eommnniqrïe k la cbatabre le projet de f^i relatif au rcnfc^
boorsetucnt doptefnfereioquièmfr àei reconnoissànces de îiquidatioi*.
Ce ptojct *era naprinié , et renvoyé à Texamen des bureaux. M. le
eottite d'OrviHiers i«ftt un rapport au nom du comité des pcHitiOM.
IVcux pétitionx collectives ont été écartées par l'ordre du pur. La ^ '
chambre a ensuite procédé au- re^ouvctiemcnt des bureaux et do co^
mité dûs pétitions > et s'est ajournée au 27.
( 77 ^
CninSHE DES DEPCTEi;
Le â3 , on ouvre h âîmvission sur le projçl: de loi relatif à la citcoi^
scription des arrondissemens ^lectcxrau\. M. Bijgiion demai>d(> le rp)et
total de ce projet, afin de forcer, Jit-il, les ministres à subsf ifucr uni^
loi fixe et ourable à la loi actuelle des élections. Il parle <>nsuite sn?
lés loi» 4'exeeption , mt la litjiefté Irfditidurlle, sar la liberté de h
presse , sur celle des diactHsions «le la ekambre. M. le pfésident torît^
rotateur à se renfermer dans la question. M. Bignon eontiotip sur H
même ton. Il se plaint que Pon ëtouflTe les discns/ioi^s^ qw Ton viole la
CSiarte. Cris à forérè^ et interruption prolongée.
M. de Castelbajac déclart? 4|ueiè discours ae ToTateiir tend à rame«
mat dca qnestioBs déjà décidées, et df^niande qn^l soit rappelé à U
if«eatioo. M. B. Constant «^efforce de pronrer que M. Bignon étoit par-
faitement dans la question. L^agîtation contihutï. M. le mîni& t i ^ de^
dlTuires étrangères demande re&éciiti^ du {ouTernement représen*
tAtif tout entier; ce gouvernement i^e peut exister si Ton ae délibère
l^eUçinent. Or, ce n'est pau^ délibért^r cfue de ramener, an sujet d'i|n«
question unique, dés digressions étrangères qui aigrissent im^iptit» sa»i
les éclairer* c est éterni^>r les discussions: Oa p^rie, ajoute t'oratenr, do
{'oppressioa de k minorité par la ô«^orité^ et Taonée dernière, ainsi
Sie dans Ift session actuelle^ eetto méoie tainOriié a parlé trois fmê
, Us.q^eja.ni9i9rj|:c.4 M- Pa»qnier rép^od ensuite à< M. B. Constant^*
qui a dit qu'un ministre du Boi av^oU appelé la piKiscriçtion sur eer*
laines tèt<:s; la i>rotcription n'est jamaîa partife des ministres du Roi;
uas plus. que^4<^ .Vantante r^ale. Élle;«st ilioujnu«i -venue dcs«nne«ni<
président l'invite à cesser^ siaoc il se itiit forcé de le rap'
peler à Tordre* ^ •. ..,.•,-. ^ ^4
■M. Manuel rcproclie aux ministres eu.\-Kïéwe« de s^ livrer à des di*
gressions étrangères aux questions, et d^e proférer dos injures et dei-,
calomnies. Nouvelle et vive interruption. Ù. de la Bourdoanaye df>«
mande le rappel à Tojrdr^.M' d« {^aw^etb s'y oppo5«. M, le garde de^
sceaux repousse les assertions 4e iC ManneU M. Slanuel veut repli»
?uer. M. die la Bourdpniiay& /Se désista de sa proposition M rappel »
Ordre. M. de Kergariou demande le rappel ^u^ré^men^r dont \9itT
ticle li) porte que leç.dépqtés ne .peuvent paroi Jre en séance pul^liqva
qn'encostnme. ïoiite rassemblée renia rcfpe qxte M. Manuel n*est pas
en co^ume, et M. le président fait observer que les discussîçms sc»^
foient en effet pfeis calmes a le régl<»ment étoit roirnxjîUiyi'
M. Donadieti fett encore de vains effbrts^^ponr obtenir ik parole, po^
deraaâde la Roture. M. de^ Chauvelin s'oppof^e à la clôture, et cfp-
■ian<|e <(ne M. Donadiçti soit entendn. X<a :€f<>tiii%^ mise aux voix*
o^pronoBcécy \x la seconde épreuve, \i une forte ihaîonté. In çbam;*'
yxtéxgâAt ei^uite q^e M. Bignon seia rappelé à h (gestion. Î/L<jnc«
( 78 ) .
fable membre répond , rpi^cn ce cas il fait le Sticrificé de' .«on disconrf»
On reprend la discu^iorf dti pfôjet dcToirM. de la Révéillère entre
dans qaelqucs considérations qui paroisscnt s'écArtpr un peu de I»
question; n abrège son discothrs; et doncltrt'à Taftoption. M. Willemain
vote darfs le sens contraire. M. de la Pasture désiri^roit que Von passât
ûnmi^diateâient à )â délibération dés articles. On ferme la discussion ày
runahimitc des voix^ les atïlres orateurs inscrits ne devant parler que
sur les artitles. * ' .
Le 24 r |a chambre entend le rapport annuel de M. le coAité Mol-
lien , président de la commission de surveillance près la caisse- d'araor-«i
tisscinent et près celle des consignations et dépôts. *M. -le comte Mot-
lien expose les avantages de ramortissera'cnl^ et présente divers caà-*
culs, d'où il résulte qu'il restoit à la caisse d'amortissement, «niSi- dé-',
cembre dernier , 866,24? fr^es; à celle de» consignations, 14 millions
93,40a fran<^; et à celle des dépots, 4 1 nii'llions 492*787 francs. Le
chambre, donne acte à la commission de la ren^isc de son rapport, el^.
en or(|onn:e Tiippression et la distribution.
On commence la délibération sor' les 'articles du projet de loi con*^
cernant la cinionscription électofsde. L'aâketobtëe adbpfe à Tonanimité
le premier article ,- qwi divise le 4ëpartem'ent de TAÎn en trois arron^^
éisentena^ .composés; le premier de Bonfg, le second de Trévoux et
des cant09tis.de. Rugi'Je-Châtel et PântHile- Veyle , eb le troisième, de
Belley, Naotua et Gex. M. Lecarlier -propose divérws modificatton^
$ur Tartide 2, par lequel le ^département- de l'Aisne €# divisé erf
qtiatie arrondissemens; composés, le premier de Laon, lé sedond^-dé
Saint-Gnenfîn ^ le troisième de VervinS/ et le quatrièrfie de Selissonef
et d^ Ghâteaa-TbieTry. L'amendeftient de Thonorablè membre est ap-^
pujé par Its députésr.de rAisné^; et néanmfoins rejeté. L-articlto s'est
adopte I aM«t'qtt»;le'«iifTaRt; qiû^rtagc le dépariénleBtëe ltAlii«t^^
«n deux afh>n«lisiteraens ; Monfins et Lapalisse forment le premier}'
Ganpiat et Mont^Luçon le second;
Il ne s'élève aucune réclamation sur les articles ^, 5 et 6. Le pre--
mief dtvijjie FArdèché en deux artiDndissemens,' celui de Privas et
d'Argentièife ,• cftceTuîde Tburnon; lé second forme également deux^
arrondissemens' dn département dés Afderines, Tun composé de Ro-
croy, Mézières et Sedan; Tantre de Réthel et Voùzîers: et le troisième,
relatif an' dépattemctft de TArriège, le divise en deux arrondisse-
mens, fOrméjT, le premier de Pbix-, Saînt-Gifons et du canton de Va*
rilhes : te second , de Pamier».
M. Payée de Vandœuvre demande à parler sur Taipticle 7, qui forme,^
dans le département de TAube , le premier arrondissement de Troye*
et de Notent, et le second d'Arcis-snr-Aube , de Bar-sur-Aube et de.
Bar-suF-Seme. L'honorable membre critique la lei actuelle des élec-
tions, et demande que la distribution des coHégçs de l'Aube seinsè'
par cantons, et non par arrondissemens. L'amendement est appuyé*
par M. Méchio , et combatlq par M. Beugnot j, il est rejeté ^ et yarticlek
adoptée . <
On adopCe sans discussion les articles $', û,' lo,' ii>* ta e£ i5, i^ar rè«
gleiit la ' circonscription électorale des départe mens de T Aude, de*
rAveimn,, des Bouches-du-Rhôiie , du Calvados, du Cantal et de la*-
Charente. Un long débat s engage -sur Tarticle 14, qui )>artage en qua*
tré arrondissemens le département de la Charente-Inférieure. La cfom-
tiurie, et prévient ^rassemblée qu'à lavcnir il n accordera la parole à
auCuii député qui ne* se conformera psig au ré&Iement snr ce point.
M. de la Bourdonuaye appuie l'amendement de la commission, qui
est adopté. »• ,
1 '^wj-T^I^-
lieu i
«on, , ^ ^
hattuspatM. BéiïocJr, et adoptes par f assemblée. On. vote siïccessl ve-
inent facloptioii des aiticles 17, i8v'i{) et 26, qui sont l'élatifs aux dé*
partemens de la Côte-d'Or, de* Côte^-du-Now, de la Cttm^. et de !rf
bordogne. M. Clément prononce un long discours sur l'article ai, con-
cernant la circonscription du doubs. On renvoie la suite de la déiibé-
ration def cet article a la séane« suivante.
Le 36, 01^ reprend la délibération sur Karâde ar; après vàm longue
discussion, TamendemenJ:, proposé dans la séance précédente psai
M.' Clément, est t«jeté, et i article du gouvernement, est adopté. Les
articles aa, a3 et a4; relatifs à la circonscription' de la. I>itàme,'de
i'Ertiteiet d'Bure et Loir , ne donAent lieu à aucune discussion.' .
OïL'pâssë a l'article 25 , <|ui divise* le Finistère en quatre ari^ondisser
mens électoraux. M. Kératry parle en laveur des cantons de Pont-
.Croix et de Douamenez,.et to te .pour qjx' ils soient i|iaîntehus dans
Tofvèkldisscnlekit 4ë Quimpéf .>|^'ai!tHcle du pt^jct d« loir est a^uyé -psur
M. D»è*-Periani4i'n , et ensuite éomoatHo pa#M. Quilbem. M; îiersart :
de la Villema^qué aiâ^oit désiré que Quimperlé fit maintenu comme
ebçf-lieu: d'élections. ïl fait l'élôg'e de et canton ; il y a régné de tout
temps, <tit l'orateur, une égalité parfaitev qftfi étôit le résultat de ta
parité des fortunes^ des moeurs simples de ses habitans, et de leur atta^
^bernent unanime à leurDiéû et à leur Roù M. de la Villemai^é vote
néanmoins pour le projet du gouvernement. L'amendement de M. Két
ratry est >e^té à une forte, niajorité, et Tarticlk a5 est adopté. La
cbambre se forme ensuite en comité secrets
l»a €Îr€u1aiFe suivante a été adressée à tons les évoques i
Faris, le 6 février 18a I. j
IKanseignear, mes prédécesseurs vous ont déjà fait connoltre, ei^
'i8i5 et 1818, le besoin urgent de prêtres qii'éprouvent nos colonie»
pour régir leurs paroisses.-
pibijÉttr, ett destiné à |»rë|wreries ecclénaa^i^tirs <{oî mmtixeutdc$ dk*
pétkion» i^ur ce service^ tuais oet ëtabIîssi:nieiitAc.peut, stmsùttjs
aidé par B(f^. le» é^^èqoes, fournir ^tû le nonâ»» de fièétret juge
sirîctesient nécessaire par les administr^teurf^des eolooiei» d*M^iic^
tendue ^t rimportance des paroisses.
Je crois donc devoir, pdui' le bîcti dé la religion et d« l'Etat, vous
enpger^ Mon^ignenr, à ne point refti'8er'dVare«eaifxeGcMsîasti^^
<{ui vons seront demandés pour une mission à lamelle nous devons àt-*
tûdier tant de prix,
f *iii d^auianl |^8 Iféu d'espérer que vous rt^ondrez l^aTorablcinc^f
k cette invitc^n* .^œ le JRi>i « phisieiirs fois ^tt^mé lo désir de ne
pas laisser j>lus long-temps les habitant 4es«ol#nies.prirés de^ 9eeàvm
4e la religion , «t ^ue S. M. , en créant un ^and non\))re ^e hpufgfé •
^n& les séminaires diocésains^ « d6 penser que, parmi les clèyes qui
îrttiasent. de ce Jbtienfait,, ceu^ ^ui annoncerokntia vocation qui est
l'objet de ma lettre , obtiendroient sains obstacle le cpn$entement de
îeur évêque.
M. h ministwrde h marine ^ en franaineftant ii mes prédéç^sseujro e4
à mpi Texpreasion de la soUidtnde dea jadmimslrateiiw de»^^«olonîe#,
toocbanl la néces^té de leur pnocnrer fans «léliu tes mi^^As de la te*
Hgion ipi elles rédament , a feMoigné lui-même fJûsieurs ^i^-^'on dei
voiu sous le» Mfpovts de la religmn et du seç^e éu ^i, jtttather la
l^lus bftttte importance à satis&ire «n vœu aussi louage.. -
Ce ministre a fait conhoîtrç les indemnités et le tri^temeiit âdlonél
Un* prèiirfis deéttnés pour les' cofbniés déir lé mioment <lè lé«r nomi*
hation. ^- î ■
Hf rçj(i^veA^>iMUit k>4ép«rt, êf&imkM ro|tie» l otlÉ^ilér d4lM ^
de leur r^idenoe iusqu au port de rembarquement^ à w^m^n^âfiS %
par nnyùamàtTC. U leur est accordé une indemnité .de Çoo fr, pendailt
la trayersce, et Ils sont, en oiitre, nounris a bèriî, a la t^le de l'état^
major. Le traitement. d£3 >curés 4ao? ie5<çQ.k>Qies est de aooo fr. , i&dt^r
penSiammcnt du casuel. , ' ■_ ,
Je flttis Avec une kaiite oonsjdératioo » Monseigneur^ yQlf£ .trf^-^
bun^e éenriteur ^
. ^ le Ministre ^ei^àirê d'Eâunt m éipurumeùt éfd*inâéfiimtn .
Un abonné nous démancfe quel 'est Vauteur'dcs tleax tclîeslnyntnes
de ^'Ë^npbÎHnîé €t île la tPer.tccôfe : JSluc vos, o miseri, surda zvtf/i-
de Cofliuj^ton les trompe J^m ses/fy/tmi ^acri^^ijLàsf i^^tx, in-w,
avec les auJrcs prediTtlitTrisfiiilndiiic gcnrfc de celbçjbilc çroïes»ciirH
de ce poète pltiu de goûf. . ^ " ^
(SatueU^marstêai.) (N". 685.)
Le SahHellaGtoire de la France^ par M. Tabbé D^ (i)
Ceui-Ià senh ont bien conçu le salut et la gloîrâ
de la France , qui placent l'un et lautre dans H^^é^^^*^^ *
Kgion. La religion est, en quelque sorte, la vite des "^ ; • ^ ''^
États et le gage de leur durée ; son inflhieoce s'ciendf ^ - J V i;
à tout, aux gouvememen» comme aux fattàlit^s^ àux';^^:;\r
corps comme aux individus; elle est la base de Yé^ / '
ducation, le fondement de la morale, l'appui d$^|f- ^
justice, le Ken nécessaire du corps sociaL L'on jSà^
saurtoiit trop inculquer ces maximes aux bommes de'
nos jours, aussi M.. Fabbé D. s'y est • il fortement'
attaché dans éet écrit • II Ta divisé en deux parties ,.
dont la première traite de la nécessité et de Fin-
fluence de la religion dans la formation et la conser-
vation des sociétés, des lois et des mœurs, et gêné-*'
ralement dans tofit ce qui contribue à. la tranquulitc ,
k la prospérité des Etats, et au bohbetir de Fbomme.
L'ant^ir développe cett^ ^miére partie dans une
smte de chapitres sur la société , la législation , là
morale , les dogmes et le culte que l'église catholique
rend à Dieu.
La seconde partie a pour objet les moyens de con-
server et faire refleurir en France la foi et la reli-
gion , et avec elles les bonnes mœurs et la civilisation.
Parn^V ces moyens , Fauteur met, avec raison^ au
' III I m II ■ ■ I ■ I ■ ■■ ■ I I I m
(i) % vol. ifi*8». ; prix, 3 fr. 5o c. ftt 4 fr. 5o c. franc ée
port A Pans, cbee EgrcMfi ; et cJies Adr. Le Clere, au bu-
reau de ce journal.
Tome XXFH. UAmi d^ la lieilï^onei du JRoi. F
( Sa )
preiiiîcr rang l'éducation^ les missions et la perpc-
fmîe éû sacerdoce. H insiste Beaucoup sur Téducà-
tiou, parce que c'est de là que dépend.^ eo quchrue
^ sdrie , le sort ne fa sociélc. Une mauvaise éducalioii
prépare la rvim d'un Etat > exi ne formant que des
hpuii^es sans principes et sansi moeurs; une bonne
éduc3tix)n;9 au conu aire ^ est une source de prospé-
files, pour un empire^ d'ordre et de paix pour lëS
jÊinùllesy et cfe vertus pour les individua. L'auteur
scj kvpe aussi à quelques, considérations sur les mis-
sipns.^ dont il parle en^xonime qui ea connoît JeB.
lieiireni^ etfels-, il nV poirnt traité le. troisiènie nxoyeinç
au*il avoit indiqué, savoir, fa, perpétuité du «aceiw
ooce^ et parroît réserver ce sujet pour faire la mà^r^^,
tiere a ua ouvrage à part^ ^q\xs. l'eng^geripn^^ s il
en étoit besoin , à réaliser son pro|et. La solidité de
sjes vue? e»t relevée par un too soutenu ^d'onctii:^ cfl
de piété. Sa manietre^ inslrac4v6 et édifiante àf ÏA
lois j r^ippeUe,, lantôtJe talent d4 Vobsei?valetti> tim-
^tie.zèk oe l'c^raleur tJiréiiçnvPlusieuni moreéaftîé
tteseroiiept pas déplacés dans la oïiaire^ et pèut-êire
y étolenl-ils <^^tiiiés.
, tx'auteur exhorté les fidièlesà la dévotioaaaSacré-
Coeur, et a inséré , à lli fin de son second 'woiiime , le
yom^dc, Louis XVÎ au Sacré-Cœur, que nous, avons
public Jeâi. premiers, eiri4)i4^ voyez, notre ii^ 5^,
tome lll.
ICXXUVSLLES ECCLESIASTIQUES.
' Ba&&. Sr; EA. M8^ le caïklinal-ardiévêquè de Patîa
m^nhliè) I0 l*^ riiAiS», xm Màn*eàieht ( i ) à roéça^î(JH.
fi) Sb'ti'tbvt"aà bui-èatt dé ce iôurûalj pHx , 5ô c. fraac d€;J)ori.
us )
lé «OttiiiëftcëHliëidt ; tiù S: Ehl. tiailé d'eire-m^iiie e
âè «eS îflÔMîtêé âvÈc lîi fésigiliilbil là flu^ tbucLante':
c( Au milieu. des jnfîroiitcs.dQplpm'dtHes (}oo^ i|.P^it a{i Seignew 4^
iloûs iisittr, ce n*esj ()as, nos irès-cpers* frères', liiie i<;gere consolatioa
pour nous de pJbiivon' encoî-e aiQoùWrbui .voti^ tliirc entendre une yblt
<Jiij ij'dffûib^it, n^i^^iue.vojiip ïiç'iaisjciïîz |>itf iI\:cotti6r avec respect;
parce que nous vous parlons toujoùrsan nom de Jësiu-Christ , pritêct
âes pttseeurè. . . , • , ^
, , 9 .&f jAmb €hqnéè\rwut^prèss€<lé vous eiliotréf, éclbn la mcrare dç
dp,
vbns
fU4ts; élir, sî^i'ijn côté eHe^sein^rë Merver lîolre l;jm^agt;, ilé Tautrê
ç})^Wi im:i^iii^X?i. une douoeiir.td^uaûte^i^i ahicn aùsst son tâhi
PÎTf iPWSfPf «»pt PftuJ F^t^^te (yae 'CJ^ft^^z/f /e /jrfV< même de sajbi*
blesse qu'il a pùisc "chXtj^Yotvè a làquêlle^Hen ne resistoit. ^ ^ ^ . . ^
» Qui^ cette Vî^èiîr aponolidji^ ' nbris skrhtt nécessaire rfans. lès
gdinio^t^ès prQSÇi»left>.«Ui^^ur jr^p^lal unpeaplb égaré attx $entiei%
de la iustice . ùnjoeuplr -^'»"-' 1-.*~; : ^.-. — «i- i '-:^
ki ^rM^ dû^ ladâtua^;
jCHr^ ;. /ei^i^ aii>9faT<bcfi S5tidipïit^-ioïpt>santç,"AUJL lois de r£^î.<:6
leur ancienne afilor.i(é i.§oit «.f nfii) ^ Aoyi; faire toi^n/er ia divine pgrQli^»
Tài;Â(f/clorfrS if
«OJBiiiie.aùijrèlbis ^
•^Î^oÏl? î^ôïls itéru (quelques au{res Manâèirièiisj
dbûi iibtft s'otiâ&é^ obligés de remettre a j^arlér au
îiài&iJïo ibtÔctaiA:
;-7- La conférence â.e Saint-Sulpice; du dimanche 25
féttldi", étbft sù^ là nécessite .aùii culte. La clîvîsiou
éiJît i 11 ?il tkîyoîâCaâlîl^ (îe rendre iih çiilté â la pîvînité;
tft çé ctiife.^ôur htfé comptet, doit êire extérieiir el pu-
Mîi, L'bAfcù'i a prouve la jirèmière proposition par Iça
àbtîoW «îti'^iÀie raison saîiie nous apnné des^pporîs ^li-
Fa
(84)
En effet y Ta raison nous enseigné un Dieu auteuT i^
f homme et de tous les biens qu'il possède^ embrassant
Funivers par sa providence ^ réglant toutes choses av^
sagesse. Or^ d'après ces notions^ comment contester
la nécessité d'un culte? Si Fhomme a tout reçu de la
Divinité , ne doit-il pas lui en témoigner sa i*ec<m-
noissance? Dieu^ il est vrai ;, n'a pas besoin de nos hon^
mages y notre religion n'ajoute rien à sa fi^loire im à
sa félicité , nos insultes n'arrivent pas jusqù à lui. Mais
il aime et veut l'ordre , et l'ordre exige qu6 la créature
honore son créateur 9 et les sujets leur prince. 2*^^ Le
culte, pour être complet, doit être extérieur et^pu-
blic. Il est vrai que notre religion emprunte tout son
prix des sentimens du cœur. Mais i|ous ne sbnànès
pas de pures intelligences ^ nous avens un corj^s 4t>nt
nous devons l'honHnage à la Divinité , comme de tOHt
le reste de notre être. Aussi voyons-nous partout v^
culte établi. Toutes les^ nations comme tous les siècles
ont admis cette pratique. C'est la voix de l'univers^
c'est le cri de tous les peuples. Un <^te secret ne paye-
toit que la moitié de la^ dette d« i'h'Àifime y des senût-
m^nà. tifs îd'emotrr et de reiî(^ii«riissiaaace»iiee^^
i'empéc^er de se produire Jte'deKors/ Dans unepC-
roraisQU noble ^ M. Frayssinoui^ a téiftioign,é le regret
d'être obligé d'annpncer dans la( chaire ces vcritésr'ffé-^
tiérales , qui conviendroient mieux à une éecde philo-'
sophique , et il s'est félicité de pouvoir arriver bient6t
ft des sujets plus intimement liés avop l'Evangile , et
plus dignes du lieu où il pajdoit. H n'y aura pas de
conférence avant le dimanche 1 1 mars.
»— - Le vendredi aî février^ M. l'abbé de Bonald a
préc^hé à Saint-Sulpice^ dauÀ l'assemblée de tîhorité
tenue pour les jpetits séminaires. L'assemblée étoit
nombreuse. M. rarchevêqùe de Trajanoplc et plu-
sieurs évêques et ecclésiaistiques étbieni présens. L'o-
rateu;r a peinte ^s^^s sa première partie, l'état actotl
Âe U religion V les pertes du sacerdoce^ ral>attdofi âe
tant de campagnes , lé défaut d'inatrucfion > et les maux
fjui en r>é^uJtixient pour la société, où une foiile de
.ch^*étien^ étoient privés de secours, et lahguissoient
4aiis rigno];ance ou Foubli de leurs devoirs. Dans la
.seconde ^ par^tie , l'orateur a rappelé les moyens pris
pour regaai^dier^à.cet état de chose, les efforts des piei^x
fiç^Mesy les espérances de l'Eglise, et la nécessité de
adonner suite à ce^ heureux commencemens , et de con«>
s^olîder, par de nouveaux dons, le bien qui rétoit déjà
fait. Ce discours, remarquable par une composition
.^igoée, pai* des tableaux ingénieux et par des détails
pleins d'onction et de vérité, a été écouté avec u» vif
jjitér^. Xa quête a été de 6000. francs.
- **-* Les missionnaires qui viennent d'obtenir tant de
Succès èv Reims, sont arrivés ces jours -ci à. Paris,, et
./«en sent déjà repartis pour Montpellier, où ils sont at«
tendus, et où ils «vont recommencer leur laborieux, mi-
nistère.. '
}. «*- Le vendrtsièî 9 mars, il y aura dans l'église de
Siaiait-'Germfiin(4* AiiX)^i:«i« une assemblée de charité ,
; jpDur ^ «outi m >de^ >yj&teb1^sse|nent dît (de la Proyâ-
oence^^ desUàé à éle^er^ilos^^ filles pauvres. Jf . Vèbbé de
. Majccarthy^ pro^koncera Je' discours. LL. AA. RÏt. Âïa-
1>ÈMii et si**, la duchesse de Berri ont &it: espérer
^'elles. y ■ assisteroient^
r j — ' Le 4)^âi^ 9 on commencera dans l'églîse de Sainte
Rémi d^Âimens;la neuvaine à- saint» François -'Xayiç^r,
qui a déjà été faîte l'année dernière; On y priera par-
ticulièrement po«r la conservf^tion de M®'- lé di^c de
Bordeaux. Plusieurs églises de France , et notâniment
lecouisent: des dames de l' Adoration perpétdellfc, au
•13emp]e,.se disposent à faire cette ne ù vaine. IVf* Bi-
<^eroii,curé de Saint-Remi, a fait dîjstribùerun livre
dé la JS.eiwaine.de saint François-Xas^ièr, s^fitt illustre
jiar »»|i zèieiet ses prodiges) et envers léç|ud la pieusife
linç véjEi^irQtiçxi partiçumre. l.^ péuvai^e finira le t3.
*-^ La mission de Cherbourg viept de finir ; e!k avoit
commencé^ le i*'. janyîer, par une procession géné-^
râle II à laquelle anis^èrentles autorités , bçâacôiip
d'hfibitans et d'<)fficie|r^. Les instructions ont é€^ ^con^
tamn^ent suivies. Fflusieul^ ecclésiastiques et des çuré«
Ydisins se sont joints aux missionnaires pour entendra
}es confessions. Les cérémonies dé la i^éparation dés
outrages, dé |a rénovation des vœux du baptême et îdé
la consécration à la^inte Vierge , ont attii^ un grânà
tioùcôurs ; cofame il iôy a qu'^itee église dai^ la TilIé,
ces cérémonies, qui ont eu lieu les 17 et 25 janvier e^
6 février pour les bommes , ont été répéfées', le len-
4çiA9ia 9 >o^r l'es Çç^ifi^es. ]1 ii'y a pQÎ^t'eu <le o<ànmu-
niçu gé|iQ|*ale pp^r celles-ci , leur îiomjbre étant' tiMi^
g^L^^. Celle dçs bqmi¥^^â ^e fit Iç dîma^che i i Ssvrier) .
fl «y. trouva plîus ô§ troU laîU^ «lï cents bowm^; dku^
très ont encore fait leur communion depuis, et il $9^0
^ouvé' m<îii%e un n^Q^ ^p^d nosi^^rê qut s y préparent
Ç4 ce moment. L^ proc^mou de la èraiireulUm &
Ye^drisdi 9 février, y^ès de mille personmeaétokbttm^
cïi^pour poTitei' 1a croix, et separtagèreht en pl^usienss
divlsiobs. LsL pcojp^s^on idt i^marquaUé par le coii-^
^purs , la pompe'^t U piété. Ou tira vingtrun count
de canon au moment ou la croix fnt plantée. Le mf*
ipatiche 18 fïit lé jour de clèUixe; M. l'abbé Eérail ,
supérieur de la miasiPQ , fit le discours d adieux. Lés
missionnaires ont conquis Teftime dea autorités comm^
des habitans, et n'ont pas eu moilia à se louer deisf uns
que des autres. Us n'ont p^s éprouvé le moindre désai»
f émeut. Us furent invités à assister au lantaemcAtde
frégate la Clorinde^ qui a été bénite en leur pré^
sence par M: le curé de, la ville. On les invita égafe>
ment, le 17 février, Jour où on éleva la pyramidd du
monument voté par la vilk en l^onaeur de Mr. Iç
< 8t )
4uc 4e 'BetTi> f^t-^m eut r«ftçiM^<)»r4''Htt««diNs leur ani
riype ppur ^^^kum^Acei; U trtvitU. C^iietiyrMAÎde, d«
vi^gt-ciAq pipd* de h^tui^HT, d'un «piu moroeftu dn
girituii» a été g«ée $ur $a Ws^^ aU4fii dVn seid miu^
te(^u de gi^Pit^ et df dii^ pied^ de diamàline. La pa^ix a
çpi^istammeiit réf^né d^nf la» ville peadipitla miyiou,
et le maire a ^çon^ k i>Qii ««prît dea liabitana. Om
n'eAteadoit cjne des eaiili<(ue^ et de^ coj».ii^imtÂaM édi-
éantef. Paxmi lea hemsçm: eiS^ta^e la p4oe, Mma ci^
terana h .cQ«yei«iQ9 d'une daine angloîiery s^éâ pro«
f^eataute ^ qui a été i&airnite pair h» prêtre de la ville |'
et qui a fait ab^uratioA le 9 févriep. Xe< iQ&tjgablca
missionnaires 3Qiit partis pour aller denmer une mis^
HOVL k Coutançe. ...
^^De bons cailioH<jues d'Âllcpiagae ont été'fbtk
scandalisés dW article dérisoire qu ils- ont- lu da^s
un journal de ce pajs^ sur une procèission <jfe pénitez^i
qui avoit eu iieu à Limogées. Ils ont regardé cette re-^
l^iQu comme une suite du système adopté par les pro^
testans de ridiculiser tout ce qui tient à 1% religion ca^
tUolique. On nous a écrit peur savoir à quoi s'en tenir
sur^cette relation)' qfLe l'on se. doute bien cependant
élre pleine* d'i^xagésailopa^ d'altérations, et. d'tiiipo5<^
tures.. Notre corre^ondant nie s%st paâ( trompé ; mass
nous sopimes obligés de convenir que le j'otirnafiste
allemand n'^st pas te premier ^t le çeul ^utelir du ijnë^-
songe., L'article içlel^ feuille aUemanqe^ à\te.(a J^qiii/lq
du mqtin, q^i a donn<ç |[ieu^U?: pïa^^/j, last, tîyé,
quant au fond., d'un «ouvrage franco is. Ta GiurQniifVéi
religieuse ^ qui, dafli; son %. IV» p* 4^0, av^itfait une
description grotesque de la procession de péniteus. II
est gioHeux, pour deç gens qui se disei|t càtboliques^
de fournir ainsi «n aliment aux railleiriés dés j^rotesr
tans, et un çujet d!affictîon poui: les amis dç ITEglîse.
^oixs n'axions rie^ dit da^s le temps dé cet arlîc!.**.
de la Chronique j parce ^u'il ftons a faliv renoncer 4
(«8)
jD^ever toutes les exteors, l«6-dé6l»mftt«oixs et lesnien-
songes de ce fastidieux rectteil. L'article en qttestimi
lentr'autres est plein de plaisanteries du plus mauVaia
{roût sur la procession '9 sur ses circonstances et sur
e prélat qui l'a autorisée. Le îoumaliste allemand
n'a pas manqué de recueillir ces plais4;i:nteries , et
d'y en ajouter d'autres du même genre; c'étoit une
CGcasion trop précieuse d'avilir la religion catholique et
cIq se'moquer de ses ministres^ INous engagerions, cepen-
dant le journaliste étranger à se défier des sources où il
^l^nise. La CAroni^iA?^ entièrement décréditée en France^
n'est qu'un ouvrage de pa^i, qui se soutient;, non par
lé nombre de ses abonnés CfHe n^est pas chargée à cet
égard), mais par le zèle aun de ses rédacteura^ qui
j>aie à la lois de sa plume et de sa bourse. EHea^o^-
lOiu^s été en hostilité avec M. l'évêque de Limog^»^ **
elle Élit l'iionneur à ce préUt de le hai^eler encaOre
jEréquemment. Le prélat a dédaigné de répondre à des
atta^pes dont la cause est assez connue , et qu'il par-
tage arec là plupart de ses collèguef.
■ " , ■ ■ ..-' • .- V
NOirVSLLES POLITIQUES. -*. ■ .*
■î. *^Aitii.^l«iP7, à roccasioa 4a J0ftr^anHiIv«riéMt^ Irtuorl
À M««. Adélaïde , tant» et marraiiie da R^i 1 K M< « en-
tsodu une messe de Réifuiem^ns ses appartemens.
— Le 28 février , S. A. R. Mi% le dac.d'Angoaléme a vi»
site récole royale Polytechnique. A l'arrivée du Prince et à
son départ, les éVeves de Técole ont fait retentir Tair des
cris de F'iue le Roi! vii^e le duc ijt Angùuléme ! vivent ki
Bourèons! •
' •— Une ordonnance rèyaîe nomme M. le-marëclral duc de
Bell une président du conseil départemental de la Vendée ,
pour la session qui doit sV>uvrir le 17 mars.
■^ Le, 28 y au montent 4>u la voiture de M»», le dacde Bor-
deaux sortoil des Tuileries , un cheval s'est abattu , et ie pos-
tillon qui le montoil a été grièvement blessé. La^ voilure est
«aussitôt rentrée au château , et le jeune Prince a été conduit,
l^eu d'instans aprëS) à l'Elysée-Bourbot).
^•^-M^ le cardfoal^rcfaeTéqne de Paris, çrindHiam6aTé%
^e Fraiice , a nomme aumônier-précèpteur ae la maison de$
.Pagfyp, à Yersaflles, M. Tabbé Perrin » eccléiiaslique ailacbé
à rég^ise de Saint-Nicolas du Cbardonnet.
— Le 27, le tribunal de pdlice correctionnelle a condamné
Il un mois de prison et 20,000 fr. d'amende le nommé Per*
nier, ancien professeur de mathématiques ^ comme coupable
du délit d'iisure.habituelle.
•^ MM. îe président et les membres du conseil royal à»
l'iiMiniction publique ont offert tihe somme de 5oo fr* pour
. lïcqnîsition de Cfaambord.
. -— M. Févéque d^Orléans et ion cbapitre on( souscrit pot^T
. une somme .de 200 fr. pour le même objet.
-— Plusieurs journaux ont publié une liste ineiacle des pré«>
Tenus dans la conspiration du 19 août dernier. Ces! à tort que
Ton rf compris dans cette liste le lieutenant Cocbet, le colonel
en nôiî-activité Bâillon , le soiis-lieu tenant Cordier , le sergent
'Hoffiàany et Félix Pioet et Forel. La chambre des pairs tes
i»'n^:tous bors da prév^itîoB.
*»— Un violent coup de^ vent a renversé dernieremAnt uiie
^ande partie de Thopital que Ton construit à Saint-Man*
drier , près de Toulon. Cinq forçats , qui éloient du nombre
des travailleurs, ont été ensevelis sous les décombres ; leurs
cadavres ont été retrouvés au bout de cinq jours d*on travail
opiniâtre. *^: ^ ^ i^ '
' ^^L9l^doç^wrJthmp0f9€fs4 a él* arrêté '^#erigf^rwuéèt à
Copenhague » et àans la maison duquel on a trouvé dés pro-
clamations etdes pro^ de constitution , a été conrlamné à
la peine capitale, ainsi que son complice:^ qai étoit un for*
^arpn^
' CHAMBRE DES PAIRS.
Le 27, la chambre a discuté et adopté quatre des iletits pn j'^ts de Ici
qui lui avoient été présentés, dans la séance précédente, par M. le m>
bistre de Tîntérieur; elle a ensuite renvoyé à rexamen d'une comroif-
sion spéciale le projet de loi relatif au renjboursement du cinquième
des rcconnoissances de Ii(piidation. Les ihembrcs de cette commission
«ont : MM. le comté MoUien,le duc de Trévise, le marquis de Gamier,
le comte (le Villemanzy et le Qiarquis de Bo^nay,^
: . enAMBRE DES DEPUTES.
Le a^, M. Lemarchaiid de Cromicoort fmt un rapport ^r édrefim
(9P}
^ JM oui nf donn<»t Heu
prend
ïrctor
IÎrIo afî, qui r<gle ta cîreoiifcriptiofa d« Gard.- Cet anie«âeinçAI , ap-
puyé d abord par M. de Saint-Aulatre, edt <ic«iibattu psrJUf.dcWguI»
atloph'
M. Kcbin-Scévolc propose de* change^niens h TarH^^Ie Sa, ecfncef-
nai\è ie département ae IHodr^. La c)oitaDl<«ioii 'per$istê datiB set-con-
«huioiis, çt rartîd« f»t ^4ppt^* ♦iwl que le »i|iv4nt, f^ï diyMçii^ «Ti-
«ble, dans leur intégrité /ctJmme''arfon«b«eH\tytt8 électoraux ;'lérar-
roiMjWnftnf*^ sbo^-préfectures.' B^. PlanelUMe la Valette' parte en
favem de tWiçlc dô prcjeVde H>i. M- ^ppej prétend %«>« ie« pri^^-.
cipes qu'^m f fniyU â^f V^Vîticlè di» pr^iot ne ^M pyppj:^» qu'i^nfijf-
pontenter et. h aigrlic *^ deparle^oçut uç Tlsère. ^4» Ca^imjr Perrier
s*ctonné de ce que MM. ïe^ comBwssairës di^ feoi pe. s*explii|uciit ui{»'
àar le? amendemens proposés par la conimission. •" ' . '
M. le baron Ca|>elle répond, en peii d« mots, ojtie, siletcomtm»»
•aires du Boi gàrdeot quelquefpi^ la «knvc, ci'ftst, « viw part, -pour ne
pa^ abyser des moment de la çband^re ; «^i-* V^^V^^» P^^ ^!^¥ ^^XS^^
les objection^ su^ffiçamipent ^çlul^s par l'eç orate^re ^uj 'pl;çnnçpt fil
parole. M.' Casimir Perrier combat rarticle du gouvcVnepMînt,' et faît
eu ihcme temps la critique de la loi. La cKanibre prononce la dôturh
de lâ discussion. M. Qemarçay réclame ki parole. Ml le président Ikiui
refuse j d abord, piirce que la discu«iion est feritaée, et, eaeeùî(e> p^l»«
tjp'il n'e«l paaen iw4tmp^. M. le rapporfiçwr persiste da^se^ tjçjp.(Âi-»
âîous. ta çnamb;ip rejette ramendêmenf jiç M. CaH^îïl^ Teyssere, iit
TQfc TarUclé. .. ^ ^ ,. . • i.
4ucun débat ne s'élève k Toccasion des articles S5,* 36-, 67, Sif, 39 cPt
4o, oui oAt rapport aux dt'parf^mens di^ Jura, des Lax^des, de LtfSt
et Clicr, de la Loire, de la Haute-Loire et de la Loire -Inf^m^^»
M* Laisné de Ville vcsquc présente un amendement sur rarlicFe \V,
relatif au Loiret. U e&t cQmbatti^ par M. de Rçcbeplatte , et l*artidc
est adopté, ainsi mie lés deux suivans, qui firent l'a circonscription^ eu
Lot et dé Lot etVî^aronne. îtWL Gaulret et Pilastre prohotfceht de^
nngs discotSrs contre ^çs amendemeqs proposés par la. cominisiion. à
t'^ccâsibn diis artdhdissemens de Mqîne et L'c
La diâçàssiôa est eoÉ^-
t.nuée à laséjancesurvûritë. - - • •
tçiafi, ^ çhwbrQ accoïdç UR QQngç à M[. JTanVowiç^ de Jeszowièsç
fdéXi'Meurdic). On cvontinue la,di.scups,îou.sui; rarticjc 44; M- de la
Bi urdonna^e , rapporteur de la commission , propose Ue circonscrire
l arrondissement de Scgré entre la ri\e droite de la Mayenne et de la
Loire , et de renfermée Tarrôndiâseineiit ds Beaupréau entre la rive
fiiuche d^ h ioife qt 1^ grande mu^i de la Accl^ellç à. 4i^6f i*^-
(as)
À rappui 4e cet; aiqep^Kçyp]:. }/(.. Q, CQpstanjt co(p&4t ramep^ement,
jet se Hyre ii 4ef p^i»imJEçç|qf {luj )^ loi des ^lectiqç^, B^r IH dccon»-
cripti^^ ftouTjeJte et wr I§8 flio^fs ^fti lU)n^ diçtçe, elgHilIni pUil
.4'attribner à iV'sprjit qe par^.
-Ufi so^s-aï^enjéjçenf. ]y[.^pes^Qîî-f-ayçajy app^t? V^W^B^eWfPr tif
la çoinqaisJSiôV. Xî %e ^s çratfiiff ^pscnts çtaQJt t'piiirfç. H- du U
Hourdonn^^fç expose iQp ^\ioti{j gp> opt dirigé je trav^^il ^< la cpJia-
fier ijcjEa^nrtc ;^ pa^â^. ^. te pf/^jç^enfclyi 4
monde est contraire au n'glement. îjj. JJcaQÏ^J KÛC^i ÇQ» $oi|f-ainc»-
J[eme|ïî'. Jyes copj:{vf4qn|<jç }^ ^oâ^içsiop §ojbi^ a(Jcpî^ç9 4 une.è6.^<'? ^
ipiltlç Hjajorifjé. . '
Oa n?«f^ *» l-jJPtjcle 45, reW «^u (Up^i-terofnt ^e }a I^Q(^. Il e«i
corol^fitu poi: ^. Bajjis^99. ft|. Rt'gnçu? d^ Vj^kw rAftitç \fi <liQéouTS d»
ï^*PP.l9îîtti M- %fh??.^iARi Ç?**^H*^ te tJfr=iv^ 4.e h Çflmmwiop, ^t prc»-
- '^ ' ' * " * ' ■ » j« rtî-
' rjJu(c.
sy»-
^i^e; <|u 11 s est laissé ^e^ire^, Dj^r ^q$ <)èpuré4'a^4i9«reDséépàrto-
menSf sur des inr^rets <mi-sg^t 4 Ms? <^.9P99i^AA!K6 1 ^t 911e U chambre
j«Ç«C« Cftçuifc. )ï.'^lirdîp§i|;.fi»pp§rîf;ii£, s'étoijiîs ^ç voir 3flûfs cewe
4li4CQqqc>: des prfdçipç^ 4^ l*?>ette ; p^r d^p hqi^nii^ ^i opt éré ie$ prc^
«litjrs à cçïjrÇcr .J4 |^ sous Iç clôspo^ismç. La ptQposition de M. Se»-
lîasiiaïij , 4it W.'Bouj^çati , ^pî ^^ tW'îSP^riçi 4aBs çcq arirondîss€WaeiM
4rîj4ô<it^Hr8(Jl^^feY.^ur. . , , „
1^. iivé^aâuqm , quk «tov|; 80sU,:it^t^e ^^ns la salle <» «aju son cctftomn.
li v^|jtpaïlêifH*ùpj:%iii«*U^\r^&îselapa|^^^^ SU <;^i|st»itd<v
son çcs^^i^, ç Çppo^P. «i«rroj?pel à l-c»0ir«i •• H frÙ «ofl 9|>ojogie« ol Jan4!«
qiiçlqi^es traits confie 3^. gôurdeau. M. iiopr4ea^ rc'j^iiquç çû peu àc
^ mot^; l<a dît^maDde c^ rf^(>pe.t k i'oi;dre q*^ p^ 4^ $i|ite. I^'es amende^
' çuîçg sont rejutés, ^(rarfic^ est adopté^ .
La cte^l^nç a^4î?P<^;^i8 disfussioii }es j^r)i^lQ«.4^, 47, 4^, 49 e* 5oJ
^l cçûcei^QÇQ^ (a M^^n^V U. M^^ute-I\ïar9^, U ]!l|ayl;lînc; I4 À^urtlid
et la Meu^e. " , _
Le i«*. marjî, on r§pren4 ^ 4wciission Quyejrle U veille «n ratti-r
de 5 1, relatif au ^or^.ibai). ^IM. Robert et Villeimita ont projiiosé un
amei|da.mçnt, qui est ani>!Liyé par M. le, géiicral F^te , et ensuit^ coin*
battiiiiar SJ^^ du l^tdura ', et; CiipeUe , eommi^s^ire cii\ Roi. L'amena
dément est rejet<^ , et i'ariicl^ adopté, ikoe aulre. di^pOsiti^ik » proposée
par M. Rolland sur l'artick 5^»£0Q.ce2:aan.t la Moselle, est également
l»tténëes; du:Ws-RHi?i, 4u fiaut-Riiin,'tIu lE!iàne,;deli ttauic-Sabne
et de Saône et Loire , ne donnent Iku à aàctitîè dtfcussldn. " ^ '
î^
( ^« ^
M. B. Constant ptrle hut rarticle 65, cottcçfnant la Sarthe» et prcK
pose nn amendement dans Fintërét du canton de Montfort, dont il
vante le bon esprit; il essaie en même temps de commenter, à sa ma-
Yrièrc, la réponse faite la yèillie a M. Sébastian!, par M. de VîUèlé.
M. de Villèlc présente de nouvelles explications. M. Pict combat Fa^
JBondrmeat de M. B. Constant, et trouve qu'il n*a oière servi c[ue d«
pre^texte au discours de Thonorable membre. M. Casimir Perrier se
f)'aint encore du silence des ministres et des commissaires du Roi à
't'gard des amendemens de la commi.ssion. L'amendement de M. B.
Constant est rejeté à une immense majoriré , et Tarticle du projet e^
adopté. On vote successivement les cincr suivans, qui regardent les dc-
partemensde lafieine, de la Seine-Inferieure , de Seine et Marne, de
Seine et Oise , et des D»îux-Sèvres.
M. de Lameth propose un amendement à Fartide 71 , relatif a la
Somme. M. Cornet-d Incourt combat cet amendement pour des con-
venances locales. Tel est, ajouté' l'orateur, le bon esprit du départe-
4ncnt de k Somme , que , lorsqu'il nous vient des préfet» libéraux ,
-sous les renvoyons royalistes ; c est ce <tih seroit arrivé a r^da^mble
préopinant, s'il ne nous eut pas été enlevé un peu. trop tôt»ten ium
18 15. (Rire universel. ) M. de Lameth répond par un pomneux éloge
de son administration. Son amendement est écarté, et' l'adoption ^e
•l*article est prononcée, ainsi que celle des articles 72 et 7Î, relatif^
aux départemens de Tarn et de Tarn et Garonne. • * ^^
• M. Manuel demande la parole sur l'article qui eencerne le Va^ir; il
veut relever en même temps ce qu'a dit M. de la Bourdonnaye sur U
stabilité de ses opinions. On demande que l'orateur soit rappelé a la
question. Quelques membres font remarquer que M. de la B^f^loA-
naye n'est pas [Présent, et que l'on profite de ce*i|iomènt pouri'atta-
qucK M. Manfiet eontintie <ar YnSieu dti bniiit et %s intevrÉptionl.-
Son amendement est rejeté , et la chambre adopte l'article du ^mj€9^
mment. Qcfttr& autres articles, retetif««»« dé|$«urtamfHM4i^>yai«çj^se ,
jàe la Vendée, de la Vienne et de la Haute- vienne , «ont wté« sufçces-
si^cment. On arrive enfin au 79 et damier, qui regarde le départè-
«jfcnt de l'Yonne. îl est adopté après une cotkrte discussion. M. de
Snint-Anla're propose un article adaitionnel, dont le développement
l'ii fournir; .ro'ceasioft de critiquer le projet de loi tout entier. 11 est ré-
fute çfw- M. de Villèie. M. Foy entreprend de répondre au ministre,
li prétend que la loi proposée, ne fait qu'ajouter a l'inconstitutionna-
lifé. du double vote." M. Bonnet trouve que l'amendement de M. de
.Saint-Auîaîre est subversif de la loi. Cet amendement est rejeté. Une
Hutrc disposition additioni/elle, préséntétçpar M. Méchki, épreuve ^e
«»?iwe sort. On vote sur l'ensemble de li loij elle est adc^tée par
«•19 boules blanches, contre 83 bnnles noires.
Une ordonnance du Roi, du 27 février» sur l'instruction
publique^ est trop longue pour être citée ici en entier; mais
q]\c renferme des dispositions importantes^ et qui méritent
d'être conpiMPS» En yojci un Élirait: .. , ^ - . *
(95 )
«• Les aflair«^ se â^ddeht dins le conseil d^iislmtioil publi-
que à la pluralité des vois ; mais, pour les nomioatioDS aux
places » le président prendra sfuleoient l'aris du conseil. Il
signe seul les dépêches; il nomipe seul aux places d'employrfa
dans les bureaux. Le secrétaire-général du conseil aura le ti-
tre y les droits et le traitement oe conseilier.
. Les vîogt-six académies qui composent rUnirérsîté seront
divisées en trois arrondissemens , dont le premier $en formé
de la seule académie de Paris. L'académie de Paris aura.
Comme les autres , un recteur; M. l'abbé Nicalle est nommé
à cette place. Le chef-lieu de l'académie de Paris sera l'an-
cienne Sorbonne, oU seront placées les écoles de théologie ^
dej sciences et des lettres, et l'école normale.
Potfr être admis à l'examen de bachelier es lettres , il suffit
d'être âgé de i6 ans , de répondre sur tout ce au 'on enseigne
dànè les hautes classes des collèges royaux ^ et aavoîr le con-
sentement de son père Ou de son tnteulr.
;',L^s bases de l'éducation des collèges sont la religion, la
monarc(iie , la légitimité et la Charte.
• L'évêque diocésain exercera , pour ce qui concerne la re*
iigion y le droit de surveillance sur tous les collèges de son
dioçese; il lès visitera lui-même >» ou les fera visiter par an
de. sea yicaîtes-ffénéraux , et provoquera auprès du conseil
4'iasUaoUon publi<iue l^ mesures, qu'il aura.)ugées néces-
tairas» ". •■ ■>: • - ^ . ■ ,
-Le^ titiiiemelit-dèi>a*iiidn£ers d^ eMêgêê My^ut sera
ëgal an traitement fixe des censeurs, et leurs droits àu^
pensions de retraite seront .les mêmes que ceux des autres
£>nctionnatres. . ,
Le cours de philosophie des collèges sera de deux ans ; les
lepony ne pourront être données qu'en latin. '
L^'manonsjparticuKères d'éducation qui auront mérité là
confiance des. familles, tant par leur direction religieuse; et
morale que. par la force de leurs études» pourront, sans
cesser d'aofiartenir k des particuliers , être converties en coA*
léges de plein exercice , et jouiront, à ce titre» àe$ privilèges
accordés anx conseils ro^raux.
Lol-sqae , dans lès campagnes, un curé otf tm desservant
' voudront Se diar^r de fofmier deux ou trois jeunes gens pbor
les petits séminaire», th devront en faire la déclaration air
recteur de l'académie , qui Veillera à ce que ce nombre ne
soit f9tg dépassé fils ne payeront point de droit annuel ^ et
t§4>
îfiv^Çi^e i\sip\w chère eflj^éjranbe ^Kpatrief, natarcUenitent disposée à
se liyrerau^ tbé.çric^ ^ui f^yojnsçntilqsppssi(>nsen^r^çç;iio43. ^éi^ixêu^éf
él nobles , rt'clanic ime,direc(iO|i rêlit^îet^ç^f^tmprale^^a^fii^ illui
8%r«^ ijnpbssifclé d? fcsisf'cr âii^seduCtic^n^ dont elle est environnée.......
» LadiffeCldfireJîglcuse. qui doit êtrd d6rinée aui cofl^.^'êj'dè l'iînf-
irersilé de I^fanbe ; àtfpBtîieht de <lroit âlfX p^eAiiers ^^f ëiîrs j mai» lèû?
zèle scroit trop sçHivent aaiis c£fct' si lenrJnfliiéncé^ éous ee tâpftôrt;
reûf tfoû^caii , .une surveillance continuelle , et de les appc^fcr I<îga
a[^M a prbv'Oi^utfr tbafes îéV ttésurc* cjli'ils èWii-oril' ieces^ircs
» Telles sont, Sire, Ici iftësilrc^ que" f'à\ Thoi^nfëû^ Qt soumdfffé a-
memorab]
bligue, el
Ton, la i
Jisposirfl ^ „ , ^_. . _^
^ii,lui8ont imposée, de donper «i li^ jéanesie one^irecittûtf'f dHg^tise et
monarchigjiie^ ei^r^^ç)la^^^iL.npLé9]^^ t^llipt A«wi iw|it»t«)pfl dOnt 1^
France est rccte vable u son Roi, et de re^errer les liensiqui doiTei|tjif|(|e
an clergé . dépositaire 4cs doctrines diviçc^, le^çorps char|(éd^ r«nsei<<?
jffïctftcrffc'cftlteieiais Ki^atnes «.
Tlieoîogia ad usum Seminariqrumj anotore P. I)en$ 41).
Pierre Dens, në,«il t^o, à Booin^.i^ dîooitted'AitTers^
4tudî% çbezjef jpèifes de rÔratoibe , à MaUtM», et m sun eobr»
'distingua
•arml ceiit
classe* 11
étudiai la th«6lq§îe.aa gfand collège ifs Lonvain , ^% riçtAjà
prêtrise en 1715. Deux ans après, on Utni^ya-ponr enseigner
l|i lhé<»}og1e aux jeunes religieu;!|:. d'Àfflîgttefm , et^ep i^io,
Tarchevêque de Malines l'aj^pék pdui^ rempfbr les mêmes
Pans, chez Méqulgnou fils aîné j çtvCh,^ ^dr, te Clcre^aij^^rcttU,
' ce jtiùrYià!. • . *^ .' '*
(^S )
tmetà^ni dam $oh Mamoairv. EU inig-, to etfriKiMt <rATs'Acé,
âl>l^^ev^e èe MàVmm^ Sfk\n iifmMêy bkt sentence,
Giniralftne YéA ftook^ fU^n où frdstèot- êfé régli^ ibëiro-
fOltiatne â# M^lmeè I B^ns ôblitît lAf ^isM^^pJt éoVicoàrs , éC
ëéVkit' en flféiifô feikff $^ ^ii r739, «laffiiiiriteaf- synoiliil et
JirlkMent dis âéoffiiffi^e. EHffSf, i) doiHh^ sS dMîs^db dé lat
llItifétfMilfv ^C'f^l ^^^ thatibufe Ùé \â ïib/élrtSp6\% , oii il eot suo
cè»^vei«i«m lêri di«>nf(ëlâlg itèlasYf^àé, dëpMYeh^rél* et d'àk^
à te ïè^ es hf pré^flW ThéàlogTej fôît ùd grand ëloge dn
«^éfctëfV «V dêé l«^^D dè^ rai>{»é VféÛS. Pfâr'é atia<!:He à i'ort
élét', it m ^Vtfir rm ¥é§ptH et m iiMtMèi, Il i^'etoit Ha^
moins liberaf #9d^ ^ttidj^'ë^ WsT pà'ûvr^s èulé «f^!é pour l'es itV^-'
«Wfé^î èlri ldd3 lfe«âftAa!ttctreé, il iWf^felibirlë <idt\-ïfli7sïlie.
¥i Ht^àiSM ^tfiffnt^ mh \e p^îndf à1 sVSiilieri d^ùdë ^c6li!
èé fiWëf to9ttVrt«: Lié èéflfîîiift^e feuPflttirf ëtbîé Tobjèt de ^è4
tJf€$,élf^\èthr mdffé^iï ré)iêtctp¥é. hé ébf/iMèl et M t'eb'-
féfrel de /ff fiÉtàîêoÛ itéhAîtmi éàsAmM iôtlé' Tbf , #! il èA
erif^hf: »6rfé|^plfc«îbtf aftt 'ti»aférf é»ilc6htirîfdè]le^, él d pro-
dVolldiefé^'sâ? ^ ^Ktf^ffîMt de iJeilfirëiibè'; ibtis Ik t?tfe de
Clfc^aK;^^ $0^ itt-^. It ^tibtiàf dibsf 1^ thfmé iëinpi^ tihë re-
If^nV G^l' ëeHA fM'èM pï'ësëfat^ âfà- gtiuVéVlJéWë}it d'ék f^âts:-
fUf fent 'sWîfctttoA' pifr ad- dîfci^t aa ^Hiië» CftàH^î? d^ LbY-
ffcift»; db 5^iifiM»|^Sôî Oft éat Ibi^ d^ fair-ë ithj/rihïéVô^ de-
^âF f^i^i-iAAdttl |{ i>eb§ i%» ffiiiîhiëï^ sût lè^ pi^ëi'o'g^rvèè ^c
FEgJfe* fer d* àAftrt'SS^^v et qtiléirtf'âferfëS fui feî^ôîf u'il
m^y ê^i\^fA\ît mm^imwmïqoiir, te ^uf ^ i mn id vi*ài ,
^Ifmi' mké k^ Min^ dkërtSé' aèbl fo TRéàloiee ^te"
tkëologiens. Les é*iiix traites ^ué nous av^iift dRH S(5ili
]peat-étre tes aftnls qui soient profkrenioÉit de loî| d« tÊfàiaf^
on seniblç le dire dans U. notice; les autres ne soirt g^lke
que d'anciens traités ré^l^ris avec plus de méthode, et .pré-'
sentes dans uite meilleure forme. Us opt eu ainsi. du succfSi
• dans les Pays-Bas « et on en a fait successivement sept éèi^
tions , à Liëee , à Louvain ^ à Anvers et à Maëstrieltt. FeHer
présida à rédition de Lié^e, en 1786. Le Hbraîre Hadicq^en^
a donné une huitième édition , aiu;mentée de plusieurs pièces^
telles que des bulles de Beuofit XlY et de Pie VI... Il aflUf>tice»
dans K^t^^^r/mem^/ii que des théologiens instruits se sont
chargés de revoir l'ouvrage , de corriger les fautes d'toipres-'
sion , de rétablir les textes de TEcriture ou cités iucomplète-*
ment, et d'à jeu 1er quelques notes et même quelques eutrttta
du traité de Benoît XIV , de Sjrnodo dicecesanâ.
Un recueil tel que celui de Tabbé \>e!at n'est pi^s suseeptî*
ble d'analyse , et deraianderoit , pour être eum^mé et eppfér,
cié à fond , plus de temps et de connoissancei que nous n^CA
ruvons apporter à ce travail. Nous vojons que l^onvrage^
l'époque 011 il parut la première fois, qui est vers 17^9'
fut revêtu d'approbations données cette ainsée»là par xm
théologien de Louvain, F. Jacobi , chanoine deja CMlégiale
de Samt-Pierre , et président d'uu collège, qui juse cetlse
TTiéohgie orthodoxe et utile. Elle est re^pandue dans les
Pays-Bas, et les éditeurs ont cru qu'eUe pourroit également
servir en France. Sa forme abrégée la rend isses comunadV'
dans les séminaires. Peut-être y a*>t-i] quelques quajlîotia ûia.
l'auteur -ne s'aecorderoit pas raîlièfemeot ^vee ^plusieurs du
nos théologiens,; tp^s il semble qi^*oi|.ufl.pi>ui^roit,filîr^ m
crime à un étranger de ne pas adopter entièrement lès opî->
nions reçues dans nof. geôles. Dens paroit modéré dans se^
fentimens , en même ^mp qu'il se montre celé contre ka
nouveautés qui ont troublé I Eglise dans les deux derniefs
siècles. Il a jugé uécesislire, k celte occasion, de faire^dafia
son dernier \oluiiie, quelques remarques sur la 77i4^o/c^te de
Miesen , chanoine et président du sémmaire de Malines, mort
en 16^9. Cette 7%</b/o^ie,. impripiiée àXille, en 1693, a vol. -
in-foho, n'a pas assez évité, dans la manière de présenter
cerlaioes questions p les expressions dmit a plus df'une foif
abusé un parti. On trouvera aussi à la fin de Touvrage d§
Dens des avis et des formules pour l'administration de^ se-
cremeus ^ qui paraissent pot^w couvèufr ))e%i^up à la
{Mercredi 7 mars iSsit.) (N^ 686.)
l^ Guide des JPéèh^Hrs j par le pèi e de (^f^ade j
duii^ {)0r M. Gifard. INôutelIc ciiiuoii (i).
t0> ùuîde de^ JPéfhûUrs jouit de)>ms pltis de dén:^
sîèctes dune grande réputaâoo ; c'e^t, comme oa^
saky lè fffuit du zèle ni àt IWpérieDced'un salut rj^
Ug^K^X) le pérc Loaîs de GrunaJe^ de Tordre ae
aaint DôaHinquje^ célèbre dans aoa temps par soA>
vaéi^'iit i $e$ préditàatiooâ el ses IràVaùî Né ^ es i5o5^
4aôft 1* vilù de Greisade, éb Espagne^ doBi il. prit
le nom , Lotus àlé di^Ùàgua par ses taleoa danaTeior**
GÎ<^e dn mhiistère' ^ dan^ Ja «oùlpoiitkMs lïiMKrm^i
de )p!été. Apipelc a 1» G^iilr àe PeHi^ali ei cbèisifc
pOMr dtr^c^ir de la i*ekie régeilte de tx xwfÈvàas ^ il
p^Xufta le ciardlaaJ^l eli l'a^Gbiélrêctié de firagiie^ et fit
QOiftiiMit à ^oe s«é^ ua lu^kan» ttoa moma Yertuêint
et fiOfv .i^oin^ habile ^ dowi Bai^iebint ^ Mat iyrs.
II ttOQfiîii le Si dtstééihte iS^y iaisaact xm ipraml
iio<tibre d'^krite ^ des- sermôils y ^ enif res dogn»*-
tÀcpea» des .vies |jiaffikiiUèn?« dé piarsonoès pieuses^
àea tradiHAÎcaM^ enlr'lHitreb àpV ImilétiàkiQk âeé livrée
de nNHrale ^ pàrrm leaquflifle il fem fphiter au pMtilieir
rang ior Guide des Pécheurs,., Siie lut cooiposce à Ban
dajoz^ en 1 555) et publiée iet9 oètté époque, tt
depM» les édiiâonâ ei les ti^a<iaotionèi s'en^ sont fbrt
n>ttJ'iipUéts^ On dit c)»e ceîtty de tme les ouyragéa
■ JT, JJ'U- l Ui.V .ii fc^
(1) 4 vol. in-ii; prit, 5 ïr. el 7 fr. èô cent, frtfâc de
p6rt. A Pâm^ ého» A<l. Le Glere , au btr^èatr dé dé^fûtirtial.
Tom9 XXFIl^ L'Ami dé là BéUghn et du Hpxé G
de lauieur, celui auquel il donnoit la préférence ^.«t
•ami François de Sales eo conseillait principalemenl
la lecture. Grégoire XIU disoit que Grenade avoit
fait plus de I>ien à TEglise bar ce livre $ qiteVUeât
rendu la ne.aUx morts et U,. vue aiiK aveugles^: en
eifet la Guide pas^ pour avoir ramené bêaucçnp. de
pécheurs dai^s les sentiers de la vertu^ èl \pùw j
avoir affermi beâucoup^ de Bdeles.
La traduction donc nous annonçons iin$ édition
nouveOe^ estcelle de Guillaume Girard ^ archidiacre
d'Angonlâme y et qui prend le titre de conseiller du
Roi en ses conseils. Il a^voit été attaché au dnc d'Eper^
ûooy mort en 1643 ^ et il dédia sa traduction à Louise
d^Epernon, sa petite-fille y et Carmélite sous le nom
d'Annet- Marie de Jésus. On l'a cru d'abord auteur
de la traduction de toutes les œuviés de Grenade , qui
Swmi a Paris vers 1660; mais il paroît qu'il n'a tra-
, bit lui-même qtie la Guide, et il ne parle que àé
; te livre dans son épttre à;IVl^^ d^'Epêrivcm. CH» cridit
que leâaùtres œuvres du pienux Espagnol ont été mises
enfrançois par un prêtre de l'Oratoire^ qpi a gardé
Fanonyme. Guillaume Girard mouriuty dans tm âge
iiès^avàncé^ en 166S; ton épttre à M^^ d'Epemon
doit être de i658f puisqu'il parle de 1» laort du due
de Candale j^ soin frère , comme d'un événement ré-
cent; ce jeune seigneur venoit d'être enlevé par une
maladie aiguë ^ le 28 janvier de Celte année.
..La version de Girard , quoiqiie déjà ancienne j
n'est point indigne de l'accueil du publie religieux.
On annonce que cette nouvc^lle édition a été rewe et
corrigée; ces motssqnt trop souvent de style, et nous
n^iivpns pas v^ifié siefi^ctiyement oa avoit fait qu^l*
i|i;t^s,çàrrecti9n6. Mais,4e..u>Q etietl^nga^e de Tau*
feur ne se resseotetlt point, <uymTde ùîi pdtlri-<A(' ft}*
erojire^ dtt temps où il ëcmoit^ et tandis <]ue des
Ityres publbîs à cette époque sont iUisibi^s , Céltrî^ci
ôflre uo caractère de simplich^ et de clarté qui est
le priDCipa! mérite des ouvragés^ de de genre. i)n \&
lira donc encore ayeC intérêt et areé fruit , et On re*^
connott^a dIus d'une ibis qûë Gt^nadé n'a pà$ été
inutite à plusieurs de nos' auteurs modernes qui ont
écrit sur des matières de piété. Les emprunts qu'on
lui a faits attestent son mérite^ et serbnt pdut-être pa
oouyeau motif de chercher à connottre la sotârcèoù
on a tant puisée
^OUTCLLES CCCtiSlAStl<îtrE9; - ^
iloME. Si Si a i^mpliles' charges Tâcantes par là tnbrf
du cardini^ Antoine Doria» M. le ciairdinial.Fabjriçé
Ruffo^ aujourd'hui premier diaÈre> e«t pré^t deà esL\Lt
et liuràis } M* lé cardinal Narb tsl nommé préfet dc'la
^eongrégàtion de là^iicîpl^ne régulière, et M. 4e caiv
dinal Georges I>oria^ de celle des indolgenees et detf
i^Iiques^ â la place drt cardinal Natd. Le catdltiai-vî-*
çaire, M. de|ua Genga, est nommé ar€hipi'étt«^ de 1*
basilique Libérienne*
-^Le II févjrîer, le père Jean-Atigè Portai dè.CiJ-»
néo , religieùit Capucin , c6nfe«8euir et* chapelain dii
roi de r^aplès^ à été sacré évéqùé dans la eatnédrale dé
Laybàcli, souslë titte d'évéqtte des Theitodpyles.lMr. le
Cardinal Spina a fait la cérémonie,* assisté des éyédues
d^Agi'oncf et dé Laybacfa. Les soitretains y Ont assistée
Paris.. Outre le Mactdement que M. le cardinal de Pé«^
rigol-d a donné cemme archevêque de Paris ^ ef donf
nous avons patlé dans notre deilûer numéro^ S. Em^
en a pUbHé tus^ imtre eu sa qptaUté de gtand^acUiitÀ'^
( 1<M)
Sue trop C^es^ ei^ieiKi:* çt pç convleiit'il ^5t<^ yttmgôJàe : Af<é-
t-toiUy 1^tT0]î:ez{ chefcbez wislêVrcmtes ancieoîics queUe -fôit ^it
s0mifù i^UwuU.. ^um s(t via bana.^ et mmbtdau ik 14* Qb«l< op^'^ ^t^
b<*urëax rèmîttAXÈ'dfi la r^vdlotion qui s'est faite dans fcaesprîlsj fuel
Uen tié^ «ft-41 YcVebù de oes aoe1«r»ies^ei>««Më^ cfai^êlit àtàùki iim.
lfc»)çQntf9% ^iniSÛ^^f )p^9 ^1^^ «t les tèi^i de, U«m>^?
miéii abiu ont êtérérormesT depuis que îa religion ai>er<|u son éiçÀmirè ^
Al lôoidtés ik>Dt«ell«i dèy«iiu^ ]pltis MiA-eines'el ]â« JjOf iMel0 d«llê
^^ire s^-^t^IIq f I^ ^o>ic^e^<}iia cf Ue 4% '00s aac^èf ?4e2^.ii|Mf1^
•ont-eneq>lu8 pures ? lea '' ^ ' - « • a, • , ♦ .
' les trônes de nos rois se sont-ils râ^ermu ? le sang
aM41 teoite ae foib rou^ là laai« ? ^ c^lle f>a«iél« d^lni^;iiM«é é^ê«(ii^
'i'î:^^»» Wi^ wp^^f »i^ifi^> vw¥«^4/a«f o^f^ff J%»4w«>«
Jo2ù» lies Ktats eue dans m vente , if m est la mère de la paix ?
» Oui, N* T. G. F. , c'est une nécessité de reyeniriilti^lit[iotedëiMt
pèret 9 pour mettre un terme à nos calamités : car il est écrit que la paix
sera le fruit de U4>utke : Eritrem^^uefkmfax* Tout royaume affermi
tela reli^on est ce yaisseau a l'abri du naufrage , rftssurë qu*il est par
tcre OUI le retMot^ o« ivjgui ^;siçi/w^eeifitt ^nfii9^% ^4âie sur U pi tre
firme^ et que W venVaaitéhY sans pôÙToir la renverser. £h ! ne voyex-
w>us |»ula teirç ébi:an]éer)imue danastfsfendeiaens, dejiftis^i^elfe a
ihéconnulesloisde llSternel ,K«société8 chanceler, lè« peuples trayaltlëa
«Pttae Inréurde Aeslruetibii et de rtiiiie, inconnue aux swdesancicnà,
Ir^iumcloairç 4e n«f ton yioié» et ime inaDd^nte et lacuîlëfle avdace -
imtx\t» altofB^ JMn(» dbsf reaèemie de lencs paUia^ la Fcanob
daiis le ^euil et dans 1 épouvante, et nVssuyant un insiaiit ses larme»
que pour en répandue bientôt aprèvdb pMs abondantes encore; et
B'«iiitcmde«-TOitt paa m^lle rvoix ?|pé^r^ avec efhai : Qui povtm hé»-
été le. feu dévorant qui ravi^çe la terre ? quand finira cette lutte de hi
fustice et »e Titi ju9tfc« , du crime et de la tér'lu , cette, guerre de teàfer
mktfl^^ét, '^tqoamd M'tafftoiAiira «uc sa fease^ f édtt<ftï Social »?
•*— M. Tévéque de Meaux rappelle avec rçgret le peu
cte fruit de ses ètboîtatîons de 1 année dernière, la vîo-
Katîon dé la îot d^ ITEgïîse, Toublî des pratiques de
Sîété, rindîfférettc0 poUr le salut oi'linguîsstmt taiit
e chLr'étîens 3 et U pûUrsuit'en ces tcjmes :
« De|oipis-nou8 4*apD^ ccsfo n(Oi^éto»jio|, W: T. Q^f^t «t tous-
mêmes dçvei-yons être surpris dea accidens et deamalheui^ que vous
a^s éprottV(és; dMimaladitts qai ontdMsalé to» f«mlMe«y des morts
lubitea qm le»oBt coa<teaaé«A, dot pevtoi<«ie «ou^av^sessii^éef, à^s
incendies qdi ont dévoré vo# haJbîtations ? n^eat-OA pas à votre indiffë-
Tence'cottnitf à lenr première came que vous devez attribuer ces maux?
▼aai'tt(tea)iv^0M4tekéi«Bfw^iiit fo4Dd^ de fotf^JÂeii,
r t« >
ttlÉaé Mnb^ confcte vDm ; tovf let ûéaltn tbiit èalie m» atiai» tt tfoàff
Avez ^pnnis diï votre timéniè. AitM^ N. T. C F. , %mâ» q«e Dîov
«*offTfMl a vdut fkdur ami , tMi4iâ «|it*tt 'mw «nViloit pur k s mpjem
teéoui* <}ti'il. TOU9 e» dontieit , k monter ms ^rèeca el n« l«vcini « v«M
l'«'veepMiéà«Din tndticv en enirtttn; il ToaiMlICk^ vOtite p^te, «i¥#^f
en âvèi lî^it im |iiae aé^ort » aont ia seilleBBt , «(nèi tirdir frièt^ Mir «sf-
inrtie dea eotipaMBsv «enace enopM l«t aiifxéi, ti pat un piwmpt to-
toiir ik na aherabent à apfMisér ie maîtief. ai jaatttseojk irrité (^nbm
«nx. : '• . .■ ' *■
j» Ah IN. T. C F. ^ der^nsrBaitt caaûiAe d* nom tfftiwpftr, lorsque
aom redaHtona poar voBt ^ maJheuii ? Saaa parlAt ici «a «ea iléaiiK
-qui KOU8 abni iaconxnit # patce que la Seigaevr loi ^icMft cM^a d«M Wt
trésors de sa colère,- regardez autour de vout^ et voyez $iiU M TO«i
^rirooment pa« de tppte» p^tt^ »•
— M. r«véqii€ lie Di)c^ ft v^uitt 9 k pvetelèt!^ f#]ûi
lui offrir une mstntctioii àêwûop^ét star U4 db)^
analogue à l'esprit qui doit animer les fidèles dàii« c^
tempif. Son Mandement est destina A oîontrfei* e«e la
pénitence est nécessaire ^ et à fndiquer les qualités
qu'dle doit avoir. Le pi?ébt iav^ua tour à tour I«s
considérations I«s plifs puissantes pèitr hicvlquer le
ibesoin ^t U? avaiikt^gi^s > de 1^ jiémVii^çd 4 il w fPr
ti^autves:
« UHon»^ém donr, N^ T. C F,, da necatmAerFâmiliééW Ditii
iiMéncordiean oui noua tend let bras , et déiestoiia naa în^pMléf aaitont
qu'il les déleBl» lui^ménc. H Ibut que Dieu htSàt^ bien fe pic^é, din»t
saint Anflustin^ ptiiscpi'il est ton^araptét à U détraitf! ; bm» il faat fu*H
aime bien rhomnie. poisq»"!! est h to«te liétiBa niée à eMàelmr o« à
prévenir sa ptcte. Se oaiis a^t-ii paa soppoièi^ abréo aéaar de matîeBise
pournff» fatrs 9r»<e« quoique nooa nc^sajùns. à.aê$.vHniLtqiif dbs vaaaf
-de colève deatiui's à la perdition : sustmidê m mam pâtÛÊniid, mué,
sm? MHa in iitieniam ?
« Il eit doncdela JQflâeiret de Botac iotiaèl dé tc'firfnl AMaerpii»
.loncwtemps de aet fràre». Lr bobiImb et V^notmilé dfea pdchéa bo^i
e« font une loi.
« SiAitlWt de piicihés ^ae now v ntmaaMlit pM, dé péaàé» mi
noua «obI propÉesy et diea pédiéa d'ai«tfW'dàa| noM fomm«f.ofopafatBv
ou eon^lioe» par noive scandale eu paa notre kapfudenda, A^nada»-
vrioAs fions éoriur avce le ptqdbto z a Qui est oelui qui éoMÎ^It afa
• fautes? Purifiez-moi, mon Dieu , de ceUc»^«LaQÉicachéaa«S'motv
» et. priser ve.:& votre ^rwteqr de- If efUowlOQiL âfa éiroinfUiX» ffiom
n «tvéc sailit Augustin : «r Ijrettb^ez-moi dé iiQ^éiëiés j ^ gà'dbnjie^
» mot tes pifdkék 4^ltfUʧt» nL <
(Wa)
m N*«voiiMioa«pas à faire pénitence encore pour lespiécfaés publies >
ri pour détourner les Héaux cruels ^ni sont eux-mêmes det cmraes, et
que nos propres péchés peut-étw attirent snr la terre ? La main d«
Dieu 4JI11 les permetest cachée sou$ celle iie Thonirae qui agit» dit saint
Augustin, pnfrgùsiuiI>eumtitumre^JiageUum tuum. Les livres^fints
«ont remplis dVxemplea des afflictions temporelles que la justice :de.
Dieu a envoyées autrefois sur les peuples en punition des •péchés, et
inérae du péché d*un. seul homme ^ et que Ton a vues se renouveler
dans tous les siècles. L^Eglise a conservé Tusage de faire annuellement
' des prières publiques pour détourner ces* fléaux , et a recouru dans les
pirconstanees partieuhèse» à la voie de la pénitence. « Dieu envoie,
» dit le Psalmiste, plusieurs fléaux au pécheur : nmkaftageUfa pei^
» eatons ». .
*— ^M. Vévêcjue de Bayeui Insiste surtout ^ dans sOi^
^landementj» sûr les deux préceptes du jeûne et de la
comqiunion pascale^ et, 9près avoir rappelé, surce»
doux points, ta^dpctirme, Ja. loi et le vçeu d^TEglbe^,
il ajoute;
« Faut-il, N» T« CF., qu'il s'en, trouve parmi vous un « grtntt
nombre qui soient assez aveugles sur leurs plus chers intérêts, pour se
priver volontairement de ces précieux avantages, et se conaamner
eux-'mémei à la plus terrible aes peiiaes dont TEglise punit les pé^.
cheun scandaleuxet aes eiMans rebf^Ues? Chargés des intiéréts de 1 &>
jlise et du salut de leur ame, seront-nous tranquille spectateur d'un'
v^^ated d^lravdre, saoréfèarer la: ^it tpomr rappeler. ee%owa1iWr j^
ïéês-et A^ti^^a? Koi^', nous nous écrierons avec le Prophète: Ah!
ina^eur à vous, enibns déserteiirs ; anathéme à (piiconque se sépare
du penjple de Dieu dana^» saint teAips, et refusera de mftoger avec
nous ragàeAu pascal!... Malheur à vous qui a)i>ttte2 à tant d'infidélités
dont .vous été» oottpables , le m^ria des ^ona les plus précieux ,^^ dos
faveurs les plus signalées/ de la libéralité de notre Uieu, k aésbCance
la plus obstinée aux: invitations pressantes de son amour < aux ordres
les phis fonnels et les plus exprès de son autorité! Malheur à vous
surtout^ pèses et naères , ehe£i de famille, dont le bon exemple auroit
tant de pouvoir av» Tos.enfims et si|r vos serviteurs, et qui les auiori*-
sez à yioler un préce;pte aussi sacré, par la transgression que vous-ea
liûteir vods-inêMesf Ita&eur à vous qiii, abusant du crédit dont vous
jouisseï dana le inondeipar le rang que vous occupez, inspirez au
peuple, par vos funestes exemples, au mépris ou de lindifférenoe
pour iaipiài' sainte pratique' du christianisme ! Vous rompez la digue
sacrée ifui^poméfnt s opposer au torrent des passions^ et , en brisani les
héfis.qin .attachent Thomme, à la. religion, vous brisez à la liais ceux
quii attochent à, tous ses devoirs. Mais plutôt loin de noais, N. Ti C F. ,
CCS terribles anathéméaâ) I.;i,
Le prélîit'fiiiit J^ar exhortée lès fidèles à souteçk pa.v
)eur zèle deux établisscfïnens également utiles au dior
( /o5 )
cè^e, l'un pour les séminaiFes, l'autre pour les missions.
-^Les prières dés Quarante-^ Heures ont eu lieu ceà
trois 'îours dans les cgltse« de la capitale .< A Saint*
Rocli ^ il y à eu sermon chacpie soir. Le vendredi g
mars ^ on célébrera dans cette église l'office dès dnq
Plaies de Jésus-GHtist , premier titulaire de la paroisse ;
lès stations dti Calvaire seront faites par M. labbé
Marduel, vicaire. Tous les autres vendredis de CarAmé
il y aura une niesse* à la chapelle du Calvaire > et #n
cbantera le Parce j Domùie. M. Tabbé Danfeèl, au-^
mftnier des gardes du coi*ps, prêchera. Il y a ûtie
indulgence pléniére pour ces iOUrsJà.
■—Des ecclésiastiques zélés et de pieux fidèléis con^
tinuent â fair^ le bien dans \e» hôpitaux^ et à ramener
à la religion des victimes de l'erreur ou des paissions:
Le dimanche ^5 février y une protestante a fait ab)u*
ration, à l'HôtelrDieu , entre les mains d'un ^utnè<^
nier delà maison « Elle avoit été instruite par une des
dames de Charité qui visitent cet hospice. Toute calp
viniste qu'elle étoit, elle àv oit toujours pris à là letti*è
ces; pairmeé dn^ Sauveur ;C Geci eâtiiwn 4iorps^ tant h^v
évidence Fàyoït frdppée. Elle s'étott aussi tQUfoars^^;
tie une dévotion particulière' pour la aainte Vierg^^^
Le ciel a l'éeompeasé sa. foi. Ses ^dispositions pârois-
sent fort sincères: La damé qui a x^nteibné À soift re^
touï lui- a servi de ténîoiA , et a voulu riiabilleir. B' y
a peu de temps; un jenne homme, garçon limonadier^
qui avoit voulu se tuer, et qui ; ayant éfté blessé trè^
grièvement, avoit été porté" à l'hospice de la Charité',
a été touché des exhortations des piê«ic ûdèles qui y
vont visiter les maladca, et s'est cmiverti; Il a édifié
pai^-ises bons sentimena ceux mêmes qui a voient cou<^
tribué a les lui inspirer. Nous apprenons par la même
voie la mort édifiante d'nh jeune Savoyard de i5 ans,
qui a montré daiis ses derniers monletais une foî, une
Assignation. et une ferveur au-dessus de son. âge.
( io4 )
— n vient 4iSf^ttre un petH^crt^.(bfff$Urtérâ|4M|^
sous le \iir^ d'Origine ^t progrès de h Misnon -Ju
ICentinchyj, p4ir ¥n témoin oculaire (i). Nous n^ âcm-
neroiks point V&^lyse, parce que iiou$ pous soiB^^tSi
éle^d^s suy'cetjtemfitière autant c[ue le çompçarieht lo»
borner àe c^otre j^uraftl, ^t parce ^u$ i^oW ToulbM
laisser ^ux lecleurs le ptUtsir d'apprend:pe de iiOu^ç^auSr
détails cUn^ Técrit que aous annot)ro9&« y état et leii
bes^in^ d^ la mission y sont pi^ésentéf. d'une ma^tère
qui îie peut ((u'ihtér^sser U piété, h^^ fidèles seiroUtt
taucî^és^ du jaàie'dfiis mÎMonnatves qui se di^v^u^ihl à
un ministère Iah#l^eus dans un |>ays immense $ ita ad-4
iiiîr?rû|it 4ujrl©iit le* travanx, le cmt^i^t U désiit-
tér^ssement d'ua 'étéqu4 digne des preikiie^ agLè-:
tjoles) qui vit dans une honorable' piiuvreté ,1 et ^i-
tie longe cfak SoTtant-r des éts^li^emens utiles à la re4
ligion. Q a l^âti une cathédrak ^t dc^X sjéftiitiaireâ^ii
érigé des ^ommunautéis y institué de nouTûIles^ con^
grégietians. Sa piété ,. son humilité , la'eh^rité, lui ont
CQBdDÎlîé l'estivie généirate 9 et ce qu'il a fait > depuis' dix
«M» djim^'ëe fs^ys^ paroitMit^ prodigieux >^ surtout st '
«tu le coAiârarQtt aVec fa modicité de $ts ressources. Ce- '
j^dant » reste encore beaucoup à faire ^ et le ver-r ,
taeux éTéque pt^t, si onr le s^eândo^ consolider et
éteindre lei» heureux résultats qu'il a obtenu$. Des âmes
pieuses àerolM: sans. doute tentées de coopérei.* à une
ai bonne câuvTO pjii^ dtea d^ns qui peuvent avoir une
aii grande itîfltience sur la sort de la religion dans ce
pay]^; Un 'dea ecclésiiisïiqûes mimaûnaires du Kenr,
tuofcy ^e '€rou¥e en ce moment à Paris, et recueillera
ces aons> que^I'on* ^st'prié de remettre a M, l'abbé
darron^ ouLde-^jac de&ieuillantine4> faubourg S^înt-^
(i) Bl>oeh4ire iiyS'. } pria^, i ftr. <j^ î fr. a& c fratwî de port; APûti»,
chez Aàr. Le Clere, au bureau de ce journal. Cet ouvragé se vend jm
profit de la mission.
( io5 )
J^çqU^s, (^d à M. Chapelier , notaire^ rue de là Tîxe-
x^^aerie. ...
— <Lâ missioi^ de Reims ^ commencée le 7 janvier,
s^eat tênôinée le 26 février. La fin a pép.endn aax com--
manéémen». Le ^le et la charité de» missioiinaires ont
triomphé die Tiiidifférence des uns et des préjugés des
autres > et ils n'ont plus ^^ennemis à Reims que ceux
qni le sont de Tordre ^ de la paix et de tout bien. On
aoroit peine à compter les heureux cliangemens cpi'ils
ontprc^uits, le^ haines appaisées, les ménages récon-
ciliés^ les restitutions faites , les désordres cessés. Dw
aumônes: immentea ont été distribuées» Toutes les clas^
«ea ont rivalisé d'empi^ssemeiit pour les exerciœ^ Il y a
«u deux x^dmnmÛQns gMé(rale», Tune à Saint-Jacques^
l'autre à la cathédrale ; on croit qu'jl j.a bien dousf
jBÎlle.peraonjftN qui se sont appsochéea de la.sainte ta^
b}e f encore les nuasîoiiniiires ont^ été daBsf imposa^
bilité d'emtettdre. tpus ceux cpii.ae sont présentés^ àJem-
ppeasement pour pvépaTer le ûJvaire a été .général 9 ft
leajpers^nues leç plus di^tinguiêeis delà villu ;> on^.aon«-
couru. comme les autres^ des hommes , qui na^giifve en/* 77^
corc crioient contre les misai onuaires ^ ont mis la mxùn
a Toùvragje. Le plm mnd enthousiasme a régnée If
23 février, pendant la plantation de la croix ^ jcttiU
croix > qui a cinqôante-six piods de IoBg> étoit por^e
par deus cent quarante hommes ^ on fit le tour de la
liillé en chantant dff8 cantîîqtttf ^ et M» de Bombelles^
évéque d'Amieks^ prêcha, au pied du Calvaire , au
milieu d'un concours immense, ei fit une ^ive im-^
pression sur des oeeuis^ien disposés. ,-Xe lendemain,
il y eût une cérémonie particulière pour les enfiins;
Le a6, les missionnaires sont partis au milieu des té^
moignages de regrets. MM. les évéques d^ Amiens et
de Soissons^étoîcnt venus exprès, âr Reims po«r clore la
misaoïi. Us ont assisté à la procession, et ont a^l*
ministre U sacrement de confirmation aux fidèles qui
(io6)
s'y étoîént préparés* par tant d'actes à4i rdi^dft.
M. Fabbé de janson est resté dans la ville plusie«jr9'
îours après ses collègues^ pour fermer» ^nivant Fu&a^e
des missionnaireâ, des-associations. de charité oui main-
tiennent I^ bien qui s'est fait. Que manque-t-HfâiaiiM^e*
nant à la villede Reines? Son antique basilique e6tveu^«
de ses pontifes ; elle attend te successeur 4e saint Rémi»
La présence d'uu évéque couronneroit le bien qui s'est
fart, et seroit pour la vilk et le diocèse , pour le clergé
et le peuple, un nouveau sujet de joie, et un piuissan^
motif de zèlepour la religion etpour les bonnes œuvres»
-^ La révolution a renverse tin grand noimbre d'^>i
gHses j ist les relever est pour les âmes pieuses uneœo^
vre coBselante en même temps qu un inojen cL^expiatioft
pour n«s'crînres passés* Paiotti les églises « Abattues esl
cdle de Bedoîn / cette ville si tristement célèbre par
les cruautés auxliùellcfs elle fut en proie. On s'occupe
de îrebâtir un édifice si nécessaire ; malheùreiisément
les ressou]|fcës ne sont pas proportionnées aUx besoins. •
Des ]^erspûiies charita£|les. ôùt contribua à la feopjiai»^ -
tfucli^;" celles qui vbiiârqitot suivre cet exéaiplér
pëuvejjt envoyer leur offrande a M. le cuïé de Bedôitt
(VâUcluse), ou cbez M. Fourcby, notaire, quai Mâî-'
— 'Dieux demoiselles pieuses out fait au séminaiîfe de
Langres un legs consistant en une^ommô de 10,000 fr.
et un bien de ^4^ de revenus. M. l'évéque de Dijon,
qui gouverne provisoiremen* le diocèse de Langres,
* été .autorisé à accepter cette, donation. \ -* .
• — Nous avons annoncé, dansnotren®.6i7{t. XXIV>.
p. 270), un ouvrage qui àvok pour ititre la Fôix de lia'
Mature et de son auteur j surJ'otigine des' sociétés, troi-
sième édition , ipL-8**,., où rpn^etoit proposé de corn-»
battre le principe. au^cbique et moderne de la s<mve-
raineté du peuple ,- et omi J'on- moatroit le, peu de
fondement de cette^ tkéQ»yia:idéalB-.d.e:c«utrat primitif^
( 107)
Cest Dieu, dit-îl, qui a préposé un chef à U tète de
cliaqueiuCtîou, et il Ta fait par la voie ordijdaire iles'
générations, jn unanupmiwque g^ntem prœposuit reù^
^rem>dit.r£c€lésiastique. Ainsi Dieu annonce dans* la
Genèse qu'il fera Ismaé'l pèi*e d'une nation nombreuse,
et ipié iselni-ci engendrera douze chefs ; ces chefs de>
Tenoient, par le fait seul de leur naissance, investis de
l'autorité sur leurs Ji'ibus. L'auteur applique ce prin-
cipe à toutes les sociétés ; il voit da^ les souverains
les pères primitifs Ajr^ nations , invest^is de Tautarité
par^a nature , niiinisires et représentans de Dieu. U
croit qu'on ne ^auirQit trop publier une telle doctrine,
f^our détromper les esprits, et étouffer les opinions
unéstes avec lesquelles on a légitimé la révolté , él
autorisé Jie meurtre des rois. Seulement M, l'abbé THq-
rel , d'après l'avis de quelques hommes éc}au*és , si
reitdji. Ji^ ritre <l,e spiçi \\\ve, ^plua» court et plu» ^im- .
p\^ i .U Vintitul^ ; rfe rQrigimi des^Sçciéfés , et j^ftsur^
dite dç 7a Souyerainetà d^s.femd^^, Ç^t oui^aga s^ i^nd .
toujours. 5 fr. et. 6 fr. ,25 e/ franc de port» A Paris-^
chez Egron , imprimeur \ et chez Adrien Le Clere ,
au bureau de ce journal. ' ;
Nouvelles ppLiTiQuks-
Pams. s. a. R. M<f» le doc d'Aogmiléme a ordonné qo^tme
distribation de pain sereit faite, en son nom, entre les maJ*
beureux dés -âîSerenles paroisses de la capitale. MM. les cu-
rés seront ehargéa de régler cette distribution.
r- l^oe ordonnance royale, do na février, prescrit Téla-
blîssemeiit ^ a Paris , dNine édole des cbartres , ooiït les élèves
recevront nn traitemetit. Ces ^18; ves ne pourront excéder fe
nombre *de douze, et seront tm0Skxài\ rèr le «bmistre de VvA^
tériear.' On leur «ppreodra i \vm leë laivors ^âniftcrits , et &
^ xo8 ) .
expliquer 1m 4}î#]eclèê ffançpîê 4tt JÔ^fin 4ge/:Lf^ proft^
seurs et les âhves de cette école seront mus ^aulorW. . î^
conservateur des roanuserits d» moyen àgj» de la Bibliolkë-
qoe royale , et sous celfe dii garde-geliëral des ai-^cbive's dv
royauîtie. ' . / .
^^ L*ad}adicati6ri do domaîne de Cïiartibord' et rfe tentet
«es dépendances a *u Jieu le 5. M* Cb'cvricr, noiitH»e^ est
l'acquéreur peur ht» souscripteurs, mojeima&l lasommAde
^ Le a, U chanabre sVt réunie en qm^ité se^ret^ poiif
entendra les. developpxiitens d'une proposition dé M. te mi-
néral Sébastiani, et d'une anlfe de M* Dubam«l« sur lê$ cuo*
niins vitiDàtkx. Des journaux annoncent qj^e ni Pane ni Tau-
fre n*ont été prises en. considération. . ,
~ Une ordonnance royale rétablit à Tarajcôii ïe triliunal
civil qui avoit été transféré k Arles, et maintient âana ceHJfe
derniore viile te siège éc la $ous^ préfecture d« cstt «rr«iidi»*
sexnent. , ,
_ 7- Ce qpe quelque*; {ouvnaq^ .onl; annoncé de l'adou^io»
de plusieurs garrîes du corps du roi d'Çspague dans unecomr'
pag-nie des gardes du corps du roi de FraiMPe» est destitué di
fondeiiient.
eh t8^6« pôtif ch\s sédHieui , condamne à la iijt^iÊijm
pour avoir lait partie des puinoies ds 1S16, et qui dèfcns
diir-huitiutns ^voit iitçu sa grâce duRof , a comparu., U 3 et
c^ rnpis|..deYaiitlaL<r(wr d'àj8ss^s.,.pour avoir intoqu^ letiom
de rusurpateur. L'avocal du pr^tenu a tire parti de U fo^Iessp
des facuUés intellectuelles de sou client, qui a été acquitté.
— f^es éditeurs dejoumaax imptiqués dans l'affaire de la
souscription dite natiouQÎç ^ s'ét^ot.dési&tés.du pourvoi qu'ils
avoient formé contre Tarrèl de la cour d'assises d'Orléans,
l9>^tmt de iMi«5«tian leur ft.donné, le.a 6iat&4 aëite^ide leur
dtiiisteiïttento - . . « .•:.'■ '^ :■,.-. ^. .,. .. /
-^ N<W^ avions aonoheé qiHï M. lonkaréchal iéÊcàti DaV.
matie a voit dés/iiroué \mMcm^ife$ àur.$^opéraU0MtmUiaif9f
en Espegw, en 1609 j M. Barrbis ati»^^ libraire., nous^prie
d'Aimo»<;er que M. h maivûb»! SouU n'tat poûbt Tffuteur dfe
ces ^^!9om»» ;qai,' sont^de Mi. Juenoble,2ialffndeDt miliieim.
. >r- Les haèiliana M CHaÉNvi ivièlage sifué f^èa de âaûakr
Ge^ maia-eiHl^igre » ont (mt ociger dm» leur égUse Oa 1
( «>9^)
toA/k flfasglé'et reiigîeax à la mémoire de M*', le èo^ de
Bern. On lit dessus cette inscription : « H vëcut et îuotiVat
en fidiirbbn w«
-9». Le &5 fevmr^ la toÂr d'assises d« ftiomi a condasmé,
£tr coritaiinië»i k ^ peine de' m^rt, )e pô^fte-^faiM Goindon ,.
t Âdfu^r/^^soiwae coupable de l^assassinat du maréchal
bciitie:.' ■
•*-*M. le comte de Saînt^Priest, paJr de France, est mort
k tafohi Iteafr révrier, k l'aide «fdatiHsî-vîngt-sîfc 9n9.
*-^ Laa féales du cberalier Bavard snnt ignoré» dana une
ÎHitltime ig^'i istioée il nu quart de Heae rfe Gpennk^ , ev
eairtoàrée des 'bitlteens d'un; mnnaei^re, t^ot otiC été vendaa
par tinte de la névdiatm. L^ç^^ est devenue une grange ;
G^^irt eè/^ftj a,tnspisë k M. 4e Maast^ve^ la «able idée 4^
proposer d'ouvrir une souscription dont le but seroit de #a^
cbéteir VcgHaael IcsMdmieps tfui en dépajidêni , de' Wt rei*
laûrer , et d'y fonder un asite pour les c^evalïarr de $aibt^
L^aîa-, eu ^tooa autres royalistes iftti, a;^ rit serti la cause
des Boa(ri»on| , ovtété ruinés par la pévéiutfaii. M. de Mas*
suycr «é se canlevie fMM d^'a^r «Dhçtt ce projet /il ofi*e
de souscrire pour la somme de 5oo ir.
' «^'iie tiainiiié Mmtagne y^propéiétâi^e da la eemmune de
C^^ipcu, ooudftusne k six moia de pinsoei J^^ errs séditîetiiiy
irHi^'viAKtetni 'iroia^ow^îs 'poiur r éçlM'^ieB a&îres. -Le dijl^ eifc^
îpà»é';"lfoiitdgne QetMtanff point t^rés^înti^ hsi (Wce »rni0e Vm
arrêté cites lui le i^« «tara demlar. H a él4 trouvé bibtii dans
dès-bottes de paille. En ^mltani se >iémtmé , ee mtsérabfe s*e^
édrié : Dieu vemik ifuehnfi^f^rf^ui^rwiemtè/êe mttHht tt
Pût^mt'th Cénàc auront whf^ è&ut' tour,
*^ Le '56^. régtflsesit d'ififoiiteme de b'jpne', eMiiMndé par
U. JeootDte de AlanUmiuU , a fait uélëWr^ leiS fbVrier,
à BeiCarti un .sanôee funèbre ponr 1^ ir«))da de t^mé'dn
Mir^leduedcBerli
— Dans la nuit du i6 janvier dernier , on a arrêté li P^««
vie vus iirofataeup, nommé &ôrB», at on l'a envo^ *^ur-le-
cbampdana tme ftntere9se4fc ia Hon^r^e.
-iM. M. le dessei»vant de 'Ceyaerftàx ( A^) v^Aeit de rece^
vmronei se m«e' 4^ar|enl potir pouj^oirii son^ameuble^en t.
I^^i^anrtqu'i^ célébmni le^saint «aaitfttç de la messe , ufr v€-^
ltar'a-intrDdui«'iifae& l»r,«t iâérobe^lah'siminie. T^ms les pa*
..r_. ^.^^ 4ulsssite«mpM|iili:da Mre «lie aalle^ia autre
eux pourrestkaelr fc leui' respectable fwAtnr IWgesl tfa^m
l«i avoît voW*
— On anAotice qiie les deux jeoties comtes ie Salinsi^Lâu-'
Ifich , fiis da. premer prë^aeat 4e Cologne^ ont abjure le
protestantisme ponr embrasser la reli^ieir csÉthdfiqae.
-*- Dans la naît du ^3 an 34 fêvner dernier y ttn affrenx
incendie a ^làté dans la commune cfe Sauvîliers-Montgîval
(Somme}y et y a constimé dit-ànit Biaîséns.
— £ies agetis delà révolutiofi espagnole suivent fidèlement
les levons que letir ont laissé les revdotiomwires fràhçèis.
Bf cherchent, comme tenrs honorables deTàndeifSf ii excHer
les passions populaires « par des pièces dé théâtre. On ]otm
en ce mom^it k Madrid une comédie intititiëe lot Corudtu-'
tiiniou la mort. Si la pièce répond à son titre ^ elle doit être
fiirtgaie.
. — * Un jotirnal amrlois antiotiGe qu^uâe révolatbn.t^mplëte
s!est opéi^ dans r?ie de Madère, le 29 îa«rier dernier* Ce
petit mouvement insurrectionnel s^est fait snîvstBt Fiisage;
les chefs da complot ont séduit la force armée ^ le JBroaver-
i^emeol de Itile a été contraint de proclamer la nonveHe cons«
fitation. portugaise. . -.
. >T^ Le priace'-régeail de Sapées a «eaToc|Oé.lè pmrlemeni i
l^ocçKsî^a de la lettre ^a^il a reçue dir roi son pèi^e.- Le» eoiw
Âônaripatiefit île se défendre; mais totls les gtniimfjfit^^
^^àrdéfti la Itttte^ comme imp^sible. Les (foupes auîridhwmléa
marcifaent rapidement sur deux colonnes » Pune le long de
la Méditerranée « et l'itùtrè du c6té dé l'Adriatique i elles doi<'
vent atteindre. 1a frontiète de Naptes.a^antle 26 février. On
avoit eu quelques inquiétudes pour R,oinie t oit les révoluCion*'
naires napolitains prétendoîeot altef ; mais ils n^en auront
pas- le temps. D'un autre cété , kt saint Fère a obtenu qtké
les troupes d'Autriche n'entrassent pas dans sa cajpÂtalé. Ce
qu'on a dit d'un' soulèvement daiis l'Etat iromaii^ est con^
tcoitvé. , . ^ .-fj ;.;» . ->■;•■'
.-<•« Le général napoHtaîn Njfië, dans un ord#é du four
adresséaux troOpes, à annonce que U getttTe étoit décidée^
attendu que le congrès df Layhach vosloit dicter, kl
d.e répée, des changemens à la i;onstîtttiion.t Afin de. ranimer
le cotirage abattu des soldats, on fait circuler des pièces pré^
tendue^ officielles de quatre camps de Tuitton patrioliqneir
qui «^istàrôient dans les Etats pontificauA* Le parlefeneoft na^
(ni)
ÎpHuip , après: ê^yw ènteDcla un lon^ ra]ppoi;t du. duc die
ratio sur sa mâssioa, à rendu, le i5 feTrîer, trois décrets «
^tti perlent efl substance que , tant que le roî sera ëii ëlat de
contrarnte.9 le duc de Calabre site, investi de la régence ;.<iue
la nation napolitaine , ne slmmisçant dans le gouvernement
intérieur d'aucune autre, elle donnera asile k tout étranger
baimî de son pays peur cause d'opinions libérales; enfin, que
les Napolitains ne feront jamais la paix avec |eur ennemi
tant qu'il occupera leur territoire.
-r* L'élecienr dé Hesse, Georges-Guillaume, est mort Id
27 février 1 il étoît né le 3 juin 174^1 ^^ ^^^^^ deveaa élec«
liçur Iç: a7>yjrii/i6o3f
CHAMBES DES PAlAS.
'LèViSljlê éôfnté d'Orvinienfait un rapport, au nom dii cômiU
îles peiiCii>hs.' Parmi les pétitions * comprises dans te l'apport, il tVat
Irpuvott '«Mie des sieuH Qiâard et Ranlt , scir un (M^enda refus d«
«ticremens* La cfaalnbre a passé à Tordre du jour. Dans la même .séance y
deux proportions ont été déposées ^r. le bureau. La première » dont
M. le courte de Poligaac estrauteur, tend k supprimer , dians les àii^
eussions de la cfaamSre , Tusage des discours écrits, à Tekceptioil des
.matières* de' financés : k seconde , àdi e^t àé M: le vi<somte de Mont«
.merencjr, et qui a Abyi été présentée. Tannée denriète^ t poueobiet
^ 4| ïacvad)fifetXe;ier{^e dé la.iQontTaiat^.|^r corps apf^iavée au^t^^ttef
çommç^<uales. I^ cnambre s'oacupera prochainement de c«s^f^ pub*
l^sitioBs;! . ' '• ' ' . ,'V, 5-
. CàAUBRE DES pÉPUTid.
t ■ Le 3 , on a procédé an tenonvellranept des btireaua et de kt caïa-
missinn des pétitions. ,On a ensuite e:iaminé dan9 les bnreauxie pnliet
dé loi r^l^tif à Forgl^nisâtion niunidpàle.
Ont été nommés pr&idenâ.des bareaux : MM. Claosel de Gôusser-*
gue , de Villèlè , de Cardonnéi , Çhilhaiid de la Bigaudie , de Magne-
val , le marquis de Cansaris , !e viepmté de Botfald , Hoxkpiatt , de Vn-
.timèsnâ. Les secr<!ltAires sont :'MM. le comte -de GoU^tarvel , de Cluu>-i
tellux ^ €babron de . SoliUtac , , le marquis de Vanlcbier ^ le comte de
l^ergiu-ion, le marquis Doria ^.Coben d^ Saint- Luc, Monsnier-BuiNon
et de WendeL Les membres de la nouvelle commission des péti-*
tiens sont : MM. Duhamel', l^orftin des tssarts, le comte de t^àublanc,
Bt^rdeaq ; de Pu^vallée, Josse -Beauvoir^ de Cayrol ^ ' Bâzir« , le
chevalier de Beibis< . " -
. un a diilribtt4^ daoi les bdc^aux une proposition de M. de^Sirieys^
( II* )
ë^nt pour objet a*n*at«r un Mcoiid putt^^^iph^ à iWti^ et dti ré^
glement de k chamiirs* Ce notiv^iMi ptrafrspiw irateteit qoe Toa
peut dema^ider qu'uo orateur soit cencHr^, ct^'une fou la ^Q«si«r«
f»rononci^e , l'orateur ne pcutLcontinw^r son d|scp.«rs,f ni parler* «ut*
1 <[ucAidn petK^anf toute k slànce. Avant qUe la çehsdre soit mise
âlU ^îx, «1 rotateuf v«ut«e juitifier, fa pAreîo hii Cift àQCb/dée ; aii-
«OU âimn mcftibfc ne pieuit pa«l»v contlfic là «ettMiM.
il. D«J^tael ]l«iit rMMiduire fla j^ropothicm sur. la puiMnt» paf»^
a«àe » d^')4 pésafit^e oans les 4cn»èc«s sosgion^
La cotanuseion au l>udget et celle âcè ^vi^titîotis se sont Jtéuiki^
Il n*y a pas eu de s^nce .publique de la chàipbre depùblo v^^. n
. lâars.
Une décision importante vient d'être rewJàe àu pjnrtetnetit
d'Angleterre relativement aux catholiques. On sait que, de^
puis plusieurs années, il avoit été fait dans les deux cbam-
bres des motions ew ietir ûivcuff eei riiétions avoient tou-
)oars. été écartées, mais par une ma}orité trës-foible i^ ;et
quelquefois par quatre voix seulement Nous avons donné
plusieurs Ms des détails a ce siiqei, notaoïmeut numéro 5o7,
tom« XX. Une nouvelle tentative vient d^étre faite à cet
dftard dat)S la chambre àtê commuties. Ut 28 fi^riér,
M. Plunltêtt a proposé qce la chambre se foropiÀt en comité
aecret pour prendre en considération les lois relatives aux
serœens qui eaipAchent les sujets catboliques de S. M. de
remplir divers pôitet cîvila, aîii«i que rutiiité tt les moyeux
de les ciufliger. M. PlutllEett à sonteim sa motion par un dis-
cours oii il a insisté sur Iliumiliation et le danger àes ex*»
clusions subsistantes. Jitt membre -d» ministère , M. Peel et
ttr G. Dawson, parlèrent cootre la motion^ qui fut appuyée
par sir JameS Macintosh et par lord Cdstlereagb. On alla
aux voix , et il se trouva pour la mi»t4Qn 2127 ^ et contre ^ aai;
niiaforilé^ 6« Ce réanliiai a été reçu avec de prod^euses ao-
clamalions. On a remarqué que détins la discussion on n*a
entendu aucun des reproches flétrissans qu'on n'épargnoit
pas ordînaireakent aux catholiques en pareille occasion. La
chambce cks commanes a dû se former en c<«Giité secret le
.a mars. On a^attend que les protestans vont présenter de
nombreuses pétitions; celle des cathdiqœs d'Angleterre est
signée de huit mille personnes, parmi lesquelles sept pairs,
Quatorze baronels, sept évéques, et un grand nombre d'ha«
£itans distingués par leur fortune et leur oMidératiofl per«
«emielle.
(Samedi i o mars i8a\.) ( N*. 687* )
Sainte BiMe, en latin et efm fmnçùis, aî^ec d& notel
tiiîér^^, critiifites et kûtariquesy des préfacer et
^es disserie^tiens, 5^* lîvraiâoti (1)*
Celte Kv7M80fi se cQmpo^ des tORies lY et V df
oet^ édition» Le premier reaferrue les IHrQi du 0#up
léroPoQPte e( de JoiU($5 ^vec les Pré faces pour e!|i^u
de o^ Kvrei, el dç plus onsue db&ertaujpni&. C0& ém
êarWiem^ (r^ttei^l de l« prophi'ti^ dé Moïse ; Prophei'
4am êicut itur; di| d&vorrre ; cje Ixi mort et de la s^sotr
UAre de Moiae; du aeqikuem qu? Içs <uu3^i^ l^(i4l^
âeur» et pHilosot^hea ofU prU 1 wr ^u^l^la e% leuFS l^f
dM^USibl^; fie h plt»^ 4^ [He?re^ qui tomW $Mr
i^ CIluDauéeus; de I9 Aiif^ dièt Chwân ^ ^m dww^
Er Jesué; du i»îre<^ 4« Jo«ué fow ^rn^Vir |^ soht
cQud^ periu» du «KÙ^îfèni^ %r 4u p)0p4^; 4i* diy^
miéa )ib4iiîeie»u<^ ^ et 4i9f 4«ftimre9 4» vofii^m H^
La plupart de ces di^sertM^om^ «eut d^ Q. CiihMiri/
^u mm^ paiiT la $ubf<90e«. Il y (^rt^ qu^Iqi«earC|aea
4e JWidet^ cdi^iue çf Ik&aur la prophétie de Moise,
sur Je troisième âg^ du lueude» el $u^ )a gfc^^f^iai
.de la lerre proînîae« Daua la 4|ao«rtati9i^ailf 1^ Solfia,
on eaaiuîoe le^ divei^^ ^pioicNptf d^ ^oipmom^ui)^
I ... , ■■ I II .lit,,; .1, ■ É j , ^,
(t)OQ souscrit à ^aris, chet ttéquîgodn iib atoé, cfaea
M ^qta^noD junior ; et eb€c Adr. Le Ciere , aa buref a d€ m
îooraai ; pnx, foar let Kmscriflai^rft » 6 fir. dif^qat YOltt«pi% ,
.ei$£r. £ranc 4e port.
T^meXXrjl.l'JmideMJleii^etdmJtoJ. K
( "4)
et des critiques sur ce miracle, et on répond ans
objections faîtes contre la réalité du prodige. Là
raisons de. dom Calmet nous ont^ par4i généraloxtem
eoAeluantés. Les nouveaux éditeurs ont cru devoir
refondre la fin de cette dissertation , qui étoit , di^*
sent-ils , surchargée de détails inutiles , et qui mon*
trôit qicrelqtie penchant 'polir des systèmes amrônomi-
<|ùes dubttés depuis long-'temps. La Tedactioû qu iU
y oiii sùh^Huée t^nd également à dissiper les diffi-^
cultes que* lV>!l k opposées à ce passage de l'Ecriturei
liés méihés éditeurs ont fait beaucoup de retranche*
mens dans des Remarques de Rondet sur la caH0 géo^ ^
graphique de la terre pri}mise. Nous : croyons "-qu'^a
leur- saura gré de ces suppressions ; mais û'auroieûl^:
ils pas pu se dispenser de les remplacer par ées'ti^ ^
ïraits * dé la géographie de Danvillë , que très^pea
d^désiastiquës liront? il Semble aussi qùe^ dan» là
dissertation sur' la pluie de pierres^,, ih anroîent'im
Àiré n^ntiôît de faits l^e^rtiu mécâe geweîqui'^Mic
été observés avec soin par dés physi^iietfs modernes,
et qui ont donné lieu à des explications plus Ou mofii»
plàusibleë ïdèjce pfeénoinèhé;
' Le tomç V renferme le livre dés Jug<tl> c^ide
ftuth , et lés détr& premiers livres des Hois , avec uMe
*Préfeice sur chacun de; ces livres, et cinq disserta*
lions j ces dissertations rouîenr snr lé vœu de Jephté,
là gené^lojgie de D^vid , le quatrième âge du monde,
rori^Ut4^jÇt les divinités des Philistins, et enfin Tap-
jpariuon dê$amuël à SaijiL La dissertation sur le vœa
de Jèplite; e»t ea partie de dora Calmet et en partie
cée lltâadét. Us s^j déclarent pour lé sentim^at le plcis
sonciénnement suivi , sans tontefôis approuver raction
éû eife-aiêïne. Rtm^fei coflibat spécialement en bettç
(ti5>
OteftiÎMiltf'pirêHMbigant^ ê&âH minm^e luthériefi/
Btft*, qui pi;J>lk à Pam , eh ij6S ,. une Dissenation
pUhhgiqMM critique sur 4e Fœu de Jephié. Depuis^^
SuUet^ Bei^er^ Nc^ôdtte> se sont déclarés pour
rcipiniôa do^fiere HoiobigMit qrdë BaëF. Ainsî reux
qui voudront eoaaolYt^'^les raisons de part et d'autre |'
pourront r après avoir lu la Dissertation de Xtoudet^
coQsull^ les Réponses critiques de Bulle( ^ Ou les Let* ■
très de ^ehfuesJuifi , par Guënee; le sentiment de
ces derniers auteurs n'a. essuyé aucune. in^obatiori
de, TaiHorite ecclésiastique y et est aujourd'hui le pluf
gàléràieméut adopté.
j. JLiTS ^interprètes n'ont pas été moins partagés sur
i^tfpparitîam de Ssmiiûël à Sajil^ et parmi lés rabbins j-
^mme parmi les chrétiens ^ on a présenté diverses
explications de ce fair> Dom Çâlinet discute les di^'
yer^s opinions j-il est persuadé que ce ftit véritable*
meut Samuel qui apparut à Saiil; m«^is il n'ose. d^^^
)câ4^^^sWçe;fnjk.Qi|iCoip ,ou te^cspri^ïNous^pli^ntre^
.|ftrefidrons point 4^ 4£«cui(S:r l^s d^^ ^ « ...
cet égard, non pbs.quje. les-sysiémes ^r lA::cbros^
logie de David; Ronaet.a consacré unacfisaortation
à exaanner les solutions de donvCalmet et dii pèrii
Hoidï>igant> pour résoudre les diflicultés que présente
la cbroûofogie siir ce dernier article. Nous rcnvoybnji
le lecteur k sa dissertation:' '
ÎNous ne parlons point du texte latin et .de là ver- '
sîon du père, de Càrrièriîs^ quoique ce soiéQt J5aQ$
doHle^les parties les plus, importantes de cette édi^
-xio^. FÀ}eê:pa^Hym&iit exécutées aveçLsoitn.l.'est.là qu
^l^cprraetjoQr fiesi. épreuves est je plus-^ees^iie>aft
IV^umriSffiœâïla y mvinr .««lié avec éueiitpde. '
: JU'ifEiayi f «qui' a «té- tamfih^ ^ Of pa|9k. pçint à;xt>
îndi<Éaiion des carWi fit planêh^ «|in ëe rappOrWMlf
aut cliiq prenifers vc^niei. 11 y en a dixJep* en Wa^i
«Jfos setoui minw aux cartes et p^^joh» deft^Jij^
^iyaiift^ «t Véditeur propiat de te* délwreri en imA
âaafti^wfcoorir»der«nti«prise* . * . i. i
ILoME* L'«i t'évoltitîoniiairet vkAi^nt dé &h^ lUfi
«âsa) ÀAM rE«â« du regli^. M ï* fél«*t tf* ?^^5Ç
environ troU cents Italien* > réfuigî^i daili k »yi«»i.-
4e Piâpiea^ «e wnni*«iit^ «t •^inteoduïfiwnt^f mititiT
amé^ , d^W l?Etat jpontîfiicia. fl* «e pCrrUreiMf 4*îr mj
^atmo, atWfimt ïè di:aj>çau'fa-icd[QPi proclamant, |i^
çcmstîtution d^Éspagno, et affickaiîLt^ jn noto diin|
«^étendue union batriôtîque, des prpclamation? pft
fii învîtôîenl les iuiêts de S. S: à acçbùM soùs l'i^
4afd a«f la mùVÉé. w sû^pôsefietiirètîsfentè de pa-
i Spoimi A * Frosîtàétie -mat» eeè ^tW Cflitflpsëioiettt
«M cktmèir<». B'Ancaltottala tâwtfjwîqifl^t*! iUî^lîffiaai
onTwnt les pHsona ^ vidjoit lia «aisaiefl^ dés cèttiaunea j^r
et lo^ltànl ^Ji^,iiin^t)^it^ii(ionji. L» Éieniple.lcÎB MjiâSlat^c
j^îd^r et »é|irta* M, l^ déj^iw 4*A#«oli, ajaW w»^
«inblé ^fone^ troupes , Isa a fait nuirfitièrGmtelei
j^ctîenx , qui ont été cKassés de ^if^ixm^mt^ 6i^ |^
i^étotent perte J--*:-*- U— -* ^Uî-,r. ^ •-.*«:
l^lîei'surOfiiî
^ eux Â^xt HfWc Y^^^f j-^w*.-»^-.^'»'- £— -f^ — ---—— ^-^ — « »'"""«
G^air^. M: Ji« i^rdiital ^eè^tàh^ d^Etai a pnMié l
oé jgajef , ié *1f té1f*te ; ttitè Jf^érdainatîdlî btSîttJ!' àvéilît
les peupl4^|te *ette telitelkô>^è| l^i^f»lkiite> te^^
tre les m^g^allixiM
J«mrs proiiMSMft ialk^eases^ et tte tomberait jpmif
éàm des piégea aussi gTx>ssî«rs.
PARIS. Alix Manclemens dont nous avons donné àtp
-inttraite dapsîK^tre demi^«iiniéro > il &utftîoiiier ce-
lui dé'M: PéTîêgue de Troyes (i). Ce prélat s^élévc^ avet
$Qin talent et ^ vi^Uenr Mçcf^tnmèe , QOpJtm Torgàt!}
^t la covrufptîon daiîèeley d« ce néde «ragrat» aïo-
'bile, foQeknent amouï^eu::^ de lûi-méme^ et véritable-
ment incurable.» qtt'a»ucutteJkooin n'édaive, qu'aucuine
evpérieiieç ne détrompe , )e[u'aaçnn. ckâtiobent m Gpr«-
"i%e , el qui , iassé , suivant J'exptesiion du Prophète ,
rdans les voies de riniqniié » cberch^ plutôt à •s^j com-
j^lalre qu'A en Sortir, nous <ait plisser d'une agitatipia
cbnvutsivé à »n;lèjtbargîque spnun^U^ et, japrèé nous
avoir plongés dans un torréùt de sang » voudroit nùu$
faire n'poscr maintenant dans le botirtier de rimpjété,
.et les eaux croupissantes du vice w. Le prélat eidioi te
les fidèlf^s à se mettre en garde conti*e les déclama*
•lions, les sopliismes et les projets insensés de ces dé-
mQllxseitfs injaflgàbles f qui ^e parlent que de renver-
ser le passé , de ï^génèrcrlcmondej éi de reconstruire
tout l'édifice st}cîal, et il est eflrayé de leurs folks
-conceptions et de leur» sinistres èfforte :
n Hélas ! les tempêtes s'appaîsent, ci l'Océan qui mtigft âujounllîui
-'«e caljiii?ra domain. Tous iw lluatu ite tout que pafîs(i|ç<?r^ ■ iU «'nei'iit
juJtQde-2 la coBtagîâb a'a que dcs^crîte^i, ^i'oa j^ppa^ttiat majeBi Je
aea prétarrer : le fanatÎMie ii*a qu« det aoçii , et il Jtitômni em l«ii>»
jibème aoa {iréprf jDontreipoids. Mais.celanatiniÉe^ ÈmiMxevKpU ^ant
.4'lijstflîre-«la mcmdei^qilbsViiâamipe paliridi£eiidf« i'iBdîff<é^^nce te>
• J^euie r -ou «c lutdome jpavff ie inéaat ; toms4ie aèle ^a"" «caa viotâia
ipu «ombat avoe fxnreur i^ur ij|es japimon« mm crograncé, oa dès
• «rojanoes salis .aotoritr; mni'a^riefè r llCaîs.èeaKeifièw kkle ci.caâ^
iinuÉ de llimpié^qui déioie à |Metit.faruillaijeéiidi)BiSèatii/; «iiâseeité
^pÊMOBû. aminte £ute « 0iea , iaipiâlk ^fa.totijatin longeaaftie fiocpa «^
.cial sauf jeoii9àlHioii..et mn^ aeoaiMte^ cpii nom pa .délixTCl» t M^s
tette pesté de rattiétsmeiottjottn systématibtie et toujours ^calcàUiit ,
^fOÈttaÊlyiBifpimu, oufeaR'jde ilEm h^9PW de la^aarê^' qtti.tioiu en
XO 3»jpa|^sià-4s; jpnâ; i Ir. d5\friîanc dc'.^<rtt ÀTixMnesj etëa
tiaByc4Faiù,^eaAdr.4Le431art^ao; bwoai i de/ee ttfairiiî .i
- ■ -■ (t,»V
jmkêmtrénf MtM telle liée dTécnv^— «m pud^ar lapme aat frein ,
Toi ic'oavFent et infcitent le toi de la F»nce^ couune. cetU.Bi^e
d'wccies TenimeiÛL doBt fiit frapjpée U malheuren^ EgS^pte ; qui 1^
nconjnreTa*?- • . ^ . ^ -
. » lia ^ligicm seule , ifuiestia remrreetÊon et U vte,, |le^tIM>1tt Aller
de eet abime : . ou , pour parler a^cc le Prophète.,» ife ceiaede miâère^
et detoue,- die «ealc peut dite )i ce {Paralytique i leifez^vous et mar^
thez. Et certes,' «>*** FraMcé Tant encore mieux ^le ses lois; si elle
' ii*eft pas encore étouffée* saur rimmense. amas de ses dée!(«ibret amoD-
celéf.} si, à travers tous ses désastres,. elle conscrye encore tant de
traces de son ancienne gloire; et si enfin elle survit à tant de principes
' de mort , i tant de-eauses n actives de destruction et de ruine ; à ^6i
le devons^ous ? si ce nest.k cette religion méine qii]on calomnie et
qu*on outraga; si ce -n'est à ce besoin immense, manifesté de toutes
parts, de revenir à ellcj si ce n est à cette soif innée dé vérité , et à
ce crt du sentiment que rien n'arrachera- du cœur dé l'homme , OPa® la
• religion n'est pas moins néceskaireausr nations que la racine ne lest^îa
l'arbrj, le fondement à l'édifice , et Tair à la vie; si ce ^esl aiiz
prières '\é tant d'ames célestes, et aux nobles efforts de tant de pieuses
-Traif pasteurs, de tant de soldats de la vérité, (jni lui foàtM^aque
Jfcmt les plus belles conquêtes^ réfouiisen^ par ipur présence UsiééMeiU
4e Sion , et renouvellent, dans. toutes^ les contrées onils fto^ envc^éH
les merveilles de la croix et les podiges de sapuissmice », .' . . / .
M« ém/Ronliiefae annonce «muit0énouyel|tkR^^
;.8etuexit dcf missioiipaîr^s formé dans son diocèse ydçC
Tacontent leurf premiers sucpèsf puis.il réjpond aux
reproches dir leurs détracteurs : ; ^
« Vous: les accusez de -réveiller des souvenirs pénibles et d'exalter
les. passions : mentant ainsi à l'évidence et à votre pnsfwe -cœur q^
vous les montre pac^ffues., ^ainsi que parle le Prophète,- avee emœ
'■ jnémésqui hcassent m paix : vrais ministres de cette charité divine ,
•toujours prête à accorder le pardon au repentir , et à donner des
larmes 'aux égaremens qu'elle poursuit et aux vices qu^eUeiodii*
> danine; et plaçant à la tète de leurs prédications , non sans doate
L'ot^li des cvimes qui doivent servir d'mstruction au monde , et dont
la miémoive intéresse le sort des générations., et doit épouvanter
i la postérité la phu reculée ; mais l'oubli des ip jures «t dea, offenses
persomielles; mais l'oubli total des fautes inséparables de l'huma-*
nité, et pour lesquelles une extrême rigueiu* seroit'une eiftréme in<-
r justice.
» Vour nous* parlez de leur intotéranee. Oui, sansHlonte, ils sont
'inteiérans comme la vérité , et inexorables comme e]le : ils sont inte-
lérans pour les erreurs comme l'église ca&olique , -qui ne {>ettt adàiet^
frr aucun pacte ayec les doctriztçs contraires à sa foi ; mais^oiéraBs ,
("9) ;
cfNQune «Ile , 06uf toutes lap^pei^Dncs errantes ettronipéeiL VMMlrîe»
vous donc qa ils nous prôcliassent que tons les ciâtes sont bons, pat^
que vous voulez qu'ils soient libres j qu'ils sont tous égaux devant Diev
comme devant lirloi ; et qu'il R*y a point de veligion véritable , boit
de laquelle il n'j a point de salut , parce que vous voulez qu*QA Cavor
riaie toutes les fausses, et que même chacun soit le maître d en prendre
une à sa fantaisie. '
» Vous affectez de . dire qu'ils s'occitpent de politique. A JHen ne
Skiise qu'il se mêle jamais dans leurs instructions , pas plus qu^
ans les nôtres , des discussions aussi étrangères S leurs connoissances
qu'à leurs fonctions. Mais il est «ne poHtique céleste à laquelle tonteé
les autres doivent être subordonnées; une pNoIitiqae immuable avee
laquelle un peuple ne sauroit être en opposition, sans se pani|: lui-
même '; une politique sacrée par laquelle régnent les rois, et sans
laquelle les rois ne sMroient régner long-tcmpi, et qui n*est antre
cbose que la religion eUe-mêma. Voilik U politique doMt ils s'ocei|«
pent ainsi que nous , et dont ils s'pccuperont sans cesse.» si toutefois 04
peiil appeler {politique une science qui descend de si haut , qui conduit
tout, et aue rien ne conduit, et âambéan éternel de la.|^ieté comm»
le soleil 1 est du monde. /
>> Vous nous parlez des emportemens de leur zèle , comme s*ils|>QU-
^îent composer avec leurs devoirs, avec leur ministère, parce que
T0U9 tom^foéèz avec les principes' et avec la morale; et qu'tfs diMe&f
mén-ger 1 iniquité, parce que vmÏ9 en êtes les complaisans et les dbt*
teurs j et que, suivant Texpression dn Prophète , vous l'awihz comme d^
f*eàU. Peuvent-ils donc parler autrement que les prophètes , autrement
que les apôtres , a x A ntent que JésQf«Chiiit« qui n a cesié pendant se
Tiemortel>e de foulrcprer l'impénitente Jériàiletti^ et d'annoncei k U
synagogiïé rebelle tôus'^ies ma^éaK.y^i devoilMOS^ fondvff sur eUe ?
:Faut-il donc que, ministres de l'Evangile, ils ne piâssaift nlus'dire
avec l'Apôtre ; Maiheurà moi si je n'anttonce pas VEvtm^f fwkUià
qu*ils ne cherchent plus à rcmnei' et à ébranler les conictençes; patoe
que vous ne connoissèz pas j^lus le remords que le repentir; et quils
•ne portent plus en mam le tonnerre de Dieu, parce que vous le
bravez , et que .vous ne voulez pas plus de maître sur la lenv que
ilans le ciel », v. . .
. Enfin le prélat fait l'éloge d.e« Frères des. Eeolef
chrétiennes, qu'il appelle aussi %%% auxUîaires, et dont
il regarde les soins comme un des plus puissans movêna
pour pré^rver les générittions qui s'élèvent des. daiK» •
gers de la corruption et de l'indifierence. . .
•— Il y a aujourd'hui ui:^ mois> dit un journal de
Bruxelles , du 28 février , que les deux grands^vicaires
et le secrétaire de M. l'évéqué de Gand «ont entrés
dans leç prisons de Ba'uxelles^ et ils n'ont pas encore
( i»o)
été interrogés. En vain les lois et llkofliànité jpii]4enl;->
fBes tn leur £iveur j leurs plaintes sont étoonefs, Vn.
écrit, dirigé conlxe ces ecdésiasticpes ,• mprend an
Î^uWic que le principal chef d accusation à tent çharTgp
si d'avoir communiqué au chapitre de Gand trnelet^
«ne M» de fivoglie lenr avoit écrite. Mais Fart. ao4
4iu Code pénal porte simplement que tout écrit
contenant des instructions pastorales; sous quelque
fofme que ce soit , et dans lequel un ministre du culte
feura censuré un acte du gouvememept ^ emportera le
}>annissen)enft contre le ministre qui l'aura publié. Or
Mnatrpn qualifier d'instruction pastorale :^ne lettre qni .
ît^Toit d autre objet que de défendre auchaphîpel 4e*
n'iMS^nbUr? £6ut>-«n regarder comme tkne publlcalioir ^
la communication feiite ; à Kuîs-pclés/de cette lettj^e a\^
iix personnes? car le chapitre ne compte pa^s plus de.
m^ibres présens , depuis que le gouvemesient a d^
feiiÉdu i, deux chanoines de se trouver aux assemblées*
lié même journal bejige» VAmi du Roi ^ de la Par*-
trie, diadJUte ce^ deux ch«£» d'aoenaation.y et plaisante
•ur cette publifi^ion si ^aeçrète. 0»^bit dpné*, drt-iî ,
que les juges odtoQilfondu une lettre particulière àreç '
Une Lettre pastorale y et tine communication confiden*
tiélle avec une publication ; ce qui , n^étant pas ré-
puté crime parla loi , donne lieu, d'après IW-t. 3199 du
Code d'instruction criminelle^ à ladenuinde en nul-
lité des poursuites. Il ajoute que, la loi n'ayant pas
prétendu décider qu'nn évéque contuaun , en perdant
4tti dnoit^ civils, ftetdroit en ménse temps se% droib.
épiAoepanx, le fait inmnté à M. Boussens, d'avoÎT rcii-
wjné la lettre de M. Goubân à son auteur, le fonde
également à invoquer le inénie article.
FARn.*Le tloi a fAi annoncer à tous les officiers de sa maison^
qui ne poutroient pas supporter rabsUnence du Caféine » de
fr^ii^Té \ëw^t0fm theÈcax f pafce que U table du ciiàleav
ne-s^ra ié*vîrijtt'»iï maîgrè.
-i*- Mr JiM?qmaot-Pampeliih« , uiienibrc de la cbamWe des
éétHiités^, pit>ciiretffi4cr Rôt -pires te tHMinal de première ins^
tanee ^ la Seîne, «t matire des re^faet^s , est ifominé con*
sefiier d 'JEtat en sèryice erdinaîre^ et attaché en cette qua^
nié flu cortiité de Icgîslalion. «
-M^ Àf . Trj, présidât du trjbanal de première îiTStânce de
la Seine, ayant donné sa dénii^siQQ pour cause de santé, e§l
Tiolntiâ^ V^btisieitteir à la côtir dé casftition. Il est remplacé , aii
tribiMi^àf 4^ pnemière instanoe, par M. Moreau. '
-i^lLJn ndfdvitfaâ sfatni- du ooitseit royal de rtn&trcictioa pn^
l>Kfiie' porte qu'à partir du i''. janvier 182^', nul ne pourra
êH'iéj»0ttim4 promseor dans les eoUég;es fojam , si dé^à îl '
*&^t4pigtfejgé. Les place* 4'agré^és' seront donaéë^s au concours.
!ll y ia«ra trois. softei;,d^çprtuYei^ pour chaque <;<^nicour8, la "
icvm^^6sftîdm, l'exercice pti&flç et la leçon. •
---M. 'ChfeVnèir, adjudrcàtaire do donsaîne de Cfaambord> .
a ^làré^iie èélte j^ropriélé étoit acqiîisfe , p^ur ^ somm^ ^
Tde 1- Yàillidn' ^4o*^^ fr-S P**" M. le Comte de Caïonne ; au '
nom de la commission j^féoerale de ^a souscription de Cham^ '
iierd 1 -fipur e« ^tr« Ml bommagè i M^*-. te d^c d^^Bdi^eaui.
i— On «nonce >ii|Vf«ite proehaiike des hÉflmens yîfués Tue '
•de Richelieu 9 où M•^ le duc de^Bem |at«fi«ppe|l& ci»^
taiof'teî. Pans aucone dfrcoiislance l'acquereor n« pourra tijf*
• "fètfM^f Ces fcAlhnen* , ni ceux qu'il jugeroit conretiaÊle d^^r^- 1
•ger Scir le terrain qu'ils èc^Dpenl , à aucun gen|e' de divertis-
sétheiiipfMt. '
^LL'Le 7,M. iè^duè I>eeases è^e^d^arqoë à ClilaHS , avec sa
-femme , qui est IVës-sooflVanttî.
^ Le^eottsèiV'géftérâl dû déparlèmeht lltir'Nord tk voté iitie
somme deti^fooofr. ponrJe réiehlissement de la pyraiMid«^>
élevée a« nrarétchal de Villars, sur la* route de V'alencieunetf ,.
*en mémom dé lt| bataille de Oenarn.' t
— Le régiment ée$ cuirassiers de Berri, en garnison a
-Châlons-^sur-Mame, a fiiït célébrer , lé 14 février, un sér^-
' vice "solennel pour le repor^ei'âme êéW. le docile Berri,
son angosle colon^l^ Auprès ^tte cérémiMie'fcttëbre, le rè^i'^
ineht a voté une journée de solde po,ar Tacquisitioii de Chaut*
•boifl. ' ■ \ •■'■;'
'-»*■ Lé àSr février, plasietirsduaei reirgièuses de la petite
( laa )
TÎllé de Besse (T^iiy de Dôme), a voient réani , a»rèl v^prt»^
une grande partie des femmes ei âes jeunes fflle» ^^ y a«^'
sîsl oient, et se'Hvroient avec elles à de pieuses iiutractiOB»^
quand tout k coup le plancher de la salle s'est écroulé ai^in^
tracas, et a englouti sous ses décombres presque toutes leê~
assistantes. De prompts secours ont été prodigués à ces in-
fortunées. Plus de cent personnes ont été plus Ou OKHns grics
vcment blessées. On espère cependant qu elles seront bieatôt
toutes hors de danger.
— Nous annonçons une perte sensible ponr les aoûa de 1«
religion et des- lettres. M. le comte Joseph de Maîslre, asai^
nistre d'Etat à. Turin, est mort dans cette ville, le.2&fé«-
.vrier; il étoit né à Chambéjrj, le i". avril 175S, 9% s'eat
rendu célèbre par des ouvrages qui annoncent de grandas^yiiés
politiques, mais surtout un vif attachement à la. religion. L41
jnqrl d'un écrivain si difitingiié doit exciter jtarticulieremeiU
des regrets en France; M. de Maialre n'étoit pas Françpis^;
;bîtats ses ouvrages laissent voir une prédilection et uiie ^estone
.particulier^, pour notre nation , qa*il regardoit comm^4^irfî«
4>ée, a exercer une grande influence en Ecut^: Ijtous .reyieQw
'drons sur celle perle. .. :.A .1
. — Le ao février, toute» ka personoies composant W 1^
galions d'Autrii^e , de Russie et de Fi%sse , près fe rôvÀufae
des DeiikrSicilfs, lont arrivées à Rome , venant de najpleft.
— Dans sa séance du. 16 février, le parlement qapolUaii|
a approuvé la proposition de M. Semola, l'un 4? ses mem*
i>res, ayant pour objet d*inviter leaévéques à ordonaer d«s
}>nëres publiques pendant trois jours. Dans la séance soivanle,
e mifiis.tre de la guerre a annoncé qu'il avoit dçMuné Pordm de
former àes guéiUas sut tous les points du niyauiiie» Le p^
lemènt a adressé aux Siciliens une proelamntion, où il fait
.un appel à leur valeur. Il n'est question que de prendre à%&
mesures pour résister à l'invasion. Levées de troupes, eœ«
prunls forcés y proclamations énergiques, cela ressemble entië-
rement à ceqne tious avons vu en France, Le chargé d'afiairea
de France, M. de Fontenaj, a déclaré qu'il loi avoit été or*
donné de se joindre aux aijitres ministres toutes les fois qu'ils
auroient pour but de faire valoir tous les mcfyens de conci*
.h'ation. possibles. Dans une antre note, le même chargé d'af-
fairçs annonce que l'escadre fr^nçoise, qui est dans la baie de
Kaplesj continuera à remplir les devoirs paci^quea qui li^
(>25 )
jBoiii préBÇiiU âans i'intéret des sujets an hpoî^ France ^
pourvu tout^bts que ]â sûreté et la dignité de lai famille
royale ne se trouvent pas compromises par des circonstances
45u'il n^ veulm ne diat.préyqir.
., :-^ GoiUaunie II succède a soa père y Greorges-^yuillauine ^
' cl«isrélecterat;devâcsse. Ce prince est né le 28 iuiHet 1777*
IldL fait publier dans ^es Etats un rescrit pour annoncer son
- «yénemént à 1^ sèùVeraioetél
— La com)$aghié' ângîoîstf des Inde^ a envoyé récemment
,' fin Europe un magnifique diaâiant , qb'on a nommé le noii'^
Iir//c (saiis-pareit.;9,ét qui a été pris dai«i les bagages d'un
v^ chef des Marottes. Apr^s le /v^/it , et un autre diaoïant que
^|K)êsède l'empereur de Jlussie, c'est le'plus gpand que l on
;«it ru eii{£ui*<opé.
- -^«iy, "bii éiscûte , en <a«9éml>iëe gëneraîe , le projet dé loi relatif 5i
-rotivj&rtiii^è tf« crédit' nécessaire pour le>elkibourâemeJ)t,<lu premier
''4ikiqiiiènie detf recônnoissances de liquidation. Ce projet de loi a éîé
comb^ttti par M, le diic de Broglie ^ tft appuyé par M. 'le duc 'ée
. té vis. M. le duc <te la Taùgeyoïriâ pTéseete quelque» obèerrafions sttr
le projet, et M. Ç^vierV commissaire dti Ror, a repoussé les t>biectioito
dirigées cbistre tar loi<: Ltf chambre , A$*À8 rtoît et%eikdu M. lé comie
' ^GemMiin^ qbî a parléicq|i^ le ^tojet^^ çtM^ le aÂi|Utre d^ f^nancel»
- qUi r* déCeiM^i, a fei^é la discussion, et passera la dèUbératîmi
lies article». Oh a ensuite • vofé au serti tân 'sUr Téi^seflible^ oê la ^PÀ.
Le nombre des votang étfoit dé iâ4- L'adoptiova été proâOifcée par
• 1 12 voix eoiitre 9âi . ••; ,.
. 1— —* 7 ■" \- . i
Ctî AMBRE DES DEPUTES*; * .j
. Le 6 et le 7; il y à eu réunion dans les bureaux . pour voBiiiMierrexa'^
men du firojet de loi sur rorganisation municipale ^ et nommer IH
cenniasaires. » : »
- . JLes cf>m]:|iissaii*ës nommé^ sont : MM. le marquis dfi la Vieu ville,
Qkifflet,. Gamier^ufoUgerais , Bourdeau, de Lalot, Pardessus; Pîét
«^ le cbeK^aUer de jBcrbis, ' ?
M. fejQomte d'HaSutcfeuine. a évé nommé rapporteur dé là coia*
. ïaission -Uhaligée de six- Dmjets de loi rt^atifs a des cbaogemeos de
. circoliseriptions lierrii^riales. ... - . t
- ' h^.SfM, h président doni^ lecture de deux l<^ttre$, de MM, Mar-
.d^gay ^.|;Qcrrea9ndéputés dp. la Vendée,. qui; demandent un congé.
<}uçlques mem^re^ de la droite s'écrient : C'est poqr aller aux élec-
- tions. La chambre dççorde les congés deitiandéi;. M. de Cayrol 'fait un
yaMort au nom de la commission den pétitions.. Il propose :de renvoyer
.i'ijb'lé gàrdç 4e*4eeaHX U pétition du sieur |)ei]90iigeot, directeur et
< «4 î
tour as la pMtiott' pirésef^ëe s6im .qon oom» ot qk»!^ paf9Ûi^fii^o^
poiir obwt d'appelerruttçiitîoii de U chanhie/sur M j>oÂtip|| (àchea«e
des ecefésfiûliquès', Àyoit évîdeininent pour but oe cacher une. «sâ^
fiante irpAie. M. de Marcelliis appii{e, les conclvunons diitajmitt^ ,
^'ëinet le/fora que la conitoiisiidn des pétitions prenne f)iàs.a« jpt>^tâà>-
.tiomttppur s'àssurev de Tidentiië dei pétiti«iiiiajres. tapêtiti^jRÎjcsÉitti-
wjéjB à M. le gardedes scea^. , . .
M. dé Cayrol nasse à. la pétition des fli9uts.€iîfiart et.Roidt, «nljkra^
tènrs il Fidieiirilie (Orne), ^i;se: plaignent dUL4««iervant{>floyi8oii«
de cette ^commune^ lequel auroit.«cjRifé.le8-deisijiec9 ançrem^ns è letfr
père et béàu-père,sous nréteite qu'il ne pottyoit absoa(k*e nn détentcnt
de biens nationaux. "M. le rap]>orteur trouve que cette dénoncMrtîon est
dirigée contre plusieurs eoelésiastiques , notamment contre le curé 4c
Vimontier, et même M. rcvéque de Séea. Il Annonce qnela conmM B i ipn
a cru devoir examiner si les faits étoient vrais en çwL«-méne««etjiftt*<^e
« appris que recclésiastiqne , improprement qualifié de desservanf ^ eét
un xeune pjrétre , qui n'a pas même le titre de vicaire , et qui ne reçoU
aucune espèce de solaire ; que ce jeune prêtre a déclaré ne pas. atoir dk
run notaumakde de b nécessité de rendre les biens dc^git d s*^;it;^qi|é
•M. le curé de Vimontier, accusé d*avoir approuvé la condnjte du ,dÎ0f-
aervanl piétendii, a déclaré qu'il nepouvoit4'autant moins avoir îeiaiû
fie langage , que ^ tons les jonis , il admintstroit les'sacfenMnf-^ aansan^
. èune e^èce de restriction,, à des ao q w ére urp de. biens natietia^s^'
qu'enfin le respectable évéque. de $ée»« contre Jie«ael s*éièyei^4«4t^
. BBcnt les rédatteun de la dénonciation » a veprpe&é au cont^irp. aupa
.pétitioniiaifes d^*avoir aîoii^ io\ ànorràppoét vàgue^ M!, le ruffioltèii^
afoute que eette\#énoneiatilfb là un vice eileore plus mvte; Oity J
^^t en «NtMe qée, les piétttioiinatres ont rendu compte de cies laits êfi
mmjslire 4si l'in^âeuf, qui ik*a pas itépunduv Ck^ oeMe note iKirqlt
être, dit-jl., une addition de quelque patron qui vMttllire 49llDujy^.JI
jlropose Tordre du jour. —
^ M. de Cbauvelin parle en faveur dts pétition^a^re^j il ne voit q»|é
Teffct dNin sentiment religieux dans leur dëinarcnê j il propose le reti-
"voi à JC« le préiident'du consefl des miniatrei» M. d^Drglaïkdé apj^ie
les conolusions de4a commiision, et fait l'élope des >coclési«t^pu»idir
4ipcèse de Séez et de leur, évèque. M« Etienne parle de «mmqu^
tifês ténébreuses, qui, selon lui ^ oir»t pour but de fra^^^erde na?ii^
lité les domaïncs nationaux' entre l6« mains des acquéreur?. 11 ivouVe-
que ces manœuvres coïncident avec des ouvrages ùm «ont preé^ês, et
«à Ton à^ qiÊie les éurigréé au pr^^e» mbmentidkïiaTe^aututvôii / ^^
roient eu le^^oit de tuer les vend^urt^e leurt bj^enft.li.4e Bédittjr di:>«
" mi-
Qm
LUiiei
- immense maî^i'ifeé. • v /.'..' , ..-j ... t ..
• If; ie ministre de i^intéHèur eoilhB;i^i<][ue à PakembUd lin pé^,
de loi sur les subsistances. M. d'HjiiiMfi^le -fait tuBt^âppéiA mstrsU
projets de loi eonceraant la nouvelle circonscription tenrit o ii ato i
( "5 )
Ht. Laûnë de Vifleyeamie déyeloppe sa propositipB, Uçnèaate ai rétc-
Wir le» tribtiiKes q^ existoieffraU pouVTour tic la jallé avant la sesnton.
H. Pomîer jdte Saint-Lyy, cpiesteur, donhq (Ç|delque8 ex^Ucatiom.
H, éé'VàtSiihLui a^i^ lapitefiiosîtiott tpn ^râjivise en considéralioa.
M. Snricys 4^ Marniluiçj(léve}o|ii^ tine aotre propôtilion , qui tend
à nKf^Ài^i'0tàB mfiiYeâkx article», à rimn^bsance du rappel à rordte
'^ delà çenniie. Cett9 proposition est eoii](})aittii« par M, Ruyei^llarti.
M. ' lé ^âr^é ' àelf iceàux réfu te avec force te préopinaiit , e^ vote pour
que h p^oppsitiou «oit prîse en con»i<t('raVon. ^on dixcoun a été intor-
Hmfn pcii'*1e cété géiidfcei'qtfi'^onMt/t\'mf>c^irer de pailfr. M. Ca-
lÎBiir Besticr «ntt'antTe^ a conrtl^'è ta tisane, et a parl^ avec une
é^rfffe ptfQdi(peua«4 i^a été. rappelé à 'Tordre par le t>réside|it, et 9*eti
iretirf avec, peine. La. suite de la liifctr^ion e^t renvoyée au lendemain^
Lé 2 imrs y fn f hambne d^ ooimmiiiès d- Angleterre i^dtent
jSoxmAe^ en comité «e^ieti oomme ileirmt dté coiivenii,
M, Pltrak^U propOM ^e prendre sîib réioVotions rëla^vesâMi
catlioU<|Ufft. £l\e« portCttèiU en substance que Tea , powr^yit
r&vofoer :san« 4«(Qfer le» paifiiages des jerjnene érigés q«i
sont. castre la tramtob^UAti^lion,. Fiavocation» di» samts'^
^ Ç(9nvie9^roit du qMiner leascrnpalea^ea cflholiqupi r«liM
fiy»inent afi oaQl ¥^j^rité «pÂrjiii<^ empl<]^ d«EnS*>ee sefh*
^fieiiit^t d'expliqjyer ^^e Ton vielitt éire peMà ffm4e$ r^
d'AQgiete^re ^eu^ertteront toag le»^ rangi|* et tû9i les éfafs,
soîl'fcclésî^iqiitift aeit sécttlièr»^ pon&fs par Dieià ii leor
charge^ ^tt'il çonvierif d'aiilearl d.'aooompagfier. celtt réro-
çi^on et celle eaipli^^lîon'desi g«r»niies.peur la sucpefwîoM
1^., I9 oonirfHint e| jpotir . Tégitae pm^fteetante. . M. FJiitikeU «r
peapeeé ws ses molattona fussent distribuées et hamê k des
4p9q«es ionX o^^esanviendr oit. M. Peel ne s'oppose poiqt à Jn
formation d'an comilé ni à la lecture des vesotutia«a;,mat^
||.âe fésenrè de parler «entre le bilL.La. aeeondf lettnm est
fi«fe aa ii&.i«ara9 H^mi.oomîlia été nommé ponr fai rédacH
ticm 4o bîlU U «^ «aaaposé de AL ^nnàett ^ l«rd Castlecetogh ^
]f« TStrney, M: C 6rant^ sk.iantts Mal^intosh; M.WiU
Wforct-j U viteioale de Fislinèrteitt M« Wv Wynn , sii^ JoJbè
Vdrpertviif Henri Purneil et le doqtear PluIlîaBKHre. .On p
détidé fn'il aeroil fait im a|^ i^anînnl de tous lee-tteqiilvni
Wjoltfoiitli^lMLiernjMwppaé. . ' :::~ o
( iâ6 )
T ^T
, De$ abonnés, Jbnt nous prisons les lumifbres., noiis canïW
munîquenl quelquefois leurs vues .si|x U rédaction da jotur—,
nai , et nous ne demandons pas mieux que de profiter dé leçihî
avis, quind cela est possible. Mais. quand if arrive 'que cii
avis st combattent, alors nous n^avons rien de mieu^ k iairç.,^
ce semlile, que de, continuer sur' le plan quç nous avQoà
adopté ,. et c'est à quoi nous nous déterminons d'autant plu»
vplontiers que la plupart de nos lecteurs nous ont témoignai
plîis d'une fois , approuver la marche que nous suivons.
Tout^ois quelques abonnés nous a^ant proposé >dermère«>
meut divers çhangemens dans la rédaction ^ nous croyons
devoir f^ammer un instant leurs vues. V^n ,' qtii paiV>î]b
fort instruit d'ailleurs , s'étonne que nous rendions , de teihp>[
•n temps , compte d'ouvrages déjà anciens | nHiis il est
asses naturel sans doute que nous annoncions les livres qbiêP
l'on nouf envoie , soit jue ce soient deâ réimpressions d'otfcW
yrages dléjà connut, aoit que ce soient des productions nod»
veUes. I^s éditeurs aeroient en droit de nous faire des'ré^ror^
ches si i^ous ne disions rien de leurs publications. 'D'àitlèiln
on a pi:^ remarquer que nous son^mes beaucoup plus' Cbùfûi
4*nt ncis articlie^ snr le< livres anciens^gue dans çénii sur leë
compiM^ons ^i paroissi^nt pburta pr^ïëri» fbi^/Ënfin bie^
doiJeç^nrs seroient peut^tne disnoiés k trouver pi îis d^iiisu)
truction, de sena et de. solidité, aans tes' vivait iWres dent
notre sijbcle se moque., que dans des nouveautés qui A*âi^ •
prenneiit rien , . ou du- moins fort peu de chose. Nous cotitf*^
auèroi^ donc à rendre c<»npte, tant6tdeS^6nvrBige$-nO«t^
veaux, tantôt des nouvelles éditions d'ouvrages anctètis ^ ' et
Boiîs <;r9^on8 que cette vsiriélé même ne déplâfra à personne j,
l'abonné q«e nous avons en vue a trop d'esprit et de bolET
fltsprif pour ne pas approuver nos raisons.
.. tFn. antre abonné avoit ài% vues enlièrement* opposées; il
nous proposoît dernièrement de consacrer -conef «minent ^tei
quatre prenaières p*ges dn journal ii rajgpeJér Tancic^ïriê âfs~
ciplioç.de i'figlisc , et k £tirè dés extratts de Tboitiasstn , o%
des autres auteurs ^qui ont traité cette maiière< Mais , qlièf
fue^soit l'intérêt dn 8i]}Bt, que pourrions«nous dire eh (Quatre
pM[es?>Lea articles seffoiast néce6Sfl^irement,4h«^gres et efriM^
gîes. Si nos numéros^étoient pkusé^enâtit .^ il aeroit posisibli^V '
( in )
^mjbâté', d*cil çoBMCvèr une parti* à ttn IrAviiU qui seroii
^ÂiU^urs moins. difficile que' celui auquel iious.nou9 livrons.
Mais^ dans im namëro de i6 pages, il seroit impossible de
faire enl^rèir^une: telle distribntion «^ et nous avons la certitude
qu'elie sérpit da codt de. peu' de personnes. Ainsi, en lonan^
le zi\é de l'afaônne^ nous lui demandons la permission de re-
Sarder s«n plan comoDie impraticable pour nous /va les l>orne»
e notre journal. , . , » '
Plus récemment encore ; un autre ecclé5iastique nous fai<t
soft part dit désir de plusieurs de nos lecteurs de trouver dans
le journal plus de détails politiques; il pat oit que c^étoit
jEooins son opinion que celle de plusieurs amis ou confrères ;
anais ils oènectoîent que , dans oh moment oii la politique oc-
cupe tons les esprits » 1^ ecclésiastiques ont besoin d'être au
courant de ce qui se passe de plus important à cet égard , et
en conséquence ils souhaiteroiént que nous ajoutassions deuK
ou trois pages à chacun de nos numéros.
Nous vëpondrons.d'abord que l'observation de ces ecclé*-
aiasliqcKS ne nous paroit pas fondée sur Tartidê èeh Nouvellcê
poUU^ues'^ Dpiis sommes bien assurés de ne rien omettre
d'imporÇané dans cette partie ; elle est rédigée 50us nos jeux, -
tBt rçvue pâf nous avec le -plus erand som. Nous vérifions
jchaque jour s'il n'y a. rien d'oublié, et nous veillons à ce
^'il ne^ n6us échapjge rien qui ntérite d'étré conqu. Maîs^
nous élaguons à defemtn bien de dfenus détails, Xe^^ûndit^
les conjectures, et surtout une foule de nouvelfeis étringères^,
remplissajgfe obligé de» joumadx politiques ; mais qui seroient
sans intérêt pour les trois quarts et demi de. nos lecteurs.
Nous croyons qu'ils nous savent firé de leur épargner là plu-
part des débats du parlement d'Angleterre, la cote des e&
ftÈts de la bourse de Vienne, le passage dea vaisseaux dans la
Bahique , et les yariatioiis du froid et du chaud dans les dt^
vers climats;
Le reproche ne pourvoit donc porter que sur les anal\sé9
4e8 séances des diambres, et il est vrai qu'elles son€ un peu
ahrégées. Mais en cela, encore noua avons cru suivre' le goût
de ia plupart dès lecteurs. Ce qu'ib désirent sans dout^v. ce
jD^est pas qu'on leur donne tous les discouN des orateu es.,
nais seulement qu'os leur présente l'esprit et la phy«ioiHi»
mie des «fiscours.les plus impoftans. Or c'i^t ce que nous tâ-
chons d« faire. Kous avMis «oin que l'on cite ^ qaasd il y .a
. ( ta8 )
lie», les traits }9$ jHm$ 8ttll«As des discows, H ftte PoB afit une
idée fufiîsnnie da caractère de ]« dîacesaieii. 11 nos
aii*on ne peut en esigerdayaotage^etnoMeyeiinrioQsnoipiBier
des ecclësîastîqees'à Paris même qwi nota eut dflebrtf pioa
d'une fois qn'ils se contentoient, pour sereir ce qtn se |Niaae
amt chambres, de lire notre aneljrse; ila y treavent Tes-^
sentie, et, 'de plus, Tavanta^ de n'avoir nointi easojer
tant d'inutilités et de digressions , et surtout de ne jrotr %n'(rai
jàccourci le spectacle pen noble et pea récréatif m tnnittlte
et de la discorde , et quelquefo» des dlrckniatioiia et det is*
jures.
Si nous voulions ])résenter les séances dw» tona lear» dd^
tails, il fandroit ajouter au journal, non pa» a o» 3 p a ya ,
mais 5 à 6 , et nons doutons ffie cette anginenlalioB eonvfait
à la majorité dés abonnés , pvisque ^ comme Tobsénre nom
correspondant ^ il âmdroit alors élever k prix dn ^maU
Nous ne prendrons donc noint une teHe mesure. Keoa aavmai
que beancoûp dTabonné» font déjà on gvand sacrifice en aons*
crivant ponr h journal dans un fenapa eu le trmtemeni àm,
clergé est si modique; «eus répugnenosM à l«nr impoéer de
nouvelles privations , et nons sommet penoadÀ qa^ila ne
nous sauront point manvais gré de tenir à wi plan qui mé^
nage à la fois lesr bourse et lear temps , et qui les met ma
coiirant de ce qn*>l J a de plus intérflaaant en poKliqiie » aMsa
tes acctbiér dirce qn'ii y a en ce geare dVisenx ea de déai^
gréQble.
Nous remercions toutefois J'aftionn^ qm voua a emroyé ces
observations, et nous espérons qu'il aéra content dé nos mo-
tifs, n parott croire que notre attachement k potreplan pour-
roit- être contraire au succèa de notre joomal. Noui avens
rexpêrîence du contraire} naua voyons jdnraeUement des
abonnés revenir k noos , après atreîr nsteironqpa qoelqne
temps leur soascrij|>tion ; et une circonstance qui parosaaojt
dqfvoir nons être défavorable a semblé , ati ceàtraire, cani-*
mer riotérét. et l'attachement d'un |prand nombre de nos
lecteurs. Nous sommes trës^^ecoooeissans de oea sentiaBon».,
qu«i nous ne pomNNis aiHribuer qu'i «ne entrême uadnJlgeneie,
et nons espérons en mériter la conlîmiation par «oIse Me mt
«otre eiâcliiyde dans un travail pénible saps dealer maia eu
nous sommes tàfateùns par des enconrag^emem aides ecusa-'
Ja^ienaquiaoïiC pournoatd^^raiidprtt« .
{Mercredi i4 mars iSni.) (N*. 688.)
Mandemens des éuéques pour le Carême.
Nous avons déjà 'rendu compte de p]uâîeTii.s[ m^iûde^
mens d'évéq[ues à l'occasion du carême; niais^ eu ânut
rer;u encore depuis un plus grnud nombre ^ nou^ctf
réunissons dans un même article. i .
M. Tévéque de Limoges se plaint vivement du mût
fefcéné pour les plaisirs et les joies d^i monde (j^i ré-
gnent dans la société^ et que l'on inspire à la î^uuesse:
« Non, ^. T. C. F. y non jamais ne se vérifia avec une plus triste
réalité , Torade de T Apôtre : Les mauvads discours corrompent les bonne»
mœurs. Non , jamais ne fut plus nécessaire la leçon qu il nous donne :
^enez^ous en garde contre ta séduction.
» Une funeste expérience ne vous apprend-elle pas tous les jours que
la vaine dissipation où Ton vous entraine , dégoûte de tous les exer-
cices de la pieté , et vpus fait perdre de vue la pratique de vos devoirs?
£Ue vous amène plus loin : obscurcir, éteindre dans vos âmes loi
grandes vérités de la foi , émousser Taiguillon de laconscience , et dé-
truire les saintes terreurs de Téternité ; tel est le terme fatal où votis
conduisent les folles joies dont vous cherchez à vous rassasier. À«
spcctMile, au milieu des danses et parmi les chants efféminés, autouf
4es tables 4e festins et de jeu , vous entendez une voix intérieure qiu
vous dit comme le précurseur à Hérode : // ne t'est poùa permis de te
livrer à cet amusement. Que répondez-vous ? ce qui est si souvent sorti
4e la bonchç des impies voluptueux : Mangeons et bwH>ns , car neuB
Mourrons demain ».
Après des avis paternels sur ce sujet > le prélat parle
des établlsseznens ecclésiastiques de son diocèse :
<f Bans notre dernier Mandement, nous vous annonçâmes, N. T. C. F.,
TheureuK établissement des Prêtres de secours, devinés à porter lea
consolations de la religion dans les paroisses d6;>ouryUes de pasteur.
Cette fâcheuse viduîté nous plonge dans une profonde tristesse. Il nous
semble entendre jour et nuit ces fidèles orphelins comm« des cn/&/i»
qui demandent inutilement du pain , ou comme ce Macédonien qui
teodoit les bras vers Tapôtre des nations , en lui adressant cç3touchaQt«|^
paroles : Passez en Macédoine, et secourez-nous.
» £h bien! nos chers enfans, vous dont les besoins sont tonjout^
présens à notre mémoire, nous les avons dmgés vers vous cesj>uvrie|»
Tome XXFII. V^mi de la JR^Ugianetdu Hçu l
,-N
( lîo )
'/vangélîques. En Iplein exercice dcpuit le nioia d'octobre , iU ont
laStjîi traTatité dans les trois dép a r te u iens qui ccmposent ce vaste iSns-
cèsc. Chaque département a joui des avantages dune mission. Eygu-
eaede dvi«i* Corrèzé, Bo«f;aneaf djin* la CreJBse, etVaury dai)s la
Haute-Vienne, gnt ressenti lés elfels de leur zèle apostolique. Que ne
jutiîi-je ijafjs ôrttc instruction pastorale vous raconter les mer\'cilles
quti la prire a opt'rt^es et opct€ chaqn« jour par leur ministère ! Des
e4fti#r^ion!ï i^rlatantes^ des rcstitiiHons consiai' râbles et multipliées,
d.çt îiïiiliil'îi''^ itieintes,'des:divoroes jentamu-et abandonnés, di^sma-
rin^es jjlr^ïiiiiics révalidés, des scandales déijuits , la pieté et îîil«rveur
Morisimiito^ aiècne dans les p^l'soniies ks plus distizigùt es par leurs fonc-
iïbm'i en ufi mot, toiiit <^tque le« uouveUes publiques rupporfent des
fruit»' que les jiiif!},ions produisent daps toutes les partii^ de Ja France ,
ii(! ri'nouvc.nc jous'tidi Jf^eux, à la grande édification de nos bien-alinés
diociïaau'ï. /• w . . ' ^ - .
» Maintenant « ces hoipraes, serviteurs du Diçu Tni8-Haut.'voiit|)Ius
w spécialement Vous annoncer la Aroic du ?alut » , à vous qui gémissez
He la privation d'un pasteur titulaire, Qu'il nons est douloureux de m*. .
jporfvônrprocwreiides secours- à toutes les paroisses vacantes! mai^ liçjas î
le nombre en est trop grand .et les ouiniers sont ui petit nom tre. Tôt
oiii tard , chacune en particulier sera secourue^ . .
» Dieu nous donne en ce moment, N. T^ C. F. , une nouvelle cob-
«olatFon. Une association de Dames pieuses et charitables wnt de se
'former k Lim'i^cs'pour recueillir des fonds, dostinés àfaire élever dan»
les petits séminaires des jeunes gens dn département de la .Hâute^
Vienne, qui se disposent an sacerdoce. Ljenr bonne volonté a eu déjà
iiés-^ccès. .Noiis "ne/ saurions trop en bénir la divine Providence et
'èticfjiaaigisr If» BÀmes dc.ce départcoient à seconder leuri efibr^ts^. et
celles dès dt^artemens de la Corrtte^ét^difc la Creusé à >suiî^€4$^>el
iexetaiple». . .. i. v . - /.i-
l -M» rèvé<pie de Metz.a criii deypu: traîter, dans sèn
Mandement, un sujet tro'p peu médité ; il considèreia
yle dfi J. C. dans ses treale premières années, et il en
tire des' instructions pieuses et solides.
it Qui pourroit ^ rn considérant aipsi sa vie cachée, .n'y pas ttwrf cr
1lu«up.^t m^puîaable d'éns^eignemcmt et de doctrine? Queue vie aux
yeux de la foi, vie où le Verbe étemel semble se remlrcaer encore
tout entier dans ce secret adorable où il a été de toute éternité dati
le «ein de son Père; vie] où il est tout occupé de Texécutioi;! du
grand degsciii pour lequel il est venit sur la terre, maittqu'il n'esécnte
vjue datv5 \p Ifmpa ni arqué 'par son Pérc céleste, sans l'anticiper ni le
rtîtarder d'un inomcnt: vie où i^ glorifie infiniment son Wre par cette
«Diimbsion avec haiielle il attend seâ ordres. Rien nV'date au-déhors ,
tuais que tout c^t niyin dans cet entendement adorable , où sont Zous
7eê trésors de la sagesse et, de, la science de Dieu, dans ce cœur tout
•mbras^ d'amour' dfvin et tout LrîiUnt pour le salut des liommes !
Qu«l discoiijcs dans ce silence ! . . . . que) cuUe religieux dans ces adora^
lions iiitéfiouTés el «Ici^fcs?... qii^îléj! acHon^^ cQmcarabfes i çerte
inaf tion appai'eQt« : ce apnt maeditt th S&n^ifiui cçnleni'dpUis ht iUMÙt
et dans l« sérret, j(*t cette UfisçnjMiv <)ui attire' Uro^c d4 cieLj Il^éii
^oif sur la terre ûa adorateur i'gal à lui m !
M» TéyISque d^OrléftHS ptôtioi^ À ies dWc^stkms dm
. vAti%^3 généTàleê que Vca oublie trop .sottvent : .'
«Qui |M>QVoit^ si ec^ti*esî Dieu lui-même, now apprendre cpie
.«c vaste univers ne lui a «ôdté «ftt'vne pairokf, >un aex»* acte de èa
roifràti $ qu'il ]i*a fait tant de merveilles que pour mauif itOTMi t^-
^iesse pour rhomine, k qui il o»a dooaé le domaine? De quel autre
aurions-nottS pu savoir que la félicité dé Ir'âtonine eit attachc^e à la
qùifé, dont le remords est, dès ce moQd^, l'inévit^lc châtiment? Qài
auroil pu nout expliquer rénigme de notre propre oœur, qvrfoitqiie
. tcttt est ténèbres et obscurité^ dans le plan de la rèU^n^nv todt ë«t
Tumîneux : rhomme sait d*ou il vient, et oà il doit arri^r^ il sait ee
qu'il fut a abord, et ce qu'il est devenu par la révolte de êoû pre-
mier père.
» O, li. T. Ç F. , un plan si sublime , si éloigné de tentes lés ooà-
' centions humaines, un plan qui ennohlitct élève Thomme; en Ini ré-
véianl sa céleste origine et sa glorieux» devinée , ne pcttte«^il pas évf«
demmenl IVin^inte de la sagesse iocommimicablc ?
Vllaîs, N. T. C. F., la religion ne mérite pas moins nos bolii-
magès i^r les bienfaits dont ^e jmmM' comble ^ que par l«^ luraièv^s
"doM elle nou# éclaire. Avant qu'ello eut soumis les homnies 4 sdn
salutaire empire^ quel lâ(|;ubre tableau présentoit la teite ! Incil^blès
^de s^ékver aux choses spirituelles* presque tods les faoïîimes, hVrés'à
;un instinct brutal » ctoient concentrés duns le* ccrelt d'une vie toute
. animale. Ne pouvant devenir les imaigesde la Divinité, par la p/frulé
dç leurs m<£ucs et 1 innocence de leur vie , ils Tass^cièrent à leiars abe-
minations, en se foi^euntdes dieux licencieux. La satisfaction dtn^ébs
étoit leur unique objet, et Tcgoîsme' enfin ne faisoit dé toute la se-
' ciété que deux classes iTune d*o||préssettrs , Tautrt d'oppvimés. é\n
aeroit assez injuste pour mécpnnuitre les salutaires réfonnes oi>érec8
par l^Evangile , les maux qu'il a iait cesser, les larmes qu'il a tarrét; ,
' en apprenant aux hommes à chercher- leurs délices dans les nobles
' Jouiasances de Ternit et 4iu cœur,- c|;ea ne faisant du cenre huinisin
quline seule famiUe, un peuple de frères unis jp«r'inMll9 de U phis
Àroite charité, en coiaynai^dant aux riches le sont <les pai&vref , en
soutenant b patience de eeux-ci par la pérspcctité d'WDpoadt imnieiKe
de eloire destiné à les dédommager de toat oe qÉi leur aiiri 4<té >e-
juisf sur la terre w.
hê^ffrOAt, en en^agj^ôii lés fidèles à se rappeler cet
jDe9oi]
( i5a )
\àes GOtisidérations, le« exhorte à songer aussi ftUit
esoins de l'Eglise , et à concourir, autant (|u!il est en
eus > Préparer les pertes du sanctuaire.
^C'est aussi l'objet sur leqtiel insiste M. Tévéque
Ae Soissons, et Je tableau qu'il présente de la situa-
tion de son diocèse est bien propre à exciter le zèle
des cbrétiéns qui s'intéressent -au sort à venir de la
J^ligion : * ' .
« Après TOUS avoir témoi^ë , N. T. C. F. , coinl>ien nous tommes
touches des sentiraens que vous npus avez manifestés d'une manière si
ilatteuse pour nous et si consolante pour notr4; ministère, nous avons be-
•«oin de tous ouvrir notre cœur, et dVpancher (fans le vôtre un sujet de
^uleur qui vient souvent exciter notre «olhcifude pastc/rale , et auquel
vous nepouvez étire étrangers, parce qu'il s'agit des intérêts les plus chcrç
de la^religion. Je veux parler de la disette de prêtres, touiours croii(KUite
.dans ce vaste diocèse. Plus de deux cents paroisses privées de pasteurs»
abandonnées à tous les vices , à tous les desordres qu'entraînent a leur
'Suite rignorance et la cc/rruption du coeur parvenue à son comblé ^ la
Jeunesse sans instruction religieuse ; les malades dépourvus de tout se-
cours spirituel , les pauvres, cette pprtion diérie du troupeau de JésuB^
jChrist, cherchant inutilement au milieu des impies qui les environ-
nent des cceurs sensibles et cbmpatissans ; toutcrles iniortUnes humal-
.Iies sans consolation et sans resisonrce ; les époux privés de la bénédic-
tion et des grâces qui doivent sanetifier leur union et assurer leur bon-*
lieUr; 1^- prêtres obligés de partager leur ministère entre otiâievini
•furoisfe^ et donnai^t. a tou^»^es sefMjoainsulliisaiiffji^ partout «le ^éné-^v
Tablés pasteurs succombant sous le poids de letirs'tatigtocs, êtpi^oVt^-'
•quant par im travail an-dessus de leurs forces une mort prémattiHée:
tel est, N. T. C. F., le tpbleau déchirant que nous avons continuene*
miént sous les yeux ; et ce qui met le comble ù notre douleur , c'est qu'à'
BOUS est impossible ,de remédier actuellement à tant de maux: Tgàw
les jours, faute de sujets, nous sommée obligés de bous refbser atix
yceux, aux instonçesde paroisses désolées qui nous représetitent îeuFR
i>esOins spirituelle, et nous conjurent de leur donner des pAsteun st^
ion le coeur de I>ieu , qui les uirigent dans la voie du saint. ' *
i» Dans le. chagrin profond que nous éprouvons, nos regains ée por-
. tent souvent vers Teneoint» qui renferme les jeune9 lévites destinés
k consoler tant de paroiases veuves depuis long-temps d^ lénr pasteio'y
•t à continuer dans le diocèse la afuccession du ministère évangéli-
. '^puie.; ils sont iiotre /e890|U-ce et notre espérance. Cette année le nbin-
|>re,des élèves' du ^sanctuaire s'est accru d\ine manière considérable.
<je ne sfîra piM en yain , N. T. C F; , que nous curons receurs k v6-
."tre charité pour Iç soutien d'un .établissetpent sipi\^iett\ pour la re-
ligion, et B^ns lequel non-seulement le mal que nous déplorons sentit
•fiBf TCBiède, «t nous serions obligés (le renoncera tout e^oji dJa-
iAjL*Horatidii )^oiar lé ^Hocète, ttais hoiu arriverions en ||eisde teiApr,
parla diminution sncceAsiye des miQÎAtrevde rfiyangile, àVéUtd^iine'
société saas culte ef sans autels. En admettant dans notre séminaire
un beaucouf> fAas '^rand nombre d'élevés , 'nous 9Tons consulté bien
plus les besoins du diocèse que nos ressourcer. Il est ^jai, N.' TJ CF.^"
que nous avons tompté sur vos bienfaits y vous, jiistinerez n<)tre coîW'
nance, vous ne nous abandonnerez pas dons und ofeuvre si intéres-
sante :pour toutes les classes de lasbciété; vous réikkndre^ » XabfK^
de votre premier pasteur , vous vous empresserez de soulager sa cou-
leur ^vom$ Taiderez à porter on fardeau gui T.acçjibleroit mfaillibie-
ment, s'il ne conservoit pas Tespoir, en préparant dés ressources pour.
Tavenir, d'améliorer b situation présente si affligeante pour, «on ^
cœur ».
MJ Vévêqiie du Mans insiste parti enivrement *ur
robligation du jeiine et sur les vues de l'Eglise dans
1- établissement de ce temps de pénitence.
« Est-ce trop demander pour Texpiation de ces malheureux péché»
que d'exiger le renonc«ment aux causes ou aux occasions^qui les ont
tait commettre ? Pourroit - on murmurer contre une loi qui enchaîne
itos plus dangereux .ennemis? et qui oseroit se plaindre dé ce que^.
piur lui sauver hn me, on a/rache de ses mains les poisons qui en ont
altéré les principes ? ■
. » Cependant, de tous les. préceptes de TEgUse, il n*en est pas qui-.
«oit plus généralement violé , ou pViis fcjiblëmenl accompli , et elle 'gé-,
mi^ de voir les sources de la pénitence desséchées par fa tiédeiir et l#*
Pim df iôl 4q ,âj&9^^^nfiui«âiBfi«iic4i^'sé ittaignent de là riguent de ^e6^
ioîsi^t, «ans en -/aire répreuvey rgccosent de leiu*.impo9cr un fardea^.
auH^essus^^de leurs forces. — ■ ■ .. ^ ' "'' '
. XI $'il;6st des 'Circonstances on h l»i'én léthe admet des ex<MïPtions^'
combien n'en est- il pas où die ne trouve, dans ceux g^les Kçiament,
. que. dés prétextes 'frivoles ou dé? craintes chiméri^oes ? Le . chrétien
pénétré de ses devoirs 'Cssa^e^ses forces' au lieu de fliir lé combat : il
demande humblement à Dieu de soutenir son courage, et s'humilie*
devint lui d'être séparé de ceux oui sont assez heqreux pour pouvoir,
parcourir entièrement. la carrière de l»péatleiiee ; il gémit des adou-
ciaseme^ qu'il. est forcé de demander^ il ac <J > Mijd it' du précepte tout ce*
qu'û peut «n, (accomplir, et il snpptëe à ce ifmm manque par une com-
mutation équivalente. ^ ;
>» YpiUi les sc^timcns quellEgtise eitigè de denx qui sont sincère-
meni^pénitens^ yoilà la^«j^e'qu*elle'<>rdeiMie- à: ses ministres de vous
prfscFWi. Vous trouverez toujours «n eux une tendre compàission pour
vôtre irQi)E>les9e<)UJv<os infirmHesf; mais si vous surprenez leur indulgence
par de faux exposé*',^ vous ajoutez a la violation du précepte y le men-
songis. è^, Ithypociisie » ? ^ '',
'Èriftii , M. rèvéque àe Nantes, comparant sur Ift
même vujet les temps anciens aux temps modcmer^
( »«4 V
nous montre ^cotabidn noUs sommes loûx-de la fervear
de nos pères.
; ff Nous ne connoiffiODS idm le jeûne qve'par son non, tant il est
diffcrepC de celui de TEglue naissante , et même de celui des doiue
lÎMemiers sIlcIc?: le )eimc, dit Fleury, renferraoit toutes lésoiarqites
naturelles de Tattliction.
^ » L*esienriêl du jeune étoiti^e ne faire c[u'an repas vers le soir ' on
sVbstenotl de vin et de tontes les viandes délicates et nourrissantes ;
la joumëe se {Missoit dans Téglisè , dans la j«traite , dans la prière ; eus
se rendoit des la pointe du jour aus assemblées publiques de la reli-
ÇÎoA, comme <ai le voit don:^ saint Epiphaûe,<iatts saint Çasile , dans
saint Cbrysostôme. Il y av^oit des chrétiens qui ne prenoient que du'
pain et de reau. Saint Basile défendoit le vin, et penne ttoH seule-
iBênt fes legtimôs^ que saint Grégoire de Ni<;e défendoit d^assaîson^
n«r> Peistone n'éfeoit dispensé du'jeài^e à Tesception àtê enfans, dès
infirmes et ^es vieillards. .
. 9 Voilà qitel.étoit le ieùnc de ^ces temp? heureux « si célèbres ^r
rinnocence Ats mœurs. Or , 'nous vous le àcpiandons , N. T,.C F. v .est<",
on aupin^*hui plus vcrttféox que^ cqà fervens chrétiens de. TEKliae
primitive , pour se récrier avec raison contre une pénitence inSni-
^Cnt au-dessous de la leur? ou bien', à4'K>n recc^nu que le péché,
et les peines dues au péché h^étoîclit plus ce quonen pensoitalois?;
Est-ce donc lorsqu'il fai|drpit muItipUttr. les 'moyeoa d expiation ^ et
léi l>ropQrtionner au çorabre et %. fa .gravité des prévarications, qv^il
seroit permis de se ménager aux dépens d*iine loi si respectable i» f
■■ <?esl! fthMi que noâ «yd^es rvment Uni^fiurtnidS^tis
iiour le bien de leurs peuples. Puisse leur zèle toù*
<)her le oœiir de« fidèles y ét.pùisse la religion se feli*
. citer à la jfoisdes soins des pasteurs^ de là docilité dès
troupeaux et de IVrdeur de tous les ordres dé l'Eglise
et de toutes les conditions de la société , pour honorer
et servir Dieu , expier le passe et ilou& préparer un plus,
heureux avenir !
IfOUVELLCS ECCL1ÊSI ASTIQUES» *
Paris. L'asseiQtMée de charité ténue , le vendredi g,
à Saïnt-Germàîn-rAuxèrrois, à été aussi nombreuse et>
aussi brillante qu'on ppuvaît Uespércr. A midi etdémi.
Madame et M"**, la duchesse de Berri sont âjcrivées^
( i55 )
«t ont été r<îr.ues par M.' lé curé , à la porte clé Téglise.
liL. AA. RR. sç sont placées àu milieu de la nef, qui.
étoît totalement remplie^ Après la messe , qui a été
célébrée par M. l'abbé Longm, vicaire de la' paroisse,
M. l'abbé de'Maocarlliv est monté en chaire, et a pré-
cbé 6ur l'aiMône. La division de son discours étoit la^
nécessité* dfe l'aumône, let la réfutation dés prétextes
<ji^i'ô*n y -ppp^se. On avoit'dcjâ entendu l'orateur, trai-
ter à peu près le raémie sujet ; l'année dèi*nière / à
Saîri't-Sulpice 5 mais il a su vendredi être encore neuf,
et to.ujours également cloquent etsolide. Son disjcanrs,
abondant en beaux mouvemens, .et débité tfvtfc no-
blesse, a été l'emarquable par des morceaux relatifs à
la famille royàte, pleins de délicatesse et de sensibilité^.
Les Ënfai^s ae la. Providence , objet de la réunion, y
assistoient 5* on sait quç cette œuvré est sOils la protec-
tion dîB ^ÏADEMaiSELLE. La quête a été faite par îea
daines désignées à cet effet; elle a dû éti'C consîdîé-^
rable, si on en juge par le nombre et la qualité des
jçersonnés qui assistoient â la cérémonie! . •
'srrf Qu par\é d'une conférence tenue entre les mf-
ii^ialres et les mgnbres de la commission du budget,
ft^hs/laqtttaîé iî ^M-oll èïé convenu d'établit défini-
tîytemcnt au moins douze des sièges créés par. le con-
cordat de 1817. On ne peut t[ùe désirer que. celte me?*,
sure, si long-temps attendue , se réalise enjUn.
^ — M.Jean-Louis d'Usson de Bonnac, ancien éyéque
.d'Amen , premier aumônier du Roi ,' est mort Te' diman-
che n de ce mois. Ce prélat avoit^reçu les sacremeûs'
Quelques jours auparavant. M. de Bonnac étoit né à
aris en ly'H, avoit été grand-vicaire de Bourges, et
fut.sacré évéque d'Agen le i4 février 1768. Député aux
états-généraux, il fit câusir ôommtinc avec ses collègues
. po^r fa défense des droits de rKglîse. Interpellé le pre-
mier pour faire le seraient dans la séance du 4 ism-
vier^ 17JJ1., il monte à la tribune : Miessiéursj dit - il^
je vois a^fec douleur la circonstance oh vos décrets vont
me réduire. Je décktre que te sacrifice de ma fortune ne
me coûte rien^ mais il en est un que je ne suis pas disposé
à faire j celui de votre estime. Je ne veuxpd^int la perdre,
je ne prêterai point le serment qu'on exige de înoi(i). ,
La fermetéde cette réponse excita de grands marmares
dans le parti dominant, qui n'eut d'autre ressource çie.
de défendre, peu après, que les évê<jues et les prêtre*
interpellés prononçassent autre chose qu'un oui ou un
non. En rappelant cette séance honorable pour le clergé,
on doit remarquer que M/ de Bonnac fut le premier à
énoncer un refus formel. Nous ne Cennoissons de ce
prélat, sur les contestations du temps, qu'une lettre^
pastorale du 20 mai 1791 , pour rendre compte de sa
conduite, et une ordonnance du 25 du même mois
cdntre le schisme. Forcé de quitter la France, il passa
en Suisse, et delà en Allemagne ; il fixa sa résidence à
Munich. C'est de cette ville qu'il fit, le 28 novembre.
1801 , avec les évéqués de CMlons et de Gap, une ré-
Ïonse dilatoire au bref du Pape pour demander au^
véques leur démission. Depuis, le prélat fut un d^ ; ;
fignatftU*e» de k lettre a«,souy€rà& l^^ntîfe,^iv.^!8^ nor». j :f: \
V€mbpe«ï8i6. Il fut nommé en 1 8 1 7 premier aumônier
de S. M. Son caractère loyal , son naturel heureux jet
l'amabilité de son esprit, le font yivemenl regretter
de ceux qui l'ont connu.
— . La société formée pour le soulagement et la déli-
vrance des çrisonniers tiendra une assembléede charité,
aujourd'hui meixredi i4, à deux heures très-précîses, à
Saint-Thomas d'Aquin. Le sermon sera faitpar M. l'abbé
Letourneur, prédîcateijr ordinaire du Rqi, et la quéje
' . . I ^— — ■ ■ H I I ■ ■ I I . I
(ODes iournaiix ont rapporte un peu cUfféremment ce quç dit
M. de Bonnac dans cette circonstance : nous avons suivi Tes mémoires
far M**, là cointesse Anatole de Vîbniyc et M*'. Ama'*
le Thélusson. Les dons peuvent être tiussi envoyés à.
M"*, la marquise de la Tour du Pîn-Monlauban , tré-
sorièrCx, rue de Varennes, n**^^r6,;. cette dame a bien
voulu succéder dans cette fonction à M*', la comtesse
de Gibon^ quf s'en étoit ac.q[uittée/ pendant plusieurs
années^, avec tant de zèle ^ et dont la perte, suivie
bientôt après de celle de sa fille ^ a été si sensible
à la société. Cette <Euvre,' rétablie depuis plus de dix
ans , continue avec succès ses 5oin8 pour les pri-
sonniers. Elle a mis en liberté qi^atre cents pri-
sonniers pour dettes, assisté plus de mille détenus,
distribué des secours à leurs familles, et rappelé
à la religion des bomn^es que l'ignorance, les pas-
sions ou le malbeur en avoiept éloignés. Elle a sou^
vent là consolation de rétablir les affaires d'hommes
ruinés par des pertes^ et de leur donner les moyens
de reprendre leur commerce. M. le cardinal-arche-
vêque de Paris a bien voulu accepter le titre de pré-
sident de la société, et M. l'abbé d'Avaux , institu-
teur des enÇahs de Jp^rançe^. en i^t le préiiden* ho-
noraii^f tes lettrèi et déiriandes doivent être adressées
à M. Delavaii, conseiller à la cour royale de Paris,
secrétaire de la société.
— Le vendredi ï6, M. l'abbé de ]VIaccarthy prêchera
dans l'église de Saint-Sulpice , à deux heures, en fa-
veur de l'établissement des Soeurs de Saint-André ,
dont le noviciat est à Issy.
•— Les missionnaires qui avoient évangéliaé la ville
de Cherbourg ont,. avant de se. rendre à Coutances,
visité des villes et des campagnes où leur présence étoit
ardemment/ désirée. M. Fauvet a donné des retraites
à Alleaume, à Carentan et à Saint-Lo, et partout il
a produit lin grand changement. M^Levasseur à prêr
ché à Neuville, à Sainte-M ère-Eglise et à Fougères 5
M. Jaissonl'a suivie après avoir parcouru les environ» ..
f ^59 )
de Cberbotirg, «ty a^oir consolidé le bien qu* la mils^
aion de cette \iUe avoit produit. M. Poncelet et M. Gué-
rin ont f bxanlé les esprils partout où Us .ont pa^é -, oa
accouroit.de loin pour le^ entendre iles.Uainea s'ap*
paisoient à leur voix, les.b,oniq[ies se pressoienl autour
de leur confessionnal ; on .voyoît des .processu)n3 cxè^
tières s'achemiper vers eux, à la lueur des àai^);>e^uijuK ,
et en chantant des cantiques. MM. Ba^ch et Mariùa
AulxçH ont visité TextréBiité de la péninsule , fovn^ant
des associations, élevant des calvaires ^ et çonxmuni-
quantrimpulsîon à toutes le$ campagnes. Voilà comn^e
ces hommes laborieux se sent reposés de leurs j[ati,g]iC8.
Aussi partout ils. ont électi'isé les esprUs. Leur zél^
a passé dans le cœur des fidèles* Lé çlej'gé, excité pajç
leur exemple ^paroît animé d^une nouveQe ardejur j ou
parle de iormer une assopiption d'ec(^ésias tiques pou|r
maintenir, l'impulsion donnée;. On attend M. l'abbé de
Jansony qui doit diriger la mission deÇou^nçes^ tQu$
les missionnaires se sont rendes de divers points «Uns
cette ville y, où la mission eH ouverte en ce moment,
et ce iqui ^'est pas;$é dans tous les lieux où les missiou-
na ires ont paru, ne blsse.p$$ îiéu de dpntérèfeflS^^^
qu'ils produiront jdans la ville épiscopale. ^ . ' : /
— La ville de Pamiers^ qui ctoît destinée, '.d après
le Concordat de i8 1 7,'à avoir un êvéque, vient d4tre
consolée du retard qu'elle' a cpi'Ouvée à cet égards pa^
une mission qu'y ont donnée tes ecclésiastiqiies âudio^
cèse de Toulouse, qui se livrent à cêt£e œuvir^. Ils
Tinvent à Pamiers dans les premiers jours de janxi^r.
Tout le monde s'est empressé d'assister à leurs exer^
cices ; les indifférens se sont réveillés de leur so.mmeil,
les gens de la petite église mém^ sont revenus en assi^z
grand nombi^e au bercail'; les habitans des campa gaes
s)n\ grossi la ibule dans les églises; Les prêtres, quoi^
que appelés de tous .côté^, ji'pnt pu satisfaire encore '
touç cçuxrqui.se présentojeut,. M. l'aychevi^que de Tou*
( »59)
loîiaé a tôulù être témoin de tes heiireux effets. U s'est
Tendii à Pamiers pour la plantation de la croix , qui
s'est faîte, le 27 lévrier, avec beaucoup d'appareil,
sur un calvaire, à un quart de lieue de la vul«. Le
prélat a donné la confirmation à un grand nombre de
iÇdèles, et a témoigné sa joie des dispositions reli-
gieU5;e$ d^s habitans.
— Nous i^cgrettons de ne pouvoir naus étendre sur
les missions qui ont eu lieu à Oie, diocèse de Valence,
et à Vay y diocèse de Nantes ; ces missions ,- données
par les associatSans. formées dans ces mêmes diocèses,
n'ont pas offert de^ résultats moins hcureui que les
autres. Â Die, les pratiques de la religion abandon-
nées par un trop grand nombre ont repris avec les cir*
constances les plus cç^nsolantes , et un mouvement gé-
néral a été imprimé à toute la .ville. A Vay, M.ré-
véque de Nantes ^a visité kti'-m*^'me la mission, et a mêle
ses exhortations aiux iiastructions des missionnaires. .
,*^^ , - NpUVttLBS VOtlTIQUBS.
PA|||Svlie I ^^^e Roi a rejpu une depalation âe la ville iè Bt)r-
deiBtm , a T^occaision dé rarinivemtrede l'enlrëe de M*', le dtic
d'Anfouiéme dans dette cité tidèle-, en 1816. Cette députa-
tida etoit composée des dépiiie's de la Gironde , de M. le comte
I^yBch:^ maire hoaoraife de Bordeaux, et de plusieurs paÎFS
4^ Mpmte, Cette même députation a assisté à âne messe d'ac-
. iion de: grâces, ^vâ a été célébrée dans l'église de Saînt*^er-*
jaaiii^rAuxerrois.
— 7 lie ja , M. Bardaxi , nouvel envoyé extraordinaire if Es-
pagne, à été admis auprès de S. M.-, av^c le cérémonial ac-
coutumé.
-^S. A. R. Madavb , ayant été informée de la situation
malheureuse oii se trouvoit un honnête marchand du fau-'
Ibour^^ Saini-^^l&ermaîn f dont la m(>biiier et té fonds dé com-
ipeierce^éim^nt sur le. |NHnt d'être vendus par autorité de ]às^
tÂce^ a envoyé le jour m^me à ce père de famiUfe la somme
nécessaire poiir satisfaire ses créarfciers.
«— La même Princesse a envoyé un secoors dé 200 fr. a tm
TDADiedreux fermier delà pAroîsse de Vîclorey , près BâtiiD^
Ips-Dames , qivî a élé ruine par un înceridfe.
— Le 12, S. A. B. M"«. la duchesse de Berri est partie
pour Rosiii , oii elle doit passer quelques jours. LL. ÂA. RR,
M«'. le duc de Bordeaux et Mademoiselle restent^ à Paris*
— Dans l'assemblée des Dames de la Charité maternelle ,
qui a en lieu , le 18 février dernier , sous la présidence de
S. A. R. Mao41iik, duchesse d'Angoùlême , les comptei^de
1820 joni été présentés. Il résulte 'de ces comptes, que, grâces
aux bienfaits du gouvernement , à ceux dé S. A. R. Madame,
et des souscripteurs pour cette bonne œuvre , six cents pau->
vres femmes en couche ont été secourues, à Paris, pendant
Tannée, et les nouveaux-nés ont été préservés de la misère et
de l'abandon.
~ — M. Pavée de Vàndœuvre, maître des requêtes en ser*
vice ordinaire près le conseil d'Etat , est mif en servieaex^^
Iraordtnaire , par utie ordonnance du 7 de ce mots.
. -—M. d'Haranguier de Qliihcerot, vice-président du tri-'
banal de première instance de la Sejine, est nommé conseiller
à la cour ro^rale dé Paris, et M. Bergeron-d'Anguy^ juge a».
tribunaKde première instance , est nommé vice -président du
menie tribunal.
— Sur Ta demande de S. A: R.'M»'. lé duc d'Angot>lêttie y
U Rw a nonmié M. dé Ftign^^ de. Quèrîeoii , çapitim» ^^
Vaii^seétt, à la place de' èommaindant de la^ compagnif 1cie«^
gardes 'du pavillon-amiral',' vacante depuis la mort de <M. «le'
ëolbért. ' . ; ^
-r--Xe 1 2 , la cour d'assises de Paris a.commencé à Vocteuper
de TafFaire des sîèurs Sauqùaîrc^Soulîgnéet Goyet fde la'
Sarlhe). MM. Jules Pasquier, ancien préfet, de la Sarihc^ et
le marchais de là Fayette, appelés comme témoins à la requête^
des prévenu», assistoient à raiidience. M. B, Gbnsl.antj-re-
tciui: chez lui p^r sou .mal de jamboy fi'apu s' j- rendre;
M. Bervillc, avocat du sieur Gojct /après de« conclA«ioi«S'
très-développées , pour se pîarindrede la violation du dorarî-
çile deson client au mois de juin 1820, la cour a paasé ou-
tre; l'acte d'accusation , qui ^st très-^vdluminèux , présente»
l'accusé Sauoudire comme ayant été attaché , ^n 1816, kltb
catise royale: Il éçttbràssa'eYisuiie le parti codtraire, et travailla»
à hl rédaction du pamphlet le Phre Michel et k ïp: fh^om^
izii6s^ et lia une Correspondance avec le sieur Gojet. Cette
( I4I^
tort^sponiûhcf^ fut sai^e, au moi$ de {uiii dernier » et le. sieur
^âfuqvaire fii/t arrêté. Le 7 juin 9 une perquisition fut faite
ehez Je -mur Geyet, et Ton y trouva plusieurs lettres fort
curieuses ié MM. 6. ConsUnt^ de^a Fayette, Maixband,
soi^isant hoQime de lettres à Paris» pi Bera, journaliste k Foi*'
tiers. Gçs utelsieors y rendoieni eompte fort naïvement de
leurs viies, et ne témoignaient pas un. attachement bien vif
pour jAù$ inftituliensi. M. le président a fait èobir un interro^
|[at«ire'aux deux prévenue, L^ pièces qui font surtout l'dl>»
|et du procès ont ét^ saisie^ chez Sauquaire^ et il y- en a une
qui contient ttn plan de gouyemeinent. C'est sur ceUe«ct que
je fonde raceusatibu* ,
— ^ Le 10, le tribunal correctionnel de Paris Vest occupe
de l'opposition ibnùée , par M. Lacretelle ataé , contre le ju-
gement qui Va condamufë, par défauts à un mois de prison
et 600 fr. d^aniende , pour avoir publié des brochures qui
faisoient suite à hi JÊfmerve. M. TavocaL du Bo! a donné ses
conclusions pour la confirmation- du jugement* L'affiiire a
^té remise À huitaine, -
««-M. le duc Pecàces est arrivé le 11 ^ i cinq heures in.
.9okfà Pafîs, -
— ^ La ^V légion de la garde nationale de Paris a teté vaut
êonuue de^tSoo fr. pour racquisitioa de Chamhord. _ -
_ V -«^^e cj.^ le conég;e électoVfil ^^ Toucs ^'est réuni i; le noiiibré
des vêilÉQs étoitde i96^;i^U majorité de99- A^ premier toifr ^e
aeruiiu , M» te' marqins de Roçhemore^ président, aeu yS :
voix ; Mlle comte d*£ffiat^ 63, et M. Charles Moysant , 4^.i
— M. le général baron de Courson , colonel du 5*. régi^
'ment de la ^arde royale, a remis, ces jour»-ci, au brave
grenadier Marie, en Présence du régiment assemblé, la.mé^.
daillf dV)r , de la valeur de âoo fr. , .que le conseil-général
du Qdvadô» a voCé pour ce brave soldat, en récompensé da
dévouement à Ja cause royale. M. de Courson lui a donné, en
méoEie temps , les galons de caporal. Marie a répondu à son
colonel que s^ devise seroit» à la vie et à la mort : Dieu U
le Roi^
-p- Le 6 et le 7 de ce mois , des troubles ont eu lieu dans le
^oUége royal de Poitiers. Les élèves se sont révoltés contre
leurs maîtres ; souft prétexte qu*on leur a voit refusé des con*
gés qu'ik avoieiit eus Tannée dernière. Le premier jour, le
p^ovurar ayaàt voitlu rétahlirPordrc, fut attiNOt d'un Gaujjif
( l43 )
ie pitrrê aii-denbs de l'œH. Le ieiMlèmain an- sofi^^ fà raçaié
scène «*ëUnt renouvelée, on eut recours à l'iiitértéDlioii' ^e
b force armée « qui arrêta les plus rebelles.
— Encore une preuve de l'effet dès livres îirtêMp^eùt qv^
l*on multiplie chaque jour. Un jeune homme. Agé de 17 afo^,
entra , le !i4 décembre dernier , dans la sacristie de l'ëgHie dé
Bercî» pendant la messe de minuit y et y tint lés propos le»
plus l^rossiers et les plus audacieux II a été condamlié^à nu
mois de prison et 16 fr. d'amende. ^ '^
— ' Le conventionnel Froger est mort ,li Vendôme , le 8 d^
ce mois, à l'âge de soixante- neuf ans. Il avott rofé la mort
de l'infortuné Louis XVI. £u iSiS, il ne signa poîbt l'acte
additionnel.
•-«Le 1*' mars, le roi d'Espagne a ojuvert en personne ïa
session des cor tes. A la fin de spn discours , il s'est plaint des
insultes dirigées contre loi depuis quelques jours; des BEiojensi^
que Ton prend pour égarer les esprits , et dn défaut de feiv
meié et oe mesures des autorités pour réprimer ces excès.
— Les |ouraaux d'Italie annoncent que les armées antrî^
chiennqs et napolitaine^ sont presqu'en présence , mais qn^au-
cune hostilité n'a encore eu lieu. Le 21 février ^ t'avânt^gàrdie
antriduenne étôit fre$ de Foligno , et elle s'est dirigée , le 24 f
faplea êei feéqn
lions et des proclamations, comme cela étoit d'usa^ eh et
nous dans le bon temps.
-^ M. Dûpuis , consul angflois dans le rojainbedj^Asclrantj,
a'est occupé k résoudre la fameuse questkrn de «b^r oU h
ûeuvé Ni^er termine son coubs. 11 annonce qne les renseigne-
mens qu'il a recueillis mettent hotê de dottttf qu6 ce flempe
«e jette dans l'océan Atlantique , an fond dta ètftfb dé initiée,
à trois où quatre degrés an nord dé réquattetur.
^■■lll ■> Il . ■!
ClIAStfaRC DÉ15 PAIRS.
, Le 9, la .chambre nomme une commission chargée .d*exara mer Te
prQJét de loi relatif à la circonscription des coUlgeà ^fi^^&tiux. Les
membres de cette commision-soiit : MM. le ç6mte de la^TilIc/goftêier;^
duc de- kiciac, le marquis de Mun, le marquis d'Herbawille et te duc
de Saint-AigfWD. M. le mai^isdejCatela^ sommst à r,a«seik\hlçe Aae
proposition tend^itte à^sôQiciter de S. M. un proipt.de loi <JBÎ,ifÇ9,f^"
portant la loi da. 16 juillcft 1B19, établisse' (ni aû&e iibde pour Funlpor-
( 45 ^
smnmtàvY , àixris lc.4 aelibiîratiotisV.lus^Çw des di^^cours. ecrib , autre»
iiue !«s motifs de projeta de loi, les ràpp<5fts dcâ coiimi.ssions t't les
opinions relatives dUx fmançéâ. Cette nYôpo.siUon a ele -iH^^^^;*^ P«
MM. le^ ttiarrtui* de feonnay^ le baron de Eftrinte et le comt.- Moti-, çjt
combat fae par MM. le conite de Cornet, lé maréchal prince d Ekinulhj
lc$ comtés de Saint-Roiûan , DarU , Dtsczc tt de Tiacy, La cliambre ne
Ta pas pHse éb considération.
/ Cil AMBRE DES UÉPUTÉS.
Le Q, une vive* discussion «'ejigige sor le procè*-verbnl de ta s^^ancç
BTCcîtdcnté, relativement au discours dç M. Eti<^nnc et à une ci»Afion
mril avoit fahc? d «n passade d'trfi écrit de M. Monllosier, sur tes vcn'-
deiimdebienjnationauit. MM. Dud»n?Bnhâiii«l et Pardessus diwwl 4|ue
fA Etienne n*a pas exactement cité le livrft. MM. Méclnn et Foy sou-
4i^BeiitM.fiticft»c. M. le ptésidentmèt fin à ces débats, en proposant
-une »iîidaction mû concilie tous les esprits. En co mcwfteût, M. B.
Constant, qui s'e5t blessé dernièrement en desccmlant ât la liPibune,
«si inlroduit dan« la salle, appiiyc sur le bra-? d an d^ sel* coib gu*î*,
el il a pris placr à l'endroit même ou M. de Cbaurdttl «e teum au
mhâs dfe juiff d«rnieï. ^,...- *§ ^^ v m_.
' M; de Catrol fait un rapport sut dw^a-sos i>etitions; A prépose 1 oï-di^
du lour sur oiîlle4ttbarûiïde Ubdemont, colonel dfe ^vderie, itçii
supntit* te-ciiambre de s'occuper du sort des émigrés mîttheareus. Là
com«ï«8i<m; dit M, le tappojfteur, à ^edsé que te Roi pjm^roU AîuI
tÎAer tïej» prérogative; en^feisont presanter un proj<f| de loi a cet
rétfaï^^ M. <fe:Montl>r©n pi-éft^e 4*<lq«csj moyens jl ae«>i^€r d<ïs se*,
^urs .11» ijriiagia^s, e» eonsaorant,: par oxcmpie , à cet uçàgç te prod^iit
des ventes âes buis de î'Ètat qui ont été céd^^ * la cause d'amdrti^-
meul; il coiidut à ce ^e la pétition soit ï^nvoyée au ministre de fo
ttuerrL V^drcdujrouréjrtacloptc. a ni a c- i ne*.
On reprend les débatâ «up fa propositioij de M. de Çiricy^ de Mflf-
iriiibac. M. Aê Ôiïrit^AuUirc fcii|i une critique amere de cette prapa*.
tion. M* Eiuvérgitr de Hauranne î^ppuie la ,ptis€ en c<Misidcratjott.
M* Labliey de Pompiéres trouve que ce Jtc propqsHaon porte en clle-
,:^e le caractère dii ién^îi voit, dit-il, avec indig:pation la re-
présentation nîitibnalé paraiy«èe et 1 égalrte bannie, et il déclare que
hlaiimoini lï patlerà toujours^ à moms quon ne 1 arrache de a tri-
buBç. La pTOposiUon c«t appuyée par M. le comte d Haufefifuiile, et
comî>at^ûe par M. Giinilh. . . • j j^ • i »
mT Bonnet pense qu'il sc^oit. tçmps de banniir des. dpeussions de la
ehainiîre toutes cW dictcssio^s vicieuses , toxitcj ces- inutilités peur
ne pas dire pùw, cwî frappent tous les esprits. Il demande que la pro-
p^iTîon de M. Sïrieys soit crise en considération, et ^ue rajourne-
ment de ceUe de M. Maine de Bjran ôoit levée. M, de Caslelbajac re^
«ir3è celte proposition comme uti moyen insuIBsantî U Hé s'oppote
pas cependant u ce que les bureaux soient appelés k cbercher des
moyeiif propret ï cèocilîer llud^pendance de U chanibre avec «a di-
gnité. On demande la d6tare. M. de Chauvelin 8> oppose; il parle du
droit de paix et dé guerre , et des affaires de NapK s. La clôture est
prononcée à une immense majorité. Sur la demande de M. Casimir Per«
fier, la proposition de M. Sirieys est partagée en deux propositions.
Tune relative à la censure, lautre à la proposition de M. Maine de
Biran. Elles sont mises aux voix, et prises en considération à une
très-foible majorité. Une partie du côté droit n*a pas pris part aux
épreuves. La chambre s*est ensuite formée en comité secret.
Le lo, le rapport de M. Magne val, organe de la commission des
comptes, n'étant pas encore prêt , la cbambre est obligée d'attendr«
Su'elle soit en nombre suffisant pour s*occuper du seul objet à Tordr».
u jour, qui est la délibération sur les six projets de loi tendant à mo-
difier plusieurs arrondissemens administratifs. A trois heures, M. le
président donne lecture d'une lettre, dans HiqueDe M. Martin de Gray
annonce qu'il est reHsnu chez lui par une maladie d*yeux.
Aucun orateur n*étant inscrit pour ou contre le premier projet de
loi, qui a pour objet quelques changemens dans lèê arrondissemens de
Louaéac et de Dînan ( G6tes-du-Nord ) , on procède à l'appel nomi-
nal. Le projet de loi est adopté par 2^4 voix contre "S. Le second pro^
jet, qui distrait la commune de Ghevfey (Côte-d'Or) de ranpndusé-
ment Ap Dijon, pour la réunira celui de Beaune , ne donne lieu à au-
cune réclamation $ il est adopté par aai voix contre 4* L'adoption du
troisième projet, qui distrait plusieurs communes de rarTonoiasement
de Mirecourt (Vosges ) , et les réunit à celui d*£pinal , est prononcée
par une majorité de 224 suffrages. Le quatrième projet ,^ reutif à l'ar^
rondissement de Mézieres (Ârdennes), est aussi adopté par saô boules
blanches contre 4 noires. M. Lefebvre Gineau prononce no long dis-
cours sur le cinquième projet, qui « pour but de réunir la commune de
Cesse f Ardennes) au canton de Sienay (Meuse). Il ne propèie anciui
amendement^ il sollicite seulement un dédommagement pou« le dé*
parlement des Ardennes, qui'd*aiUeur8, dit-il, a tant souffert de ToC'*
cupation des alliés. Ce projet est adopté par 2IÔ voix contre 3.
Le 12, la chambre accorde des congés à MM. Desbordes* Borgnis et
Prunelle (de l'Isère). M. de^ Magneval fait un rapport au nom de U
commission chargée de l'extoien des comptes de 1810. Il résnlte de
ce rapport que le crédit total de 1810 est 6xé à 865 mMKon» 855,509 f.»
et la recette à 868 millions 812,284 tr. Les 4 millions 458,745 fr. , for^
mant la différence entre la recette et le crédit, sont affectés au bnd-^
get des recettes de 1821. La chambre ordonne l'impression et la dis*
tribution du rapport, et renvoie la discussion au 19.
On passe ensuite à la délibération sur le dernier projet de loi , relatif
à la circonscription des arrondissemens territoriaux de Lunéville et 4e
Kanci. Les cjuatre articles dont se compose le projet sont successive-
ment adoptés. On vote sur Tensemble de la loi : son adoption e9t pro-
noncée par9o4 voix contre 55. La chambre se forme ensuite en comité
secret.
11 n'y a pas eu de séance publique le j3 ; les députés «e çont réunis
dans les bureaux.
{Samedi 17 mars i8ai.) ( N*'. 689. )
Sù)^ la dernière Ùi^raisôn de la Chrôniîjuè.
JfovLS né YOulioiH plus pariei' de la Ckroni^rj^d^
religieuse, et nous' eL\on$ depuiè loii^*temp^^pi(Ç|Hê^V
â nos lecteurs l'eiihui dé suivre cette feuiUè |atîrîauo* *fK
et mensoiigêré daii^ ses éternelles déclaiioftidls. Maî*^ ^"1
le demîèr numéro de ce rccûëîlnbus forfef/ieii cmeli* -_^^
^uè sorte, à rompre le silence. Que Ton At a'elfmje* W
pas, nous' serons courts. ^ ^j '. '^fzfJ
Le premier cahier du tolne VI de k Chram^ifSë A*^-^
voit point paru au commencement de février, comme
on s y attëndoit , et déjà la petite cohdrte janséniste
€t constitutionnelle étoit dàils lè~ deuil, et se voyolt
menacée^ dé perdre lé seul appui qui lui reste dans sa
détt'essé, quand un matin là livraison paresseuse est
Ténue consoler les amateui%. Ils n*ont même pas perdu
pour attendre , et ils ont dû trouver dans le nouveaU
cahier assez de fifel pour se dédommager deleurpri-*
vs^ion'. Aux plaidoyers obligés dans chaque numéro
en faveur de la cQnstitntidh civile du clergé , se trou-
vât joints, dans'celùtci,' qiiàtré oti cinq articles di-
rigés nommément contré plusieurs' de nos évêquey 5 le
tout par charfté , et' pour leur concilier la confianiie
et le respect dont ils ont besoin pour remplir leur mi-
nistère. Totite cette livràjiàfoik se distingué donc par
uii caractère particulier d'aîgréiir,' de malice et d^s->
prit de p^i^ti ; il suffit de la parcourir peut s'éa con-
vàiriliré. On y trouve d^aboi-d un article toiichahtri?^-
•sai ftisùyrique sur les libérées dé Véglîsé gallicane j par
M. G. Cet artidie n*a modérément que 46 p^ges^) et il
est le second (il* avoît déjà pàhi un premier article
datiè lé vôluihe pi^cédent) , et' il en aiinoncé unirdû
TinneXJi^JI.L'jifntdela'Jiéïtgîm K
( i46 )
àième ; de sorte que tout Y Essai se retrouvera en abrégé
dans la Chronique. C'est uae manière commode de
remplir un jour|ial j mais il faut bien pardonner ces
répétitions à Tamour-^proprecFun auteur, épris d'ad^
mira ti on pour ce qu'il a lait, et qui ne trouve rien de
flus importait: tfue de parler de soi , et de reproduire
ce qu'il a déjà dit et redit dans vingt brochures sur
la coTir de Rome, sur les évéques de l'ancien régime,
sur le jansénisme , sur l'église constitutionnelle y sur
.le Concordat. Ona rema^rqué que certaines gens croient
avoir prouvé une chose quand ils l'ont répétée plusieurs
fois. M. G. pourroït être raneé dajas cette çathégprie ;
depuis trente ans il ressasse les mêmes déclamations ,
et parce qu'il s'en est rempli la tête, il regarde l^a
chose comme démontrée. Il pa4*le de charité, d'oubli
du passé 9 et sans <:esse il revient sur le passé , accusaAt
et difTaman^ les -chefs du cjergé ancien et nouveau,
accueillant des anecdotes apocryphes, 4:en&urant tout;,
se plaignant de tout, et ne voyant rien de beau e;i
i^eligion que l'église constitutioïKielle , et en politique
que la révolution, la souveraineté du peuple , la ré,«
.publique et la convention. Pressez, ses écrits^ et jous
n'en tirerez pas autre chose, .-
Après les 46 pages sMrVEssaiy éa vienÂent 20 au-
tre* sûr une aiiaire particulière qui n'oflre pas, pli|«
d'intérêt, et dont, par- discrétion, nous n'avions pa^s
voulu parler. M. Pabné Lanjuinais , chanoine de Rei-
nes, a perdu ses pouvoirs; la cause en devpit rester
secrète entre M. révêque de Rennes et lui» Mais noq,
il faut que tout le public sache les griefsu^e M, Lan--
Ruinais. Vingt pages ne seront pas trop pour plaidçr
«a. cause. Nous apprendrons toute son histoire, la date
précise de sa naissance , les plaçeis qu'il a occupées ;
et, tîe qu'il: y a de" curieux, c*est* que nous appren-
drons tottt-^a de lui-même; car on ne nous cacUe
point que cet exposé a été rédigé sur les^ notes qu'il
a fournies. Il noua dira que dès sa jeunesse il s^est
voué à l'étude et à la prière ; il parlera de ses taleus ^
dq ses vertus, et niéme,de son humilité. U k i'efUs^
l'évêché de Tours que lui ofFroient les constitution-*^
uels. Il étoit propre à toUt^ il jouit de l'estime géné-
rale, et n'a contre lui (excusez du peu) que des évê*
Sues, le clergé înseimenté, les missionnaires et \ei
évotes. Le 5. décembre dernier > M. l'abbé Lanjuinais
est mandé à l'évêcbé, et a un entretien avec M. Févé*
3ue de Rennes. Cet entretien est rapporté tout au long
ans la Chronique, avec cette différence que M. l'é-
véque parle très-peu , et que M. Lanjuinais paroi t faire
tous les frais de la conversption. Cet entretien m'a rap-*
pelé certaines séances de la chambra où des orateurs, qui
parlent toujours, se plaignent encore qu'on les oppri-^
me. Victime d'une aussi horrible oppression > M. Lan-*
juinais réduit cependant, si on l'en croit ^ le prélat au
silence 9> et lui prbi^ve disertement que la constitution
civile du clergé n'a point été condamnée j que les brefi
contre elle ne sont pas de Pie VI > ^t iiùtres faits tout,
aussi palpables. Il termipe son eiq>osé en disant qu'il
est plein de charité et de respect pour son' évêqnei
mais qu'il en appellera aux tribunau^B-dês-qU^illepour*
ra. Voilà la substance du |)laidoyer de M, le chanoine
- de Rennes ; il est 4rès-proclie parent d'un des rédac-
teurs de la Chronique^ c'est ce qui explique apparem-
ment la longueur -de cette apologie.. Si M« (i;« lé
droit cîe consacrer 46 pages à louer son Essaie M. L*
avoît bien le droit d'en réclamer 20 pour laire son pa-
négyrique , et je ne vois à pla^indi*e ici que les lecteurs}'
qui ont à dévorer ces articles de complaisance , et ces
£istidieuses n^Auties« ..;•,.->. • — ....•--,; f* .
Au moins en, seront-ils quittes pour le resté de U
li:trji1son. Non, il faudra quils essuient encore-un nou-
vèdjxfactum en faveur de. la constitution civile du der*
jgS, par M^L...., ^nciencoré de G....', dansledi^»-»
K a
( i4S )
Cié5e<bB...«;c*est la répétition de tont ce qui a déjà
été dit cent fois y même dans la Chronique j et de ce
Si a été autant de fois réfuté TÎctorieuâenîeilt. Maii.
, L. et 8^s amis ne Usent rien de ce qui est contré
fux^et alors ils ont toajonrs raison. A la çuile dé
la lettriQ est un article coiltre M. Tévécpie de Poitiers;
puis u»« lettre contre M. Tévéque de Bayeûx, puis
^e critique d'un .Mandement de M. Tévêque de Car-
ca^One ^ et> dans ces différentes pièces, les prélats sont
traité» avec hauteur, 0» tournés en rîdicide 5 dé sorte
qu'en joignant ce» articles aux précédèns, et surtout ail
long élirait de Y Essai, tout ce cahier ressemble à une
diatribe-continue contre le corps épîscopar. Pour de
gens qui se disent catholiques, et qui prétendent çomp^
tf r des évéques parmt eux, le procédé n'estai pas bien
chrétien et épiscopal? et l'Eglise né teur abil-cUe pas
beaucoup de remercîmens pour ce soin qu'ils prennent
de diffamer les premiej^ pasteurs, et d'^igrïr contKèux
et k clergé et les fi^lèles j car te\ p^oît ife réènltat de
leuus articles, syh, Chronique étoit aùisi répandue et
^ossi accréditée qu'elle l'est peu. Maintenant j* sup-
pose que ce cahier tombât entre leiitif>ix^s d'un honiiçié
étranger à tout e«prit*de paiif , ét'qtiî né édnûoîtfblà
»ilefr»édatsteursde ^ ï*etûéîi; hî fcefit qu*iïà afla<m^
îl. n'y a pas de doute q»'^ lîsànf t<yutes cea d^clam
notions ce lecteur désintére^é ^ugerèit que la Ôlu^
iiÉyoè est l'ouvrage d'ennenkis violent dd dleiçé.
Rome. Le i.^ février, il se tînt, au pàlâfo O^Mnoal,
en présence de S. S., une réunion générale^ la con-
jrirégatiôn des rits, pour y examiner là question de
ï héroïsme des vertus du père Paul de la Croix, fbn^
dateur des Clertss déchaussée de la Croix et PassÎQn de
MtreSeigaeur Jésu^hrist.LedimanchexS, M», leà
tfàrdinaut délia ÎHWnagHa, préfet d^ iritâ, et GaldÉ;
rapporteur de la cause^ ^'étant renidu» au pakia du aaiiit
Pèxe, avec M. Buttaoï^i^ pi^moteur de ia foi 5 M. Sala,
^ecrétaire-coadjuteur de ta congrégation, çt les poatti^
lateurs et dèfens/euv64e la -cause, S. S., après la jacase^
décréta formelliunent l'approbation de rbéroinne des
vertus du vénérable seryiteur de Dieu. Il est marqué
dans le décret que le saint Père a connu personnelle^
inent le père Paul de }a Croix, et admiré sa v«rtn. C©
pieux personnage, qui v^ voit en effet à une épocrae
assez récente, étoit né, le 3 janvier 1694 > à OvBda,
dans le diocèse d'Acqui, en Piémont. Bon npm» avant
d'entrer en religion, étpit P^ul-François Danei. 8'étant
donné de bonne heure à la piété, U forma le desseia
d'établir une cong^égattoii? prit, en i7J»o, l'habit noîi^
en mémoire de la passion , et se retira dan^ un heiy
initage avec un de ses frèr^is. Benoit Tiîil les 9Tdowm
i)fêtres lui-même, en 17.37; et Benotjk XIV .approuva
eur institut, par un récrit dxL %$ mai 174^ > et par un
bref du :^8 mars 1746* .Clément XIU et Clément XlY
protégèrent aussi là congrégalion. P^ul Banei, qa|
S^it le nop de Pai4 de la Çrotx> éjtablii nn noviciat^
pnna des missioits , et fofmia d^iise maisûP^ de ^ c^iik
erégation en divers lie^x, sans comp^fc^ unse matson dé
femimiésl CprnetQ^ moJMn^t^ le 18 oiciohr^ 177a > dani
les plus vifs^sen^pEi^ens d|^pîété9 9près^y.0Jr en la sattslac^^
tien de v#ir Pie yi âpprouyi^r de nouveau son institut»
par la bulle Prœctara virt^tfvnPs dji i S septembre 1 77,5»
Sa vie a été publiée pair le P,.^V. M-4e ^ainct-Paul, Rome,.
17S6, in-4**' 5.<r'U* donp^ une fca^t» i4^ des vertus du.
piejux fp^dateur et du d/egré de perfection où. il étoit
afirivé^ e,t prouve >que s^mm pj&îit .êtr^ pkoé avec
honnetir ^ côté, des picr^/sonjE^^ges jqiù se ^ont le plus
illustrés da^s \e,i^?. siècle pap leur Aile et leur oha-^
rite ; exemples d*a]ult^nt plu^pi*éoieip: )l s^eojieiUir qn^îl*
âàiM;mainÀxoiQUQii;QSj ej; qu'ils offrent u»e protesta-^
( i5o )
lion contre U corruption, Findifférencc et Tîncréclu-
lité , si répandues dé nos jours.
Paris. Le premier dimanche de Carême, ii mars,
M. Tabbé Frayssinous a donné sa quatrième confé-
rence 5 elle a roulé sur les rapports de la religion et
de la société , sujet que l'orateur n*avoit pas encore
traité. Ce que la religion fait pour la société, ce que
la société doit faire pour la religion, telle a été la
division du discours. La première nartic a offert trois
considérations principales; i"*. la religion affermit l'aii-
torité.du gouvertUftment en lui donnant une èrîgJué
sacrée } a®, elle fortifie les lois en les imposant auic
hommes comme des règles de conscience ; 3*, elle as-
sure le maintien des obligations et des traités par la ga-
rantie du serment. Dans le pi^emier point, l'orateur ',
-9prè» avoir rappelé les J>rincipes de la religion sur Fb-
riginf» de lautoritc , a coiobattu le système de la sou--
veraineté du peuple; chimère éclose du cerveaii de
nos romanciers pelitiqttès j idée aussi afesurde en fhéo-
rie que féconde en -conséquences funestes. Les mots dé
peuple et de souverain se contredisent et s'excïuêiit
mutuellement. Si le peuple est souverain, chaque pro*p
▼ince, chaque cité, ehaque village à le' droit de se
rendre indépendant ,' et l'Etat ne présente plus que
confusion et anarchie. Il faudra d'ailleurs nécessaire-
ment exclure de la souveraineté les femmes, les enÉans,
les hommes rustres et ignorans^ qui n'ont aucune idée
d'ordre et de lois; et alors ce sera la minorité qui gou-
vernera la majorité. La souveraineté du peuple n'est
qu'un appât que des ambitieux offrent à fa multitude
pour la séduire. Quand la souveraineté du peuple
à-t-elle existé de fait pendant ilo Ire révolution, où on
la proclaihoit avep tant de faste? L'orateui: à exhorté
ses auditeurs à profiler des leçons de l'expérience , et
à repousser de toutes leurs forces Une doctrine funeste
çt insensée. Dans la seçopde partie, M. Frayssinou5 «^
( i5i >
établi les devoirs de la société envcM la religion. La
société doit rendre à la religion un hommage solennel ,-
elle doit favoriser Texercice de son culte, et faire res-
Î^ecter le sacerdoce. L'histoire ancienne nous montre
a sollicitude des léffislateurs et des gouvernemèns pour
le maintien de la religion établie, et les peuples païens
offrent à cet égard des exemples capables de faire rou-
gir notre indifférence. La France fut long-tcmps^ fidèle ^
à ce principe , et cette sagesse contribua sans doute i.
l'élever à un si haut degré de gloire et de puiissance.
Dieu, <jui a fait le monde entier, doit et veut avoir
partout le premier rang, et ceux qui prétendent pla-
cer les créatures avant le créateur, s'exposent par
cela même à être les instrumens de leur propre chute.
Mais la religion peut -elle être respettée si ses mi-
nistres ne sont pas à Tabin des insultes; et, tàndis^
3 ne les lois protègent les organes de l'autorité civile,
ôivent-elles être insensibles aux insultes que l'on fe*
roit aux prêtres et aut objets consacrés à la piété ?
L'orateur, en traitant ce sujet avec force, a repoussé
noblement les motifs d'intérêt et d'ambition qu on lui
Îirêteroîtj ce soupçon, a-t-il dit, n'a point dû retenir
a' vérité <^aplive sûr, mes lèvres 5 ministre de la reli*
gion, mon devoir tst de la défendre, et la dissimu**
lation,' comme la pusillanimité,, trahir oient mon. mi-^
nislère. Ce morceau, et toute la conférence, oilt offçrt
une réunion bien rare de netteté dans les idées, de
logique dans les raisonnemens, et de chaleur dana
le style.
' •— Dans l'assemblée de charité de mercredi, à SainJU
Thomas d'Aquin, M. Tabbé Letoumeur a prêché sur
l'œavi^e même qui faisoit l'objet de la réunion. Son
texte étoit pris de l'épître de saint Paul à Philémon :
Gaudium magnum habui et cohsolationem in cantate
tudj quia viscera sanctorum requieuertmt per te^fraier^
L'oratet^r a applicjué ces paroles aux fondateurs et aux
Bpniittks àe Tcetivre ^es ^^risonmerê, Ujijffxkoxié .â-^e*
courir. }e<s prUonniers par pitié pour leur, triste 3itua*\
tion et pour ûQtiie propre iptérêt. Cette couvre, a-tril
dit.^ est iine ,œuy|« d'expiation y placée sous l'invoca-
tiou des cinq plaies de notre Seigneur, <el\e a pour
iut d'étancber, pour ainsi dire , le sang précieux .4jtti
découle dfi ce» plaies ; si tous les^ malheureux peuveiit
2I0US rappeler les souffrances du (>apveur^ les pjrUon-
3|iers surtout, et les prisonniers pour lesquels je parle,
CQt droit à inspirer ce sentioient^ victiiiies, pPHr la
wupart de l'imprudence ^t du malhenri ijs Jaîxi^uiyB^s^t
dans des caclipts'; ceux qui ont yîsité ces tristçs.de*^
meures savent seuls ce qu on y souffre. L'orateur a fini
6n rappelant qu'autrefois la^délivrajdçe des prisonniers
étoit le premier acte de nos rois à ,Ieur ayé^em^nt au
Irônej et étoit aus/si le privilège de quelques éivêques.
Ç'^toit par là que pos aïeux ayoient voulu qu'ils com-
mençassent leur administration , afin de la mettre , .poiir
ainsi dire , sôus l^ prptection de la charité. M. JLc^oiir-
'«e^r a fait valoir ces motifs et ces exemples ayçc smtfixxt
> de talent quef de zélé ; plusîeui^s pères de famille .d^i-*
Vrés par la jsptiété étor^iit présens^ et leur.pr^$enc!^,a
plusieurs foiis heureusement ii^piré rpral^^pr^jn mév^
temps qu'elle dQiknoit W iiouveï;iftl;érêt à lairéuniim.
^-. Un homme recommandable par de toUchâmtea
vertus et par de beaux traits de charité , vient d'être en-
levé à l'Lglise, dont il étoit un digne ministre^ à k
Société qu'il édifioit , à une familte et à des amis pleins
pour lui de l'a plus affectueuse vénération, aux pau*
vres enfin dont il étoit le père. M. Guy-Tousj»aint-
JuliénCarron, prêtre, né à Rennes le a3 f^évriey 17.60,
«3t mort à Paria le jeudi j5 .mars, après trente 4<>^^
de maladie. Jl n'est personne qui n!ait entendu pai^er
des établîssemens de piété et de chaiité qu'il ayoi^iforr-
mes eu. Angleterre ; et depuis spn.riatour en Françje,
quoiqu'il n eàt plus les m^i^ moyens , il ^'appliquoit
.(,55)
eiicoi*€ aùnlioiuica œuvrer dans la capitale avec un aiif
mirable dévouement. Les pauvres étoient l'objet con^^
tant de ses afiections ; il s'en occupoit encore à ses der-;
niers momens, et le nom de $e8 pauvres a presque été îe^
dernier mot qu'il ait prononcé. Nous consacrerons un^
notice particulière à retracer les vertus et les service^
de ce modèle de piété^ de doucçur et de charité.
*— Une autre perte €pie vient de jfeiire le clergé, est
celle de M. Montaigne, docteur de Sorbopne, prt'tr<î
de la congrégation de Saint-Sulpice et supérieur du
séminaire a Issy. M. Jean Montaigne étoit né au diocèse
de Cabors , en septembre i ySg ; il vint à Paris en 1 77 zf,
et entra à la petite communauté. Pans sa licence, ri
disputa le premier rang et obtint une place honora-'
ble. S'étant attaché à la congrégation de daint-Sulpice y
il fut chargé de professer Ta tnéologie successivement
à Toulouse et à Lyon ; puis rappelé à Paris, où il ftit
mattredes étudesau grand séminaire. Ses connotssances
théologiques , sa Sagesse et sa capacité étoient dès4or«s
appréciées àu-dedani et au-dehon du séminaire, Pen«
dant la révolution, M. Montaigne se tint caché ; il fut
pourtant arrêté, mais il resta peu en prison. Lorsque
m. Kniéiy réîinît, en 1800, les membres épars de. sa
i^tmgré^tion, M. Montaigne se joignit à lui, et recom-
inen'rl l'eùseignemeût de la théologie. Il fut attaqué ,
en i8ji, d'une maladié^ de nerfs qui, faisant insensi-
4)Iement des progrès, finit par devenir trèWénible et
^rès^oulonreusie, et lui interdit toute application. II
soutint cet état avec beaticoup de patience, .et est mort
au séminaire d'Issy y le i4 mar«. Il fut éditeur du
traité latin de l'Existence de Dieu^ de M. le Grand , et
auteur de la Notice qni est en tête du volume. M. Mon-
taigne rcunissoit la prêté etles lumières, et la ^oUdîtç
de son esprit fài^oit rechercher ses cOnseflé sUr'le.^
questions les plus importantes.
'— î-^ lundi 26, la fête de l'Ânnonçiatîan sera cé^
( i54 )
léLrée à rinfirmerîe de Marie-Thérèse ; il y aura , à
deux heures, un sermon par M. Fahbé Clausel de Mon-
tais, prédicateur ordinaire du Roi., et M. rarchevêque
de Trajanople donnera la bénédiction, qui sera suivie
de la quête. Il y a une indulgence pour ceux qui tî-
siteront la chapelle ce jour-là.
— Les religieux Trapistes, réunis autrefois à Dàr-
fcld, en Westphalie, eccujpent en ce moment, comme
on sait, l'abbaye du Gara, au diocèse d'Amiens 5 ils
y sont gouvernés par le père Germain, successeur de
dom Eugène Bonhomme. Ils n ont trouvé an Gard que
le tiers des bâtimens qui y çxistoiënt autrefois 5 le
reste a été abattu pendant la révolution. Ce tiers suffit
à des honunes pauvres 5 rxtaisj il leur manque une église
où ils puissent chanter les louanges du Seigneuï., et
réunir les fidèles des paroisses voisines qui n'ont point
de pasteurs. Un monastère sans église Qst un sujet con?-
tinuel de regrets pour des rejigieux fervens.<]eux du
Gard espèrent donc que les i^imes pieuses leur donne-
ront les; moyens d'ériger un lieu de prières* Ils ont
appris à se confier en la Providence ; elle est leur seule
ressource depuis plus de vingt ans , et ils se flattei^
qu'elle secondera un pr^jçt formé pour sa gloire. Les
iidèles qui voudront concourir à cette bonne œu^rafe
S eu vent adresser leurs dons à M. le curé de Saint-»
och, à Paris. Le denier de la veuve sera reçu coipme
l'oiTrande du riche ; il n'aura pas moins de mérite de-
vant Dieu, et ne, sera pas reçu avec 'moins de. recon-^
noissance par les habitans du Gard.
NOUVELLES POLITIQUES.
Paris. S. A. R. M"*, la duchesse de Berri est revenue de
Rosni , le i4 9 ^ ^^^^ heures du soir« S. A. R. a accordé des
médailles , en bronze , à toutes les dames de la ville de Bor-
deaux qui ont souscrit pour le bertieau de S. A. R. M^^ \^
duc de Bordeaux-. '
, C i55 ^
— Le ï3 , la sodéle ,ëlabh'e sous la protection spéciale de
S. A. R; M*', le duc d'Angouléme ,. et dont le but est Tamé-'
lioralîon des prisons , s'est réunie aux Tuileries.
— On assure que, dans le comité secret du ra mars,
M. HuuQbert de Sesmaisôns, membre de la chambre ^ts dé«
pûtes, a ]u une proposition tendante à supplier le Roi de
su.«pendre la vente du terrain et des bâtiniens de la rue de
Richelieu oii 1V1«^ le duc de Berri a été assassiné , et de dé-
fendre par uiie loi qu'il ne piiisse jamais être bâti sur ce ter-^
rain aucune habitation, si ce n*est un hospice.
. *— M. Forest, ancien procureur-général près la cour royale
de Poitiers , est nomme maître des requêtes en service ordî-
Tjaire, et attaché, en cette qualité, au comité de législation.
— M. le lieutenant-général comte Pespinois , qui avoit été
nommé commandant de la ao'. division militaire, passe au
commandement de la 12*. , et est remplacé par le lieutenant-
général Aimeras.
— Le jour anniversaire de la. mort de M«'- le duc.de Berri,
M. le vicomte de la Rochefoucauld a offert , au nom de la
.5*^. légion de la garde nationale , dont il est colonel , une
- somme de près de 6000 fr. pour les pauvres.
— M. Tabbé Thibault', pîovîseuv du collège rOyàlde Saînt-
Xouis , a offert, au nom des professeurs et des élèves de ce
collège, une somme de 5i2 fr. pour les pauvres du ii*. ar-
Vondisseraent. •"
>' — • Mj ;^ marqiuis' de Siiffren, pair de France, maréchal
deacamps et armées du Roi ^ est mort , le 12 mars , a Tage
de 68 ans. '
— Le collège électoral de Bordeaux a 'fini ses opérations
le 9 de ce mois. Le nombre des votans, dans les aeux sec-
tions, étoit de '424 ;* la majorité de 21 3. M. le vicomte de Gour-
gucs, maire de Bordeaux, a obtenu 248 suffrages ,' et a été
proclamé député. — Le collège de Tours a élu député M. le
inarquis de nochemore^ qui a réuni 148 voix sur 160. *-
M. Génebrias de Gou-tte-Pagnon a été élu député de la Haute-
Vienne, par le collège électoral de Saint- Jnnieu, dont il
étoit le président. — Le collège électoral de Vouziers (Ar-
dennes) a nommé député M. le général Weiland.
— Lé roi d'Espagne , après avoir renvoyé ses ministres , a
demandé, le 3 mars, aux cortës , de lui e.n indiquer d'autres;
les corlès ont décliné cette commission. Le 4 > OP ^ délibéré
( i56 )
sur le discours du roi; on a mande les ministres poigr repoi!*
dre sur la partie de ce discours oit le roi se plaignoit des< in-^
suites qu'if a essuyées; on a demandé la minute de ce dis*
cours, et on a vu que la fin nVn étoit pas signée par les mi<«.
nistres. Alors les cortës ont décidé que dans leur rénorise aii
roi il ne seroit pas question de' celte fin, dont on.soccujper
roit seulement en comité secret. Le 5 , sur la proposition du
conseil d^Etat , le roi anommé les sept nouveanz ministres ,
parmi lesquels est M. Bardaxi, qui vient d-arriyer à Péris,
comme ambassadeur.
CHAMBRE DES PAIRS.
Le i5 , M. le {^rde des sceaux coznmaniqiie k la chaiobre deux pro-
)6ti de loi relatifs, le premier, h une nouyelle fixation des sommes à
consigner chaque moi pour les alimens des détenus pour dettes par le«
joréancicrs de- ces dëtenus ; le second , concemanl; une modification de
Vart. a5 1 du Code d'instruction criminelle. La chambre efi ordonne Tim-
pression et le renvoi dans-les bureaux. M. le ministre de rinti-rwur pré^
«ente six antres projets relatifs à^ divers changcincns dç cîrconscriptioB
territoriale. La chambre a ensuite entendu les dt^Vèloppemcnf de deux
Î^t'^positions ; Unne» de M. le vicomte de Montmorenci, tendant a modi--
le " • • • - • . .- , , .-
fier Texercice de la contr^Ûnte par corps appliquée aux dettes commer^
cîales; l'aufre, de M. le marquis de v*ateian , relative. k riiçporiaiion
des grains. M. le duc de Lévis soumet "à la chambre une propositiofi,
ayant pour objet de n^odifîer la forme actuelle et les condiHons de -la
loterie. Otte propo8i|:ion>a*été combattue par MM. le comte Germain^
le comte BoÎ8!iy-d Anglas, le marquis de Marbdls , le comte Belliardi^
le comte p.iru, qui ont vu'dàns les-modlfipaerods proposéefjuye soHc à/ar
sauctiop aonnée a uue institution qa*ils jugent immor^ie: LaeUamhre:
n*a pas pris cette proposition en considération,. . ,. , •
'<înAlttBnEDt3 DÉPUTÉS.
^ Le |3 , il y a eu r/hisio^ dans les bureaux pour Tex^men des propo-
sitions de MM. Sirieys de Marinhac et Laisnc de Villéve-squc , qui ont
été prises en considération , et du projet iUv ioî relatif âl exportation
des grains* On- a > ensuite prociJdé' * la' noVriinitîoh d'urie^cônîcii.''s:on
spécia^^ |¥>ui* le projet dé loi et peur chacune des deux proposîtiônj*. •
il u*y a .p4s,/Bu 4c séance < publique le >3, lé i4 et|e »5. ,
• Procès 4cs accusés Sanquaùv ûi {icffrèt.
^ L'actjB dVcusatio'n renferme dçs lettres de M. de la Fayette , où il
etl'ditquè ^-quoique la Charte soit octroyée eii .défectueuse y il ft'y hM
( i57 )
pks tbuçhet en ce moment: que la nation devrait «^opposer à Tarbi*
traire, ne pas obéir aux /rclonnances , ne pas payer sur des comman*
deJtnens, etc. M. B. Constant parle des démarches qu*il ,a faites peur
i»pérer des destitutions,
lie i3 , M. Sauquair^-Souligné rcconnoit le plan de correspondance
saisi diez lui, et où i^ y a des chiffres pour désigner le Roi, les Princes^
les conspirations, e^c. Cette picce est de son écriture, mais il dit n'e^
être point Tauteur. Il parle de ses travaux assidus, de son zèle conti^
Farbitraire, des ^gens provocateurs, et nie les conséquences que Ton
tire contre lui 4cs pièce» présentées. Elles prouvent seulement, selon
lui, quil étoit ennemi de la faction (apparemment lesuitrà)et du
ministère. -
Goyet reflue d^abord de reconnoitre les cinq lettres signées de lui »
et qui ont été trouvées chez Sauquaire \ ensuite il convient que les
lettres sont de lui. Il prétend n*avoir point eu connoissance au plan
de gouvernement de Sauquaire, et assure oue ce qu'il ditd*uB pian>
4and ces lettres, n*a rapport qu*à un projet de journal.
On entend trois témoins qui ne paroissent pas apporter beaucoiqf» de
lumières dans la cause.
^e i4 9 on procède à Taudition des témoins cités à la requête des acciv-
lés. Les accusés adressent tour à tour à M. Jules Pasquicr, directeur de
la caisse d'amortissement, premier témoin, une série de questions, que
M. le président signale comme étrangères au procès. M. Jules Pasquiei*
a déclaré qu'il a reconnu, pendant plusieurs années, dans le sieur Sau-
quaire^, un zèle très-ardent pour la monarchie , et que c'est même ce
qui Va lié avec lui : il reconnoit vingtaine lettres poUr être de sa main,
et avoir été adressées par lui au sieur SauqBaire.-
' ^. de la Fayette recpnpoit aussi tou9 les fraf^en9<Ie lettres qui ont
été cités, et' annonce qu'il persiste dans les opinions qui y sont expri-
mies. M. le président r^nd « M. de la Fayette, que ce n'est qu'a-
Wc douleur /que là cour vient d'entendfe «a* déclaration; qu'elle a été
iOÉndalisée de ee système d'opposition, qui, dans sa correspondance ,
t'adiresse aussi bien aux bases même de notre gouvernement , qu*ans
personn^. M. de la Fayette prétend au*il n^est point responsanle de
ses opinions; mais que le ministère puolic ert émineminent coupab)«
de o avoir pas demai^dé a la chamore de le mettre en accumiièn.
M. de Vatimesnil, avocat-générad, motive le silence et l'inactibn dtt,
ministère public à cet égard.
M. B. Constant se présente, appvnré d'une main sur une béquille,
de l'autre sur un domestique. Il se plaint de la violation du dépôt de
ses lettres, et dit qu'une de ses lettres a été horrihlement mutuèe et
falsifiée par le miustèrc public^ il dépose ensuite qn*il n'a Jamais eu
aucune relation directe et indirecte avec le sieur Govet, avant que
celui-ci n'eût provooué sa nomination par un des artidies du Pmpaat*
teur. M. Mounier, airecteur-général de la police, cité à la requête
des accusés , a témoigné , par écrit, ne pouvoir défihrer à leur désir.
M. de Vatimesnil a pr^ la parole, et a établi, dans s» plaiddierief
t«. qn'il y a eu plan de contre-gouvernement; a^. qneee plaii.se Itoift
il d'auttes plans Auxiliaires; 3^. que le sieur iSauquaire, en conunuçi-
C '
(,58)
quant fon plan, s'est rendu coupable de la proposition Ibrmclleçrévua
-par la loi; 4"* ^ï'** ^^ sieur Goyct est coopabfe de non- révélation, il
auroient ]
n'auroien
in extremis. , % * •
Le président, dans cette séance, a été plusieurs fois obligé de rap-
peler les accusés et les témoins à la cause.
Le i5, M. Pascal, officier de paix, cité à la rccjtiétc du sieur Goyet,
dépose que sa mission étoit, non de faire la saisie des pièces , mais d*as-
•istcr à leur examen. M. Leprieur de Blainrilliet-s, maire du Luitième
arrondissement, mandé en vertu du pouvoir discrétionnaire, dit iju'il
ne connoit Sauquaire que sous son deuxième nom, ceJui de Souligné ;
3u'il a eu connoissance du projet intitulé Corresjjomlance de Paris ^
ont il a une copie faite par un de ses commis.^ Il ne peut nommer la
personne qui lui a remis cette pièce , parce qu'il s'est engagé au secret.
On commence tes pîaidoieries ^ Taccusé Sauquaire a la parole. Il se
Sréscntc comme un homme qu*on a essayé de perdre nar toutes sortes
e moyens. Il parle de sa correspondance avec MM. le duc de Richelieu
et Becquey, dans laquelle il signaloit l'existence et Taudaee de la faction
aristocratique. Il est intcrrompMpar M. le président, (^ui lui fait observer
quUl se livre à des digressions étrangères à Taccusation. Saùauaire re-
vient encore sur ses relations avec M. le duc de Richelieu ; 1 audience
est suspendue pendant une demi - heure; après quoi Sauquaire, arri-
vant au fond cle la cause , prétend que Taccusation dont il est l'objet
s'est détruite d'elle-même, en se produisant au grand jour. M. de Bcr-
ville, son avocat, essaye de repousser les alarmes manifestées la veille
par le ministère public; il présente les plans consignés dans les écrits
de son client , comme purement défensiis des institutions constitution-
nelles, et n'attaauant nullement le gouvernement.
L'audience a été remise au lendemain po<ir,ki clôture* des débats, le
résume de M. le président, et la délibération du juri.
Il a parti dans le Journal de Marseitte une relation de la pcrsccuticn
que les Greos-vnis de- Damas o^t essuyée, en i8ao, d^ la part dés
sehismatiqaes. Cette relation avoit été dressée en arabe par M. Maxi-
raos Mazhilm ," archevêque dç Myre , du rit grec-uni , qui se trouve en
ce moment k Marseille, et il la communiquée au journaliste. Pvoi»
en donnerons ifci un ext/ait. • ', .
L'archevêque grec d'Acre, Zacharie, étant allé k Constantinoplo
avec lés pouvoirs du patriai^he d'Antioche, Séraphin , cjui réside ordi-
Bflirement k Damas ^ avoit présenté au divan un Mémoire , où il accu-
soit les catholiques d'envahir des églises, de résister a l'autorité > d'éta-
blir des chapelles 'secrètes, et de rçftiser do payer les droits au Da'frjar-.
che. Sur ces plaintes, «il obtint t'nigrand-visir un fînîian quroruonhoijt
aux paellas dt? s'emç^rer des égliîW"^ catholiques, et d'envoyer les prê-
tres en fcxil- Zacharie, de rel»tir à Damas, 1« i r juin 1820 \ fut d'abc rd
bien reçu des catholiques; qui ignoroient ses déra.'îrchosj'mais, pcè de
(i59)
Jourj après, il prisse nta le firnian au pacha, et fît mettre en prison
dt-'ux prô très grecs-unis. Lçs catholiques réclamèrent et obûiirem «te se
défeticlre , le 22 juin , devant le pucha , en présence de leurs adver-
saires. L'accusation fut reconnue sans lup<kment.
Eh se retira.?t, le patriarche se prétend menacé par les catholiques,
et s'I'u^ult dans la maison du mousscliûi du pacha , comme pour échap-
per à la fureur de ses ennemis. Le mousselim ordonne des rcchercUes j
on ne trouve personne dans les rues. Cependant , sur la plainte du pa-
triarche , corroborée d'un présent de 5o,ooo piastres , des catholiques
sont arrêtés, et sept d'entr'eux sont désignés u la mort. Ils n'obtinrent
leur élargissement qu'en souscrivant l'obligation de payer deux fortes
sommes , l'une pour racheter les laïques , l'autre pour sauver les prê-
tres. Ils furent de plus obligés de payer encore pour être admis à se
justifier devant le pacha, dans une assemblée tenue le 3 juillet. Le
pàcha remit les Mémoires des deux parties au muphtl et au cadi , qui
furent d'avis que l'accusatioa étoit sans fondement.
' Le pàcha apposa son sceau k la sentence , et rétablit les catholiques
dans Leurs droits. Il voulut même les réconcilier avec leurs adversaires j
mais ceux-ci invoquèrent l'exécution du (irman. A cette occasion le
Fâcha convoqua une assemblée des notables de la ville , leur exposa
afTairc , et en obtint un avis motivé qu'il fit passer à Constantinoplc
pour sa justification. Il demandoit que les catholiques fussent indépen-
dans du patriarche grec. Voilà où eu étoient les choses au mois d*aoùt
dernier. Les catholiques, hors d'état de payer de suite les sommes
qu'il a voit fallu trouver, ayoient emprunté à de gros intérêts, et solli-
citaient les fidèles de venir à leur secours. Us estimoient que les som-
mes déjà données, et celles qu'il fauc\roit débourser encore à Cons-
tantinople, ne s'éleveroient pas à moins de Ôoo^ooo piastres, environ
37^,000 francs.
• . u t ' ' ■
' ^ LfVRK NOWVïAir.
Eloge de Louis XVI ; par M. de Leyrac (i).
Un sage de l'antîquitë disoit autrefois que c'étoît un spec-
tacle digne des regards des hommes et des dieux, que de voir
une grande vertu aux prises avec une grande adversité.
Louis XV I , on peut le dire , a réalise cette idée du philo-
sophe grec. Placé au milieu d'un peuple en délire, entouré
de scéferats, de crimes et de complots, ce prince ne leur
opposa que la modération de son caractère , le calme de soti
aine 'et la constance de ses vertus. Insulté le 20 juin , d.écha
le 10 août, emprisonné, interrogé, condamné à mort^ il cou-
(i) Brochure in-8«>. ; prix, 1 fr. et 1 fr. 25 c. franc de port. A Paris,
chez A. Egronj et chee Adr. Le Clerc, au bureau de ce journal.
( »6o.)
serva, dans les plas terribles situations | la Uriniié d'une
conscience tranquille; et^ ai on peut lui souhaiter jrfus d'é-
nergie pour déjouer les projets des mëchans, on ne sauroit
concevoir une résignation plus étonnante et une mort plus
héroïque.
Tel est le prince dont M. de Leyrac a entrepris l^éloge. Il le
suit dans les principales circonstances de sa vie ; il le olootre
tour à tour dans sa jeunesse, sur le trône et au jnilieu de»
orages de la révolution, et dans ces diverses situations ii
le fait voir ce qu'il é(oit, bon^ sensible, pur dané ses mœurs ,
voulant le bif n , et ne regrettant aucun sacrifice pour y par-
venir^ et enBn soutenant Tépreuve du malheur avec ce cou*
rage personnel que donnent l'innocence et la religion. L'aa-
teur insiste pailiculiërement sur cette dernière partie de la
vie de Louis XYI, et c'est celle en e£fet qui fournit le plus
de matière à l'admiration.
Cet éloge, naturel épancbement d'un royaliste et d*aii
chrétien , réunit les détails historiques à la forme oratoire. Il
est écrit avec une heurense facilité, et se recommande en*»
core mieux par les sentimens, les vœux et les reçrets oui con^
viennent à un tel sujet. Il est impossible de faire Teloge dé
Ijouis XVI sans déplorer le sort d'un prince si estimable ,
et sans signaler les tristes suites de la licence des opinions et
de l'oubli de la religion. Mais l'auteur, en se laissant aller à
des réflexions si justes, les présente sans déclamations et saas
aigreur, et l'auguste victime elle-même n'eAt rim trouvé ici
<)ui ne fût conforme aua généreux sentimens dont elle ëtoât
animée.
Cet écrit se vend au profit des pauvres.
M. Ferrjr, curé, du Valtin, nar Saint-Diez (Vosges), nous prie d'an-
noncer qu il a fait exécuter ciernièremcnt. par M. Dutnotit, ÙLCteur
d'orgaes, a Mîfiîcourt, un jeu d'orgue* portatif à cinq jeui et six' cy-
lindres , renit^rmi^ dans une petite boite de bo\à de nojrer. Cet orgue
imite le ton d*un de aUaf re pieds ; lliaimbnié en est belle , le f^in-
chant, est d'une grande netteté et dun accord parfait. On peut avec
cet instrument, sans organiste, et seulement avec le secours d^a
enfant formé à cela, jouir de presque tous les avantages d'un orgue
ordinaire pour les cérémonies de 1 £dise. M. Ferry, en demandant
cette annonce , n a d'autre but que de rendre service h ceux de ses
confrères qui voudroient enrichir leur église d'un pareil jeu. L'artirte
mérite d'ailleurs d'être encourage , et sa pièce n*est point coûteuse.
(^Mercredi bi mars i8ai.) (N*. 690^)
."■-'■M. ■■■> rt . I i.i') ■ ■ ■> I,».-. .. > .. ' .,A
Œui^res de Fénélon^ archei^éque de Cambrai, publiées
d'après les manuscrits les plus ùriffinàux ei ?<?* f 4ttl^i>.
, lions les plus correctes^ aveu un grand nor^hrè 3i^ ''$^
pièces inédites n 2*. livraison (i). ' ~*
Celte lîvr&îson se compose des tomes ïil et IV,
tpii méritent chacun d'être ^%ainiaes à part* Dans la
tome III éntrem plusieurs pièces, parmi lesquelles,
11 y en a dlnédîtes. La plus importante est )a Béjih
talion du système du père Malebranchè sur la Nature
et la Grâce* Cet écrit, oui voit le jour pour la pre-
inière fois, forme près de ?oô pages; c'est une des
premières productions de Fénélon , et elle avoit rap-
port à une controverse qui fil beaucoup de bruit dans
le temps. Le P. Malebranchè avoit publié , en 1 780^
9on Traité de la Iffature et de la Grdce, qui doonÀ
lieu â des discussions vives et longues entre lui et
Amauld. Il parut >- de lun et de Fautre, en i685y
'i685, 1686^ et années suivantes, divers écrits oii
le système de Malebranchè étoit attaqué et soutenu
^vec chaleur et talent. Un grand nombre de théolo-»
giens n'étoient point favorables au système de Maie*
branche, qu'ils croyoient susceptible d© conséquenceîS
t[i) La confection , y compris Y Histoire de P'^riéloh , conliefl»
âta environ 20 vol. ^e 5do pages cb^cun. I^e pHi de chaque
volmMe 9er% Je 5 fr. 5o c. ponr Jés soos^ériptetir's. Aiissilét qOt
chaque livraison sera en veaip^ i<?s volumes pqUiés $6 paie»
ront 6 fr. , et ceux à paroitre 5 fr. So cent. On touscrit^à
Pârîs , cheK Adir. t*e Clere, au bureau dt ce journal j et à
Versailles, cheiB Lebel. . ^
TimeXXrJI.L'jdmid^laSéligiméiduRpî. L
( i6a )
dangéreiu^i et cous avons une lettre de Bossoet o&
il s'exprime fort sévèrement à cet ^rd- téaâxm,
alors dans rintimilé avec révéqne de Meapx, entre-
prit, peut-être par son conseil^ et certainement avec
'SOU approbaticMiy de réfuter le savant Oratorien. La
copie manuscrite , qui a servi pour réditîon actuelle,
onre plusieurs corrections et ol)servations de Bofr-
saet; qui ont été exactement indiquées par l'éditeur.
. Celui-ci a cru aussi faire plaisir ^ux Içcteurs en
donnant une analyse de 1^ Réfuiaiion du sjsiéme de
Malébranchej cette analyse ^ qui ne tient pas d'ail--
leurs i)eaucoup de place, éioit peut-éire d autant plus
nécessaire que Fouvraige traite dé questions iilistraites
et difficiles. L'éditeur expose donc le prineipe f<m-
damentàt de Malebrancbe; savoir ^ que Dieu avoit
dû créer le monde le plus parfait possible» eliljtap-
|>orte ensuite les principales raisons que.Fénélon pp^:
{)Ose k ce principe, les conséquences qiii en deccai-^
ent^. et les réponses i|ux difB.culv^ de Malebrancliei^
Ç^^ analyse, ^qui est, tr^srbiei^i&ite^ J^^F*!*?^^-^?
lecteur à suivre plus facilement la cUaiiie dj^ raison-
nemens de Fénélpn, ....
Les Lettres au père Lami sur la Grâce et fa Prér
destination mvf eut h Réfutation de Hfaîebranche j ellç^
sont atL notnbre de cinq, dont une paroît pour la
première fois. La première Lettre traite de la nature
Ide la ffrâce , et combat la délectation indélibérée avec
'laqudfle pu a voulu expliquer l'efficacité de la grâce.
.Les Leures suivantes ont été écrites en 1 708 et 1 709,
et roulent sur le niystère de la prédestination; ma-
tière profonde et effrayaute, où tant d'espritJSi curieux
se sont égarés. Fénélon essaie de répondre, aux diffi-
ç»\tés des cms^ et de calmer les terreurs des autres;
jM il finit par direqù^oti est t^onrs redint à repete^ft
après saint Paul : O altitudo ,ei que Thcmirne ne peut
trouver sd. pi^x que dan^ un amour qui Rattache k
Dieu 9. indépendamment de Ja récompense , quoiqull
Ig délire et la demande* .
La Lettre à Jfl. téçféque (ÏArras, sur ta lecture de.
t Ecriture sainte en langue vulgaire, a été réimprm^ée.
|>lusieurs fois ; et même encore récemment* I/auieur
^justifie la conduite de VEgHse relativement aux verr .
,49ans modernes de la $/ii>le ; il montre par des eiem<-
ples Tabus. que Tignoranc» ou la prévention peuvent
^ire de lu^riture, et en conclut que^ pour éviter
ces écueils, on a besoin d'un esprit docile et dune
foi simple». Cet écrit est un de ceux où. éclatent Iç
fUieut le sage discernement et le zèle éclaii^é .dç
Fénélon.
' Des Oposèules tliéofogiques ^ qui jusqnici étqient
restés inédits, et que Téditeur publie d après les mar
Slifescnisi^^ originaux, terminent le IIP. volume. L^
jirèinîer, si*r le^ commencement itamour de. Dieu né»
' 9èiéairè^m;péiiitur dant le sacreihent dff pénitence^
parofi propre i* concilier les opinions des théo1o«»
.j[iqns qui se sont partages sur cette question. Les
^vis aux Confesseurs pour le temps d^une mission sont
^également éloigné^ de, la sévérité et du relâcbeinent j
et fcNtt asi^ voir quel intérêt prenoit Fénéloq à des
exercices moins nécessaires encore de son temps que
du nôtre. Lès consultations pour un chevalier de
Malte, et sur une alliance projetée çntre deux la**
milles, sont des modèles de sagacité sur des qties-
fions délicates; la dernière consultation eiitr autres
est curieuse ; M\ le cardinal de Bausset en aVoit parM^
dans Wt^ Histoire 4e Fénélon, et le lecteur verra sans
Qootc 9T6C mtmrt b sontuoii oit lulcslrc aidicvc uuÉi
M le» iiînh oh 3 entre poar Tappiirer.
' L'éditeur ii*i teéme pas cm de\oir bé^^ger deà '
plant de «fiaseiiaiions qull a tronrfi dans les ma-
9ascrtfs de Fénélon ; Û a senlenient làh nn dicn
parmi ces [néces^ et n'a inséré qoc ccHes qm moo*
troient pins de travail et d'ensemble. H cite onze de
ces canevas^ qqi traitent de la liberté de lliomme,
' de Fimmortahté de Tame , et de pltisietirs atitrck
pmnis de dc^me et de controverse. Les nx demsefs
pal*o'rssent dirigés contre les protesbns p et Fédirenr
'conjeclm^ oue Fénélon s'en servoit dans ses ntis>i€rtK
'du Poitbi]. n a joint 3i son ^ition le /ac simili cTmie
'de ces dissertations, ou Ton voit Fesprit de méthode
d^ niinstre prâa't, et le soin avec lecjpiel il^ scdMli¥>-
ioit êa matière et classoit ces, idées. .
TeHe est la «distribution dé ce III*. Tolcnne; le
ioin avec lequel il est exécuté, et 'strrtout la sag^
'èiitmue qnl a prmdé à la rédaction de VjivertisMÊÊak
place à la tête des écnts de la pi^pmiére cfasse , -at
'ob Ton rend compte de çhacim dTeux , concourent- &
|nitifier ce qt;e.noifM avons déjà dit des recberdM^
et da talent dé Tédit^r. rToiis en irbnverdos fM^
preuve mnivelle et plus fnippaiîte dans le 1V^ voliuii^
^ni commence Ta controverse du quiétismé, et oii:À
t une excelfente aùaljse de cette grande dispiife^
i
irOlDyKLLÊS ÉCCl.isiASTl(2ITES. »
PAKIS. Le vendredi i6, »!•• . la duchesse de Benï s*€st
rendue a Samt>-5ulpicc , ^et a été reçae a la poFté de
l'église par M. le curé de la paroîsie.^ â$s;sté de »oh
"ô^é. Hi'abbé d« AtsiCi^ajtthy a prêché sot^rituttràne.
et' fin. % -retracé les. avantages spirijtuçlft et teBap^reU^
Son discours étoit à pe,u priés le mên^e , i|u mQins poui;
le fond, que celui qu il prononça 4an$ la^ même église^
le a8 février dernier, pour la maison dç Refuge, et
dont nous rendîmes un compte assez étendu daQ^.no-»
t|*e n*, 68a. L*orateur y a payé un tribut d^éloges i
la mé|hoire du vertueux abbé Carron, mort la vaille;
En finissant, il â célébré la naissance du royal enfant
sur lequel reposent toutes nos espéraiice^ { il a^ consi^
déré ce don du ciel comme une réçpimjeiisç de tai^t
de bonnes oeuvres qu^çnfanle le zèle et Iibl piété. > et 4
a €Lxhoi^té son auditoire à mériter^ pii.r de nouveaux
efl^orts de cbarîté , la conservation de ce précieux rcr
îetpn. Après Li bénédiction > la Princesse ^ été iiecouf
duite par le clergé, après avoir laisaé des pre^vea d^
sa munificence.
•— > tie second dimanche de Çarimf^ i $, ^lar^iM^ l!ahbé
Fràyssîn^us a donné sa cinquièqifi Qon£éyrei»Ge , qui trai^
toit de l'éducation, et qui étpit aipsi d,ivisée ; la prviipéf»
Tité de la France sej^os^ sur la bonne édu4wtiQi| derei»*
£uM ^r^ducation ne peut éire bpime' fî^Ue n'esit ircdW
giense , et elle né peut être religieux d f^Um^'^M PPnfié^
a dçs. hon%Bii^s religieux, 1^^ croyez pa^^ A^qsai^i^VS; a dit
Vora^^fi^ en coI^I)[lelK^^t t «ipe )« vieaouae v,^^ pgréaeirtey
ici de«.systémes d'éducation : î^ ne veu$ ipii déprécier .çt
gui exista, i]ii vanter ce qui n^st pli^. J[e çonnqis mes de»
t^irs^ mais je connois aussi mes droits^ )'ai Iç diroit d|;
dire la vérité; je la dirai. sans amertume > m^i^ aussi
fAnç mollesse et sans pusillanimité. M. Fray^inous a
ensuite dévelqppé ses t^pis propositions avec la sa|;e$^
de vu/Bset |a précision d'idées qu'il sait si bien reyéti^
dc^ ^,i4e^rs de réloqi\ençe« , (l'auiditpjre étoit aiis4
nombreui^ <{U.e cl^o^si.
*«^I^«> obsèqujps dé M. l'abbé Qarrpn ont eu lieu^
le 17, a Saînt-Jaçq^éè 'du Haut-Pas, et ont été re-
marquables par le concours extraordinaire qui s'y étoit
jîorté. be« évé<^es, tm* grand numbre d^elésiâsil-
(t^ttesy des fidèlei de ton^s le^ fiasses, jeunes et vieùi^^
riches et pauvres, François èl Anglois „ personnages'
titrés et nommes obscurs, y témoignoient par leur
présence, et surtout par leur attitude, la part qu'ils
prenoient à la perte de l'Eglise. Beaucoup de jeunes
gens pleuroient l'instituteur de leur jeunfesse ou le
giiîde de leur conscience. Les pauvrfes surtout pleu-
roient un consolateur, un soutien, un père 5 plusieurs
ont voulu faire toucher au cercueil des objets à leur
usage; d'autres ont, malgré leurs infirmités , accc^-*
pâgné le convoi jusqu'au cimetière dé Vaùgirard. On
In'entendoit, au sortir de l'église, que les expreësiens
naïves d'une douleur Unîvcrseuement sentie. Amsi'c^i
qui avoît expressément ordonné par son testament d'ê-
tre rangé pour ses obsèques dans la clas^ des indigens,
a eu, malèré lui, les obsèques les plu» honorables ;«t
la foi4«, les larmes et le deuil étoîcnt pour «a mé^
-moire la> plus belle comme la plus toudkanie cnvison
funèbre ; homma^ d'autant plu^uremanpiable jéblÛ
«^aith'ésseit à un simple prêtre, sans place/ ttms fwr-
tune, qui n'habîtoit ta capitale que députa peu d'un*
tiées^ et^i, y vivant dans k retraite, n'avoit d4'la
tceftisidératiim dont il jbmsftoil , qu'à sa charité , ses
Services et -ses bien&rU. - -
^-Quoique le I". volume de V Essai sur l'Ind^"
tence en matièfe de religion ^ soit le fondement de la
réputation de M. Tabbé de la Mennais, cependant il
a encore attaché son nom' à d'autres productions où
l'on trouve l'empreii^te de son talent, et comme pcn-
i^ur, et comme écrivain. "Les Rèflexi(ylis sur Téiat dé
' ^* Eglise de France:, publiées «n 1&08, annoncèrent
tout ce dont l'auteur étoît capable. Nous renverrÎ4>ns ,
ê'il en étoil besoin, à nottre n*'. 544, *o4ne XXiroà
ixous avons analysé cet écrit. On le réimprima, il 'y à
deux ans , et on eut l'heureuse lAêé d'y Joindre > staùs
( i«7 ) ......
..le tîti*e de Mélanges j des articles qiH àTOÎeniparu dans
'divei's recueils, et qui ne ]^oayoient que gagner à être
ainsi réunis. Ces articles, presque tous, relatifs ï^ la
religion , pbuvoiiBnt même passer, en quelque sorte , .
pour la suite et Iç complément des Réflexions ,sur V état
de l'Eglise. Nous en donnantes une idée dans notre
n^. 553, tome XXII, , et nous en citâmes même un as-
irez, long fragment. Nous ne sérions point embaniissés
d'en exjraire tm autre ^ qui ne ïeroitjp^s mains inté-
ressant; mais, si nous nous en abstenons , nous ne
voulons pès du moins laisser passer Toccasion de rap*
•|>eler l'importance de ce recueil > soit à nos nouveaux
abonné^'^ soit aux ancieds, Jl qui ce souvenir âij!^ît
échappé t Les -uns et les autres n'auront poitit à nous
reprocher «^Appeler leur att-ention sur un volume qui
renSerme des- morceaux pleins de grandes vues, et des
considérations également justes et £s»rtes, sur rhî^éire
ide l'Eglise dans 'le siècle passé , sur sa situation ac-
-iuelle , «t 4ur son. soft à venir ^ Ce volume se vend 6 fr,
A^f arts», f cbev Taurnacb^ Y et obez- Ad. ;Le'Clere>,au
::■ ■lmreaù:detfieïV'^»sd. V- -^^^ - v---./ '. ' "^ -
' '^ *— -'En donnant, dans notre n*. fîjr, la liste des' éctit*
Snblîés par M. Fâbrr, nous ayôns-'oublié d'y compren-
te'lts Chefs "d^Œiwre d'Eloquence chtétienne^ ou
Sermons de Bourdaloue^ Bossuef, Fénélon; Massil"
^ Ion ; sur la venté de la religion, formant un corps d'ow'
vrage , Paris , 1 8 i 6. ,^ a vol . in- 1 2 . Nous . devions d'au-
tant moins omettre cet ouvrage qu'il fait honneur au
zèle de l'éditeur, et que nous en avions nous-mêmes
rendu un compte détaillé , dans Içs Mélanges dephi^
losopkie, suite des Annales^ tome IX, page i53. Le
Journal de là Librairie a donné ^ dans le 8* . numéro de
cette année , un article sur M. Fabry; c'est une sim-
f de nomenclature de ^i^s ouvrages. Elle renferme deuJc
égères eréeurs ; i " . pn y donne à M. Fabry le prénom
de J^an^Baptiste^ il s'appeloit Jean-Baptists^ermain.
a*. On ne eite qim la première édition -^e son I^é^
taire de ttuonaparte de fik d'Elbe à File Sainte-Hé-
lène, i8i6^ iB-8*«> et* Ton ^6 fait pas meutioiide la
îeconde édition du même oa\ rage ^ 1817, a vol. in-8*»
Pe ces n volumes y le P'. comprend lliistôire des cent
jours 9 et le IX*. contient toutes les pièces relatives t
cette fameuse époque. De plus 9 il est asseï^ étonnant
que les éditeurs, du Joamalde la Librairie n'aient pas
cru devoir honorer du moindre mot d'éloge la mé-r
inoire d'un homme reconunandable par ses principes,
par ses qualités ^ et par le genre de 9eê travaux. -
•— Le diocèse du Mans possédoit déjà , dans la con^
grégation des Sœurs d'Evron, des institutrices pré-*
cieuses pour les campagnes et pour les classes jpeu
aisées* MaisJLes villes et les classes riches manqu^ent
à cet égard des secours nécessaires , ou du moins ces
secours n'étoîent pas en proportion avec les besoinSi
Quelques communautés ont formé des pensionnats}
mais M. Févéque a cru devoir augmenter le nombre
de ces établissemens , et a obtenu , pour son .diocèse »
des Ettmes du Sacré-Cceur ^ dont le di.ef4ieu est i Pf^»
lis , Me de Varenné*, et qui ont des maisons à Amiens,
à.Beanv^is, à Lyon 9 à Grenoble, à Poitiers, àJNiort|
à Qmmper, à i^^bambéri. Elles doivent occuper danf
le diocèse les bôtlmens dépendant de l'abbaye du Pré,
où il y aura en même temps une^ école gratuite pouj^
les enfans pauvres du quartier, et des logemens poujp
des dames qui voudroient y faire des retraites. M. Té*
véque du iVJans, en rendant compte de la formation
de cet élrblis-semeut, dans son ordonnance du 4 ^^"^
varier dernier, invite l^s fidèles à concourir aux dé*:
penses nécessaires, et nomme pour chaque canton des
curés et des dames chargés de recevoir les offrandes.
On ne peut douter que cet appel ne soit ent^tidu, et
que la charité des ouailles ne réponde soi zèle du
pasteur.
( |69 )
•—M^ral^bt Jacques, dQyen delà FacuHé de théo-
logie à Lyon , y est mort^ Ip 1 5 iSvriej- dernier. M . Matr
tliieu- Joseph Jacques étpit né. le 27 octobre ij'iSy i
Arc^ près de Salins, en Franche-Comté, Après avdir
exerce les. fonctions d^ \icaire, pendant ^uati'e ans,
il fut appelé, au collège de Lans-le-S»xilnier, peur y
professer la. philosophie^ deux ans après ^ il obtint au
concours une chaire de Quilhiiiiatiques qui fut établi
dan^ 1^ collège de ^esaneon, et il Toccupa jusqu'en
1775,, qu'il concourait avec -rosr^cnjs pour la chaire d^
théologie de rUnivcrsité de Besançon, vacante par k
mort du savant abbé Bu^et^ parmi ses çoncurrensetoit
Fabbé Moyse, depuis évéqi^ constitutioiincl. L'abbé
Jacques s'acquitta de ses nouvf^lles fonctions av^c &^]«
et talent ju^qu^ l'époque de la révolution. Après avoir
passé le t^mps de^a déportation, soit en Suis^, soit
en Allemagne I il revint en Frfince, où il n'occupa
point- de plape av^nt 181 o. C'est à celle épo^ie qti il
fut nomme doyen dé la Faculté- de théolo^gie à Lyon.
Qnoique presque aveugle dans les trois dernlèpea aiir
nées de sa vie y il a néanmoii^ cqntinué ses leçons iu^
qu'à sa dernière maladie 3, qui a.^été fçrt /cçurte ; dft
sorte que y sans 1 intervalle de la révolution, il auroit
compté soixante-deux ans d'ensei^riiement public. Ppué
de beaucoup de pénétrati^on,^èt de mémoire, il n'éloit
Jus moins recommandablje par l^s qualités, du cceur.
i avoit été lié avec Bullet, Bergier, ISonnott*, «t
des grammaires frannoise , latine , allemande et ita*-
lîenne, qu'il publia |>endantla déportation, ainsi que
des Principes dé logique et de métaphysique, et une
traduction françoise des Narrationes èxcerptœj de Du-
mouchel; B est encore' auteur d'un petit ouvrage es-
time, et ^i* a eu trois éditions^ savoir : les Preus^es
( ^7^ )
tofwaincantes du Christianisme^ fe prèniîètc édition
panit en Suisse, en 179^ ; elie étoit suivie àVue ré-
^t^tion des principes de Féglise .consiitutioiiiiell^.
L'abbé Jacques avoit commencé un autre ouvrage ]^leiii
de recherches, et pour lequel des évêques lui a Voient
donné des encoui-agemens; il le supprima y parce- mie
ce travail ne se trouva plus en harmonie avec les dis-
positions du Concordat de 180 î.
— ■ Le zèle pour la décoration de nos temples et pour
la splendeur dé tout pé qui tient au service divin iest
un des attributs de la piété , et^ quand il est diingé
par le goût, il peut produh^e des ouvrages aussi re-
marquâmes par 1 exécution que précieux, par l'objet.
C'est dans ce *ens qu'on nous a vanté une aube , en
dentelle d'une grande perfection de travail , qui a été
donnée à l'église de SaiHt^Nicolas de Saumur, par une
pieuse demoiselle dé cette ville, M^^*. Bdisandté. Cette
aub« , qu'elle a faite elle-même , et qui monteroit à
un tré*-grand prix, représente les emblèmes de l'eu-
charistie, l'offrande d'ABei , le sacrifice d'Abraham, Vie
Melchisédech, et d'autres personnages. Le bas de l'atibe
^ést briié dé réffnès-ftiLargûerîtes^lèt dé lîsj La dentelle
est dé plus' d'une a^ne de haut, et lé travail a occupé
dix années. On a cru qu'un zèle et une appllcalioii
si constante yaloient la peine d'être mentionnés avec
honneur dans ce journal , et on nous a demandé une
place pour un fait qui ne peut tourner qu'à l'édifi-
citiou. M***. Boisandré a donné à la même église, qui
cçj sa paroisse, deux autres aubes en denlelle qu'elle a
faites, cl qui sont'seulénaént un peu moins riches que
celle que nous avons décrite.
NOUVEiAeS POLITIQUES. .
Pahjs. s. a. R. M«'. le duc d'AnçouIéme a fai| reme*tre
uoé somme de 5op fr. a M. le jnair.eq^ Çezons , pour lespau-
vt'es dé cette commune; :'
. . .... . . Oyi.V
— 15. A. Tt.T^jLDAMEj.cluchesse d'Angouléme^ a fait V^^'^i
y«ntr.ail bqreau d^<;Iiarîlé de la ville iVA^affort (Lot et Ga-
ronne) une somme dé 3oo fr. pour l'aider à mçuWer l'hos-
pice civil qa'il a fait construire,.
— S. A. R. M"*% la duchesse de Berrî a fait présent d'une,
in^daille ei^.oi: k M"**^ P^.in^ri» ^ quV,a,eu l'honneur de re-
mettre à la Princesse lè c.ouvre-pred c3e M*'* le duc de Bor-*
deaux,; et aux ^eurs Boiirgoin et Uégé , peintres , qui ont eu
î*hohneur de présenter a rau^uste veuve un tableau repré-
'sentâni la cite du 12 mars , au, moment de la nouvelle de. la
niiissancé du je une Prince.
-r- M. le marquis de Ca^deau a étë nomme député du dé-»
pàrtement des Basses-Pyrénées. Le nombre des vofàns étoit
de ^; il a réuni 3o suffrages. «-«- M, Dassot de.Pârreeac a
iété nommé dépu^ du Lot ;- il a obtepu Q5 suffrages sur iJ^i
votans. — . Le troisièipe arrondissement électoral de: la Mo*
^eile a élu JVf. Maudhny dépuié> à la majorité de, a4^ ^^^^
;«ur, 442 votana. . . - . . > .
^ Le 17, la police a saisi, à la requête de M; lepnVca*
renr du Rioii, :la brocbvre de M. l^ergas^e , Mitulée : £ssai
^urla Propriélé» .' r .
. ---^ Ije 17, le trîi>unal de'poTîc'e co^rrecticHJPcl a repris r^f*
Taire de M. t^cre telle 'atné.;Apès avoir entendu les plaidoîe*-
ries de part et d'autre,' Je tribunal à^proâoocé une nouvelle
eotfidaWination^^ contre M. Lacretetle, à un mota de prison.
'L'aihende , 'qui étoit dé 60b fr. , a été' réduite à 200 fr.
' ; -i-^ Une ordbrtnance de police, du i5, fixe le prisr du pain
de quatre iiv^res , preniiève qualité , à 76 centimes.
~ Le prince de Hoheblohe a offert, en son nom et au nom
(ie plusieurs personnes de Lunéville^^ une somme de 489 fr.
pour l'acquisition de Chambord.
•— M. de Straforello, dépulé des 6ouches-du-*EbÀne , chef
de Bataillon de la garde nationale de Ma^eille , a remis , au
nom de cette garde «^une somme de 747 fr. aux braves Des-
biez et Paulmier , qui arrêtèrent l'infâme Louvel dans la nuit
fatale du 1 3 février 1820.
•i— M. le comte de Blacas a été accrédité, en qualité d'am*
baisadeur extraordinaire^ atiprèsdu roi des Deiix-Siciles.
( Î72 )
— On annonce qu'une éruption vo\ç9niqotM éclaté darnil-
rement aux environs de Leiria, ville de PËstraniadure , n-
tnée à vin^t-aiiafre lieues de Lisbonne. Ce phénomètié terri-
ble a eu heu a féY»oquè du débordement du Douro. La di-
'rectipn (ja'avoit prise la lavé ne causoît, pour le moment |
aucune inquiétude.
.•—Les Napolitains ont ptiblié un nlantfesle en réponse k
Ta déclaration de la cour de. Vienne. On signale dans celte
pièce rapproche des troupes autrichiennes comfne une pro*
vocation injuste., et qui doit alarméi' toutes les puissances
du second ordre. Le roi de Naples étoit attendu à Flo-
rence vers le 1 1 de ce mois. On a publié , au quartier-général
de Tarmép antrichtennevnne proctamatioii de ce prince, dans
laquelle il annonce k ses sujets qne l^s Ifoupei d'Antridii
doivent èlré regardées ^ non Tomme ennemies , mais comihe
defliti'né(>s à les pr^té^er et «V rétabKi^ la paix. M. le général
Frimofit -à adressé égalemeni une proclamation aux ^apoli*
fains potir les assurer qu^^alicune intention koatilé ne guide sa
marche, et qu'il traitera comme amis tous les Naj^Ktâim
fidëtea à leur rofw - . . ^ •
— Une partîe'des nouvelles sinistres qâtcirCuloient depms
quelques jours relativement au Piémont , ne se troave mat*
hesirensement qtie 1ro{( vMrté. Lé ffMihikJH d'Alexandrie» .
composée de déni régimens d'uKfanterie et d'un de.cavaierie^«
n demandé une ooiialitulion. Led letlrea. les plna péceoleis
annoncent que l'on n'éteâl pas non plua sfmaJilM|vié4ud«s anr
les qarniaons de Nôvartc et de Y^ceil j mais qp^ îà iran-
quilUté ^égpovt tQiijoi»rs à: Turin. I^e rpî de Sar<Jaigpe^ a pu-
blié, le 10 tnars» une pirocramatîon po.ur rassui:erTçs'esprit^s
sur l'invasion des troupes, étrangères, et engager cept^qui
ont pris pari aux mouvémensà rentrer dans le devoir. Le"i3»
ic rei de Sardaigne a pris la résolution d'nbdiquer' ïâ co,urOriii6
en faveur de «on frère le duc de Genevois. Ce prince étânil
abisent ïft omet» ta né ment* le'prinçè de Càrighan a été nommé
tégent provisoire. Celui-ci a pfoclainé, le i3', à Turin ^ la
constitution d'Espagne, et« nomioné une jixnte provisoira^de
Quinze membres , en atteadatvt^la réunicnii du parlement* oa*-
tioiial. .-' ' • *^ ••■■ •:* ■'• '•'- •
( tyî )
CHAAIBRE DES PAIRS*
Le 17, la chaonbre a jexaininé , dan» les bureaux, les divers ])ro)eU dé
lois qui lui avoient été présentés 4âns la dernière séancç , et la propor
^itîon de M. le yicomte de Montmorency, sur la contrainte par corps»
Elle s'est ensuite réunie en assemblée générale , e;t a nommé des com-
missions spéciales pour chaque projet de loi,^et pour la proposition.
La cbambrex^t ajournée an 20/ .,
CÏIAMBHE DES REPUTES.
X,e 17, la chambre accorde, des congés à MM. Lafrognc (de )a Mcur-
thé}^ et Paty (du Rhône). M. de Calvières fait un rapport sur des pé-»
titions, et propose Tordre du jour sur celle du sieur Courtois, ôflicièr en
réforme , qui prie la chambre d*2(ssigner des fonds dans le budget pour
les oiliciers en réforme dépourvus de moyens d'existence. M. Lai^né de
'Vnievéqiie demande le renvoi au président du conseil 49s ministres,
■et appùie'ce renvoi si/r des considérations prisés, selon lui, dans l'in-
térêt du gotivernctaient. M. Donadiefi àjppuie le renvoi demandé.
TH. Pardessus voté 'pour Tordre du jour," qiii est prononcé, mais à une
ibible majorité. . .
M. Cbevàlier-Lehiore , autre rapporteur de la commission des péti**
tions , présent^ les réclamations de plusieurs religieuses du d4q>ttrte'
mcnfit de la Moselle , de Toulouse et de "Resànçon , qui demandent, en
considération de leur âge et de leurs infirbiités , quelque augmenta*
tiona leur modioue pçnsion|La commiwion,propo$wf le renvoi de W-
'^tition au ministre de Tintmeur, à celui des finances y et k la, coai«
mission du budget : adopte sans difficulté.
Une discussion s'engage' u l'occasion de la pétition du sieùr BoIoL
avocat k Cha$selage ,> lequd demande la suppression des droits cle mu-
tation en ligne directe. La commission propose le renvoi au bureau
des renscignemens. M. Casimir Perrier parle'des événcmens importais
qui ont tu li^ tout réccmmient dims un psfys voisin de 1a France •
il attribue rinfluçoce funeste qa« ces événemens ont exercée ^r Wôi
fonds atl silence q^« ie minstere a imposé oux journaux k cet égard.
Le dlence des nûnistré». a.^técoapable; dit-il, et, -dans la situa tiojrî
actneUe desckoses, jene puis demander que Tordre du jour sur les
Setition^/M. le ministre des affaires étraitgères déclare que le teprodf^
a prébpinant est âial fondé. Quand desév^nemen» graves se passent
dans on pays voisin , il éét du devoir èct gouvernement de ne les faire
connditre qad lonqu'il a acquit la certitude crue les rapports qui lui
sont pttPii^nus sont bien ^âets.. OflTioeertitude étoitOelie/ dit Tora-
tenr 4 que le ministre ^ pays dont il est question n*avoft reçu, avaiit-
hier^ aocxuie «spèoe d« Nouvelles. L'ordre du jour sur la pétnion est
( »7^ )
corps icgîslalîf , grand-maiTre de rDaivorsîté , sënaf^ffjr et
Jair de France. Il éloil lié avec MM. de CliâieauWiand ^ de
onaid et outres écrivains ilLuAres. Comme président du
corps législatif, il parla en certaines rencontres k finonaparte
avec quelque liberté. II eût sans doufe fait plus de bien ,
comme grandrmaitre de l'Université, si les temps eusseot été
moins fâcheux. Ecrivain élégant ^ il. respecta toujours la re-»
ligion dans ses ouvrages. Son premier cri , quand il s'est
senti frappé de la maladie qui Ta mis au tombr^an , a été de
demander un prêtre , et il a reçu les sacremens avec le$
marques d'une foi sincère.
LIVRE NOUVKAU. '
Pr^cU de la Vie de Jésus^hrUij s»trait de F Evangile et
des meilleurs auteurs ^ui ont écrit sur cette matière; par
M. Peigné (i).
La vie du Sauveur , qui ofire là doctrine la plus pare et
les plu.s touchans exemples de vertu, devroit être la lectare
liaj)it4]ellc des chrétiens^ elle convient à toutes W condf tiona
et à tons les âges j maïs spécialement à la jeunesse , qui a be«
soin d'être éclairée et gnidée dans les sentiers du bien» C'est
aussi la jeaiiesse que IW. Peigné a eu en vue. Attaché lui—
même à réducation, il a cru être utile aux parons et »n%
établissement d^insti;ucU'oti en rédigeant une Fie de noti^
Seigneur, qui ne fût ni trop courte ni trop lonpie ,• et^qoi
liât eiiseiiibie les récits ^es évangéMstes-, et en tirât des in«*
truclions adaptées aux besoins des jeunes gens. Il a divisé son
sujet en cinquante, chapitres, à chacun desquels est attachée
une gravure f chacun de ces chapitres «st suivi dereaiaiques
destinées a éclàircir quelques faits, et à expliquer quelques
usages. Le tput est écri{ d'un style sivnpie, t» auteur parole
avoir les mçilicures vues. Chrétien attaché à sa retigUHi» il
cherche à propager les mêmes sentinyeos; uo tel iiut eal trop
louable pour que nous n'y applaudis^iouS pa^
(i) I vol. in-ia; prix, 3 fr. et 4 fr. franc de çorL A Farii^ chev
Cban<)on j et (4iez Adr. L« Clsta, au bursau de ce journal.'
(Samedi 124 ^^^^ iSsii.)^ (N". 6^ J ^^>^
^ Notice stir M. Vabbè Carron. '<^ ^ * i* *
Guy-Toussaint- Julien Carron naquît k Rennes, le 23 ^é^^^Jt ^ >
Trier 1760 , d'une famille jpstiinable. Son père , Bonaven- '--— -^"^
ture- Jacques- Marie- Anne- Malo, avocat au parlement de
Bretagne, a voit eu d'un pretnier mariage plusieurs en£ansy
dont un entr'autres vit encore, M. Fabbe Bonaventure Car- j
ron, l'aîné, aujourd'hui curé de Dinan. Guy Carron, néd'ua
second mariage , vit le jour quand déjà sod' père n'étoit
plus, et fut élevé avec sqin par sa mëre, Hélène Le Lo^et,
femme qui joignoit un grand mérite à une tendre piété. U
conserva toujours pour elle le respect le plus affectueux, et
il ne pouvoit en parler sans attendrissement. Il chérissoit
aussi particulièrement une de ses sœurs, Marie- An ne-Jeanne
Carron , morte , à seize ans, le iq avril IJ7741 dans les plus
vifs sentiaiens de religion. Us s'excitoient l'un l'autre à I«i vertu
par les entretiens les plus affectueux, et, lorsqu'ils étoieat
séparés, par des lettres remplies des plus tendres sentimens.
On en trouve quelques traits dans l'Abrégé de la vie de Marie-
Anne , que son excellent frère inséra depuis dans son livre
des Héroïnes ehréiiennes , Né lui-même avec les plus heu-
reuses inclinations, on pouvoit dès sa jeunesse le proposer
comme un modèle à ses camarades. Doux , pieux , appliqué
à ses devoirs, fl étoît égale^nent aimé de 6e$ maîtres et de ses
Goodisciples. La parfaite égalité de son caractère , la régula-
rité constante de sa conduite, la solidité de son jugement ,
Finnocence de sts mœurs, charmofent tous ceux qui le con-»
noissoient; mais, ce qui le dislinguoit^articulièrement, c'c«
toit une admirable cparité pour les pauvres , et cette belle
qualité, se fortifiant encore par la suite, devint le mobile de
toutes ses actions et la source de toutes les bonnes œuvres
gui marquèrent sa vie.
Le jeune Carron commença de bonne heure l'cxi^rcice
de ces bonnes œuvres. Tonsuré à treize ans, il s'associa
des camarades zélés, avec lesqyels il catéchisoit les pau-
vres dans v^e chapelle à quelque distaucç de Rennes ; il
leur ^sLribuoit ensuite des aumônes qn'rl avoit recueillies.
U favorisoit la Vocation de. quelques jeupçs gens qui n'a*»
Tome XX FIL L'Ami ^e la Religiori ei 4uIioi: 'M
( »7« y
vmmU psrkt moyens de continuer leur» études potir VéUL
fcàlésiastique. Malgré sa jeunesse , il inspîrott âé)k tonC
de oonfîaoce ,, c|tt*ir trouva les moyieBS de pourvoir aux
dépenses â*un établissement que M. de Girac, évéque^de
Rennes, encouragea et adopta dans la suite^ Le aèie, là
piété et 1* maturité de Tabbe Carron déteriotnërent le mtee.
prélat il avancçr npur lui l'époque de sa promotion, au
aacerdoce; et, après avoir oblèna des dispenses de Rome,
le vertueut {eune homme fut ordonné prêtre aut Quatre-
Temps de décembre /lorsqu'il n'ayoit pas encore achevé $a
vingt-froisifeme année. Appelé de suite à lVxfrcj<ie dn mtuis-
1ère, et nommé vicaire de h paroisse Saint-Germain de
Eennesi il justifia toutes les espérances qoe Ton a voit con-
fues de lui. Son air de candeur et d'innécence ajoutoit à
Fonction de ses discours , et sa jeunesse si pure, domiôil à ies
frivaux assidus pour )a gloire, de DiiDauite. nouvelle efflca-
eite. Des 1785,^ il commença dans, la ville ùo établissemcpl
^nr les pauvres; au moyen des i^umôues qui \ai étoiéHi
eonfiées, il forma nti^ manufe.cture de tpile à voile, :cot^
nadet , mouchoir» , etc. Deux mille pauvres 7 étoienrt^oeen-*.
pés , et de> Sœurs de la Charité étoient chargées d*instrt>itre
et de Surveiller les }ennes. filles employées à la fiblurè du
coton, de soigner les malades j, et de maintenir Tordre dans
t%^tiiaisone Dans nn^iu^'e ^u4/tierjfeJÀ ,|ifiU^r ï^ ver^ui^,
prctre avoit rassemmé. d<es hlles arrs|<ïltee{i au désordre^ et les
Évoît mises soui la surVeilknce de* femmes^ "fàeosesj ^oi les
iaisoient travailler.. ./T>
II n'étoit pas rare que ses prédications, à Saint-Germain,
ramenassent des pécheurs , et touchassent de malheureuses
victimes du libertinage, et 4>o raconte ménie à ce sujet iiiie
anecdote , une Tabbé Carron<;i'a jamais avouée, mais ^ui. étoit
publique , dans le temps , à Rennes. La conversion d'uM lîHe^
opérée par ses soins , irrita contre lui le complice des dé»ordre$>
de cette malheureuse; ^t, aveuclé par la passion, cet homine
formé la résolution de sacrifor le jeune prêtre à sa vengeance^
Il s'associe deux ou trois individus aussi corrompus que lui , et
ils conviemient ensemble de. tendre un {néjge horrible an ver*,
tuetix vicaire. On l'appelle dans un heu écarté pour tonfes»
ser , disoit-on ,.un homme qui s'étoit battu en dael , f 1 00 la
£iit entrer seul dans mi qiDtBet, oh Tanieur du projel éioit
, couché. L'abbé Carron a'appnx^ dit lit^ et -ti^mte ce.mftl^
keuMiif sâfis vift , ûfÊ^i tin pist^liet à «es éMA.'ff t^tlë 8e#
éamaridés y qoi altendoi^nit'cfn <âébors utîe'i^sue fc^endiiSM
rmte èé dsiVi scène. On-petrt juger êe letir étonifetù^t • 4à
dh que y trafpfés de terréui* à là ^ue d*un châtîràenf si^Ia'f
tantdé h justice dîvîne, ils fomberênt ant pmdis'dè KhomiDié
drÔteif, fer Bi'^nt ôiMp fMJnîtiencé riébaretisé. . • ;
lie tëie de VàAé Gaiton |loàr les fenbtîonè dtt mlnistëi^^.
lie^hii donn<yif mieun rëll^hey et fut porte si rt>ifl qà^1 è!^'
toinlMi.maliMle. Al<A^ IVntorhé èccfëtîasfiqiie àe {ôigriit^ ^tixf
mséStCHÉs pour \^i intehlire tàtrt travaif. M; Cfifrrori ptoÛHà
de cM^ foisir {brcë ponf ftiiré le vbyiige dé Pai^;if s'y ffa d'iiilé
dtrtiili^ amifid «vé^ )• vertuètii abBé- (fétéa , «faiéàr di^
CSMM/e deP'aimont. irrècueillil désf adtnôîrés j^ùf tes^ {j^iii
tr^ et pour A^ritablisseitiéfis , ét'il atmoit è'tii<^oHtitfi''qpé' Itf
teittie Bi^fie^AntôiMeilé/ h qu! on atoit àjppài^niiiï^nt' fâtif
cMnottre^ ààtk industrieuse' fcbài^ë',' Ibi ertvoyii Mi'$êét^iH
-pbtLt ses libniies œnvresr cette Pi^tncéssè y joij^if ihilf snkntît^
-f&oit lui-méitee , en iûf bisant dire dé Tëmplôyerit'aclié^tei' nuC
chenal pÉMir s'en r«^tnaméir dam' sa patrie, puisfc^ue les lÂédé^'
du» loi aE^denVprestrft cet ^x^rtice^. ../<•»
'Vn prétre'ri {âeox «e'pdiiydilf hësitfet- iui' le'pirtâ'S pt^eiiAé
t r eis o e nig frAtm^^ vêiaMux. Il trôuvé^ettetie remplia d#
fwitifs qui y «ff»me»t oela B/elàgne ,'de fa Normandie , du
iMie, et iBeme d'autres provinces. Son premier soin fiit d c-
taUir une chapelle. £tt 17^9 il ouvrit déusL écoles pour les en^
fiiiw des émigrés; il prenôft lui*mème soin éeê garçons , et s'as*
aocia un ecclésiastiqiie qui amrenoit aox plus petits à lire et à
éerite'yie» filles étoientconneeS'Vdes dames^ l.'abbé Carroa
étaUH la même année une pkarmacie , oli les pauvres émi-if
grés trôûvoienc des médiéainens) des boaiUnns et dtrVin'^
un prétr», qui avoît antrefoîs exercé la chirurgie, fiit mil
par lui à la tête de rétablissement. Une bibliotliëque Ai^
«nce^e fermée par ses soins, pour fournir des livres^ aua:
prêtres que la précipitation' de leur fuite en avoit privée f ii
prêtoit aussi aui-laîques des livres de piété: Il fit le veya^è
d'Angleterre pour obtenir des secouVs pour sef compagnon!
d'infortune ,. et il recueilloit de tôui côtés des aùm'ôiMà pour
its divein étaMâsettens.
Ma
( i8o )
. ij9 gonyemem^t angloîs ayant jug^ a propoi^ en 179(6,
<le faire passer en. An^elerre la plus grande partie des émi— '
frés et des prêtres réunis à Jersey, 1 abbé Carron se rendit
Londres, oti il arriva aa mois de septembre de celte i^nnée*.
Il rétablit d'abord ses deux écoles dans celte capitale , et con-
tinua sa pharmacie, It ouviit successivement deux chapelles,
qu'il pourvut des omemeiis nécessaires, et oii ,. secondé de
quelques ecclésiastiques zélés , il faisoit .des instructions aux
François. En .1797, il forma deux hoispices, l'un pour trente-
cinq ecclésiastiques âgés pu infirmes, l'autre pour vibgt*cinq
flf^mmes. La même année , il institua ua $émmaîre de vingt*
cinq, élèves, qui a donné plusieurs prêtréf a TEglisç. £a
1799, les écQies qu'il avoit établies devinrent des. peyision-
Dats, dans l'on desquels quatre-vingts jeunes gens étoient
élpvés, et dans l'autre soixante jeunes personnes. M* Garroa^
se fika pour cet effet, en 1799^ k Spmerstown , pr^s Londres.
Ces pensionnats ont été fprt utiles à la jeunci^se émisée ; et
$• A.«R. Monsieur les yisita plusieurs fois, et iémoigîia au
pieux fondateur, et aux vertueuses personnes qui le 8econ<^
dotent, sa satisfaction et son estime. Le.pnnce de Con4«
voulut voir aussi ces établissemens , et les peraioonagés les |las
distingués dans la noblesse angloise et françoifee j prenoieot
un vif intérêt, t^ouis XVIII écrivit *à M. Carron pour Je fë—
ticiter de^sbn cële, et l'assurer de fa bienyeillance (t). D^
(^i) M. Tabbé Carron' posicdoit trois lettres du Bioi, <b^Bf deux lui
étoient adressées, et la troisième 'à ses. élèves. On nous pertnettra de
consigner ici ces honorables témoignages. ^-^ •
Blank^nboorg» le is(,maî.i797.
* M. le eomte de B#fherel lii'a rendu compte, Monsienr, des diffé«
rentes preuves que vous avez «doBséeS' de yôtte zèle et de^Totre dé^
•vouement pour mes.sujets fidèles; oe récit m V touché jusqu'au fond
Ae ïmc , et je ne «aurois assez ^ me hâter .de vous tëmoiguer là sa-
'tisfaction/que je .ressens dWè conduite si rçspectable.' Vos jeunes
él'èVés apprendront par vos leçons, et surtout par'vôi^ exemples, à
aimer iet à respecter Dieu , àeonneilMï et Chérit les véritables lois de
notre patrie. Ainsi vous aUrez doublement; mérité d*elèe, etjeseswi
heureux. If n jour de pouvoir vousçn récon^penser dignement^ Soyes,
en aittendant, bien .persuadé. Monsieur .» dçnaftsincâe, estimé, et de
tous mes autres sehtimens pou» tous.
''' «'.. '''■''' — - ^ ^ '. / UOVÎS.
( r9r )
«éitliy-cè Monarque, HfoNSTXUR, Me. leJu^ é*kB^êolêwàêf
MADAïafc; Mf. le prince dé Gondé, lui envoyèrent toossoc*
eessivement lueurs portraits, et M. Carron cohservoit ces gageii
précieux de l'intérétet de l'estime de ces augustes personnages.
Le vertueux prêtre bâtit à Somerstown une grande cha-^
S telle, indépendamment' de celle qu'il entretenait dans Lon«
ôn-Sfreet; Pitzroy*Squarre. Il établit une chambre dite de
la Providence, oii se trouvoient du linge, des lajpeUes, da .
vin et àêS confitures poar lermalades. On y faisoit des distri*
butions de soupes et de charbon pendant l'hiver. £n outre ^
Tabbé Carron ouvrit dans ce lieu deux écoles pour les en fons
du peuplé ; il y faisoit tous les dimanches un catéchûoie pour
les pauvres, ets'yiivroità l'exercice du ministère, contme s'3
• Gosfield, ce 1.1 novembre 1807. •
J*ai reçu'. Monsieur, votre letlre du 3 ; je suis virement touché des
sentimeiis que -vous m'cxjSrimez au nom de l'intéressante- coletiie dé
Somerstown. Je sais combien les vœux de tant drames. pures sont agré»-
hkes à Dieu , et je mp plais à leur attribuer l'heureuse traversée qui m'a
conduit en Angleterre. J'éprouve pérsonnelleinent les eSefs de 1 hospi-
talité généreuse qui a si bien secondé votre ardente charité; j'ignore
combien durera mon séjour dans ce pays ; mais j'cspére n'en pas par-
tir sans aller visiter votre pieux établissement et son respectable fon*
dateur; : ' . ' ' ' *"' . • .
Ass^res^, je vous prie. Monsieur , toute votre colonie de ma tendre
afiection, et soyez, en votre particulier, bien convaincu de tuus met
sentimens pour vous.
• ' •' . : . ■' ■; 'Lom" ■
! A Wanstead y. oe aa juin 1808»
J'ai reçu, mes chers enfans, votre lettre du 26 mai dernier ; incom»
mOd,ë dépuis lors,' je n*ai pu y répondre plus tôt. I4es «e^tiuMns que vOus
m'exprimez me tonc^hent jusqu'au fond de Tame,. et. mè font sentir
plus vivement le rt>gre,t de ne pouvoir eu ce piomeut aller jouir d^
quelle -notre patrie ne peut retrouver son antique splendeur. Bant-
cette privisitien, j'ai, du moins une consolation réelle, celle de me (aire .
remplaeer par un autre- n^-méme ; ce sera mpn. frère qui remplira;
en mon nopi» des fgixçjtlons qu*ilm-eût été si £^gréablè d'exercer, et ^çra
l'interprète fidèle de tous les sentiiQeus dont mon cœur est pénétré
.pour vous. '"••..•..
- LOUIS.
rtmx. UHmuroîeiit loojoiiri at'hA im» eonsplajttqr e€ pfk tippiit |
jl «'inléne^l à Ion» les çenres'd'^ifitictî^ et 4'ttifortUB«, H
fak^X jecrëltineiit da bieli à be«aconp de famillei. Oïl mh
xeit l^ioe è «tlcifler ce^u*il distribooit âmiuelleinefit d'au-
a«4kiet. Beaqeonpde ri^bes^agloU» caikoliaiieset prote^lâhs,
e^MMKJoîent k «es lianes ceùvres.^ et le renoAÎeht déposiftaîre
^è leurs lerfreaies; et il aîmoîC à p nUier qu'il les evott téii^
ÎONers trouves piréts;» seeoticlersei pif ux desseûis pour U «oûr
Hgefloieot de» pauvres/
: £a f^ , M. Càrroa cemplant «mr le retour de la traliqiaî?^
Jita .epi JVaticê ^ souhaita y 'revenir; cfHr H croyoit se devoir
aorloutii fo.n paye. Mais il tronya'des obstacles à son desse^ ,
et fut obligé de rester en Angleterre. Il étoit trop ^g^^^ trop
ami delà paix , et trop dévoue à l'autorité pour prénaré part
k Fonposition ^ui s^leva daiis ce pays contré le Concordat
lie 1801 f et il pe dissîmofa pas combien il étoit étoile de
{lartager les senliaaens de t'abbé Blanchard , et dé qQel<{oes
autres esprits exaltés de ce parti. Il continua de diriger ies
^établissemens jusqu'en 1814 # q^^t revint en France. Le'ao
inars 181 5 le força de retourner en ÀnçTeterre , d'oà it ne
jfut 4e retour qu'en novembre suivant. Il établit danà lé qtaar*
lier Saint«Jaçqnt8^ près le YaMe-^rice ; un pensionnat da
> demessellés; HÎl sjî fivroit en oi^tris-aux {i(niic|îons dû mlm^
îkré^ prâcfaatft, èiC^èbisatit et <coirfèft»aii(t' avec ini aele au-*
idessusde se^ forces. Tàus les dimanches , il,laisoft aôx paa«
vres une distHbution de pain « accompagiiée d'une' instruc-
tion sûr la religion. Il àvoit formé une association d'bomnpies
]^éiix, oooimts'y ouvriers y nàilitatre^, qu'il rénnissott tons. lès
gains» jours pqor dés exercices de piété. H faahilloft de$ pau-
vres , payoit rwDfentissage d'eofans abandonnés, et savoil
encore, da fond de sa retraite, sVntéresser a toutea sortes de
botlhes œuvres ; eeuir qui avoieat été tétikotn) en An|^let^r6
^es services qu'il rendit alors aux François jpfoscrits' de toutes
1^ ofasses , et de la considération dont il jbuisioit dans c^ pa^s •
^'étoiiaoient quelquefois de l'espèce d'isolement où il paroi»*
«oit ^tre ) mus » étranger ii toute ambition /Fabbé Caaron se
féffcitoît de vivre loin du tumulte dnntonde , et d*éeli'amier
à âe^ honneur^ ^u'il regardoit avec les yeux d'un vrai Aré-
tieh. Il avoit été nommé , Tannée dernière \ adœtntftr'a jLeor
de b Ifoison: d« Refuge pour tes îeunes prisonniers , et il al«
( l^î )
M^% VHÎtêrv tt !e«9kort0r eei enfimi., «insî qofi éemt df Skîott^
P^iigit. Il étoit, de plus > un dtt directeurs de l^ceuvre for-
mulée pour le BDttlien .des peliu séminaim, et^ meabre da
>Qrff«a. de chiurilé du i s^'* arrondûsement.
Cesl «o milieu des soins .pienx. qui reaiplisBoieut ses jour*-
'4iées» fu'il «été «Ueiut d'une maladie jagëe d'abord peu m-
.quiéUioU , mais qui , s'agrAvaui par la suite , Ta conduit
«I lambeau. le treoUèoie jour.. Sa douceur et sa patience
ne se jout .point démeulies ueudant tout ce temps} il avoit
toujours le même calme, la même aSabilitë; il s'occupôit
.de Dieu et des pauvrei, et jusque dans sda délire il de*
(Xoandoît si ou avoît songé ani. malheureux qu'il étoit ao-
. coutume ii.seooarir«U.reful les saciemens, legmars, avec
Jes si^es de la: piété la plu» vive> et adresie è ceus mn l'en-
.touroient bi paroles Jes plus affectueuses. Il n'oublia per-
.^onne dans tiefi adieux , et remercia tour k tour de leur atUi-
. chement un brave et pieux officier qui demeurbit depuis
,^^onç--teuips avec lui » un ricke Anelois qui se prépareidans sa
.maison h recevoir le sacerdoce,. Tes dames respectables qui
. lidpnnoîept sous sa dir^ection leurs soins h son étaUissemeut,
.ses jeàiies,.éièyut ei|es«-méines*, et jusqu'à ^$ domestiques;
. ]tl les exhorta tons à aimer Dieu,, et à se souvenir de lut
jdisiis leurs*priëres, et^.tçutfoible «(u'il étoijLt.^il voulut en-
.^core âe:iiultre'.lviig^^ pour recffifotc; h biénédictton^H^aaint
^$acrement. Ûepuisl, îhue fut plus occupé que de Dieo^et^
/s*it ne pf rlçit IMS df.seu état aux pemounes qui reotouréieut,
e^ur uie passes affliger , il ne cessoit de prier , et d'offrir k
ieu ses sou^ffraupes. C'est ,da«s ce^ séntimens qu'il mourut
le jeudi iSjn^ars^ à ouatre heures ,du matin, laissaul utt^
famille V des élèves et oes amis plongés dans la douleur <^e s&
,'pçrte. ......
.Ceux surtout .qui runt connu depuis longues années « et
qui .evoient vu de près tant de vertus, de douceur, de ciia«
.rite «ne peuvent r ajseoulnmer au vide qu'ils ressentent. Il
^^mbloit ue vivre ^ue pour eux, comme eux, à leur tour,
. ne yivoieut que pour luu U partsygeeit toutes leurs pleines, et
a. appliquait avec un ert infini à les calmer. Dieu et le procbsin
_etoieut.rpb)etd.e toutes ses affections.Il seubiott qu'on respirât
.auprès du W M,u air plus doux, et sa maison étoit comme iin
a^nJe de :P9^ix eu milieu 4es ofuges du monde. Indulgent pour
.'les aûir^^y non-seulejneut au. ne Tentenduit jamais parler
oial dû |pk*oeh«tin tmais c'ëloh Taffliigér qa« de Iiii rappeler \êm
torts de céui dont il pouToit avoir à se plaindre. H aurott
.voulu oublier qu'il a voit fait des ingrats , et il a voit toujouM
des excuses toutes prêtes en leur raveur. Mais il retrou voft
.sa sévérité pour lui-même , se mortifiant en toute rencontre ^
vert qu'il porloit des instrumens de pénitence,, et on sdâi
3u*il avoit demandé à Dieu de Réprouver par une malailie
ouloureuse. Ou est fondé à croire que Diou l'avoit esaucé;.
car , d*apres le rapport des médecins qui Tont ouvert , son
coeur et ses poumons éloient dans un étal qui dévoit , disoien(-
tls , rendre chacune de srs respirations pénible et doulou*-
rease; et cependant, au milieu de souffrance; si vives et de
tous les instans, il ne laissoit pas échapper une plainte, et
•onsérvoit une inaltérable sérénité.
Nous terminerons cette Notice par la liste des écrits qu'a
publiés M. Carron. Nous connoissons de lui : Les -Modèles dn
Clergé, ou Vies édifiantes de MM. de Sarra^ âoursoul, BeU"
rier et Morel; Paris, 1787; 2.V0I. in-12. (^M. Carron publia
cet-ouvrage de concert avec deux de ses amis). I^es Trois Hé^
roïnes chrétiennes ; Rennes, 1 790 , ia-i^. ( Cet ouvrage a ^u
plusieurs éditions, et la quatrième parut à Paris en 1001 ; il
a été traduit en anglois par le révérend Edouard Peacb , chez
Keating; Londres, «ft»^^ în-16. DepSfs, Pabbé Carroti aug-
menta l'ouvrage ; la troisième édition parut sous le titre des
Nouvelles Héroïnes chrétienmêê , k Pans, 1819, 9 vol. in-16.' )
Mé flexions chrétiennes, pour tous les jours de tannée; Wen^
chéster, if^cfi /m-i 2. Pensées ecclésiasiiaues ; LtmàreSy iboOf
4 vol. in-12. Pensées chrétiennes {c^esilSL seconde édition â€9
Réflexions chrétiennes); Londres, i8ot, 6vol. in-12; la
quatrième. édition est de 181 5, 6 vol. in-16, chacun en deux
' parties. Le Modèle dés Prêtres , ou f^ie de Bridayne; Lon-
dres , i8p3 , .in-i 2.: VAmi des mœiirê , ou Lettres sur Fédw-
nation; Londres, i8ô5, 4 vol. in-i2. V Heureux Matin de
la vie y et le Bedu Soir de- "la vie; ^oiidres*, 1807, 2 vol.
in-16, réimprimés à /Paris êh 1817. Lés Attraits de la Mo^
raie, ou là J^ertu parée de tous ses charmes, elTArt de re/;-
dre heureux tout ce qui nous entoure; hondres, f8io, 2 vol.
iQ-167 réimprimés à Paiis en 1617. Le Trésor de Ja Jeunesse
» ( 'W ) .
ckrmâme; i vol. La Vraie Parure ittiné Femme chrétienne;
1 vol. Les Çcoliers vertueux } Londres, f8ii, a yoI. in-i6,
réimprimés à Paris en i8i5; la quatrième édition a para en
1819. Vies d^ Justes dans les plus humbles conditions de la '
soeiélé; Versailles, 181 5, in- 12. Vies des Justes dans la
profession des armes; Versailles, 181 5, in- 12. Vie^ des
Justes dans les conditions ordinaires de la société; Versail-
les, 1816, in-i2. Vies des Justes parmi les Filles chrétien^
nés; Versailles , 1816, in- 12. Vies des Justes dans la magis"
trature ; Paris-, 1816, in-i^. Modèles de dévotion à la Mère
de Dieu dans le premier dge de la vie ; Paris, i8i6, in-ii,
.réimprimé souvent. Vies des Justes dans Vétat du mariage;
Paris, t8f6, 2 vol. in- 12. Vies des Justes dans les plus
hauts rangs de la société; Paris, 1817, 4 vol. in-12. Can*
tiques anciens et npuveaux ; in- 16. JLa Route du Bonheur;
in- 18. De t Education , ou Tableau des plus doux 9entimens
de la nature z 2 vol. in- 16. Ijcs Confesseurs de la Foi dans
.r Eglise gallicane, à la fin du dix'-huitième siècle (i)j Pa-
ris^ 1820, 4 vol. in-8*.
Nous n'oserions assurer que le pieux auteur n'eût pas pu-
blic encore d'autres ouvrages; il en laissé plusieurs en ma-
nuscrit , entr'antrés les Vies, des Justes dans l'épiscopat et
dans le sacerdoce; la Vie de Vabbé de La SàlU; un Nécro^
loge des confesseurs delà foi ^ etc*
NOUYSIXES ECCLESIASTIQUES.
Paris. Le lundi 19, jour oi\, suivant le rit-romain, on
• célèbre la fête de saint Joseph, une assemblée de cha-
rité a été tenue, à deux heures précises , dans l'église
des Mîçsîons-Etrangères , pour Je soutien des pauvres
religieuses de Paris, que les années et les infirmités ont
réduites à une. plus grande idétresse. M. l'abbé Je
Causans a prononcé un sermon sur les mérites de
nos. souffrances auprès de Dieu.. Son texte é toit tiré de
* I ■ ■ I II > I I ■ I tu II ■ I II —— — ^»— 1»— ■ ■ in ■ ■ — ^bwa— *fV
(i) 4 vol. iiH8o.. prix, brocfaéf, aa fr. et aSfr. 5o cent, franc de
port. A Paris, chez Adr; Le Clere, au boreaii de ce jôîirBal.
VEpître de saint Paul a^x jt^bîUppie^»^ c]hi. !•'..: ^ph^s
donatum est pro Chnstb^ non sçlum ut ineufn <?rW<*—
fis , sèâ ut eiùanpro ilh patianiini. Leâ iM^ufi^noeq idont
Dieu nous afflige «ont tme source de consolatkiBs ao—
lides^tYévitaUea , p^rceique celui qui noua lea envtrfe
ett un consolataur bienfaisant, un dépoaitah*e fidèle^
et lin puissant témunératêtir. Ces trois motifs ont été
dérdopp'és, par le {euné orateur > avec beaiicqûp . d^
méthode et donctipn, Àpfèç )e discours^ il y a eu un
salut solennel ^ et M,. Macçbi, atchevécpie de Kîsibe,
nonce, ^u souverain Pontife, a donné la bénédiction.
Gfux ^i vdudroient venir au aeceurs de^ pauvres reli«
gléasei / sont priés d'envoyer leurs dons à M*^*. .d«
hastelius, Tue de la ]^erme-des-Matluirins , n!*. i ,
•uî, de cQncert ay<ftc plusieurs autres dame^, «'pat
chargée de recueillir d«s aumône^, pour une œuvre ^i
intéressante. .. . -:
>-^.La' ville 4e BayeuK désiroit depuis longften^i de
voir rétablir une école des Frères, cpii y avoit été ïbii«*
t4ée autrefois par M; de Ghc^ius ,- p^éM^e^sféur îmmé^
•diat de M. l^véque actuel deBayétti. Lccôùsèîl intV-
^ me^-sA avoit vptèiin trstîlertLeht|)piirl^s frères ét$e:s
' fqhthr pour leur meubler une n^aispn,, f)cs éfirandeâ
volontaires de la part des autorités et d'un grand
nombre d'habitansoat complété la sbmme nécessaire^
.L'installation de trois frères a eu Jieu à la mairie, le
.17 mars. M. l'évémie s'y trouvoit avec MM. les curé^,
le Corps municipal et des personnes distinguées. Le
maire et un' des curés ont adressé un petit discoui'S
aux rcv^pectables instituteurs. On s'est rendu ensuite à
Véglisêpour assister à la mes/^é du Saint-Esprit^ avant
laquelle M. Tabbé de Cussy, g^^nd-vicaire du diocèse,*
a prêché sur l'éducation ; il a fait sentir l'importance
d'une éducation chrétienne, et les avantages de celle
«le donnent les Frères: A la fin de la mè^se et avant de
d(^taer U bénédiction, M. Tév^pe a die son trâne
( i87>
adressé nne exho;rtatîon touchi^nte et aux bons Frères
éi aux' enfans. Ce jour a été un jour de fête poùt toute
la ville. . . ^
NOUVELLES POLITIQUES.
Paris. Le 23 , S. A. R. M>'. le duc d'AngouIéme « visité
rEoole d'application du corps royal dMetalrmajor.
— Si A. R. M"**, la duchesse de Bcrri a fait remettre un
Bel e&emplaîre de V Imitation de JésuSTChrist , k M* Auggste
Leiooene , qui a eu rhoaneur de présenter , avec. A}*"*, pe-
in»rte, à $• A. R. , le couvre-pied de Ms^ le duc de Bor-
deaux.
«— Le ao, M. le chevalier Stuard , ambassadeur estraordi*
^aire d'Angleterre , a pr^nté an Roi, en andîefice parfis
'Ctilîëre., une Mrre de ion souverain , |>otir la nôtiiîcatioff de
la mort de la prinoetse Elisabeth^ fille du duc de CUrenoe.
: ««Le 21, un service funèbre a été célébré k Vincennea,
pour Je repos de l'aime de l'infortuné dtic d'Enghien*
.>-*!> çolléaç électoral du département de Loir-et-Cher
^a nomme M* Te misrquis de Cofirtarvel meird)re de la cham*
bre de| dénotai. M^ je marqais.de Cour Urverprt^ioi^ Te
éollége, et « oïténu 89 voix sur i3^., — M- de Bîanûoiirt a
é^té nontmié député par Je 3". arrondissement du département
de Seine et Oise, il « réuni 169 suffrages, sur iâ4 Votans.
*— Le troisième arrondissement de la Dordogne a nomnaui
Ji. Génis de Beaupuy député. Le nombre des volant étoit
de 143 ; il a oVteou 84 voix. «— M. Fatentin-Sentertac , prési-
dent du collège élei^toral de Famiers (Arnege), a été nommé
député. Le Dopaibre àfi& électeurs étoit de 139; M. de Seti*
tenac a eu 80 voix.
«* M. le mai;échaI-de-Gamp Obert remplace le maréchpl*
de-camp, baron de Monfort, dans le commandement, de
l'école militaire de la Flèche.
— Les noipmés Fayolle et.Aîlam , condamnés à la surveil-
lance de la haute police ,^ pour avoir pris part aux troubles de
Juin derm'er, se '^irt désistés du |M>uryoi qu'ils avoient fortné
devant la cotirde eias^tiofli.
— On annonce que M. le duc Decazes doit repartir , le «5^
pour Londres.
«— La viHe de Marseille fait frapper une médaille destinée
à perpétuer le souvenir du. courage 'et du dévouemeul de
M» de Beizunce, lors de la pesle'de 1720. .
— M. le cur^ de Chauloes (Soniuie)a laissé, par son tes-
tament, au grand séminaire d'Amiens, sa bibliothèque^ qui
se compose de plus de ^000 volumes , et une somme de
loo francs pour les frais au transport.
— Le roi deSardaigne s'est retiré à Nice; il a stipulé dans
Am acte d'abdication qu'il conseWeroit le titre de roi et uù
revenu annuel d'un million de livres de Piémont-, avec la
faculté de résider oii il voudroit. On dit qu'il y a eu de vifii
débats à Turin , entre lés partisans de la révolution , pour
«ivoir si on prend roit la cocarde trieolore; des émissaires
^rangers étoient fort dé cet avis; mais ki cocarde sarde a
prévalu. On sait actuellement qui a fomenté cette révolur .
lion. Le prince délia Cisterna, qui ay<nt été arrêté à Pont-
de-Beau voisin à son retour de Paris , vient d'être nommé
membre de la junte. On a délivré aussi un nommé Le Blanc,
cbez qui on a voit trouvé des proclamations. Les 'conspira-
teurs se vantent aujourd'hui des ihènées qu'ils nioient hardf-'
mtent la Veille. La révolution n'a excité qu'un médiocre eh^
thoufîasme, et peu de corps pardissènt y avoir 'pris part. Là
junte provisoire vient d'être augmentée dé huit membres',
parmi lesquels on fem^rqu'e le Cardinal MorozzQ , évêque de
Ifovarre.
— Les premières ho;$tirités entre les troupes autrichiennes
et les troupes napolitaines ont eu Keù lé 7. Une coïonite 'dé
9006 Napolitains s'est portée sur Rieti , et a attaqué le'corps
a'armée commandé par le 'généra Pcora te de Wâlmbdcn , qui
les a battus complètement avec le tiers de soii avant-ga'rde',
et les -a Uiis en dérouté. Une autre colonne , forte de 3eoo
hommes, a été complètement dispersée-, «auprès de Pic di
^^0^9 P*** ïe colonel Schneider, et n'a dû son! salut qù'i
Tobscurité de la nuit. Les Autrichiens ont fait , dans ces deux
actions , beaucoup de prisonniers. Ils ont per/du .environ 5p
hommes et un seul omcier. Le ConstiuUiQnnet àéiix&Rt içes
nouvelles, et annonce qu'il a pris les Napolitains sous sa haute
protection.
( i89 )
GHAMBRE DKS PAIRS. .
Le i2<5 , M. le duc de Luxenibour^prononcc lëJoge (le M. le duc de
Beaumonl, et la chambre ordonne 1 impression de 9on discours. M. le
Ticomte de Montmorency fait un rapport sur le projet de loi relatif à
Une nouvelle fixation des alimens alJoués aux détenus pour dettes. Cc
f apport à été suivi d'une discus^on à laquelle ont pris part un grand
nombre de pairs. La chambre a adopté un amendement ajunt pour but
de prévenir rini'gali té qu'entraîne , dans la répartition des aliméns,
leur fixation uniforme par mois, sans égard iiu nombre de jours dont se
èoropose^Ie mois. Le projet, ainsi modifié, a été adopté par la chambre.
Le 33 , la chambre a nommé deux commissioit*» fTpéciatles , 1 une p^ur
Texamen de la proposition de M. le vicomte de Montmorency « sur la
eontraiute par corps ; Tautre , pour Texamen de la proposition faite par
M. le marquis de Catelan , sur l'importation des grains-
CHAMBRE DES DEPUTES.
. Le 3o, la chambre procède au renouvellement de ses bureaux ,
après quoi Ton reprend la discussion sur les six projets de loiconeei^
«umt le règlement du budget de i8ii^. M, de villèle s'étonne de o#
qu*à l'occasion du point Je plus in3iguifiant d'une discussion^ on vient
atjtaquer les questions politiques les plus graves, et de ce que ces atta-
ques. partent des points les plus opposés de la chambre. L'orateur, ré-
pondant au discours de M. Donadîcu de la veille , fait sentir que no(t#
cherchent à profiter des circonstances environnantes pour précipiter
ja patrie dans de nouveaux dangers j et on ne peut déjouer leurs pro-
jets qu'en s'unissant au ministère actuel, qui jusqu'ici sent montra
digne de cette confiance. Ce seroit une honte que de se diviser en pré-
sence du danger conifnun. Ce discours a été plusieurs fois applaudi, et
rimpressioH demandée { et V malgré les vives réclamations au coté^jgau*
ché, M. le président à déclaré que, l'impression étant de droit, *il ne
la mettroit pas aux voix.
M; Tairayi^ se plaint longuement du gouvernement et des lois d'ex^
iceptiofi î if àccUse les royalistes de vouloir ramener la barbarie. Quant
aux compties présentés par les ministres, il en vote le rejet, pan«
^'il n'y arrietf compris. M.^ Creuzé s'oppose à l'impression du discoin?.
IfiÇ. TdErayrê déclare que, si la chambre refuse l'impression, il la (vt^
faire àsesffais : il prie les ministres de ne pas le taire saisir, comme
celui de l'ànnéeL^ernière. M. Je garde des sceaux justifie la saisie faite,
J'aiiBée dentière, du discourt prononcé alors par M. Tarayre, 9^ ^t
X . . ( '90 )
que celaî-ci^ avoit t)OQté de« pusaget violens : de phls, A pt^nse ^pMi
celui qiill vient d^entendte contient une attaque formelle contre! an»
torité du Aoi et des chambvec*.
M» Demarçaj entrcp^nd de prouyer que le diacoors de If. Tarajvè
ëlôtt imaisissable ; il prtkend ou on attaque les acquéreurs de biens na-*
tionaux ; il Yoit les Jésu jttos de retour , et croit que Ton a tort de ro«
^irocher à Torateur d'avoir Mtaqaé rantortté constitutionnelle du Bot ,.
SI celte autorité est fondée saruH^ticte irrégulier, sur un acte octroyé 4,
et qui a été soamis à l'acceptatibn, 'toute la chambre se Icte pour mon-'
trer ton indignation. MM. Laine et de Villèle parlent avec chaleur am
lAilleu du bruit. M. Bazire demadde le rappel à Tordre.
I dit I^h
spuyerain. M. de Marcellus s'écrie que la soÙTeraineté est toute dans le
Roi. M. le garde des sceaux s'étonne que des gens qui mettent si souvent
la Charte avant, rappellent ensuite un acte irréguiier et octroyé» Il en
signale des idées fausses sur le g4Miv«nM»ent représentatif. On errera
peut^tre epcorc à Taristocratie , » dit Toratelir en finissant; rappelona-
nous que cette déaomination dWiitoerat«rnB8i0iite«UK premiers tem^pt
de la révolution. On s*en servoit pour désigner les victimel, et pow
offrir des sacrifices humains sur les auteb dé la terreur.'^ Lorsque vèus
lenou vêles ces épithetesde proscription, nous avons droit de vous de-»;
mander ti wohb voulez- encore de nouvelles spoliatioM et de ■ovveâctxi
massacras. Monvement d'approbation à droite.
M. Sébaitiaoi parle eofttre l'ordonnance qui confît, ett Cbrse ; Vâu^
torité judiciaire à unelief mititatte , et il combat le rap^I à l'ordre/
1|. Je. ministre des afi^ifi^f élraDgeres répond. au préopiuant. La cl6r
turo àù la discosiloft éft vivement demandée. M. Foy pâriè contre
Tartstocratie, dont les projets Tépouvantent; maïs il nese laissiera'poiBt
opprimer ; il ^ne subira point le joug ,. et *]r gouvernement lui-nfén»^
sera forcé de céder à l'opinion. M. de Vaublanc repousse les dcctrinês
de M. Foy et de ses amis, ,et termine en rappclakit contre le principe
de la souveraineté du peuple, cette maxime angloise, q«le htrtiieitfè •
chf, le principe et la foi. Il appuie le rappel à l'ordre, qui est f^ni^iî
Prononcé à une forte majorité p»ar la chambre , ain^i que le ^ftts d« .
impression du discours de M. Tarayre. La di&mhre se forme en eo*
mite secret.
Le ai , M. Sirieys de Marinhœ présente piquas réfleaions sûr \m
projet de loi , et en vote Tadoption. M. Casimir Perrier regarde eomaïf
chimériques les craintes des minuties, et ne voit rien d'aJatimant dàna
lea événemens de Piémont, parce qu'ils tendent, selon 1^1, à fairç
nehtrer l'administration actneUe dans la voie oonstitotionnêlle, pTatf
taque ensuite le pi¥>iet de loi, et critique TadministratioA de M. le mt»
nistre des finances. L'impre<«io|idtt diBcoun, anr4^ avoir i^té contesta
un moment par le côté droit , a néanmoins été. ordonnée.
1M[. le ministre des Ûliaaccs r^'pond a toutes )«% 9b|ectioiis dés advor*.
mttn du brojef de Ici ; â «e livre à deé d^vélbppeméiiJ tré»- déUîQéa'
pour iustincr ses opérations, et s'élève , éii fihi8:jaiit , contre, ce^ homjneA
qui font circuler des nouvelles fausses et des bruits désastreux pour fàira
baisser le crédit. M- Mécbin parle de la liberté de la presse, de celle
des iournaux , comme d*un élément indisnensable du goQveriiement!
représentatif. M. de Bourrienne Vcctifie plusieurs erreurs accrédiléef'
par la malvciflance : on accuse IcsFovalistes, dît^l, de ne pas vouloir
de la Charte; voici ce auc.no.us voulons : la dynastie des Boujebôns»
qula fait pendant tant de siècles U gloire et le bonheur de la Ptance;
la religion et U tnQtàkfi^ seules bases de Tordre publie; la Charte,,
telle que le Roi no«M Ta donnée. On nous accusé aussi de réclamer,
toujours des indemnités pour lés émigrés^ et nous avoqs été les pre-
miers à conseiller à des pétitionoaircs cjui sont. d#ns cette faonorablfe^
catégorie, de retirer leurs pétitions. L'impression du discours * été de-*
mandée X mais le règlement sV opposoit, attendu que ce n*étoit qu'unie,
digression étraDgè^e à la loi des finances.
M. Casimir Ferrie» prétend cpie M« le ministre n*a pas répendo à ves
objections. 11 interpelle les minifl^ressur une letti^ adressée oiBoielKe*;
nient' pf r le «lûjMfttre des finances aux syndics dès âj^eni' de. changé ,
pour les autoriser ^poblier laaouvelleque les Napeiitainsontété bal«»'
tus % eette nouvelle pouvant produire boiincoup d'effet mt. là hausse d««'
foj^ds. Mi le ministre des afbiref étrangères aunonce qne«ie)OQr mémo,
1^' gouvernement a reçu la nouteHé aun eRgageiUeniciitre less Âutri**
chiens «t les-Nap^di^^^» dans loquet ces dermen ont é4^b»ttus^ et*
qu'il étoitdu devoir du gouyefnemont d'en «énandre la«iouVelle<( Ift. Hr
i^inistrc des^naiic|i|dit qu'il a cm égalemcBt àoroir ceiÀmiuliquer anx
synjdU*^ des agcns de change dos noavelltes.siiiiiortantet.
Xeyo6té droitot U centrertéMtgMntlèiiritilisftctlon; le^côtèfall/chè^
fait.paroitrc une violente indignation. M. Foyiié lèvv^en s'écriatit que
c'est une honte peur l'humani^, un acte insensé, de publier ainsi les
bulletins de Vennemi, M. de Chauvelin parle j. au milieu du bruit. M. lo
général Foy prétend que les ministrrè ont pmenté à la place de Paris
une nouvelle fiiusse ; il ne peut croire quïl y ait eu UD «ogagèftent
condddrable. entre les deux arme es. Au surplus, si les Autrichiens ;soat
entrés en vainqueurs dans les Abmzzes, tant mieux: ils y trouve-
ront leur tombeau. T&ls sont les voeux du loyal députe ^ qui se plaint'
en outre que le prince de Castelcicala. résidé à. Paris <:omme anwassa^
deur du' roi , tandis que ce roi est séparé de son peuple, M. le ministre '
des affaires étrangle k:s justifie la marche dé notre |;ouv^pement. Nous
avons, dit Torateùr, un ambassadeur auprès du roi de Naples , parce :
qu'il est roi légitime , et il y a un chargé d'affaires à J^aples, parce que*
le Roi de France ne doit pas négliger les affaires particulières de ses.
sujets. M. Sébastiani veut parler.; la clplure est prononcée u «sie im- .
mense majorité,
Le !i2 , M. le présidèntiit une letl^ par làqiiellé M. Casimir Perrier
demande unçongénde quelques semaines : le congé^cst- accordée La discés-
aioB générale sur les aomiÀcs étant épuisée, M. de Magneval, rapporteur.
( 1$^ )
rëpond aux objections qui ont été faites contre le projet de loi et con^
Ife travail de la commissioD. M. le président donne lecture du premier
a'et , qui accorde au ministre des affaires étrangères, surle& ronds du
gct de 1819, un supplément de i8â,Joofi*. M. Sébai^tiani demande
la parole sur le lond de l'article, et parle de rAu triche , de la sainte
. alliance , des affaires de Naples. Mouvement d'impatience au côté droit.
M. Cornet d'Incourt demande que l'orateur soit rappelé à la quMtion.
M. le président rappelle Toratcur à la question. M. Sébastiani se plaint
de ce que M. le président n^interrompt que lui et ses amis. M. le prési-
dent repousse -ce reproche aVcc dignité. M. Sébastiani continue k parler
de Naples et du congrès; enfin, le tumulte augmentant, il termine ea
TOtant le rejet du supplément demandé. L*impression de son discours ,
appuyée par le côté gauche , a été rejetée. M. de Bonald annonce qu*il
Teut répondre au discours du préopinant. M. le président fait observer
i M. de Bonald Timpossibilité de traiter des questions politiques k roc-
casion d'un article aes comptes. M. de Bonald cède à cette obsematîoo,
M. Ganilh demande sur ce supplément des explications, qui sontdon-
nées sur-le-champ par M. le ministre des affaires étrangères. M. Manuel
parle des dernières nouvelles d'Italie, et dit qu*il les croit fausses.
, Le projet de loi , composé d'un seul article , est mit aux roîx- et
adopte. On passe au second projet, qui accorde au ministre de Tinté-
rieur un crédit supplémentaire de 646,690 fr. M. Gaumartin propose
de retrancher Une somme de5d6fr., attribuée aux dépenses dudergé.
M. le ministre de Tintérieur donne d«s explications justificatives. M.8é>
]>astianL4E«clM^dlocation du crédit ; mais il veudrôik qu'on arrêtât dès
ton début le développement d*un système qui tendro)t à accorder aux
corps religieux renseignement de la France; dans sa frayeur, il voit ce
corps rentrer dé toutes parts. MM. Capelle et Louis appuient le pro-
jet de toi, qui est adopte par 248 voix contre 38.
AV REDACTEUR.
MoKSisra,
Je partage entièrement Popinion émise par un de vos abonnés dans
votre rî*^ S'jS , sur la carte intitulée : le Cours des Temps. Le colporteur
de cette carte se présenta chciE moi dans un moment où j*étois occupé ;
je me bornai à y. jeter un coup d*œil, et ie Tachetai pour* 12 fr. avec
une autre carte intitulée : le Tableau de l'Histoire tfp France, Mais de-
puis; y voyant une production de l'incrédulité, je déclare que je Tai
mise au feu. Je n'en parlero is pas , si je n'avois pas eu la complafisance
d'inscrire mon nom sur le registre du colporteur, qui m'en fit la de-
mande pour la régularité de son compte. Comme cette inscription pour-
roit être prise pour une approbation de la carte , je vous prie d'annon-
cer que je la retracte j je ne veux pas que mon nom soit associé à rien
de contraire à la religion. J*ai Thonneur d'être , etc.
Lille , 3 février 182 1 . Yakoer C db Wazurs.
(Mercredi Sè8 nuurs itf^i.) (N*. 69a.)
— if. . ■' ' ' ' ' .. 1 .M'i' M l '.I.T l . 1 I I .1 1
Mélanges de Pensées et de quelques Obsérvatiûm dé^
tachées sur les pr^ugés du siècle des lumières j ,'^ .
pM- D. A. G. B. L. A. F. (i). /^ M^-^t**;
Réfutation du principe que la soui^eraineté réside dans /^\s*'
lé peuple , et des conséquences qu'on en tite^ pkr lo ' ^ * f/
pcrè M<»ieînard (a). • ^-'^5,^^
Nous réunissons ces écrits dans un seul arUcIej;^
perce qu'ils ont enir'eux quelques rapports. Le pre^
mieri^ies Mélanges, a pour ob|el de dissiper les idées
fausses que Ton .cherche à répandre aujourd'hui sur
4ivers poinis de religion « d'bistoirâ et 4^ poUii<|uiew
L'auteur voit avec regret riguoraoee» rorgueîl ott
les préjugés^ altérer les vérités les plus i importantes
ou (es faits les plus notoires, et introduire dans les
conversations et dans les. UvTes> des. notions et dea
jugeoiens qui ne soutieniieaipas le moindre > examen
» qui accusent la l^èreié du sièclq. Il troiwe à ceC
égard de nombreux exemples^ d'irréflexioii ^ d'injus^
tice 00 de partialité. II esl curieuxr> àiùiJtf d'emeRr
dre nos penseurs s'élever contre runîoR desdejUX
puissances dans la personne des papes ^. et la louer
comnie un trait de sagesse et de politique dMs kifl
rois d'Angleterre. Quelqu -un pourroitril dire,poiir>r
^ ^— ' — , i ^^^^ ■ " ' ' ■ ■■ '"*.
(1) I volyt^-8*. A LyoQ, ches Pîtral.
(a)72p^: îtt-8".; prix, i fr« 5p c. et i fr. 75a. fnincâa
^rt. A Fans, ches Ajd. Le Qerc , au bureau de ce \ontmA
Ton^XXrjLKJimidelaJteligionet^duMou ISi
( t94)
^001 on admire les Anglois^ lorsqa^après avoir ab«
juré leur ancienne religion ^ ils ont exclu ceux qui
j perséyéreroient de toute prétention à la couronna^
et pourquoi on blâme les rrançois, qui^ jaloux de
conserver la foi de leurs pères , hésitèrent à recon-
nottre tin prince qui y avoit re&oncé ? Nos auteurs
moderues fourmillent souvent de pareilles contra-
dictions* ■ "
:/ Nbus avons ôté k la religion la placé qu'elle de^
Voit avoir dans nos lois f et nops multiplions les ser-
mens , qui ne sont rien si la religion n'y préside.
JVôus vantons nos progrès dans la civilisation ^ et nous
Be témoignons que du mépris pour les hommes ver-^
tueùx et éclairés des siècles précédens qui OBt pré--
paré pour nous ce grand bienfait. INous r^ardons
^'on îœil de dédain leis établissemens pieux et chari-
tables ft^rniiés par nos pères , sans songer à Tinfluenoè
que ces étâbliss^méns ont eue pour la prospérité çte
notre pays. Les abbayes ont fertilisé des terre* ini^
«ultes , ont fait éclore des villes^ ont perpétué les 6«tF-
"Vrages die» anàena claâsiqiies , ott4 mainiens Ja^ u^
tnre des lettres ^ ont sauvé r£urope de la barbarie".
•Elles o£froient dans l^^s campagneé des secours a«s
Sauvres^ un appui à l'industrie^ des lieux d'asile et
e prières pour le malheur et la piété. 11 est de mode
aujourd'hui de se moquer de ces fondations reti--
gieuses ; et en e£fet nous ne fondons plus rien , nous
ne nous embarrassons point de notre avenir ni de
notre^postérité^ et nous dépensons tout en jouissances
momentanées. Ingrats eirvers nos pères 9'impréyoyans
«.envers nos ecifans^ nous ne songeons qu'à nous, et
4IOUS blâmons tout ce qui s'éloigne du cercle éaoît
de nos idéésr C'est là au fond cet esprit philosoplii-»
que qu*dn a prétendu introduire dans l'hîstoîre, et
qui n'est que la manie de juger [es événemens an-
ciens d'après des Vues liouvellçs. On ne tient plus
compte des circonstances et des motifs ; on juge
tout abstrs^ctivement et conformément au système
que Ton s'est créé. Ainsi il est reçu de s'élever con-
tre les papes, contre les évêques et contre le clergé j
l'esprit philosophique ordonne de signaler Tintolé-^
rance catholique; mais 41 défend de tenir registre
des excès des protestàns. Il n'est pas permis de dire
que ce sont eux qui ont troublé la paix de rEurope ,
qui ofat provoque un siècle de guerres, qui ont al-
huné la haine et la discorde entre des citoyens. Oa
auroit mauvaise grâce aujourd'hui a rappeler les mas«
ëacres et les pillages exercés par les calvinistes daîn^
nos provinces du midi , les édits dé proscriptioh de
Jeanne d'Albret dans le Béarû , les exécutions san*-
glantes ordonnées, en Angleterre, par Elisabeth.
• Et ces idées nouvelles , dont nous sommes èi fiers,
que sont-HeI}issp6b^ la. plupart que dé pbriipeuses îl-
'fo9ions?*€hi crie cbntre= les' pHvilé^^^ et jamais cehïî
des rich<|sses fut-il poHé plus loin? On a décrété en
principe les droits de Thomnie, et jamais l'homme
li'eh a moins joui que depuis trente ans. On a pro*
clamé la souveraineté du peuple, laquelle h'est qu'uTï
éblouissant mensonge et une fastueuse absurdité, Oà
a défini la loi , l'expression de la volonté générale ;
tîequi est faux en théorie comme en pratique; car
il est impossible de consulter tous les individus, et>
si on le pouvoit, on n'auroit pour résultat qu'un con-
flict de préjugés et d'intérêts, qui ne feroit que des
lois incohérentes et variables. On a parlé d'abolir la
pieîne^e tûort^ et le siEing à coulé par torrens. Oà
N a
i >9e)
tùBi sans eeiae eo avant le progrès dé^ lumières^
comme si 4}uel^ue9 perfectionnemens daiis les aris^
<|iielqueft procèdes pouveaiix , (ek que clia'quéisîécle
en st vu deceiwrlri ajquioieut au I>onbeur de rei»|M*çe
humaine y et- comme si la religion et la morale pou-^
Toient être comparées à la^ mécanique et à la cltiniie j^
et s^enridiir chaque jour de dogme& et de préceptes
nouveaux.
Tel est à peu près le fond des pensées et dés ohsét^
valions qni composent le volume intitulé : AféUwge^,
L'auteur est un notume froid et réfléchi,, qui né juge.
pas d après les opinions dominantes^ et n écoute paà
un enthousiasme aveugle, il ne croit pas que tout fut
ijigae dTanathème dans Tancien régime*, ni que tout
•oit digne d'admiration dans le. nouveau. U remar-
2ue dana les idées, les maximes et les jiigemens des
oinmes de cette époque,. tant de légèreté, d'incon*"
aéqucace, d'ignorance et d'orgueil , qull se croa
obligé de protester contre, et de leur opposer des
fiÂts «ràrs et des notions exactes. ,S{çs observations dé*
laebées sont^ fudijcîeiiaes^ et piqufmiesy,.f;| la form^
négligée sous> lequellç elles sont quelqtiefois préséi^
tées ne nuit Aenie pas à leur effet*. C'est évidemment
l'ouvrage d'un homnie de beaucoup de sen^ et qui
CK>nnok.le présent et le passé. Un dit que le recueil
^t posthume. 11 est à croire que l'auteur e^t mort
depuis bien peu de temps; car il a peint des travers
qm sont bien de l'époque actueUe^ et qoi^minem
même dans la société*
Le second cHxvrage , celui du père Moûteînard ,
lend au même bût par une autre voie. L'auteur at«^
tacpva le piincipe de là souveraineté du peunlci tant
par la raison al rjS^riture, c^uepar le» çonseqjawicc»
éuî en decotdent. Il discute les sophisme^ des de^,
feaseurs de ce système^ et répond a leurs abjections-.
Il traite cette question avec me thqde «t solidité , et
en même \emps sans emportentent ^ «ans ^reuR.
Xies piiblicbtes modeifnesiiereit trofuvïefonipas^moia»-
suranné et ridicde; ioable père Moneetnamlisé e&nh
aolera de leur imprOlKition comnate de hurs «arcM*»
toeî. Les esprits droits se rendront à ses raisonne*.
m^ns, et adopteront ses conclnsipns. Une grande
|eçon vient ici à Pappui du l)on sens et de ta ré-
iiéxion^ leipéacnoe îa plus terrible a dû renverser^
ces ihéories ambitieuses ^ ont servi detexie à tani
tâedeclaoïationi^ et d'excuse à tant de crimes ; ei^
pu n^tis ^somaoeâ d'incurables fonB^ Ou bien le dogme
de la sonveraineté du peuple n'osera plus reparottrè
dans leà Kvrès^ et ne aéra plus regardé Im^méme
ffcie leômtae le friiit d'un èsprît de vertige* Dieti
yeultte que nous en soyons guéris i, jamais.
Au total y ces detcx écrits sont^ cbacuii dans letiir
^l^enre, digi>es dé l'attèntlôii defiilecteuM. Le premier
est pliw varié, te second plctt méthodique ; maîs-toiift
deux sont une protestation vigoureuse contre les pré-*
tenlions des révolutionnaires p dont la racé n'est mal*
tteureusemeut pas éteinte^ comme Tatlestent les itt*
suiTeqliaiis qui om éclaté anccns^voïK^fH daxis iroîs
rQyaumes^ ^t les «roubles qui tèffÈsSÊi ^enflera daa»
*q^«^ttes butnei» . f '
ÎParis. te therdredi 2 ï mars, îl y a en , dàïLs 'ànhôtel
S afticulîer du faubourg Sàînt-Gcniiam, oné f'éunioa "
e~ dhariîé ^nu.fat^UY des peïrisonnBS que les nliàlheurs
delà révolution ont dépouillées de leur fortuné ^ et rè^
dttîtesà la détresse;. Madame et M"**, la âucliesse de
Ben*i ont honoré cette assemblée de leur présence. TJn
Çrand nombre d'bommes distînguiêd par leur rang , et
•des dames riches et pieuses remplisâoient plusieurs
salles de l'hôtel. M.' labbé de la Bourdonnaye a pro^
nonce un discours, dans' lequel il a rappelé le déyoue-
jaent de tant dé fawiUes msdheureus^Sy et tout ce q[ue
leur a coûté leur attachement à la religion, à leur
paya.çt à leur Roi • L'orateur a rempli parfaitement
oe qu'on pouvoit attendre et de son talent et de Tîn-
tér(H du sujet 5 son discours n*a pas été remarq[uaMe
seul ejnent pair les plus nobleis sèntiméus, mais par ttne
mesd'rè et une délicatesse %ifinies, La cjuéle s*est élevée
'à- I2,éb0 fr; • -'i •' *■" '/'*' ■ ^'•■' -' *. ' ■ •* '•
-^ Levendrcfdi 3t>' maTs, à deux hevhres mêei^és,
M. l'abjîé Glànsel de Monljalrv aumânierxle MAlMâABE ,
]^réchera dans l'é^sc; de. saint Vincent de Paul, en
laviB^r de l'é^li^sement de;cha«[Hé fo^tdé ponv l'iBr*
struction dçs jeunes filles pauvre^ ^ pour le soulage*,
juent des maùdes e^ dfss inoigens ,: et pour Fentr^icn
des jètiiies oi^l^elmes , et d'une école de garçons sow
là dîi^ction des Frères,. On espère 4jae MA]|AMB;et
Madîime la duchesse de B^rri assistei<<>ilt à'k réti^itf&4
— D'ans un moniènt otlV M« l'âbbé (juitlon se dispose
sians doute â; mettre au joiii?*ïe'ÏV«; volume ses
Bfartyt^ dé Èà'Soi, )i^\is troyo^s iuî rendre service
*n lui indi^ârit Quelques Nouvelles i^ébtifibatroixs^ -à
£ii»e û^rnu^^^ fttefe, fl «i^mme paninî i^es tnaityi« -i^e
yi'ngtattie de prêtres condamnés à moTtpàar detryûanal
diP la Vienne, à Poitiers, et guî marchèrent,, dit^l,
ensemble à Téchafaud , le 1 8 mars 1 794 5 par^nî ces pré^
très il place-M; D^neel de Brunerai, gvand-yicaire de
Poitiers. Or il est de notoriété publique, à Poitiieàrs,
que M.^ Tabbé de Bruneval n'a point péri pendant la
4errçw j il fu?Yé*cut à c^tte fiinie^fe^pj^ue^ e^
( «99 )
Apiiiii^é de ]iOiii^ii> après le Cpsicordât, grand- vl*^
Caire de Poitiers; oa troùyeson nom dans VAima*-
nach ecclésiasltigne de ifioitvâ i8o4 (ps^ge 197)^ et noii^
savons que cet ecclésiastique n'est mort que vers 1 808 &
Première erreur 5 la seconde est un peu plus étonnante
encore. M« Guillon cite aussi Comme un martyr de la
jnéme^ppque^ M. l'abbé Gars> chanoine^ dit4l9 de l'une
des co^égîal€s de Poitîerîf. M. lahbé Gars n'étoit point
çhanoin^e de Poitiers^ mais précekteur de la cathédrale
d'Âgde; il n'a point été:e%écàté le 18 mars 1794^ ^^^
il existe encore j, il se porte même assez; bitn, et il de-^
meure à Paris, oà il remplit lest fonctions de cli,apQ«
lain de la maison dçs MadelpnneUes. Nous engageons
M. Guillon à l'aller voii', et à S'!assurev,par lui-^niéni^
des renseignemens que nous lui donnqns. N au§. now
fioniimes cru, obligés de lui signaler unç n^èpi*i<se . qiiî
|3i'est pas san« imporlance^ Il est bon de ;prévçnir ^q^^.
qui pourroienj, être teintés d'inypquer. les m^vtyr^.i^Hf
proclame M, Guillon, qu'ils ferpi^t bieu dé ne ^»B,m
Èresser, et d'attendre 4e ,^lu«. amples^ informatîcfn^,.
e^. auteur est un peu p^^opipt. à .miiltiplif^r-et à car %
noniser le« viçtiipeydelçigrçjîiQl^^^ o^ fautf^«
d^siiispérer-^^ Jfi«<;ai|té <liç:cea!£ doj)iiiliiiGO|ite JUmqvti^
Nous avdqs.1 jeu dé çroil'e que, nous pouyrfji^s. enç^îo^
rendre à la^vîe quelques e.c4ésiafl|iqiffîs qu'il «i^oit uqi.
peu prénpbatuVçment plac;& ,ST^ tesf iiuteïsv., /,. . .>
•-^ Le^-.difféi^ntj^s sociétés^rdje >missiOfiifnaive8 et)Mi«
nuent î^v^s travauii: s«ir pluaienirs points dnrtjrojftnmei
Tandis que ^'aâ^oQiatiau des missionnaire» farinée' à
Pajris ^YS^^gwli^^ <à Ja foî« MontpeUâer et Giontanoes^
d'autr^^y^ilienl des villes mains ÈonsidéisaMes. AJLa*
voulte j V^^^*o;udis$em>ent de: Primas ^ dlacése de Mende>
line mission a exc^ité; da»s toute la ville an désir^^rn»
çère de revenij^' i Dî<pu, et les ma:gîslrats , toi^Èmaé l^
r^ste des babitans>,oiiit suivi les exercices et fr^qu^nté
les ^acremen^. Une 'mission vient d*étre aussi terminée
( ^oo )
à Poat-ëe-Vam, âaiule diocèse de Lyon, par la société
des missionnai^a de Laval y dont les instractiona so-
lides et les vives eihortations ont opéré des fruits abon*^
dans; Un« autve mission dtéié close te i y février à Nyons,
diocèse de Valence , par la société aes missionnaires
ionnée pour ce diocèse : Fempressement des iidèles k
répondu au zèle des ministres de la religion , et ceux-
ci ont goitté de grandes consolations^ Ainsi la vertii
puissante de la parole sainte se fait sentir encore de
toutes parts au milieu des efforts de l'impiété < '
— ^ C'est toujours avec douleur que nous voyons l*im-
Stété pénétrer dans les- campagnes^ et s^y signaler par
es insultes à la religion ou à ses ministres. IJn fait ré-
cent de ce genre vient se joindre à ceux que nous rap-
SorHîons il y a peu dé temps. A la Bussière , arron-
issement dSe Beaune^ diocèse de Dijon ^ des individus
connus ont attaché ,- dans la nuit du i*'. mars, à la
|>orte du curé du Heu un animal mort , de manière
qu'en ouvrant la porte cet animal devoit tomber sur
le pasteur^Le chi^ de Tanimal^'et une inscriph'on
dérisoire' qu'ii^^fttfit' sur la tête, ajoutoient à Tin-
milte. Celte grossière facétie devoit, ce Semble, exciter
J'sttenlalott w IVuèorité locale, qtii n'anroit pas ett çle
peige à en découvrir les auteur^. Ne le$ point répri-
mer, c'est les encotira|fer à répéter dé pareils traits.
Ce seroit bien pis si celui a qui il apparténoit dé sévir
contre le&compliceii'da faft,^eàt été le premiers rà^Tire^
On te refuse à admettre cett^ supposition peu digne
d'unfiMictîonnskîre cbargé de maintenir Tdrare et de
protégtar tbus «es adininisbrés, et- qt^i doit^parliaiKè*^
rement > et par touteeêrte de raison^; WpJ^ù^ëf, dé
tonte ison-acuiorité, ^n- fênctionnaire dNiii khtre oï*^'
dn^,--iin faemmè revêtu d'iin caractèi^ ^acré. Leé ma-
gistnAs ne deVroient pas s'attç)idrè à être respectée là
où les^préties sèroient insultés imputiément.
■ ' \ . ■ ■
'■■■■ . . N
NOUVBUBS FOLlTIQVfiS. i . «^
PARii.d. A. R. MoivsiEUK a envoyé une sotaitoé de 5eo tr, '
am œalbeoreax incendiés de LahayecouK, ettinè de 400 fr; '
à ceux de Revîgny. S. A. 11. M*', le duc d'Angouléme a
donné également nn seeours dé 5oo fr. aux incendiés de dia«
cane de ces coinm,unes. Moksibuk a faû remettre aussi une
somme de i5o fr. à la veove' Benoist, de Gagny, pires de
&o|Msse.y diOnt la maison a été ta prdie d'un incendie.
— LL, AA* RR. Ms^ ledoe» et Maoavf, ducbesse d'An^-
gouléme, ont fait parvenir 600 fr. à M* le $oas-préf«l d'Is-
aengeaux (Haute-Loire) , pour une nombreuse familie 4}ni a
^ rainée par un incendie. • •
— S. A. R. Madame a donné on secours de. 800 fri pour
plusieurs malheureux ouvriers altacliés à l'approvisionnement
en combostibles. lia même Princesse a fait parvenir fin se>T
<:oui^ de 3oo fr. aux personnes' qui ont le plus souffert da
récroulementd'uiie vieille tour, à' Sainte-Livrade. >
^ — Le 23 y M. le prince de Caslcîciçala , ambassadeur du
roi de Napfes , a eu rbonneur de remettre à S. A. R. M*», la
duchesse de Berri, une lettre de son*'augusie père. , , . .^^
^-^ M, îe mèrécliai duc de Belfune est appelé au cpmfnari-'
dément extraordinaire des 6*.; J*. et 19*. divisions mil itàrres*,
dont lés cfae64ieaFl tout Besan$ron, Greiioblé et Lyon. M;. le
snaré^ha) ^oît> iKé-ps^étaUlr soir^dartter-générai dairs èetle
dernière ville.
-^ Le baptême de S. A. R. lWs». le duc de Bordeaux auré
Jiea le lundi de PAque; en fait déjà d^ préparatifs, pour celte
cérémonie.
-— On assure que la proposition de M. Hurabert de Ses-
maisons, tendante à ce que IViriplacement des bâttmens, rue
de Richelieu , ou périt Mf'. le duc de Berri / fût convértr en
une pl#cepu il seroit défendu debitir, a été prise eo cbni^-^
dératioa dans le comité «eeret du as. . 1 r. .. ) '
— L^2.4fM* gaJ€ia 9 pramier hutfiicedela ceur^espaifs^
d signifié à chaqan des accusés dans l'affaire de la conapifa^
tion du ^19 aoât, l'arrêt de la cour du ai février dei-uier ^ et
lacté d'accusation dressé en conséquence dudif arrêt par
M. le procureur-général. Les accusés ont été conduits, le ia6i
an palais du Luxembourg, devant la commisûon de la c>)ur
des pairs, pour qo'ils eassent à déclarer s'ils avoieot choîri ao;
défeaseur. --
— Le'a6) la cour d'assîiel de Pans a condamné à un an
de prison et k 5oo francs d'amende le noaiqi^ 'Francbant ,
menuisier et ancien militaîre, pour avoir tenu paUiquemeDt
les propos les plus grossiers contré la personne du Roi.
• «^ La 24 f le tribunal de police eorrectkmtielle a condamné
h nn mois de prison et aoo fr. d'amende, M. Berlin l'aine;
f-édacieur en chef du /ofirit«/'</e5 Débats , prévenir db con-
travention à 1% loi sur la censure , pour avoir imprimé , le
i3 février dernier, un discours de M. de Rergorlay, qui lui
avoit été envoyé par l'orateur lui-même , avec invitation de
l'insérer tel qu'il étoit rédigé, de fréquentes inllerruptions
«yant empêché M. de Kergorlay de se faire entendre. M. Ber-
tin a appelé de ce jugement.
*- Les officiers en retraite et à demi- solde , a 0aris , ont
offert une somme de g35 fr. pour le monumeùt de M^. le duc
deBerri.
<— On parle beaucoup en ce moment d'une réimpression
de la constitution de 179I9 et l'on assure que les principaux
souscripteurs de cette entreprise nouvelle sont les mêmes auç
ceux qui crioient ou faisoient crier, l'année dernière; rîi^e
la Charte! rien que la Charte! . . *
-T» Le collège départemental dé la Vendée 1 présidé pat*
M. le maréchal duc^^de Bellune ,t a c^^mn^encé ses oppratiosp^ f
le 18. M. le maréchal a prononcé on discours rempli des pins
nobles sentimens^ Le nombre des votai) s^^tçit de 2Ô&, la-ma*
jorité de io4* L^ 19, M. David a (été élu déptité. ;La veillé,
M. le général Sapinaud avoit obtenu 100* voix. .
•--Le 18, ûèë malintentionnés répandiretit tout à coup, à
Lyon, les nouvelles les plus alarmantes. On annonçoit, comme
une chose certaine, qii'oiie révolution Venoit d'éclater à Paris;
qne le drapeati tricolore y fiottôit ; que le Roi avoit àbdidiié;
Ces bruits sinistres causèrent d'abord irÀé vivé agitation dan &
|a ville; mais les autorités civiles* et |militaires^,'aya6t été pré«
venues de ce qui se passoit, démentirent ài'iostatit cotte nou-
velle, et firent arrêter Je sieur ^inay, niédeclâ , qÀi'en a^oit
étei'un des plus ardens propagateurs. Du reste , aucun désor-
dre n'a éclaté. Le 210/ lés métnès tentatives ont été (kitai à
Grenoble, ety.finlpris d!abôrd un car.ictbreplus grîive. Pre-
fitant de rinquiélude et de reffroi que causoienl ces nouyélîes ,
les agitateurs crurent le moment fav'orable pour faire éclater
une re'volulion. Ils s'adjoignirent plusieurs jeunes gens, ctr^ro-
menërent un drapeau tricolore dans plusieurs rues de la ville,
en poussant des cris' séditieux. Le général' Painphile Lacroix
fit alors marcher les troupes de la garnison contre les rassemi-
blemens ; et, conformément à la loi , la ville fut déclarée eti
état de siège. Plusieurs. des coupables ont été arrêtés ; le reste
$'est dissipe. Le 20 au soir , la tranquillité étoit parfaitement
rétablie, une dépêche télégraphique de Lyon a annoncé
qu'elle nWoit pas été troublée depuis.
. — ^XiC 23» on a arrêté à Caen un individu nommé Jacc^ties
Houllandy qui avoit osé arborer, dans un lieu public, l'aigle
et la cocarde tricolore. 11 a été mis à la disposition de M. le
procureur da Roi,
<— La cour d'assises de Versailles a condamné les nommés
Gravier et Joly, le premier à trois ans de prison , le second
k trois mois seulement, pour avoir invoque publiquement* Te
»om die Tiisa/patear. Gravier arOît été déjà, condamné uiie
'lois pour le ^ême délit.
— La chambre d'acïcusation de la cour royale dé Grenoble
a évoqué l'affaire relative aiHrx troubles qui ont eu lieu le ao.
-»• Le roi Victor ^Emmanuel a quitté Nice pour se ren^
cire en France avec sa famille. ;Ce priffcct a dû arrivef, le
" id, à Marseille. Oii dit qiie ce prince doit venir à. Paris* -
— - Charles-FéUx , duc de Gëoevoîs , a renvoyé de Modène^
le 16 mars, une déclaration portant qu'il a pris l'exercice de
rantorité royale, mais qu'il différera de prendre le titre dé
roi juisqu'à ce (jue son frère lui ait fait savoir ses interttions ;
il annonce qu'il regardera comme rebelles tous ceux qui se
permettroient.de proclamer une constitution ou de faire quel-
qu'autre innoyation ; il annulle tout acte de ce genre , engage .
ies fidèles sujets à s'y opposer, et espère dans le secours dei
puissances alliées.
— On a reçu des nouvelles officielles de Farinée autri-
chienne , du 10 y du 12 et du i3. L'armée a pénétré dans les
Abruzzes. Le 9, le major d'Àspre 9 commandant la colonne
de gauche , a chassé les Napolitains de la fonmidable ^orge
4*ÀntrôdacO| iVst emparé du fort, oit il y avpit trois( ca-
Bons , et a contînuf à poarsuîvre Tennemi. De là i! marc1i€
rapidement vers Aquila , qui lui envoya une deputatim]^ P9V
le prévenir 'que ia ville ëtoit évaçnée ^ et l'inviter à rocca*
per. Le' major d'Aspre y entra ^u bruit des pluç vives accla-
inations. Pendant ces' niouvemens , le colonel Schneider hat-
toit l'ennemi à Monte-Reale ,. et lui faisoil quelques prison*
niers. La désertion règne dans Tarmée napolitaine. Lf général
l^épé est parti d'Aquilà sans troupes ^ disant que les soldats
J'avoient traHi. lje|>aron de Frim^oqt^ arrivé, an jpassage de
Torno,.a renvoyé chez eux une centaine de prisonniers e|
quelques officiers. Les Autrichiens sont reçus partout à &raf
ouverts par les hichitaiis,
— te*, le .prince-régent du royaume des Deux-Siçilas
.est parti de Nables, avec le duc de Salerne« pour se rendra
k Tarméel II est défendu aux journaux napolitains de donner
aucune nouvelle des opérations militaires; Tes maîtres du
gouvernement s'en sont réservé la publication exclusive»
: --- Lé duc dTorck , coiiii^n4aot .en chef les troupi^s anr
cloisesy a fait publier un ordre du jour pour f appelar. â< tous
les militaires que les lois leur défendem d'attirer mi atitiot
d'aucune des puissances belligéranies.
cBAjÊ^ikS psi oivv^iSé
Le a3 , M. de Rîdcourt fait an r^tpport sur plusieurs pé^tioii» pea
ituporfantes, qui «(mi renv«iyéet aax likiMeB qtt*elies aoittwment,- on
écartées p^r i'onbe du jour. On patsç h laVéUbériktien «ur le tvoisièni^
projet de loi, relâUi' aux cpio^s^ ieqi^l ou^re a« ^^nistre de là
guerre, sur le budjet de jdi9, qnt crédit de 8od»Qpq fjrancs. M. le jgë-
ntral Foy tote /potir ratticle, dans la confiance que leë pfficiersi-
Çéwératix qut'sA^t rentrés en- France apirê» un exfl tenqjoraire, rea»-
^font leOT soUk uniétée, he projet de. loi, uût avx^ voix, a été^dopt^
far 290 voix cVnt** 9. I^ quatrième vp^ei,-. qui aceorde a« miajsfre
3e lii marine un ^rcdijt mjpitUup^tsirp da i.i»90i fraiMs, «st adopté pa|*
une majorité de 23*) yoIx. - -
Le cinquième projet, composé de deux articles , voncf r|»ant,^ IJun lè
ministre Ue (a justice^ Tautrc celui des finances, estmisen délibéra»
tiûii. WJVl. S<!bastidni et Darrieux demandent plosieurj expfjcatioDs
sur le premier article. M. le- garde des sèeaux dédate qu'H répondra
lors de la discinsion gébérale sur aoa budget y^our i8ai»-M- lé«iinis«w
des^i^iq^cs/ait^iie réponse k peu près semblable, l^e pMmier article
est adppté. On passe au second , qui œcorde au ministre des unaBce»
( ao5 \ .
xoï crâSf de 6 millioni pour couvrir ù portion restée à la charge du
trÂ8or, dans Un indemnités payées aux boulangers de Paris, car suiU
^e la disette de i8i6 et 1817. M. Duhamel. combat cet article, quil
trouve injuste , impolitique môme relativement au reste de la France ;
il proijose un amendement. M. Breton. parle en laveur de Tarticle;
il voitdans la transaction projetée un avantage certain pour le trésor*
M, Beslay conclut ptu rejet de rarticlc,
Le !i4 , on reniend la délibération sur le seeondurticle du dncfuième
projette loi» A. Sébastiani critique la conduite du ministère en iftij,
relativement aux subsistances ; il conclut néanmoins a radopUoû df
l'article. M. de Qayrol regarde comme factices les disettes de iBiÇ et
1817 et trouve tme coïncidence frappante entre elles et Tordonnance
4u 5 septembre: il vote le rejet. M. Delcsscrt parle en faveur de l'ar-
lide . qui est ensuite combattu par M- de Kcrgariou ; ce dernier excito
fluelqi^ murmures , en disant que la ville de Paris n^est pas groduo*
Zvtf. M. de Vaièle réfute les diverses objections faites contre 1 article,
Jf. Casiiùîr Perrier répond avec ehaleur k M. de K.ergariou« L'arti-
^e est mis aux voix, et adopté à la presque unanimité. MM. Duhamel
ct^de Cayrol se «ont seuls: levés contre. L'ensemble du projet à ét4
ndîoplé par a56 voix contre 27.
On pa«e au sixième et dernier projet de loi: La chambre ajourne à
la discussion sur le budget un îuncndementpi;bposé par M. Caiimartjtt
âuc rarlîdé i»'., qui est relatif aux réductions à faire sur les crédits
des ministères. L*artide esl adopté < ainsi que le suivant, qui réduit
-à'tuMt «Hume de 16 millions (S63, 388 francs les crédits ouverts, poufr
18 io, aux ministres de la marine, de la guerre et àeA finances. L*ai^
ticle 3 est condbatta par M. de Pompières dans la partie relative au mi-
nistère de la marine. Le ministre dof&nedès explications. O^ vote Ta^,
dqption de Varticle.<A Toccasion de Fariiole 4 y M. Sébastiani demandé
à M. le garde des sceaux des éclairc^ffemetts^r îe droit du sceau det
tiares. Ces édaii^ssemens sont fournie snr-leM;1iamp. M. Sébastian!
ptopose 4e porter à Tavenir les. droit» dto sceau des titves dans-iep
•oinples de Vad^îmstratibn dé renrçgisirementj m^is il retfre en*
f«îte SMi amendement. ' '
' Le!k6, M. Bogne de Paye présente deux amendem^, Tun relatif
h un arriéré delà vifie de Taris ^Tatitre à une rente payée par îe gou-
vernement anglois pour la cession du territoire environnant Pondit
chérjr. M. le imnistre donne quelques explications. Après queliiues dér
bats -peu iiitéressahs, tous les amendemens sont retires, et la chambre
adopte Vo^de 4 du sixième projet. M.iGaniIh avoit proposé plusieura
]>ropositioiis additionnelles.; 3 les a retirées après avoir prononcé fib
long discours pour les motiver. :
Un amendement de M. Caumaxtin est combattu «ucoeasivement par
MM. Basterrédie^- Matthieu Dumas^ commissaires du Roi, et le- mi*
Bistre des finances; il est m'is onx voix et rejeté : trois antres propoisi*.
tions du même membre ai^inent le même sort. La séance est contir
jiné« àtt a;, pour dûU»éfCf ainr d'autees pr^^ositiaos additionnelles.^
le
( ao6 )
M. Kergorlay a été nommé rapporteur de la commission clia«g<fe
<l*cxamincr la proposition de M« Siryeis de Marynhac, sur le di%>it d»
ccDéUra do la chambre k Tégard des orateurs.
Jffaire deç troubles de juin.
Le 23 , la cour d'assises a commencé à s^occuper de la cause du chef
d'escadron Duvergier, oui avoit été disjointe cic celle des antres pré«
Tenus pour cause de maladie. Le prévenu est inculpe pour lés faits qui
ont eiblieu le- 6 juin, près du boulç^ard Saint-Antoine. On l*accnsr
d*ayoir)oûé un rôle comme chef dans les attronpcmens. 11 résulte de
IMnterrogatoirc que lui a fait subir M. le président qu*il a été arrêté
le 8 juillet i8i5 , et qu'après le licenciement de Tatmce , il a travaillé
à la rédaction de Uristarnue. Il s'est trouvé ,ajoute>triI , par hasard
dans le rassemblement de la porte Saint-Antoine^ mais il n'en étoit
pas le chef. MM. Prud'homme et Mounier, commisRnirc^ de policev
et plusieurs antres témoins , reconfooissent le sieur Du verrier ; on fâ
entendu crier f^iVfl la Charte/ rien que' la Charte/ Duvergicr préfetad
que ces dépositions ont été dictées. Il demande à Vnn des témoins «
ouvrier ébéniste , s'il n^ pas reçu de récompense ; celui->ci réfiond ^
qu'étant dans le besoin, u a demandé. det secours h. M. le curé dé
DainXe-Marguerite, qui lui a>donnS 20 francs; mais, qu'à l'époque oà
il a reçu ce secours, le prévenu étoit arrêté depuis trois semaines, et
qu'il l'avoit déjà reconnu devant le juge d'instruction^
Le 24} M. l'abbé Lemcrcier', curé de Sainte^Mar^cfile, ccmûrme ce
W a dit le nommé Gambier, ouvrier ébéniste^ Il lui a donné un secoue»
OQ 30 fraiics^aprè» s'être assuré de la moralité de'cet hommel II eA fà^
•cheiiK pour^un curé, ajoute ce pasteur, d^avoir k faire ostentation de
èes aitidfis; mais je dou dite la 'vérité. Duyergler t^rsiste k dire qu#
flttsienrs des témoins ont été ga^és.
La liste des témoins a charge étant épuisée, 00 fait entrer le» té«
moins à décharge. M. le président déclare qu'il ne doit être (|iiestio«
dans leurs d^sitîons que des faits du 6 >uin. Duvergier dit ^'il te-
noncera à sa défense si on veut l'empêcher de parler des faits anté^
rieurs. On procède à l'audition des.témoins à dédiarge. M. Clausel dé
Coussergue, à qui l'iicçjisé déclare n'avoir aucune question a- faire, se
retire. MM, de <Girardin, Casimir Perrier, Lafitte, Manuel, de la
ï'ayette, Méchin, Loséigneur, Kératry. et Demarçay, tous députés,
Teulent parler deif événemens anténeurs au6 iuin,qui, selon eux,
n'Vin a été que la conséquence. M. le président les a rappelés tous à la
question ; ils n'ont eu rien a dire sur les troubles du 6 jumi
M. le président a fait le résumé des débats, et posé les questions,
Après une heure de délibération, les jurés ont lait une réponse aliir-
■native sur les questions, excepté sur celle qui t^ndoit à présenter Dur/
'vergier comme chef et instigatctir de rassembïemcns. Duvergicr a ét^
condamné à cinq ans de prison et 5o francs d'nmendc.
C ao; )
I) avoit p§irti , eti i^i5 y un Exposé de Pétai présent et des
besoins des missions confiées au soin des prêtres sortis du
séfnitmirè des Missions»Êtraitgères » t6 pages m-8*. ; nous
en donnâmes un extrait dans mitre n*. i5d, et depuis nous
siYOns saisi toutes les otcasions^de tenir nos lecteurs au cou-
rant des faits qui intéressent c'^ missions. Nous avons donné
. «ntr*autres ^ n*. 5i49 )a liste des inissionnaites François em-*
jployés en Chine et dans les pays adjacens. Depub, cette liste
<r subi quelques changemens. 11 se trouve actueDement ^
d'après un Nouv^ Exposé de, ¥éiat des mhsions , dix*
liait missionnaires François ^ tant évéques que prêtres, dans
le$ cinq missions du Su-lchuen , du Tong*king , de la Cochin-
chine, de Siam ^t de Pondicberi; dans ce nombre il y en a
huit qui sont âgés et înfirn^es. La persécution 'et les fatiguea
en moissonnent chaque jour. Deux jeunes praires, partis de
Propee, en 1817 , sont morts de maladie, Tnn en Cochia«*
chioe^ l'autre au Tong-king y c'est une grande perte pour
)a^mis$}on. qu'ils étoient ap})elés à soutenir.. U y a des prén
très du p%ys; mais ils ont besoin d*élre diriges par des mis<«
siomiair,est d'Europe # Ceux-ci sont encore nécessaires pour
êite-k la tête des séminaires et collèges formés 9ans les nù»^
aionfi*; oes établissemens sont en ce moment au nombre de
liMÎt 9 et né se sputiennent que par les cbarit^s des fidèles. ,
^ Les catéchistes soii,t,un autre ol^et de ^dépense pont les
înisafonsj il faut les nourrir, Jea entretenir ^ on les indem^
i^ser des. dépenses qu'ils font pour le soulagement des mis*'
sionnaires et pourl instruction des néophytes. Ainsi les frais
qu'exige l'entretien des missions sont trës-considérables et fort
au-dessus des ressources ordinaires du séminaire des Missions*»
étrangères. On élèye gratuitement lès sujets , soit dans ce se-»
xntnaire, soit dans ceux des missions; il en coûte plus de
4000 fr. pour le voyage d'un missionnaire depuis la France
jusqu'à sa destination ; il faut de plus envoyer dans le paya
Ust livres nécessaires, Missels, Rituels, Bréviaires, Bibles,
nouveaux Testâmens, Imitations, Catéchismes, et autres li-
vres, soit d'études, soit de piété. Cea livres sont très-rares
dans les missions ; on est çbligé de fournir aux prêtres du
giys les catiées et ôrhemens pour la cérébralîon de la messe,
atre cas dépenses^ il fn est d'autres qui sont très-impOT'-
( ao8 >
tantes poar le succès des missions. U«i des grtndf «rantages
Su'on j obtient est de baptiser les enfans des infidèles , quand
s se trouvent en danger de mort ; le nombre evest considéra-
ble » et s'est éievë <|uel^aefois.^ par an, ii quiarante mille^ DeH
bôoinies et des femmes pieusesse chargeutde cette bonne oeu*
yre en visîtan^l les maisons des païens avec des remèdes qa'its
distribuent gratuitement. Mais il faut leilr fournir cet re^
suèdes I et les indemniser du temps quHIs emploient à- ce#
courses. U.faot aissister les chrétiens eijlés , ceux qui' sont en
prison ou qu'on a dépouillés de leuri biens; le cas n'est ^M
trop commun»
' Enfin les sujets 'de dépenses se reproduisent jotorti^llenieaty
et toutes les fois que la religion j est intéressée , les mis^
iionnaîres ne regrellent aucwt sacrifice. Mais ne lenr est41
pai permis d'invoque# le secours de leurs frères d'Europe ?
ne prendrons<-nous point part aus besoi;is de ces cfarétiéiités
intéressantes, et ne leur consacrerons-nous point quelque por«*
tion de ce superflu que nous prOdis|uoiis pôu# lé kiaeetU
▼anité"? Telles sont les réflexions que Ton fait âtinsVEjtpasé}
et qui ne peiïvent que toucher des âmes pléilses et celées* On
]>eut s'associer par quelques aumônes aux travaux des mis*
^onnaires et au succès de leurs prédications. LesmiOindres
dons peuvent îei étté 'd^'un grand prit ; mielqnes sons ^vj^^
ment donnés par semaine, cèmnie tVst rusage pour beàn^^
coup de souscriptions en Angleterre y contribuerpient k sou-
fenii" une «nvre in^ortjinte. Au reste , dît-on dans VExpàsé
en finissant^ ceux mémo* qui ne peuvent coopérer à ceUe
oeuvre par des auménes', peuvent le faire par des* prières ^
3u'ils siintéressent pat" leurs vœus \ thnt de cbrétiéns aban^
onnés , à tant d'infidèles qui attendent là lumière de I^Eyan^^
gilê, et qu'ils demandent à Dieu de leur envoyer des oil«>
vrieVs. Une as{M>cia tion de prières a été formée è cet effets et
le souverain Pontife y a al taché des indulgence». Ndus ren^
Voyons, à cet égîfrd, au Nouvel Exposé de Péiài desmis'
siorià, qui contient les refiseignemens que' l'on peut dési-
rer, et qui vient d'être publié par MM. du séminaire déa
Missions-Etfangëres. Ce Nouvel exposé, en tfi pages in«8*. y
^érite d'êlre lu dans son entier (t). ' "
(1} Se tMUfe an baraaudo ae jounial; prix^4o ^ ^<*"^ ^ P^^'^
(Samedi 3i mars iSai. y (N^ 693.)
Itinéraire, ou F^ojrages de V abbé de Felleren di^ersesi
parties de V Europe (i).
Cet ouvrage posthume est une nouféîle pfiîUYé
la fécondité d'un écrivain dont nou^ possc'dîoi^fi de
beaucoup d'écrits» Celui-ci est le fi iiii des loltiKl
sa jeunesse, et le résultat des voyages qu'on liît avï>i(^
permis de faire pour son agrément on pour son wfi/^
traction. Feller, qui avoit pris dans ses (^iude& hénu-
coup de goût pour la physique et les sciences natu--
relies , aimoit à étendre ses connoissances dans cette
partie en parcourant divers pays, et en recueillant
les observations qui se présentoient. Sa manière de
voyager favorisoit ses recherches. Seul, à cheval,
libre de s'arrêter où il vouloit, endurci à la fatigue,
résigné à toutes les privîitions, gai même dans les
contradictions inséparables de ce genre de vie, il pa-
roît avoir réuni les goûts et les qualités d'un voya*
geur de profession , et peut-être que , si ses devoirs
ne lui eussent pas imposé par la suite des occupa-
tions plus sédentaires , il eût été disposé à visiter un
plus grand nombre de pays , et à étendre même ses
courses hors de l'Europe, et dans les parties les plus
reculées du monde.
Quoi qu'il en soit , il employa plusieurs années à
(i) a vol. in-8'.; prix, i5 fr. et 18 fr. franc de port.
A Liège , chez Lemarié ; et à Paris , chez Delalain , et ches
Ad. Le Clere, aii bureau de ce journal.
Tome XXFll* VAmi de la Religion et du Roi, O
( aïo )
parcourir la Hongrie et d^aùires Etats. La destruc-*
tion des Jéstiites en France parott avoir ëta l'occasicn
de ce» voyage». Feller n'éioîi pas François, il éioit
^é et babitoit dans les Pays-Bas; mais le grand nom«>
bre de Jésuites François que les arrêts des }>arlemens
forcèrent à se, retirer dans celte contrée^ obligea les
supérieurs à Taire passer en Allemagne plusietirs su-
jets. Feller fut* envoyé en Hongrie, en 1765; iltra«
yersa rapidetpcint rÂilemUgnq, et arrîvâ^ le i5 mai,
« Tyrnaui en Hongrie., où Tes Jésuites avoient'on
très-grand colléjge. Ils y éioîent au nombre de cent
cinquante, et pçciipoient, en Hongrie, beaucoup
d'atitres établisseniens importans , soit pour T'édrica-*
tion , soit pour le ministère ecclésiastique. Ils étoîebt
coré^ en plusieurs villes ^ et missionnaires daqs des
cantons âpres et sauvages, où ils ayoieot Técena^eût
ramené des peuplades entières à là religion catho-
lique. Ils a voient un collège à Néusol, où Feller de*
îa[ieura quelque temps; à Comorre , à Bude, a Rbs-*
Baw, à Cassa w, et en d'autres lieux. La religion
paroissoit florissante en agi pa^s; Jes élises y ctoiéàt
belles, les mœurs simples; mais le mélange Ja^se^s^
et rignorance faisaient beaucoup de mal. On y troBi*
voit des luthériens I des calvinistes, dés grecs, non
unis j des unitaires, tous assez peu iustruib, et hors
d*état de motiver leur croyance,
Feller parcourut ce pays dans différentes direc'*
jûons, et on le trouve presque toujoursi voyageant,
soit par délassement, soit peut-être potir rempUr
les missions que ses supérieurs lui donnoient.llTut
chargé, en 1767, dé Féducation du comté Niçolds
Andrassy, un des plus riches seigneurs hongrois;
m,9^is il devoit sabs douté seulement terminer cette
édliiéatioii ^ Càt hem le voyons ^itte^ là maison du
comte y en mars 1768, pour aller en ITrânsylvai^
Il etoit lié avec un Eaoagnoi d'onginei^ établi dam
ce |>ayS| le comte d'Yoarra, seigneur pieiïxetins^
truit. La Transylvanie offroit^ comme la Hongrie^
un mélange de sectes ; les J^sulies dtrigeoient Vtml*
versitë de Qausemboupg. Le comte 4' xbarra té&t^
doit à Bistritz, où il y avoit nn couvent de Corde-^
liêrs , et un autre de Piaristes ou de P^res des Ecoles '
¥^in. Feiler parcourut aussi c[iielques cantons de la
Yalachie^ du Bannat de Teme,swar et de rEsçlavonie ;
il rémarqua avec surprise que 1^ HecoUels avoient^
dans ce dernier pays , cinouante couvens où ils exejT'-
çoient rhospitahto , et où ils assistoient les curés dai|S
f eiercice du mioist^re. Lé voyageur trouva ihtis ces
Icontrées de zélés catholiques qui racbetoient lé dé-
Êiut de lumières par utte heureuse simplicité de4c^*
Les Croates» dit Feller, sont aussi de zélés catboli^
ques; jamais il ÛV eut ni luthériens ni calvinistes
parmi eux. Les Jesmteis ,jiv(Hent un çoU^e et une
tmiversité à Z^agr^'^ ^pitale de la Croatie* Les no*
tf^s'quie i'antétii^ donné sur ces diiférens pays oâVem
d'autpnt plus d'inïérét à la curiosité, qu'il$ ne sp»C
pas bien connus dans notre occident. Dans nos. dé-
dains superbes nous regardons, quelquefois comnie
des demi-barbares ces ptniples qui sont moins avan^
ces que ndùs dans les raftinemens d'une civilisation ,
laquelle n'est le plus souvent qu'une source dé vices
et d'erreur. Le voyage de Feller les vengera en par-
lie de ces mépris mjustes , et fait connoître entt*'att->
ires l'état de la retîgion dans ces contrées.
Oe la Feller passa en Italie. Nous ne le suivrons
point dans oé pays , si souvent visité et décrit. S&^
tu 2
( aii )
•dipiràiion t>our les mofiumens de Rome n'étonoera
point ceux qui connois^eut cette vUle magnifique ,
AHSuve du peuple roi y mais reine encor du monde. Ses.
récits soD| souvefnt mêlés de réflexions qui plairont
aux esprits judicieux. Ainsi il montre l'injustice de
certains pbilosophes qui , à propos de quelques tra-
ditions et croyances populaires , crient à la supersti-
tion , et se livrent à de fades plaisanteries , sans son-
ger que ces traditions ne sout point proposées à la
foi des fidèles j qu'en dernière analyse elles se rap-
portent à Dieu f et^ que les chrétiens éclairés ne
confondent point ces opinions avec ce qui est de
l'essence de la religion. Sur le grand nombre d'églises
qu'on voit en Italie , il fait observer, qu'outre que
ces monumens ornent les villes, ils nourrissent la
piété y ils avertissent l'indifférence, et sont un làri*
^age muet qui se fait entendre plus d'une ' fois au
cœur du pécheur. La destruction des églises en France
a beaucoup contribué à l'oubli de la religion; en
voyant, p^r exemple, à Paris les églises si rareâ, tan*
dis que les théâtres, les i^ieux de datises, de pJaisirâ
et de dissipation sont si fort multipliés, il est tout
simple que le peuple et les enfans concilient que la
religion est peu importante dans notre esprit, et
qu'Ole tient peu de place dans nos actions. Feller a
plusieurs fois aussi occasion de réfuter les allégations
fausses et les mauvaises plaisanteries du protestant
lilisson., dans son Voyage d'Italie. Il passa peu de
temps à Rome, et retourna, à la fin de 1768, an
Transylvanie.
jDans l'été de l'année suivante il quitta ce pays
pour revenir dans les pays-Bas , çt il arriva , le 18
«çtobr^i à Liixen^Qurg* U décrit, chemin faisant^
( ii5 )
les pays et les viHes d'AUem^e^ qu'il parcouroit
successl veinera. En 1770, il eioit professeur au col-
lège de Nivelle. Depuis celle époque , on le voit pre**-
^que lous les ans faire quelque voyage ffn Flandres,
eu Hollande , dans les ëlectoratâ ecclésiastiques , en
France, en Suisse, sur les bords du Rhin, etc. 11
avoit demeuré à Reims, en tySS et 1754» dans le
cours de ses éludes; il visita quelques-unes de nos
provinces du nord, en 1772, et vint à Paris, eu
1776. Quoiqu*il ne fût pas enthousiaste de notre na-
tion, et qu'il nous reproche , avec quelque raison^
d'avoir contribué, par la doctrine de nos écrivains^
à répandre en Europe les principes de Fincrédulitéi
cependant il loue iranchément ce qu'il remarque
chez nous de bon et de louable. i< Rien ne m'affecte
plus, dit-il/ que la simplicité et la dignité du culte
chrétien, tel qu'il est pratiqué en France; c'est là
que l'on trouve la pureté de la foi et des mœurs
parmi les vrais 'fidèles^ la doctrine et le zèle parmi
les ministres dé l'ËgUse^ on diroit que Dieu ^ pré«
tendu opposer l'église de France , coiame tin argu-
ment invincible, à tous les déraisonnemens des phi*
losophes, et faire crotlre r»ntidoté dans le pays où
le poison a fait le plus 'de ravages». Son fugement
sur notre capitale n'est pas moins remarquable : « Je
vois en6n Paris, dit-il ailleurs, la vraie Babylone
de ces derniers siècles > le siège de toutes les espèces
de coiTnption, de prévarications > de crimes, d'in-
trigues, d'ei^travagances et de manies; mais aussi le
siège de la vertu la plus solide, de la religion la plus
pure, de la piété la plus éclairée, du zèle le plus
ferme, des mœurs les plus intégres, de Tédification
la plus entière.^. Paris, ^e l'avoue,- a< surpassé mou
( «4 \
Mt^ie; cesAy A f eo excepte Rome, la {>r#iiiièr#l
ville de l'univera ».
he !voyage en HcJlaiide est semé d obsei^atlons et
(i|f féflexk>Da judicieuses* Npus.rii'exi ciim-ons que
eelierd; or Le mÀn de fanatique n*«st ides^^é qu'aux
caiboliqiies cmi on^ combattu pour Ja foi de leurs..
fère&g pour la défense de leurs temples^ ide leur^,
sacrifices y de lenrausages. Philippe II , Ferdinand II >,
Iie.ducd*Albe, sont. dea fanatiques; mais Elisabeik»^
quia fait nager TAngleterre dans le sang pour y éta-^
biir rhérésie , est une héroïne ; Gustave Adolphe^
qui a pillé et dégradé toutes les églises d'Allemagne ,
et ravagé 9 en rhoonéùr de Luther/ dix gi>andes pro*
vinces ; Guillaume , qui détrôna son heau-'pçre pour
établir plus solidement le protestantisme y sont dea
héros, yuaiiié dîstinctive de la vérité:; elle s^e at-
tire la haine et les malédictions de Terreur a.
Les derniers voyages menûopnés ilans ces deui^
viplumea> aont ceux que ïeOer fut obligé de fake^
an.}790^|iei^iaJit lesarou^les jtot^Faya^Baa- 0^ sa|l
qu'il aimit pris^art auxoéntesiaUoosrdes pen^Itt^er
cette contrée avec : Joseph il. H fijt forcé de iiuiUiBr
Liège y et' il se retira dans le Brabant faollandois, oii
il atleniiit le rétablissement de la paix.
Pour résumer ce que nous avons à dire de cet /<i-
nêri^','1aL critique pourroit sans doute y reprendre
des détails minutieux ^ un trop grand luxe de cita*
tiens 9 ^es observations d'une physique peu exacte j^
el quelque penchant à raconter des faits merveilleux;
mais il j règne un ton de vérité et de bonhomie 4|ui
inspire la cohfiançe. L'auteur ne dit que ce qu'il
or&k^ et il fait souvent ^ grâce au naturel de ses ré**
ciisi^^. partager au lecteurtes nnpressions qu'il ressent*
(aiS )
fi-é'y liiohtre toiijdurs occupé des intérêts et des seii^
tiinens de la religion , et en même temps , doué d^une
mémoire tfès-heui'euse 9 d'un caractère boh et franc ^ '
de patience dans les traverses, d'agrément dans là
conversation I et de cpialités aimables dans le com^t
merce ordinaire de U vie. Il parle aveeémoiibn des
souvenirs de sa jeunesse , et des amis qu'il s'est &its
dans ses voyages. Enfin ^ à tout prendre , ce vbyag6
fious à intéressé , et nous né doutdns pas c|u'il ne pro«
Cillne une lecture agréable aut admirateurs et aux amis
dé réstimablé écrivait. '
NOUVELLES ECCti^IASTIQUBS.
"Paris. Le mercredi 4 avril, M. Tabbé Frayssmotis
1>réclierà dsQs Féglise Saint-'Roch , à deux heures, peut
'œuvre dû Bon -Pasteur, oii des jeunes prisonnières
ré^nt^Btiés. Cette œuvré n*ie^ que le renouvellement dea
étàblîséèméns qui e&istoiént àutreïois, à Paris, en ce
SiiFè> Les maii^6ils^^ fioâ-Pàsteûr^ ihté A^Cheréi^
idi^ :de Sainte-Valère ; «du Sauvç», de ^nte-Pé^
Wie^'éteieBt autant de refuges pourles^lcls^^ivou-^
loient retenir â Dieu et à la vertu. Le désir de &vo-
riser le repentir de ces victimes de la carruptioa du
siècle, engagea le pieux abbé Legris Duval a former
une association de dames oui visileroient les :niai«
sons de correction où ces filles sont enfermées. Ces
dames ont retiré successivement, depuis (rois ans, cent
^uàriamte-cinq jeunes personnes, et en ont dans ce mo-
ment cinquante à leur disposition, et qui pourront
entier dans la nouvelle maison. L'administration de là
-ville de Pa(ris, bien convaincue de l'utilité d'une telle
^eeuvre, a donné pqur cela ime maison, rue d'Enfer
^Saint-Michel ,«'»'. 83 et 84 » oiV 1*^ poiuara lûger
( ai6 )
iôixante à quatre-vingts personnes. Les dames de Saifr^
Thomas de Villeneuve en auront soin, et on apprezi*
dra aux filles tous les ouvrages d^aiguille, de manière
â.ce que leur travail soit utile à la maison, et four-
nis^, s'il est possible, à la dépense, et aussi afin que
ces jeunes personnes puissent, au sortir de là, suf>^
fiister honnêtement^ Mais il faut avant tout faire les
frais du premier établissement, et acheter nu mcfbi-
lier. C'est pour, cela qu'on a recours à la charité pu—
blique« La quête sera faite, le 4 avril, par M"***, les
comtesses de Chastellux et de Lé vis. On peut: aussi
envoyer son offrance à M"*, la marquise de Croisy^
Tue de Sèvres, n", 19.
— Le troisième dimanche de Carême , M. Tabbé
Frayssinous a donné sa sixième conférence, où il, a
développé les motifs de crainte et d'espérance qu'of-
fre l'état actuel de la i^eligion en France. Il s'est féli-
cité d'avoir à traiter des matières plus appropriées à
la chaire évangélique ; qu'y a-t-il de plus intéressant
pour des chrétiens que le sort de l'Eglise .dont ila sont
membres? Dans la première partie., l'orateur a exposé
les motifs de crainte^ et.i'l.en, a.iQomplé trois^, lan'^
tiqiiité mêmç de la foi dan$ celrpyaume , l'étal actuel
du. sacerdoce,, ej l'esprit d'irréligion .et d'indifférence
du siècle. En effet quelle n'a pas été autrefois la gloire
des anciennes églises d'Orient , si fécondes en grands
hommes et en neaux exemples de piçté et de vertu?
Ces églises fameuses se sont éclipsées 5, ces chaires, où
l^sChrysostôme, les Basile., les Grégoire de!Kazianze,
ont. fait enteijdre leur voix éloquente, sont muettes
depuis long-tei^ips. L'Eglise de Rome a «eule traversé
les siècles, parce que seule elle, a des promesses par-
ticulières, ftlais l'église gallicane ne jouit point d'tm
si beau privilège , et rien ne nous répond que cet an-
tique édifice n'éprouvera .pas enfin les atteintes du
temps qui détruit tout. L'état actuel du sacerdoce.
( 217 )
loin de itôus rassurer à cet égard, est plutôt un nou«
veau sujet de crainte ; chaque année la religion voit
se précipiter vers la tombe un grand hombre de ses
tainistres tmi ne sont pas remplacés ^ comme une veuve
éplorée^ elle est réduite à gémir sur des pertes sans
cesse renaissantes, et l'on est insensible à son deuil.
Le dépérissement du sacerdoce n'excite aucun intérêt ;
on ne fait rien pour ranimer cette lampe qui s'éteint.
Plutôt toléré qu'honoré, ce ministère si important est
l'objet d'une dédaigneuse indifférence pour les uns,
et d'une haine déclarée pour les autres; il est aban-
donné aux classes vulgaires. Qu'.un jeune homme,
dans une condition supérieure , manifeste du penchant
jp<our le Sacerdoce , sa famille s'en alarme , le monde
Ven étonne, et tout est mis en usage pour étouffer
^efte vocation naissante. L'esprit général du siècle
ajoute encore à ces justes sujets de crainte. La reli-
gion a toujours triomphé des persécutions, et les ef-
forts de la violence sont moins fâcheux pour elle que
■ce dédain mortel , cette profonde indîfféi'ence , cette
Insensibilité presque générale que notre siècle montre
-pour la religion;^» peut' réfuter les erreurs , résister
é ik force, appliquer des- remèdes propres k des ma-
iadied' vives 5 mais quel remède à cette langueur , à
cette apathie, à ce sommeil où tant d'hommes parois*
sent plongés , et la mort ne paroît-elle pas le terme
de cette incurable léthargie? De tes tristes considé-
rations l'orateur a passé, dans sa seconde partie, à
des images* plus consolantes. La conduite du clergé
pendant la révolution , le rétablissement de la famille
royale, l'esprit de foi et dé idiarité qui éclate encore
en beaucoup ^de lieux, lui ont paru offrir de légitimes
'su)éts d'espérance. Et d'abord la conduite de notre
clergé pendant la révolution fut constamment coura-
geuse et honorable 5 l'épiscopàt en corps résista aux
innovations fia maioi*ité du seibond ordre Suivit l'exem»
51e des premiers pasteurs ^ nos prêtres, trftHfportèf .
ans une terre étrangère , ont fait respecter la roi^ioa
par leur sagesse , et ceu:^ qui étpient restés en France
ont souffert avec patience les rigueurs de la pc^rsécur
tion y les cachots j les mauvais traitem^ns j ou même
la mort. Que ne doit-on pas attendre, du zèle d'hommes
animés de cet esprit? Espérons t^ut aussi de cette àiaia
Suissante qui a rétabli parmi nous le trône d^s enfaus
e saint Louis. Tout dans cet événement est marqué ai|
doigt de Dieu. La protection du ciel sur cette auguste
maison est manifeste \ elle est xappelée deux fois ; les
complots formés contre el)^ échouçnt. Si un p«*inc^ est
frappé d'un couteau parricide , un herbier de son nom
apparoit tout à coup pour fious attester les vues misé*
ricordieuses dé la Provîdei;ice, Que uf; jptieuM)^ pases-^
pérer'de cet enfant de niii*acles? EnpQ des laits cjbbp
solans doivent no^fis consoler et nous sojutenir.On sent
le Besoin du repos ^ oh e^t dégoûté du désordre, et
fatigué dé l'anarchie . Des missions se succèdent rapi^
dément dans les villes et les campagnes; la foi se ré-
veille' à la voix dçs ministres de la religion, de pieux^
établisseînens sont f6r|nés.4^ t([ut£s parts, des muo^'
ciations Voml^reusés veillent au-iSOulageineiiLt du mitl^
heureux/ les bonnes œuvres se multiplient satas .s«
nuire, et là charité opè.re chaque joi^r des proÂigeSà
Oui, a dit l'orateur en finissant, {a 5:roix reprendra
son éclat sur le ti*one qu'elle soutient si long-? temps».
Je vois des nuages menaçans, j'entends les a|&e9ix rou-
lemens d'un tonnerre lointain 3 mais fe me jette; dans
le sein de la Providence ; elle nous a sauvés tant de.
fois que je ne puis croire qu'elle veuille notre perte^
Elle n'a pas fait tant de miracles en vain \ elle détour^
nera les orages qui grondent autour de 9Pus. G'eat par
ces présages flatteurs que l'orateur a terminé celte conp
férence d'un gei^re un peu différeçit des autres. U a
prouvé par làl'heureuse flei^ibilité de *0u talent, qui
( ai9 )
«ait tantôt: suivre d^une main ferme des raisonnemens
vigoureux , tantôt développer avec chaleur les plus gé-
néreux sentîmens, et toujours imprimer à son style
cette élocuti<)u vive qui naît d'une conviction pro-
fonde et d'un ardent amour pour la religion. Il n*y
aura pas de conférence le dimanche i*'. avril.
•«--Depuis quinse mois que la ville de Libourne.
possède dans ses murs les chasseurs de la Sarthe, com-^
mandés j»ar M. le comte Octave de Beaumont » elle,
a reçu a eux plus d'une fois des exemples consolans
d'attachement à là religion. Dès l'année dernière, peu*
dant toutie temps pascal , M. l'abbé Blanchard , au-«!
mônier dé ce régiment, présenta, chaque dimanche^'
à la sainte t^ble plusieurs militaires préparés par ses
soins y et qui*'édinèrent les fidèles par leur recueille-
ment. Sur un assez grand nombre d'honunes décédés
à l'hôpital, on n'a point eu le chagrin d'en voir mourir
qui n^eussént été fortifiés des secours de l'Eglise ^ plu-
sienrs même ont nioniré les sentimens d'une piété pei%
commune. Encouragés par l'exemple d'un colonel qui
«ait r^dre la religion aimable par ses l^eui^uses qua-
lités > des officiers marchekt sur ses traces,, et on les
m vus avec intérêt suivte les'principaux exercises d'ime
mission donnée è une lieue de Libourne. À son pas**
sage par cette vtUé, pour se rendre au lieu de cettç
mission, le i8 mars dernier , M. l'archevêque da Borw
deaux administra le sacrement de. confirmation à vingt-^
deux militaires , présentés par M. l'aumônier > etl'oD
a lieu tl'espérer ique le €Oi*ps , grâces à l'exemple de
ses chefs , ne fournira pas cette finnée moins de com<«
inunians que l'année dernière.
•— Une mission a été donnée à Huannè, arrondis-
sement de Baume , diocèse dé Besançon , par les prê-
tres missionnaires de ce diocèse. MM. Verniér, Lom^
))ard et Rose, étaient chargés^des instructions, et peuC
curés du voisinage entendoient les confessions. L'af-«
( 22D )
fluencea été considérable, et i*églîsc , qnoîque vaste,
ne pouvoit suffire à contenir la foule. Des pécheurs
ont profité avec entpressement de ces jours de salut^
Il n'j a pas eu de communion générale^ mais chaque
four des hommes et des femmes se présentoient à la
sainte table , et leur nombre s'est bien élevé à deux
paille. La mission a fini le 19 février; niais les bonnes
dispositions des iiabitans çnt continué , et , trois se-
maines après , les curés voisins sont retournés à Huanne
|»our donner une retraite, qui a duré trois jours, et où
on a vu le même empressement aux instructions , et
la même ferveur pour les exercices de piété. M. ilen*
riet, cui'é de la paroisse, récueille les fruits du zèle
qu'il a montré en cette occasion pour son troupeau.
NOUVELLES POLITIQUES.
Paris. Si la crise actuelle nous avoit d*al>ord inspiré ie
îustes alarmes , son issue déconcerte aujourd'hui, à leur toufi,
les amis du trouble. On s'étoit flatté d*exciter un incendie gé-
néra) ; au dehors, Naples et Tu-rin ; au dedans , Lyon et Grew
noble : tout parôi^oit bien lié', et l« fdyer d'oh partoieot ce»
eiplosion^ 'étort peut-être encore plus près de nous. Avec,
quel euthousiasme on saluoit hautement la révolution napo*
htaine! Les Autrichiens dévoient être ensevelis dans les
AbruEzes ; il n'éloit bruit que du courage et de Tardeur des
Napolitains; leur armée étoit de 100,000 hommes, tandis
que le général Frtmpnt n*en avoit pas 40,000; et puis, pou-
voit-on comparer les suppôts du despotisme avec des gens
qui se bat toient pour leur indépendance? Cependant, mal-
gré, ces calculs savans, voilà INaplcs et Turin qui appellent
leur roi« £n vain le Constitutionnel Si supprimé les bulletins des
Autrichiens, quoique ses amis eussent proclamés à la tribune
que la publicité esl^ l'essence du gouvernement représentatif.
En vain il ii amuse ses abonnés par des nouvelles ramassées
de toutes. part$, et par des suppositions adroites. Tout se dé-
couvre à la fin , la chute de )a révolte est certaine ; au dedans,
les fonds publics remontent à leur premier taux , i^algré lea^
( 221 )
loyaux efforts de gens qui se disent patriotes , et qui a voient
tout mis en œuvre poMr affoiblir le crédit. Il est k croire aussi
que ceux qui faisoient déjà tirer la constitution de 1791 à des
milliers d'exeoyplaij^s , en seront pour leurs frais : il y a huit
jours , la Charte éloit un acte irrégulier ei octroyé; mais de»
puis les dernières nouvelles on revient aux protestations ac^
coottnnëes; protestations dont, au reste , la râleur est de«
venue encore , daps cette circonstance , plus aisée k a|^»
précîer.
«-— Le deuil de S. A. R. M^*. la duchesse de Berri expirant
le 3i mars , l'auguste Princesse reparoîlra à la cour le diman-
che I". avril.
— M. Chantrean est nommé sous-préfet de Forcalquicr j
M. Sulleau, sous-préfet de Forcàlqûier , passe à la sous*pré*
lecture de Beaunej M. Perret passe à celle de Roanne;
M. Desprez-Grassicr , sous-préfet de Roanne , est appelé à
la ébus-préfecture de Loudun ; M. Boutelaud passe de la sons^
Sréfecture de Mont«Luçon à celle de Barbezieux» et M. de
liegeville le remplace à Mont-Luçon.
— Une ordonnance royale , du 21 , élève Abbevîlle au rang
des bonnes. villes du royaume, en récompense des marques
de fidélité qu'elle a données au Roi. . \
: F-» On a publié l'acte d'accusation contre les prévenus de
)m, conspiration du ig août. Vingt-quatre individus sont mis
en accusation comme auteurs ou compjices d'un complot
formé contre la personne et I^ vie do Roi , et des. membre^
de la famille royale : dix autres sont accusés de non-révéfa*
tion de ce complot. Cet acte d'accusation forme environ i54
pages in-4''.
— Le chef d'escadron Dovergier s'est pourvu en cassation
contre l'arrêt de la cour d'assises qui le condamne à cinq ans
de prison et 5o fr.^ d'amende.
— On a reçu de nouveaux détails sur les troubles de Grer-
noble , du 20 de ce ipois. D*abord les factieux se portèrent
en foule vep la Préfecture , et deux d'entr'eux montèrent
chez le préfet pour lui demander des explications sur les
bruits qui çirculoient. M. lé préfet leur répondit que ces
bruits etoient faux et absurdes. Les deux émissaires descen?-
dirent 9 et firent une réponse toute diffibrente. Ce fut le signil
C flaa )
lie U fivoiie; ^m arlwrâ lés cocardes et les drapeMii ifitô'»
loTM , en criani : f^tve la comiituiion I à bas la Charte. lie»
sronpei se rendirent à la citadelle, diea le- Ken tenant du
noi , et on lui intima Tordre de faire proclamer la cMstUn-
tion de I7gi- Alors les antorit^s miltfaires. firent nia«:çlier les
tfoopes , qui allèrent à la rencontre des sëdîtieint , en criants
f^ive le Rot! Enfin le calme s'est réta%>K sansqb-fl sotf^^
rive d'accident. Le général Pampbile Lacroim a déployé
beanconp de sèle et d'activité dans cette circonstance. Des
•jntateors ,. Tajant entouré seul , vonloient le forcer de crier
^iVe la Constitution! il se fit faire .passée avec son sa.biie«
Le sele de la garnison ne s'est pas démenti on seut matant
Elle a été augmentée de deux. escadrons de cavalerie.
. -«- Dans bi nuit dn aS^ le prince de Carignan est parti de
Turin pour se rendre an quartier général de l'armée «ous les
ordres on comte do Latour , nommé généralissime, par le doc
de Genevois. Avant son départ » le prince a déclavé que«
J'après la proclamation du duc.de Gênenois^ il ne pouvoit
plus légalement exercer la régence. Une dépêche lélegraplii-
que y reçue le a8, annonçoit oue tout le Piémont étoit ren^
sous la domination du roi de Sardaigi^^ à l'eaceplxon des ci-
tadelles de Tuiin et d*Alexandrie*
— La Savoie est restée étrangère i la dernière révolution ,
et Texcellent esprit des habitaiis a été siecondé par la sagesse
do gouverneur, M* le comte ^Andexèno* Il a faiîdes pro-
clamations ponr engager les kstbitans è' rester fidèles au roi^
le sénat de Cbambéry a donné un tnanifeste dans le vf&mp
^ns. Gènes étoit aussi restée paisible. .
-—Les Àutricbicns ont continué leurs succès &ns l^t
Abrùzzes; l'armée entière du général Pépé s-est dispersée., et
lui-même s'est, dit-on , embarqué. Les Autric{ueii» sont en-
trer à Sora et à San-Germano. Dans cette situalion,.le prince-
tégent et le général Carascosa ont regardé la lutte comme
impossible , et le parlement napolitain a arrêté d'envoyer iin
message au roi pour l'assurer de sa soumission. L'adjudant-
général Fardella est parti pour Florence arec cette sai»ion.
On regarde la guerre comme terminée. .
— La gazette oflEicieUe de Vienne annonce que, d'après les
nouvelles reçues du Piémont, Tempéreur a aofiné oi'dre de
fosmer âne urmée de réseirve avea les ipunisons de ses pr«^
( ai*5 )
viodc» îulîennes', et qu^rem-pereùr ie Russie faît avancer
aussi vers l'Italie 9e$ troupes de Gallicie.
— Le docteur I>ampe, et 'son complice Jœrgensen , qui
. avpient été oondamnés à mèrt par la cour de justice de €b-
penhagne, ont obtenu du roi de Danemarck une commuta-
tion de peine. Ils seront détenus à vie dans la forteresse d^
Cliristiansor« ^
^ GUAMBEE DE8 PAIRS.
' Le 27, M. le maraub de Marbois a fait un rapport an nom de la
eoinmission chargée de rcxamcn du projet de loi tcudant à modifier
rarfide 33i du Code d'instruction criminelle. La chambre a ordonné-
rimprcmion de ce rapport, et a^cnsuite .eptendu eelni de M. lemar-
qiiis de Raigecourt, rapporteur de la cpimniasion ^n^^iale chargée de
rèxamen dé six projets de lois sur divers chaueemeriia de circonscnp-
liàn territoriftte. M. le rapporïieur a pi>oposé 1 adoption dp ces projeU,
sauf celui cpii concerne le département des Vosges. Les cinq premiers
pr^ jets ont été* adoptés, et la discussion du sixième est ajournée.
CHAMBRE DES DEPUTES.
Le 27, on reprend la discu^i^m de« dispeailions additionn^Ilet rela*
tivcs aux comptes de 1819. Pliisîcurs jimemlemens.de M. Labbef de
Pompières sont .«uccessivoment rej'etés. Une longue discussion s'engage
sur um^iprc^Misition de M^le génélral Foy, tendante à ce que les or^
donmmces. rendues joar le R^, 0i ^xécution^ des articles 10 1 et i5a de
la loi du aÔ mars 18 17^ poqr répKir les fends entre le» divers chapi-
tres dii budget de chaque ininistère^ et pour autoriser les paiemens
excédant le crédit législatif; «oienràTavénfr' insérées au Bulletin des
Lois, M. Deveaux appuie la proposition j MM. Dudon et de Magneval
parlent dans un sens opposé.
' M. Sébastian! ne voit que de grands avantages dans la publicité de»
Ol^onnances dont il s*agit. M. le baron Louis approuVe seulcmcnl Tin-
sertion au Bulletin d's Lois des ordonnances rendues en exécution de
Tarticle j5a de la loi de 1817, et propose un amendement k cet égard.
Cette nouvelle mesure est combattue par M, le mihistre des finances»
M. Laine pen'sQ oue Tamendement de M. Foy annonceroit de la mé?
fiancé envers Taaministnktion et la chambre elle-même. M. Manael
essaie de réfuter toutes les objections faites contre la proposition j se^
Ion lui , il n'^ a pas de secret dans le gouvernement représentatif;
tous les actes émanés da gouvernement, pour suppléer à 1 insuffisance
d'iine loi , doivent être publics. M. de la uourdbnnayc voudroit qu on
insérât an -fiidleiin des Imb seulemeni les ordonnances rendues ca
( aa4 )
exécution de Tarticle i5i. M. le garde des sceaux conclut de U di«i«
dence des opinions sur Tamendement, qu*il est infiniment dangereux
de faire ainsi , par Toie d'araendemens improvisés , une légbUtion sur
la comptabilité des finances; d*uiUcur8 tout se réduit à la responsabilité
ministérielle , <}ui a été prévue par la Charte. On demande la clôture j
M. de Chauvelin obtient la parole , et parie en faveur de k proposi-
lion. On ferme la discussion. Les deux parties de Tamendement sont
I aux Voix séparément , et rejetées.
Le a8y MM. de Biancouft, de Rochemore et de Gourtarvel. nou-
yeaux députés , sont admis et fnrétent sermenL L^admission aes au<
très est ajournée. L^ordre du jour est la discussion de Tamendement
de M. Fov pour demander (|u*il ne puisse être acheté d'immeubles pour
rStat qu en vertu d'une loi. M. Cnauvelin soutient cet amendement,
et ne peut s'empêcher de témoigner sa douleur des nouvelles d'Italie;
on le rappelle a la question. M. Foy parle aussi longuement en fa-
veur de son amendement ; M. de Castelbajac s'oppose a Timpresâon
de son discours, à cause des doctrines qui y sont professées ; 1 impres-
sion est refusée , malgré les efforts de M. Sébastiani et de la gauche.
MM. Pardessus et de Villèle combattent l'amendement de M. Foy;
M. Sébastiani le soutient. M. Pasauier donne des explications sur
Tacquisition de Thôtel de Wagram. M. Mestadiev fait un autre amen-
dement Il peu prés semblable à celui du général Foy. Celui-ci retire
ton amendement pour le joindre à celui de M. Mestadier. M. Cor-
lûère combat cette nouvelle proposition. L'amendement et le sous-
amendement sont rejetés -y après quoi on vote sur l'ensemble de la loi
des comptes , qui est adoptée par 243 voix contre 47-
La chambre se forme en comité secret.
On a renouvelé les bureaux et le comité des pétitions.
Le 29, il y a eu réunion dans les bureaux pour l'examen prépara^
toire des trois projets de loi relatif aux dotations, à remprant de ia
ville de Mets » et un échange de terrain pour Arras.
On publie en ce moment le I«'. volume de chacune des deux édi-
tions au. dictionnaire historique de FeUer, qui s'impriment , l'une à
Paris, l'autre à Lyon, et qui doivent toutes deux être augmentées d'un
Supjflément, Pïous avons donné , dans le temps , le Prospectus de la
première de ces éditions , et nous avons annonoé la seconde dans no-
tre no. 671. Nous n'avons pu encore que parcourir les deux volumes» et
nous ne saurions , ni instituer de comparaison entre la rédaction des
éditeurs, ni porter un jugement positif sur leur travail. Il nous a paru
seulement que , dans l'édition de Paris, on avoit fait beaucoup de cnan-
gemens et de corrections a l'édition donnée , il y a deux ans , par le
même libraire. Nous avons cru nous apercevoir aussi que l'éditeur de
Lyon visoit davantage à la brièveté dans ses articles , et en effet son
édition doit ayoir deux volumes de moins que celle de paris.
( Mercredi 4 wril i8ai.) (N^ 694. )
Vincenlii Lirinensis Cùmmonîtoriutn] ediîio nova (i).'
I
On sait peu de chose de Vincent de Lérihs, qui
vivoit au commencement du 5'. siècle; on croit qu il
éloit né à Toul y ei on voit par son Commonitorium
qu il suiyît quelque temps la profession des armes y
jusqu'à ce que ^ dégoûté du monde , il embrassa
l'état religieux. 11 choisit pour le lieu de sa re-
traite le mouastère de Lérins, dans Tile de ce nom^
sur les côtes de Provence, non loin d'Antibes. Il y
partageoit sou temps entre l'étude et Ja méditation
des dioses saintes, forma des disciples^ et mourut
daps le même lieu sous les règnes de Théodose II
et de Valentinien lit, vers 4^0* On conservoii ses
reliques à Lérins , et son nom est cité dans le Mar-
tyrologe romain.
Ëffirayé des artifices des hérétiques de «on temp^^*
et craignant la séduction pour des hommes foibles ou
peu instruits, il entreprit de les prémunir en traçant
les règles qui peuvent servir à distinguer l'erreur de
la vérité. C'est le but de son Commonitorium ou j^ver*
tissement contre les hérétiques II y établit la croyance
commune comme la marque de la vérité : Quod uhi^
ifue , quod semper, quod ab omnibus creditum est. C'est
Ew la tradition qu'il veut qu'on réponde à tous les
érétiques; c'est par renseignement de l'Ëglise qu^il
■ * «I ■■ ■ '■■» ■ ■ 1 ■ *m
(1) Brochure in^S'*. de 90 pages; prix, 1 fr. So^ccfnt. et
2 fr. 10 cent, franc de port., A Avignon., chee Séguin.; et
à Paris , diez Ad. Le Clcré, au bureau de ce journal.
TomeXXni.VJlmidelaJieligionetdujRoi. Z
( atà6 )
-les convainc de nouveauté. L'Eglise est le sanctuaire
(de la vérité^ c'est à elle qu'il appartient dlnterprétêr
ri^çrilure> «'^ d^' conserver iolact le dépôt de la saine
doctrine. Elle décide par les cot ciles généraux ; elle
narle paV le témoignage des Pères, et Fantiquite et
luniversaliité de la ira^itioa oflréàt un puissant pre^
servatif contré. toute. erreur et toute innovÀti^.
Tel. est le précis du Commonitoriumi càtApdbé en
434 f trois ans après le concile d'Ephése ; cW un
traité fort courte ikiais. |ivéds et substantiel , pt qui
fuppose un esprit fort juste et une étudie approfondie
^ la matière. A Texaetitude de là doclrine, oà j
trouve ),oinl a le ton de la piété et l'anlour dé TEglise.
L'auteur y a rassemblé , en peu de mo^s, des nor
lions cfui dissipent oii préviennent les diîffieullés. S
s*y.cache sous le nom de Peregrikus où de Pélerth, «t
a^ippele; le moindre de. tous h$ serviteurs de Dieu; \1
avoit d'abord partagé l'ouvrage en dettx Kvre^j 'itiàii^
^yi^pt perdu le second^ il en fit, un abrégé y-ëî !•
joignit aUii^^fc livre, ainsi;qu'd le dit M-thêtiië^ ^ fl
pB résulta un traité unicpïe. Les savaiis ont tànjoujfs
(Ait le plus-grand cas de cette productioti. Le càr-
diuial Goui et le cardinal Orsi eii ont parlé , dans le
dernier siècle /avec uwc singulière estime. L'A ngfoi^
Aeeves en a donné une édition^ ainsi que parmi neiets
le .^vant Baluze*
, La nouvelle édition a été faite, à ce qu'il parotl|
d'après ce dernier, et reproduit &es notes. Un À*-
dmx fort détaillé termine le volume , et l'éditeur y ^
^int d^s, témoigxiages des anciens en faveur du'litre,
^ un extrait de l'article de saint Vincent dé Lérins
<!(^ns ks, f^iès des Pères, /p9iv Godçscard. Cette édi-
tion fee recommande d'ailleurs parl>eaueoup de net*
( M7 ^
Ide et de correction; elle fait bontieiur lan iêle dé
M. Ségain> qui emploie seg presses à réimprimer de
tels ouvrages y et qui paroîl avoir mis tou^ ses soin^
à Tendre l'executicm di^^ne de Fimportance du livre.
On ne peut qu'applaudir à l'idée d'une telle ehtrcip
prise f et eocore davantage à Fauention et à la vigi*-
lAQGe avec Jesquellea elle a. été dirigée.
irOUVELLKa fiCCLESIAStlQtTSS*
RoitE. :Le 7 mars>, mercredi des. ceudivs , S.: S. a
tenu chapelle papal^ au palais Quirinal , et; y a béni
et distribué .les cendres » seloa lusage^ Le 3 m«r&5 la
Saint Père étoit allé dans Téglise de Sai&I^Laarent ia
Damaso ponjt y adorer le iàmt Sacrement qui j étoit
etjposé » et le lundi-^gras , 5 mars y le souverain ^on^
tîfe alla remplir le même acte de piété dans Téglise
de Jésut^ Le premier vendredi de. Carême/ après àvaiv
du aouveraîjsi Pontife , il assista à une grand^messe ^
célébrée dans sa chapeDe» et reçut les félicitations
du Saa^é^oUége et. de. tous les corps. S. S.'commefnGa
la aa*. acmée de son pontificat, et ccmtinue à îouir
dWe-botme santé.
*-^ Les pi^dications qnadragésimales ont commencé
dans les églises ^ paroisses et couvens. Parmi les ora-
teurs qui Occupent les cliaires, on remarque M« Me-
tiochfo , évéque de Porphyre et sacristè de S, S*, et le
père Bruno 4^ Mx>nteinafrd ^ Minime ; cchti-cf prêche
à Saint-^Louis des François*
•^ On vient de publier le Cracas, ou No^ce pout
ran i8ai, où se trouve Fétat d? la cbùr fleRbihé, et
P 2
\e tableau de tous les évéques catholiques. (Nous en
rendrons compte dès que nous l'aurons reçu,)
Paris. Le lundi a avril , M. Fabbé Lambert a eu
l'honneur de présenter, au Roi un exemplaire de la
P^ie de M. de Jidgné, archeyéque de Paris., qu'il vient
de publier. S. M. a reçu avec bonté cet ouvrage, qui
se vend au profit des petits séminaires de Pai^is et
^ Châlons 2 et dont nous rendrons compte le plutôt
possible.'
•—Samedi prochain , M. Tarchevéque deTrajanople
fera une ordination dans la chapelle de rAi'chevéché ;
cette ordination sera ti*ès-peu nombreuse. Dix ou
douze sujets seulement doivent éti^e promus à difFé-
rens ordres* Il n'y a point eu d'ordination dans la pre*
inière, semaine de Carême, comme quelques journaux
l'avoient annoncé.
. -—L'assemblée de charité que nous avions annoncée
pour le lundi 26 mars , à l'Infirmerie de Maiié-Thér
rèse, a eu lieu à deux heures. Madame s'y est rendue,
et a été reçue par M. le coadjuteur de Paris. M l'abbé
Claudel de Montais a prononcé le discpurs> qui a
été suivi de la bénédicti9,n du saint Sacrement. La
fuéte a été faite par M"^*'. les comtesses du Càjlusel
e Montcalm; elle a produit gooo fr., en y ajoutant
des offrandes envoyées par différentes personne^. On
se propose, si de nouveaux dons lé permettent, d'ag-
granidir les bâtimens , qui ne peuvent contenir encore
que dix lits de dames, outre quatre chambres dans
une partie séparée pour des ecclésiastiques. Le but de
cet établissement , les vues généreuses dahs lesquelles
U a été formé, et la protection dont il s'honore, font
espérer que les personnes charitables s'intéresseront
d'une manièris efficace à le soutenir et à en étendre
{es avantagesé
—Lé vendredi 3o mars, à deux heures précises,
JXi« ÂA. RR. Mai^a^e / duchesèe d'Angouféme^ ft
M**, la àuchcséc de Berrî, se sont rendues à l'église
de Saint - Vincent de Paul, où elles ont été recue^
par M. le curé, assisté d'une partie de son clergé.
M. l'abbé Glausel de Montais, aumônier de S. A, R,
Madame , et prédicateur ordinaire du Roi , a prêché
sur l'aumône. Son texte étoit pris de la IP.'Epître de
saint Paul aux Thessaloniciens : Vos autem, Fratres ^
nolite de/icere lienefacientes , cap. lil, ]f. i3. L'aumône
est ici-bas la plus fidèle image de la miséricorde de
Dieu ^ elle est aussi le plus sûr moyen de propager s&
gloire. Telle étoit étoit la division de ce discours, qui
a paru aussi solide que bien écrit. Le sermon a été
suivi de. la bénédiction. Après la cérémonie, les Prin-
cesses ont visité les établissemens de charité qui étoient
l'objet de la réunion , et que S. A. R. Madame à daigné
prendre sous sa protection. Les deux Princesses ont
vu avec intérêt , dans l'école des garçons , des •exem<*
pleS d'écriture étoniians pour de jeunes enfans; cet
établissement, qui n'existe quetlepuis un' an, compte
déjà trois cents enfails. Dans l'école des filles, plusieurs
des élèves ont fait hommage à leur auguste protectrice
d'une corbeille remplie de lenrs ouvrages. LL. ÀA. RR..
ont parlé aux maîtresses eï aux élèves avec là plti^
touchante bonté, et sont entrées dans tous lés détails^
avec une rare affabilité ; tous les coeurs^ étoient émuéy
et les dames de l'association ont joui avec reccmndis-
sance des marques d'intérêt que les Princesses ont don*
nées à leur œuvre. La quête, dans Teglise, a voit pro»*
duit 4ooo fr.
•-^Tandis que le vice tend de toutes parts des préges
à l'innocence , et ne réussit que trop souvent à l'y faire
tomber , il est consolant du moins de le voir échouer
quelquefois dans ses pernicieux desseins. C'est ce qui
vient d'arriver à Bordeaux , à l'égard d'une jeune fille
de i6 ans, élevée à l'hospice des enfans abandonnés
de la ville de Bosdetux (la Manufacture). Elle ijskl
( »5o >
demandée par un habitant de cette viUe, q[ul selobldif
préaenter aes garantie» de la pureté de ges intentiona ^
die devoit être reçue dana, une maison bonnéte^ odi
on la traitexoit bien, et où on ae propoaoit àiéme»
diaoit^on , de l'adopter i ai on étoit content d'elle. Cea
jaaaurances tranquillisèrent lea administrateurs et les
Sœurs de la Chiarité qui dirigent cet hospice^ et 'ré*
fouirent beaucoup la jeune fiUe. Sa aatiafaction étoit
fort naturelle } maia en même temps elle sortoit aVee
la ferme intention de servir Dieu dans le monde, ESlç
avoit faitaa première communion peu auparavant > et
ae promeltoit bien de rester fidèle à là religion. Sortie
de la maison, elle elt remise entre les mains d'un
homme dont l'ettéricùr annonçoit des sentimena bon*
nAtea et qui la condiut dana une chambré assea' bien
pieublèe. Il lui annoncé qu'il fournira à tous 8e$ be»
aoins , et il lui fait eu eilet de» présena ; il lui parlé
de modes , de spe'ctacles , lui donne des cbanaona et
^es livres ; mais elle ne devolt peint sortir. La jetm#
personne ne tardie paiS à aouprpfkner le but de cette
conduite. Elle déclare avec courage qu'^elle veut yeik.
jiller ) Sa cofiteiùince lerme en a imposé,- Qle iî qdittl
fana regrel une maison piUà que i^uapéct^> e^i» viêtoe
de ses habits dHiôpital» elle aW aiiressée à une dame
vre fille se félicite avec elles et avec aea compagnes
des dangers auxquels elle a écbappé.
, i!^ M. Ferdinand Panier! , chanoine de lu cathédrale
de Pistoie , et professeur de morale dané le séminaire
épiscopal de cette ville , avoit assisté au sy^de de
Pistoie, en 1786, et y avoit même le litre de théolo»
gien du synode. Séduit par rinfluençe de Ricci, et
par les livres pemicieus; qu^ cet évéque faisoit répan»
dans son diocèse , il crut voir la vérité où elle
(^^ )
lï'étoU paa, ^% Uyq^j^issL des pi:mçipe;$: et, 4^^ ;iimo^r^
tions doixt il u'apevçut que plus l[afd les ^angers^ Le^
ti*oubles qui surviu^ent , et les révolutions, qui ajfcf
fligèreiit FEglise et lé^ Etats , conuiiLeiic^rent à lui
ouvrir les yeux. Un am} et un guid^ éclairé^ tiC^Ur
rent -r Marie Florini , abbé de Y^tp^^l^F^^c i îftï
donna des conseils salutaires. Panievi étuiîia \e$ ma^
titres contestées avec plus de. soiii ^ il se Jiasarda d'ei^
. \oyer à JRom^ ses dilhcii^tés, «exposées jiai^ un M4f
moir^^ et il ïut touché <ie la' bonté qu'eut Pie Vl de
|uî adresser une réponse qui paroit avoir été dressée .
{)ar le savant cardin^tl GjçrdiJ, Une n^i^ladie que Dieu
ui envoya acheva de le ramener à d'autres sentimens;
il fit Vœu de se rétracter s'il gùérlssoit. fl ne manqua
X S ^ ^ ^* *„ k ^^ç rendue
isaint Siège Tayeu de se;s torts, çt des^dis^i^jtattipi;^ pour
réfuter les opinions qui iaYoieQt séduit. .Mais il îtd
^mbloit que sa £uitè , sa réputation et rhônpeur de
rEglisë demandoiént quelque chose de 'plus. 11 soi^
Wtta qu'ont lui envoyât de Rome une formule de sd^»
juiiission^ et, TayiMit iOb^Mue^ il SQuscriv^ cette fojj^-
^ulc.'^De' plus,, dans içs cfbnfçrénfeeis cccl^sra^tî^ùcs
du clergé de Pistoie, dont îl est dirfictipur,' il^^ri^t
dévoir se déclarer publiquement ; et .d^n^ une Ikr-
jop de mor^e douAée en iSi^ti^t qui roiapitiur
e.inâriAge^ il signala et réCuta. les^ erreurs 0n$ei-
^ées autrefois dans le diocèse sur le. pouvoip de ^E-
j^lise relativement aux empéchemens dirimans. Il fit
$a pirdfessiôn de foi sur la hixWé Aucioremûdeij et se
félicita de trouver cette occasion de manifester Sdtr
ftttacheinent au saint Siège, et son éldignemeiit p(Viïr
toute nouveauté. Celte partie de sa X^f^pn a été ii^sé-
Vée, à Sa requête j dans le Giofnalc Avcàdico ^ àpbmç>
OÙ elle se trouve signée de lui, -sous la date du ijjnaifS
i
( * 35a )
iSao. On Ta aussi imprimée à part, et on y a joint
deux extraits de lettres de M. Panieri> où il rend
compte de sa conduite passée, et donne des détails
dont np\is nous sommes servi pour le présent exposé.
La seconde lettre , qui est datée de Pistoie , le i i juin
1820, est une profession de foi fort détaillée sur lau^-
torité du saint Siège, et sur différentes questions y
relatives. Nous sommes flattés de répondre aux vues dé
M. Panieri en donnant quelque pumicitë à ces pièces*
NOUVELLES POLITIQUES.
PARif . S. A. R. M««. la dachesse de Berrî a quitté le dèuit
le I*'. avril» et a reçu, poar la première fois depuis le ^3 fé-
Tner 1820, les hommages des personnes aui ont leur entrée
i la cour. S. A. R. a entendu la messe aans la chapelle du
château.
— » Le 3o mars , M. Bardait , ambassadeur extraordinaire-
d'Espagne en France, devant partir prochainement pour
Madrid, oii il est rappelé en qualité de ministre des affaires
étrangères, a eu une audience de congé du Roi. M. Noguera
remplira provisoirement les fonctions de chargé d'affaires. 1
— > S. A. R. Ms>'. le duc d'AngOnlén^^e a dopp^e ^f|,fieco^|;S:
de 600 francs aux incendie's dé Coldhach (Haut- Rhin).
— Le Journal officiel annonce que la cérémonie du bap<-
téme de S. A. R. M«'. le duc de Bordeaux est défimliyemenjt
fixée au 1*'. mai.
-— Le 2 , M. le duc de Bellnne est parti pour Lyoji , oh il
doit établir le siège du commandement des trois divisions mi*
litaires que le Roi lui a confiées. M. le marquis de Clermont-
Tonnerre est nommé son chef d'élat-major. \
— M. de Bonatd a fait imprimer lé discours qu'il devoil
prononcer à la séance du 22 mars; il y comhat avec la s^upé«
riolé de son talent la politique d'un député libéral, qui vou-
loit que le midi se coalisât contre le nord. M. Ribard a aussi
fait imprimer une réponse aux discours de MM, Tapoyre,
Demarçay, Foy et Manuel , dans la séance du 22
— Mm. le comte de NesseîroJe, ministre des af&ires étran*
( a55 )
^res de Russie , et le comte de la Ferronays, ambassadeur
^e France à Pétérsbourg, sont arrivés à Paris.
— Le 25 , M. le lieutenant-gënéral Pamphile Lacroix ,
conamandant à Qrenoble, a réuni toute la garnison , et a lu
une dépêche télégraphique de Paris , annonçant que le Roi
ctoit satisfait de la conduite des autorités et des troupes. Cette
lecture a été suivie d'un cri unanime de Vive le Roi ! Les
personnes arrêtées par suite des troubles.du 20 mars sont au
nombre de cinq ; ce sont : le lieutenant-colonel d'artillerie
Rey, Colorabat, étudiant endroit; Fauquier, commis, et
deux autres jeunes gens. Le 27 mars, le général Pamphile
Lacroix a mis fin à 1 état de siège de Grenoble.
«-* MiM . les lieutenans-généraux de Briche et de JumiihacV
commandant Jes 4*'- ^t lo"*. divisions militaires, ont adressé
aux troupes sous leur commandement des proclamations pour
les. informer des mouvemens séditieux éclatés à Grenoble, et
de la belle conduite de la garnison de cette ville.
^-^ Le 3o , le premier conseil de guerre a condamné h un
an de prison le nommé Dubuat, chasseur à cheval de la
Vendée , pour avoir poussé publiquement des cris séditieux ,
le 12 févner dernier.
-7- Pendant que l'on cherchoit à organiser la révolte à
Lyon et à Grenoble , on affichoit sur les murs de Lille ua
p(acard ainsi conçu :.^iVc la glorieuse cocarde tricolore!
vii^ la constitution des corthst vivent les Napolitains et la
grande nation espagnole/ Plusieurs exemplaires de ce pla-^
card ont été saisis et dénoncés à la police. Dès le 21, des
frères et amis annonçoient à Lille qu'il y avoit ea la veille
des troubles à Grenoble.
— On dit , dans une feuille de Hambourg, que la procla*
mation qui fut adressée, l'année dernière, à l'armée piéinon-
toise étoit partie d'un comité directeur établi à Genève, et on y
désigne aussi deux autres coipités, organisés, l'un à Ferney,
l'autre à Frangy ; ce dernier se tenoit, ajoute-t-on , flans la
maison d'un homme qui s'éloit enrichi en achetant, en France,
deS'biens d!émigrés.
— Le 27 inars, on a arrêté dans l'église de la Chapelle, à
Brirxèlles, un individu qui's'y étoit introduit dans la nuit, et
qui avoit dépouillé de tous ses ornemens la Notre-Dame des
Miséricordes et l'image d'un autre saint.
(•354 ).
r- Le marquif dç la Cisternjpi , qtii »voit iii ffr^é aiywt
la révolution de Turin ^ et ^ui depuis ayoil iié mis et(x Ijl^pte^
•t dësîgné com'me Vi^n dé,s mèiuDrés 4" poqveau ^onyerne-
ment, n'a pas fugé à propos, à ce qu'il p^ r oit , ^'attendre
fonclionf dé prince-régent^ fonctions qu'if avôft, àccçptéeî^
momentanément pour né' pas f afsser tbmWr rEtà^ d^n^ Fi^^^
Qarchte, et qu'il ne désire' plus maintenant que de se mon-*,
trer le premier sur le chemin de l'honneur, et de dbnu^
reaemple de* la plus respectueuse obéissance au souverain,
Dcu autres proclamations du général en chef de Latour,
adretaéés au peuple et k l'armée de Piémont , ont poufbiit;
de les eifaerter à se rallier autour de leur monarque ^ afili
de repoasier les perturbateurs de l'ordre , et de déjouer leur
complot.
«^'Le SI et le aS mars, la ville de Oéne^, qui jusqu'alors
avoit été tranquille, a été en proie k des troubleâ. Lé ai y
M. le comte Des^anjBix, gouverneur dé Gènes , avôit fait
afficher la déclaration du duc de Genevois : cette publication
ûî une vive sensation; des attroûpemens se formèrent; oïl
désarma plusieurs postes, ^'attitude de la garnison et èe»i^
eonpe de canon ^ çhargés^à poudre, suffirent pour disn^
pèr «és groupes. Mais, fe^rarlendeniaiR^ la nouvelle étâff^
arrivée que le gouvememetit çonstiliitionnc] subsistoit en^
coreà Turin , les troupes se mêlèrent à la populace, en criant
/^«Ve la constituiion! Ofl pénétra dans le palais^ et on .en ar-
racha lé gouverneur, qui auroit peut-être perdu ïa vie èwê^
le secours de quelques amis de l'ordre, qui le ipijrent en 4iea
de sÀreté. M. le gouverneur-général a nommé ensuite nnè
ck>iiimission administrative, à qui il a remis toiis sea pour
Voirs, et Fordre paroît rétabli.
-^ Le corps d'iarmée autrichien , composé des divisions
Stutterheim et Hesse-Hombourg, et opposé au corps d'armée
napolitain du çénéral Carascosa^ s'est emparé, Iei4) de
Sora , après avoir battu le fameux de Copciliis, un des pripci*
peux auteurs de la révolution, qui occupoit ce poste avec
2000 hommes. De là, l'avant-garde autrichienue s'est por-
tée 5ans obstacle jusqu'à Atîna, près d|Ç$an-Germano. lie
r a55 )
^tiatrjème biiUetin dcr Tarmëe autrîchîçnne , da.ao mars,
.anrtonce qu« les hostilité^ sont tenuinéei. Les troupes du gé^
ivieral Carascosa ont refusé d« comI>»ltr€ pour la cause àe la
révolte, et ont déposé leurs ar^ties. L armée napolitaine
ii*eiiste plus. Les torts de San -Germano se sont rendus^
Je 19, aux cris de J^ive le roi! Ç^poue devojl ouvrir sef
Mrles le surlendemain ,- et ]'ava.nt*>garde se rendre .à Aversa»
D'après une convention faite le do, devant Capoue^ entre le
liaron d'Anibrosio, lieutenant-^énéi^l n^^politam, et le comte
de Fiquélniont , général autrichien , les hostilités sont &}XSt
flèndues sur tous les points du ro^ftume. Les Autricbienf
sont convaincus que le peuple et Parmée ëtoient entièrement
opposés à la révolution.
^ Le 23 niars^ une partie, de l'armée autrichienne a fait
:aon entrée dans la ville dé Naples. Ces troupes, dont on ad«
miroîcla helle teoue, ont défilé devant le palais du roi^ oit
atment réunis le prince-régent et le duc de Salerbe. Le* h**
bilans faisoient éclater les plus vives acclamations; Le prince*
régenta publié une proclamation , l| laquelle ét<»it J4^nte ff
letfre du roi son père , qui lui a été apportée par l|Ç jgénérajl
Fardella. I^ but de cette Jetire est cle rassurer tèus^lei es^
^rits, et d'indiquer la conduite que réclament les intérêts éêf
rEtat. Lé 249 on it fait connollre une ordonnance du i5f
dattee^de ï^lorence^ p^r laquelle le roî A nommé un goi^ver*
riénient provisoire, composé je Jlltl, &9pWelde (jrior^, tt^
^rn?ral Fardetia, FrWni^o is LuccbèM, Je marqnis d'Andréa ^
Jean- Baptiste Veçchioni| Bt faire- Antoine de filasiis. CegoU*
vememcnt sera présidé par lé marquis de Cirçellô.
i— Lorsqu'on à reçu i Laybach l'agréable nouvelle qUç
les: troupes napolitarnes s'étoient déclarées pour le roi ,.et qti^
)e parlement s'étoit dissous, après avoir remis le pouvoir Su-
prême entre les mains du prince-régent , les dçux empereiirl
3tti sont dans cette ville se soiit rendus sur-l.e-chaipp à l'église
es religieuses de Laybacfa| pour rendre grâces à Dieu de cet
lieureux événement.
CHAMBRÉ DES PAIRS. ,/
Le 3o, M. le marquis de Pastoret prononce Téloge de M. le marquis
de Fo^tane^.. Son (uscoi^rs. sera imprimé. On passe à Ia discussion i^
pn^et de Ici sur la circonscription temtoriaie du département deip
Vosges. Après d'assez longs débats , le pro}et a été adopté a Umà]onié
de 74 -voix contre 5 u On a ensuite commencé la discnsâion d'tm smtt^
projet de loi, tendant à modifier Farticle 35 1 du Code d^instraetkni
criminelle.
Le 3i, M. le ministre des finances a présenté à la chambre les six
projets de loi relatif au budget de 1819 et des années précédentes.
On a ensuite continué la discussion sur le J^rojet de loi tendant k
modifier l'article 35 du Code d'instruclion criminelle. La chambre a
ordonné Timpression des discoursprononcés à cette occasion par MM. le
marquis d'OrviUiers, le marquis de Hally, le baron de Barante , le due
de Lé\is, le comte de Saint-Roman et le marquis de Marbois. Biye^s
kmendemens ont été ou retirés ou rejetés. L'article unique du projet
de loi a été adopté à la majorité de 71 voix contre 3Ô.
CnAMBRE DES DEPUTES.
Le 3i mars, M. Duhamel, rapporteur de la commission des péti-
tions, propose le renvoi au ministre de la justice d'une pétition du
fieur Duvergier, détenu à la Conciergerie, oui se plaint «Je* abusr^
sultant, selon lui, des dispositions du Code d'instruction criminelle.,
2ui confie aux préfets le choix des jurés. Le renvoi est prononcé.
>n passe à la pétition de M. Joly, desservant de Cour-sup-Aube (Loir
et Cher ) , qui demande que les assemblées des conseils municipaux et
les ventes des meubles et immeubles ne puissent plus avoir heu dé-
formais les dimanches et fêtes. La commission propose Tordre du jour,
M. le comte de Marcellus pense que les lois dé)à faites poiirroient ét^e
am^icrées, surtout pour ce qui. regarde la morale et la religion. Q
vappetfe c^œ Tobservaiion des dimanches ^t des fêtes est un préepj)te
de fa religion de ITStat. Songez, dit-il, que faire respecter Vautorité
de Dieu, c'est rendre plus augrott -et fkts <ïbère Fautoritc du Roi , son
image. L'orateur demande le renvoi à M. le garde des sceaux. M. de
Girardin appuie Vordre du jour, qui est adopté. D'autres pétitions
peu intéressantes sont, ou écartées par Tordre du jour, ou renvoyé^
aux ministres cômpéfens. La chambre ajourne ensuite l'admission de
MM.^alentin de Sentenac, Génébrias et David ^ qui n^ont pas encore
produit leurj pièèes. .
Le 2 avril , il n*y. a pas eu de séance ; la commission du budgiet a
nommé M. de Bjurrienne rapporteur des dépenses, et M. de la Bour*
donnaye rapporteur des recettes. M. 'Pardessus est nomm)é rapporteur
de la commission chargée d'examiner le projet de loi sur Turganisation
municipale.
: Noros lavons différé à dessein de rendre compte de la suite
àe la discussion relative aux catholiques d^Angleterre , dont
nous avions déjà {)arlé dans nos n^*. 686 et 687. Nous allons
( a57 )
présenter rensemble de cette, affaire , depuis le i6 mare jus*
<|u*è ce jour. ^
Le i6 mars ëtott, comme on Ta vu , le jour marqué pour
faire dans la chambre des communes la deuiiëine lecture da
bill en faveur des catholiques. On n*a pas fait l'appel nomi<-
nal annoncé , parce que la chambre s'est trouvée nombreuse.
Plusieurs pétitions sont présentées contre le biJI; les unes de
protestans y les autres de catholiques qui semblent craindre
que leur émancipation ne soit funeste à la religion. M. Plua-
kett a combattu une dernière pétition de ce genre , et a en-
suite soutenu le bill dans un long discours oii il a rappelé
tontes les lois anciennes et nouvelles contre les catholiques.
Sa motion a été combattue par MM. Bankes, Bragge*6athurst
et Peel , et appuyée par M. vVilberforce y sir James Makintpsh
et Canning. Le discours de ce dernier a été couvert d'applau^
dissemens; cet habile orateur étoit revenu exprès du conti-
nent pour prendre part à la discussion. Aucun autre orateur
ne s'etant présenté, on est allé aux voix, et il s*est trouvé
254 voix pour la deuxième lecture , et 243 contre. Le bill
a donc été lu, et la troisième lecture renvoyée au Inndi 19.
. Ce {our*là , M. Plunkett a demandé que la chambre se
formât en comité pour examiner le bill sur les catholiques;
mais ce n'étoit que pour la forme , attendu qu'il avoit divers
chanfi
du
près qu 11 auroit soumis ces cnangemens a la cnamure, une
nouvelle discussion en comité fût fixée. Après quelques dé-
bats, la chambre s'est formée en comité , et M. Plunkett a
proposé ses amendemens , qui ont été admis pour la forme. '
La chambre a ordonné qu'ils seroient imprimés et distribués ,
et que la discussion auroit lieu en comité , le 23. M. Groker
a renouvelé pour le même jour Fannoncè de sa motion ten-
dant à ce qu'il fût fait une provision pour le clergé ca-
tholique.
Le 23 mars , on a présenté an parlement des pétitions pour
et contre le bill ; nue des plus remarquables est celle des
Quatre pairs catholiques , le duc d« Norfolk, le comte de
Schenrsbnry, lords Petre et Arundel ; les quatre seuls descen*
. dans qnî existent des barons qui signèrent autrefois la grande
charte ; îhe se déclarent prêts à faire le serment de supréma-
tie^jtYec lea moÂScatiom apportées dans le bill. Sir J, New»
( â5« )
port àWMnté quM fVst Anrfé de remplacer M. Ptntilett ,
an'un malheur domestique | la mort de .sa femme^ evapéùhÊ
e jptirottrc h la séance.
' On lit le bill, et la discussion sVtabfît sar U t**. anîclev
i^ttf an serment de suprëmatte. Sir Williams Scott croit
l'explication qu'oti j donne incompatible d^ec le sens Trttérai
da serment , et il pense que les catholiqnes ne prêteront pas
le serment même avec celle modification. M« Horace Tmss
parle avec beaucoup de talent en faveur dn bill , et est ap-»
pfatidi à plusieurs reprises. MiVÎ. John Viçholl^ WetbereH
et Peel, combattent de nouveau le bîU. Srr James Macintosh;
ptiUiciste distingué, et lord Castlereagh parlent dans le
ÎB^Wie sens qu'ils l'avotenl fait aut séances précédâmes. Qa
t« ^ulL yen; le i**. article est adopté par 23o voix cojilre t6.
Le eomné fut ensuite ajourné au lundi 26. .
M. Bankes avertit dani lia méfpe séance que dans la dis-
Çlissicffi il oroposeroit tine clause poar exclure les catholiques
desdeut^cbambref. On sait que ce fut cette question qui Eft
^houer le bill, en 181 3; une clause sentWable fut proposée,
le 94 inai , par l'orateur de ce tenips-Hi » M* Abbot , et a((op-
tée'; et les partisans du btFI y renoncèrent alors* parce' qu'ils
crurent que te bill ne valoit plus la peine d'être; soutenu»
MM. Plunkétt, Canning, Macintosh et Ibrd Ca5t1erêae[b ^
étoienl ators déclarés comnie aujourdlmi pour les ç^ilEo^
' On >É "publié ntîe declariitfon du doctenr Mimer et âé deux
"autrèseeclésiastiques , oii ils annoncent.que lebiH de M* Plun«
kett ne satisfait ni les droits ni Fa conscience des catholiques^
Le Sun\ qui est opposé au Mil, prend acte de cette déclaTa-
tion p^ur le combattre. The caihoHc adpocate ne paroît pas
nlus content du bill , qu'il regarde connire propre seulement
a servir l'ambition de quelques catholiques riches. Plus ré-
ont tenu des réunions de leur clergé, dans lesquelles il -a été
résolu de ne pas prêter le serment pnrté dani le bi(l, et dé
présenter des pétitions contre cette mesure.
Dans la séance de la chambre des communes du 269 on.a
repris en comité général la discussion sur te bilt. 1M.<Banles
a proposé son amandement pour exchtns les x«thtdrqae»'<des
( «9 >
Aeux cbambrfis. I) â éié appuya par l'oratear et par
MM. Brighl-Hart, Davis et T. Wilson, et vivement com-
bailu par MM. Calcrafl, Caiinip|{, sir Thomas Acklan<cl, sir
j^rancis blaké et Grattan. M. Ganning surtout a parle avec
force. L'amendement a ëlé rejeté par aaS voix con(r^ 21 1.
- Lfe 2% M. Pfed éri a proposé urt éutre pour exclure les ca-
fiioH^âes êè9 'pfadéè ^^ ^cbnséirlfer J>hVé du roi et de juge 5 îl
8 prdnbncé un lortg disc6nl-s pbuf hictliver sa motion. Sir
JMiY^ Nfchotl et M. Wçtlièrén bnt parlé dans le même sekis.
Srr'ftffcrtSewjMirtV îord Castlèrcagh et le docteur OuigeAian,
leàr ont r^poridtr. L'âtoéndctnètit à içlé rejeta par iw voit
ë6ntve '169, i^éirfuHat tjûi indiijue iine mapritë croissante en
tàVtdt âb ViUi Vite autre inMon de M. Gôùlblirn, tendant
àUrtî^ t^ifclùre les càlhoTic|itè's des pTacé9 de gouverneurs dans
lè^ -ctfldHiei y a été mèins bèufensë éhcore ; elle n'a eu que
i^i NWix confire i63; majçrfiré , 4^. Lies autrcfs articles ont
fatiié ïarfs cnàtiis$i6n V «^ la sëd^cé a ëtë levée i minuit et
demi.
'£« ^> fa cbaffâbrè â«»s dèfMih'tiViés a adopte , sans âlYer aux
rèîx', 'le Iwlî jwhir ré^lër^lbâ edhininn'icàlions entre te dlérgé
<Àlfî6Uc{u% et fe'tott^nerattt Pontife. M. Hutcfainson trouvoit
qtie 'plusieurs 'clauses dé ce biTl ëtoîènt offensantes pour le
dtr^ èâf^bMièj^e ; lord Castlèréà^h a assuré au contraire que
la majorité dti xifergé tathbltque né v^rroit dans ces chuises
rien qui pût blesser la c onsfieM c e , puisqu'elles avoient été
#piMx>dvées' par le souverain Pontife, Le rapport du bill a
été enrsuite 'présenté. M/ Crôkiér a d'abord fait une proposi-
tion relative ati serment de suprématie; elle a été renvojée
au jour oii se fera la troisième lecture du bill. Le même
membre 21 proposé une clause pour autoriser le roi k pour^
Toir à l'entretien du clergé catholique. Lord Castlereagb , efi
«pprobvarit la chose en prindpe , croit que cette discussiop
«eroit en <re moment un obstacle au bill ^ et M. Croker a en
Conséquence retiré sa proposition.
. La, troisième lecture du bill d'émancipation a été amroncé*
pour le lundi. a avril. On s'attend à de nouvelles oppositions.
Ce|)eildârit if pkrott que la' chambre s'est trop avancée pour
Me pas kchever son ouvrage.
(a4o)
LIVRE NOUVKAU.
Premières Leçons if Histoire de Dieudonné; par E. Hoc-»
quart (l).
Cet ouvrage est celai dont nous avions annonce la sons-
cription » dans notre n*. 679. H paroit en ce moment, et jus-
tifie ce que nous en avions dit. L'auteur y a réuni des traita
de bonté et d'héroïsme des Princes et Princesses de la maison
de Bourbon , depuis saint Louis jusqu'à nos jours. On pour-
voit s'étonner qu il eàt fait entrer dans ce tableau Charles V,
Charles YII, Louis XII et François I*'., qu'il sait lûem
ne pas appartenir à la maison de Bourbon; mais il n'a
Sas voulu se priver des exemples de vertu ^et de grandeur
'ame qu'il trouvoit dans des descendans de saint Louis y par
une autre branche. Il s'arrête d'ailleurs davantage axét lea
derniers temps , et cite àe% £atits tonchans de la vie de
Louis XVI et de sa famille.
Ce petit ouvrage , écrit avec simplicité , est propre à faire
aimer une dynastie qui doit nous être chëre à tant de titres»
n seroit à désirer qu'on le répandit dans le peuple et dans
\ts campagnes , ne fût-ce que pour contrebalancer l'effet ^
neste de tant de pamphlets que le^ éternels partisans de la
révolution font circuler pour égarer les esprits.
On nous prie d^ayertir MM. les curés et membres des fahtiqjaew
des églises que M. Bëchefer, marbrier à Charlèville, vient de cona-*
t-uire un tabernacle d un bon dessein et dune exécution soignée. Ce
tibernacle a trente pouces de haut sur dix-neuf de large, et seize de
profondeur. Il est de marbre rouge , dit Franchimont , veiné de blanc^
arec deux pilastres cannelés de marbre blanc d'Italie; au-dessus dea
pilastres règne utte astragale de marbre blanc { la base et la comidie
sunt de marbre bleu , veiné de blanc. Sur la pointe , qui est de bois
doré en dehors , est représenté Tagneau couché ; des rayons de gloire
entremêlés de nuages l'environnent. Ces ouvrages sont en_relief. Le
de.lans du tabernacle est tapissé de soie. Le tout, emballé et encaissé ,
est du prix de cent écus. On peut s^adresser k M. Béchefer, au Mouli-
net, près du Port, à Charle ville (Ardennes), ou chez les dames re*
Tifieuses de la Providence, dites de Sainte -Sophie, dans la même
Ttlle, chez lesquelles rartisté a provisoiremelit déposé ledit tabernacle.
il) I vol. in-12; prix, I fr. 80 cent, et 2 fr. 3o cent, franc de port,
^iiris» chez TAuteur ; et chw Ad. JLe Clers , au liureau de ce journal.
(Samedi 7 ^^ril^^^i*) (N\ 695.)
/5e de M. de Juigné , archevêque de Pùris ^ par
M. l'abbé Lambert (i).
Antoige-Eléonore-LéoD le Glerc de JuîgnçrlïS^l^
à Pari^, le 2 novembre 17^8, d'une famille ari{(i-J^'
naire du Maiiré, et qui avcHt dans ceite province dc^. ML ,
propriétés considérables. A peine avoit-îj six aus^
3u'il perdit le marquis de Jui^né^ sc^n pèiflL^^ntl
u re^ment d'Orléans, tué à la bat^iille ^^g^miM
talla, le 19 septembre 1754^!) fit s^s Iminai
sa philosophie au collège de Navarre, et, s'étant
destiné à Fétat ecclésîasiique, il entra au séminaire
dé Saint-Nicolas du Chardonnef . Il suivit l^s cpui^
de licence dans la maison de Navarre, et prit les
degrés de docteur. M, de Bezons , évéque de Car-
cassonne, son parent, le nomma son grand -vicaire;
ce t>rélat n'a voit pas toujours suivi, dans les aflaires
de l'Eglise, la même ligne que ses collègues, et pa-
rut quelquefois favoriser un parti dont il ne pi ofes*
soit pas d'ailleurs les principes. L'abbé de .JuigUié
n'ado|>la point, à cet égard, les idées de Tévêque de
Carcassonne, avec lequel d'ailleurs il demeura peu
de temps. Député à l'assQmblée du clergé de. 1768^
par la province de Narbonne , en vertu d'un béné-
fice qu'd possédoit (le prieuré d'Acier de Comigne)^.
il fut nommé, en 1760, à l'agence du clergé par
^— — ^— ii— — ^™^M^— I ■ I——— I !■ I I — i— IM^I— »^^— —1 »
(i) 1 vol. în-S*. de 120 pages; prix, 1 fr. 80 c. et2 fr*
20 c. franc de port. A Paris ^ chez Ad. Le Clere ^ au bure^a
de ce journal.
Tome XXKIL L'Jmi de la ReUgion et du Roi. Q
ra42)
celle m^me province ^ et il en remplit les fcmcûtxns
à cette assemblée et à celle de. 1 76a. Il y fit plusieurs
* rapports f un enlr*atttres sur louvrage deTabI>é Cor*
gne t Défense du pom^oir légîtime des évéques»
M. de Clioiseul-Beaupré^ évêque de Châlonsrsar-
^Marflc^ étant mort, le 2 octobre. 1 763 , M. Antoine
^êk liastic , évêque de Comlnges , fut transfère a x^
' gîége, etTabbé de Joigne fut non^mé pour lui. succé-
der à Cbminges; mais. il refusa un siège que l'on
)téUf^ i)h peu accoutume à regarder .comme un exil,
«iM. et Lastic étant mort peu après sa trànsîalioa >
'M. de Juigné fut nçmmé évéque de Cbâloris, et sa-
cré , en celte qualité 9 le 20 avril 1764.; il reçut ^n
'toêtne temps rabl)aye de Monsiier-en-X)erj qu^ayoit
eue son prcMécesseurl II s^annonça à son diocèse par
•une Lettre pqsiorate pour la continuation des pouvoir^ ^
"t6 pages in-i3, où il déviJoppoit les sentiment el
les vues les pins drgiies d'un évêque. Son admioistra-
'tion fut conforme à te langage. Une fois arrivé dans
son dioéèse , il ne négligea riçn pour y mettre Tor-
;dre. ir fut obligé de prendre des mestîtes séyéres
' contre quelques prêtres qm , sous, son prédécesseur,
' avoient contribué à propager le jansénisme dans ce
pays; il les interdit, et pourvut Mirtout à préserver
•quelques communautés de filles de la séduction de
'l'c^sprit de parti. Il étal^lit dans son diocèse la fêle de
' saint Vihcent de Paul , et mérita l'animadversion des
jansàiistes par son zèle pour runifonnité de la doc-
-trittc. Nommé à l'assemblée du dergé de 1766, il
prît part aux mesures prises par ses collègues pour
la défense des droits ae l'Eglise, et, de retour à
Çhâlons, il fit adhérer son clergé au^ actes de 1 765.
On pourroit citer av«c éloge plusieurs de ses Mân-
ffèmétîs ; B riôccasîoh du jîibilé, il fi^donher, à (jhâ^
lôns, une mission, doni if snîvti Je5 exi^rcîices, et
t|m eut dlieutéttx résultais ; c'étoiéut d'andlfeift Jé-
suites qui en éfoient chargés.
Nt51is avons cru devoir rappeler èes ftîts, paVcte
qu'ils ont échappé aux l-èchcrches de M; Tabbé Làbl«-
bert/ Du reste , nous ne. nous proposons point de
donner ici une notice complète sur ce prélat. On sait
^uW fur ndttmé a rarchevétîié dfe Pi^rm , w i J^i f et
ob]lo;é de sortir àe Fiancé, en 1789; qu'il donna sa
démission^ en 1801 , et qu'il mourut , le 19 mars
ïët'i . Nous laissons à M. T^bbé LartibéA lé sbîn de
«cokAèr cefls faits ^el quelques âïiti-ei , ^l de li^ihdrfe
t* êvê^ùlî àont le hom feàt cher è iVgli^é dé Fi^àftèfe'.
iiohbté de sa €ottfiaYïcJ& , téihmn dé ses veAuS> )kyà^
^iti-etehù pendatot plttéWutsahtaées a^fec lui une cor-
•*ttJ)ottdàikrè-as4îdttè, il devoit ê^fè tjiiiii qiite p^ér*.
"^ûat ^a SiAi dé fournir dés détails liitéfëssànk sut*
^ ^. Xk/tntité îl déthfenrdît ^ F Archevêché , il à.
^ûbnnà iilïtdm t& ^ cbncemfe Tadi^nitiisèaiibh dé
«Bf. éé Jii^fiké, à Parïs. H a seulemém ôt^is de dire
diie tfe )>i*élal fut ndmfhé suj^ériëUr dé h hiàtsbn de
Fi^Étté^^ni^Sjj k la mort dé M. de Pbéllppe^t,
âVëhëVéqtlè de Bourges. Ce dioit étoît Un botùmagis
SS'itne iliàisboi tHx^. de JFuîgné a voit été élevé > et
jJôdt- ïia^elfeîî conserVôit ùh tendre inrérêt. Oh voit
-^lièM. Làihben possède un aslatéz grand nt>ifibi*e da
lettres de M. de Juigné, et il en cite plusieurs, fl iûitïte
')^tèlsli et datis ^on intérieur et dahs sa vie {Publique ,
«t4e«rt6ntre (oujoûrs bon, simple > modeste > pteux^
QÎkarîlable^ jfjpplîqué ià sâs devt>ii*s. O»- se rappelle
MAudttës fiàtém des largesses dans l'&itet^ de i^8^«
m. labbé Lambert n'a point oublié une ct1*c!tii^ii'ct9
Q i
' ( a44 )
il honorable I et Tapf^elle plusieurs traits qui.foot es^
timer et aimer le prélat.
Cet ouvrage se vend au j>rofit des petits séminaires
de Pans et de Châlons , et sera sans doute, particu-
lioreinent accueilli dans ces diocèses^ où M. de Jpigné
jS laissé de précieux souvenirs.
Le Missionnaire selon VEi^angile; par M. le comte
de N. (i).
Des missionnaires visitent en ce moment nos villes
et nos campagnes; ils annoncent les vérités chrétiennes^
en même temps qu'ils donnent l'exemple des vertus sa*
ce'rdotales. Leur passage est béni par les justes dont ils
fortifient la foi ^ et par les pécheurs qu'ils ramènent
dans les voies du salut. De tels hommes honorent
assez la religion^* et rezident assez de services à la
société pour être proposés comme des modèles ^ et
le simple récit de leurs travaux et.de leiûtfi bienfaits
est plus éloquent et plus persuasif qu'un roman ^
qui inspire toujours quelque défiance. Quand les
faits sont si positifs et si nombreux , il n'est pas beu«
reux de se réduire à en inventer d'autres qui ne peu«
Vent inspirer le même intérêt. J'avoue donc que je
né comprends pas bien pourquoi M. de N. s'est privé
ici des avantages de la réalité pour recourir à des
fictions.
Il semble même que M. de N. n'a pas d'idée biea
• ' ■' ' " ■ . III l II I IIBI
(i) I vol. in-ia ; prix, a fr. 5o c. et 3 fr. franc de pàfrt.'
A Paris , ch^z Arthus Btrtrapd; et dt«i Adr. Ls CIer#, mjEL
bureau de ce jpttmal.
( a45 )
arrêtée sur le^ services que rendent de nos jours les SQ»
ciétés de missionoaireg. II dit que les journaux varient
dans leurs jugemens à cet égard , comme s'il ne lui eût
pas été possible de démêler la vérité , et dé s assurer
qaef esprit de parti avoit dicté les déclamations répé-
tées dans certains journaux et pamphlets contre des
hommes respectables. C'est la religion qu'on pour-
suit ;en leurs personnes; c'est leur zèle même que
Ton hait. Du reste, Fauteur reconnoît que les mis-
sions sont de l'essence du christianisme; qu'elles ont
été pratiquées dans tous les temps, et qu'elles ont
rendu de signalés services à la religion. 11 expose^
dan^ un Discours préliminaire ^ les qualités indis-
pensables au miftsionuaire. Les règles qu'il cite, à'
èet égard, sont- sages; mais je ne sais pourquoi, en
parlant du respect et de la soumission que le mis-
sionnaire doit aux lois de son pays, il Vécarte de
son sujet pour combattre ce principe que les consti-
tutions d^s Etats devroient être fondées sur la reli-
gion.' L'élise, dit*41^ ne se mêle pas des constitu-
tions politiques, et la puissahce spirituelle n'a point
à intervenir dans le l<?m[K)rel. Mais M. de N. est ici à
côté de la question. De ce que le royaume de Jésus-
Christ n'est pas de ce monde, suivant l'expression
de l'Evangile, il, ne s'en suit pas que les constilu-
fîons politiques ne doivent pas avoir la religion pour
base. Dé ce que l'Eglise n'a pas le droit de s'immis-
cer dans les gouvernemens temporels ^^^ on ne sau-
roît conclure que ceux-ci doivent rejter étrangers à
la religion. Les prêtres auroient tort sans. doute de
vouloir renverser Tordre établi dans un Etat; maïs
les ehefe de cet jEtai n*oht pas moins de tort quand
ils.négligent ou persécutent la religon. L'obligation
d opjif ^ssîpn fccojB^é wx ^U*e8. Tous I^: raisoime^
m«ns, di9 r^vtettir pQitf^t dwc i<â,à Cko^^ i^t ii|Q
jj^av^yent ppipi )a ço^plasion qu'il vioudroiii^ eâjÂ^*
m^ B^ 4e AÎoi^eld^ qu^ Toy cite co^ç^ua w nifodèle,
d^ toi^tm ]^s vprcqf , al €|ue Ton plaœ dam de% oirf»
co^s^pçes a|^ii)30i4îoW!€«^ L'a|]|tcur loi ipiet 4;jb% I«
Boucha ^«k diaç<H)i^ oif des fifit^meiis ^e dîsçou|?s^^l
j^roiiB^nt $^r€(.de sf| çompo^iiiçi^^ c^ qiia pam-étve
i| a, eiQiprttnt^s \ quçl^i«5 s^qipfiairea;. II y ^ .4^ms.
Ci^ p^fs^^l d^ chpses édiâaBtssf isi^î% le foipi^ .li4^
xgLcm^ offi^ des ju^^mans t^^^SThas^pd^* Q^ y. ^Uf.
par exen^pliç., Mo^^l^r décider cpi oa i^ ^^ i^eftiae»:
1^8 pfîère^ de TËglisf^ à u« di|fU^t^.a^w( ?a ^^(f
taiu- Pans ujç, z^tb, le^d^U y il. $ëji^^ «opti^. 4 4^.,
miaa^ioi) ^piscopal^* L^ mqmexii^sjt MeAiçboisiffqHi^
attaçpaar ç^i abus^ Ne dii?<M-oQ^ paftKft^ le d^^pOf^
tisKEia defi av^cpies ^^ poussa à ua ex<M6 ifnwMraj^^^
II esi; çliâr qua^ dai^ c^ dffu?!:- fsempla^, TcK^apir
npu!^ ^ dQQ^l fi^« pj;0^$ ppioîoas; un yn<i8OTIWÎ!^
zL'auVpiiLt pa# taiiii q^e ^ngffg^.,
KOUTBLISS XCCLSâUSTS^UIS.
PARiSi te meiîcredi 4j S. A. R. MADAME, duchesse
d'ÂDgouléhiéy n hoporé de sa présence rassemblée de'
charité, tenue à Samt-Rocli, pour 'F«uvre du Ban«'
PastsuT. 8. A. R.^ est àrtîvêé un J^eu avatat dettx hçiri^,
et a été t««ti«, à h porte dé Téglise, pav oné paôrti»
dn clergé. M. l'ahbé frayssmous a prononcé s^lieM
discours $axhs, cr^intqs et l^s ^$péraiiqe« qt^ doit kiapiv
rey Vtélat:de«'la^ religion en j^ranee. Ga discours a été,
îmméfliatement suivi' du salut;, M. Macçhî^ npnçe dtt;
souverain Potitîfe^ et archevêque de Piisibe^, a donné
la bénédiction. 'S, A. R. Madame a été reconduite pap
le clergé, après la cérémonie. L'assemblée e toit très-
nombreuse; on dit que la quête s'est élevée «tu-delà'
de 6000 fr.
■-— .ITy « eu,' et il y aura, tous le* samedis de Ca-
rême,* sermon de charité dans Téglisè des Mîs^ions-^
Etrapgères pour le soutien des œuvres de. charité éta-
blies dans cette paroisse. Les quatre sermona qui ont^
eu lieu jusmi'ici ont été prononcés pai» MMl Bussoii ,,
Monroçq, Renaud et de jFontenailles ; celui d'autour-;
d'hui, 7 avril, sera fait, à trois heures., par M- 1 abbé,
de Gausàns, et, celui du i4y par M, Tablée Martin,^
Les quêtes qui suivent «ont destinées à fournir aux'
distru)uljon5 de pain que' M. le curé fait aui tfaîir
vresi après, lent avoir adressé quelque inslfuctîorf
sur la religion, et à soutenir l'école gi^htite des Elles,'.
cA Vxxia rebneîlle atissi celles' qui 'seroîent encposéès à'
se perdre, soit par i*oîsiveté^ sort par le mauvais exem4
pie dfe Içura p^rens^ • \
— parmi les conseils-généraux de département qui[
ent montré des intentions bieuveillantfes pour la reli-
gion, il faut compter avec honneur te conseîWénerdl de.
Td Seîne-Inférieure , qui, dans sa session de iqao, a pris-
plusieurs mesures importantes. À a voté pour M. Pàr-j
çbevêque de Rouen un supplément de traitement qu'il
à îugé nécessaire pour mettre ce prélat en état dé soute-
nir sa dignité et de satisfaire ses inclinations charitalilea.
Mais ce que nous devons Aui*tout rema^rquer ic^^ çes{
Su'il a voté les fonds nécessaires pour cinquante den^i-.
ourses , à raison dWe demirbourse par canton 5 ces
bourses seront pour l'éducation cléricale des jeunes aens
du département. Le Roi , sur la présentation de M, lé
cardinal grand-aumômér, et d'après une li^te fovmée^
(a4S)
par M. Varclieyéquc cle Kouen, a, par ordonnance du
i5 mars 1821, nommé à ces places. Les amis de la re-
ligion applaudii'Ont sans doute i llieuretise idée du
conseil-général de la Seine -Inférieure ^ et à «a solli-'
citucle pour réparer les pertes de VEgliae 5 le diocèse
de Rouen ne âera vraisemblablement pas le seul à pro-
fiter dWe si importante mesure. Cet exemple, nous
pouvons respérer^ sera imité dans d'autres départe-
mens, oùleS nesoins sont peuf>étre encore plus grands,
et où. ils croissent dans une proportion effrayante, et
^i appellent de prompts remèdes. Puissent les conseils-
généraux, animés d'un même esprit, concourir, a
Fcnvî avec les évéques, à la perpétjiiîté du sacerdoce,
qui cKaque jour perd êes appuis ,. et ne les voit pas
ifemplacer !
•— «Le 19 mars, M. Tarchevéque de Bardeaux est allé
clore, en personne, la mission de Saint«Emilion. Ce
]^rélat avoit pris depuis quelc*ue temps des mesures
en faveu;^ d'une ville où il y avoit beaucoup à désirer
Jour Tinstimction et la piété. H y. envoya, tannée
erniére» un pasteur pl^in de tiertu et de mérite,
qui, dès son arrivée, s occupa avec ardeur de défri-
cher ce champ , et qui parvint , par sa cbarité et son
iéle, à y faire germer des semences de religion. Ce
pieux ecclésiastique a appelé les missionnaires pour
achever son ouvrage; î& ont été reçus avec joie, et
entendus' avec fruit. Les peuples des campagnes voi-
sines sont venus de ifort loin aux instructions, et des
abus et des scandales ont cessé. La présence de M. Tar-
chevêque a couronné les exercices 5 Taspect seul du vé-
tiérâtle prélat a touché, dît-on, quelques cœurs opi-
niâtres qiii avoîent résisté jusque -là aux mouvemens
de la grâce. Le jour de la . communion générale, le
prélat distribua la sainte eucharistie à prés de deux
mille personnes, et administra le sacrement de conâsu
Itiation à plus de quinze cents. Le jour de son dé-
•part, il fat accompagné, pendant prés d'une lieue ,
ainsi que les missionnaires, par une foule de peuple.
mérb ^ il y donna la confirmation à Kuit cents per-
sonnes, parmi lesquelles il remarqua avec intérêt \%s
vingt-deux militaires dont'^nous avons parlé. Il apprit
avec joie les succès du zèle de leur jeune et pieux au-
mônier. Après la confirmation, le pi-élat alla bénir
les bàtimens des Dames de la Réunion, qui ont été
attirées à Libourne par les soins de M. le maire, eni-
Sressé de pourvoir à l'instruction de la jeunesse; ces
Marnes reçoivent des pensionnaires, et ont, en outre,
deux classes consacrées pour rinstruction gratuite des
filles pauvres. Elles comptent déjà une centaine de ces
dei*nières, et cet établissement sera , il fautTespérer,
pour M. le curé de Libourne, un nouveau moyen de
succès dans les soins pénibles et assidus que ce pas-
teur, aussi capable que zélé, se donne, depuis plu-
sieurs années , pour te bien de son troupeau.
«-^Le succès qui accompagne les travaW:dès diffé-
rentes sociétés de missionnaires dans le royaume^ a
aussi couronné le zèle et les efforts des missionnaires
dits de Provence pendant leur séjour à Brignoles ( Var),
On a vu les hommes de toutes les classes s'empresser
aux exercices, et particulièrement à l'instruction en
francois, où M. l'abbé de Mazenodexposoitles dogmes
delà religion, et repoussoit les objections de l'incré-
dulité. Dix-sept confesseiu's ont été occupés le jour
et la nuit, pendant six semaines, et quinze cents^
bommes se sont approchés de la sainte table , le jour
de la plantation de la croix. Les femmes, en plus
grand nombre peut-être, avoient eu le même bon-
aeur, le dimanche précédent. Ceux même qui parois-
soient le plus éloignés de céder à la grâce ont été
i a5o\
-^l'aillés. L'ordre , la paix et TeapriD de reli^gion ré-
gnent dan» les fiimiHes. Déjà plus'^e trois cents p'er.-*^
aonnes màtables se sont fait inscrire pour une associa-
tion 60ua l'invocation de samt Louis, et dsins la classé
moins aisée il y a aussi une réunion nombreuse dans
le même esprit. M. Jttîardy, curé de Briernôles, ne
5 eût assez se féliciter d^iiïrt^çl résultat, qu'il reconnoît
evoir au zèle des missionnaires , et surtout dé'liéar
digue supérieur.
*^M. Dessoles, aijclieyéqùe de Cliambéry., a d«Buoé,,
le a6 mars dernier, un Mandement sui» les cirçons--
tinces ; il félicite ses diocésain^ du bon esprit cjufil^
ont monh^é au milieu des troublés qui éclatoîent de^
toutes parts autour d'eux. B, les encourage à ijaareh^eiî
constamment dans la roqtç de rhonn^ur. et de la fidé-
lité, et à se reposer sur la s.oUîcïtud.e dô lç^^•^ priiic©»*,
D fait l'éloge du gouverneur et du sénat de SayaieV^
et des troupes qui sont dan$ 1^ grpvînce. Uq Te D^ûiqfi^
a été chanté, Iç 2 avril, par- ses. qrdi^^s,. à CKipaltérf^
A la suite du Mandement est .u^p lettee^ dç M;, liç co^t^
d'Andezeno, gQuverneu]pdi^,4uçhé, qui con^onuDiG^o^
au prélat la proclamation du duc âe Géu^vc^is, au 16
mars, et qui réclamoit des piiières pour le triomphe
de là bonne cause. «Je compte avec la plus entière'
confiance, disoit-il en finififsant sa lettre, sur. bi. coq-»
péxation de V. G., et sur ceHe dte ce clergé de S%^
voie, si dévoué à tous ises devoirs, si attaché à là cituse
de là religion et~de la légitimité ,* et qui a déjà, rendu
de si grands services à la monarchie , dans, lés témp3
les plus malheureux, avec un zèle et une persévérance
au^essus de tous ks éloges». Maïs nous' devons re-^
tiu dic
datéç
Après* avoir ordonné d^^B
mesurés pour le rétablîsscâtnent de la tranquillité.
Si :t!L* H. finit en ces termes : « Gomme c'est du_ciet
prlncipaleuaLent. qu'on dojt atjt/endre les Recours néces-,
«aire» en, pareilles circbpslauces, nous avertissons: lest
évéques; et 1^ pa^teucs que aous voulons qurUs aclres-^
seul des prières, au ciel en inyoquant le Très-HAut e^'
la Vierge Marie, mette de Dieu*, qui, dans, touât les.
temps, a été la puissante protectrice des Etats de;
notre fanàillè »<j . -
Paris. Le 7, h coar' prendra )e deuil pour hnit joarr, k
Toecaston de la mort de la priaœise Elisabeth , fille du diiH|
de Gloreiico.
-^ S. A. R. H^' le dac d'AngouIéiiie a envoyé nnese«iifi«^
de 5oo fr. à un sous-lieutenant du 9^. régiment d*tnlanterio*
de ligne, qni se lroiivmt<dans une sitiMAîoR) pénible, 4iialgré
fon excellente conduite et son économie»
-—S. A. R. M^DAMK , duchesse d*Angoaféme, a Aiît i««
naettre 4oo fr. à M. Couteau, maire de Taillant (Gharentei»
Inférieure), pour contribuer aux dépenses faites par \m potir<
la restauration dé l'égKse de cette commune, qdi avoit' êt^
prest}uie détruite pendant lÎBi révolution.
-i-*S. A. R.' M»», lé eue ^^AngouTéine^ président de la &o^ \
ciélé royale pour Pamélioratipri des prisons , a fait adresser
à .M. le préfet de la Meurtbe deux n^édailles pour être re-'
mises, Tune à M. Renard, vicaire de Lu ne vil le ; Tautre à
M*. Mândel, membre de la commission des prisons de Nlincy.
— Le Roi a donné à M. le lieutenant-général Pampliile
Lidcrojtx le grandrco/don de {a Légion-d'Honneur, en témoi-^
Çnage de satisfaction pouf sa conduite pendant les derniers
troubles de Grenoble.
— - M. Delarue, lieutenant-colonel de la 8*. légioii de. là
ear4e nationale de Paris, est nommé colonel d*élat*major de
cette même garde. M. le comte de SaintrRoman, pair dé
France, est nommé colonel de la 8^. légion de la ^arde na«^
tionale , en remplacement de M. Laisné , décédé,
— ^ Une ordonnance royale, du 3 avril , porte qu'il sera
payé a chacun desbfficiers amputés, nouunés mejnbres dé la
( 25a )
Légion-dHonn^ar depuis le 6 avril i8i4 josqu^au 20 mars
]8i5, te traiteonent de l«gionfiaire , à partir du i^'^ juiHet
1820. Il sera égaleraent payé une augmentation de 80 francs
h chacun des membres qui ëtoient of&ciers dé Tordre , du
6 avril 1816 « en sorte que le. traitement total de ce grade ,
pour i8ao, soit de $70 ff.
«—Par ordonnance royale, du 2 de ce mois, la Faculté
de droit de Grenoble est supprimée , attendu que plusieurs
étudians de cette Facnllé ont copstamn^ent figuré dans les
. troubles dont cette ville a été agitée â diverses époques, et
^ue les mesures prises jusqu'à ce jour ont été i m puissantes
pour prévenir le retour de pareils désordres.
— Les conseils-municipaux des principales villes du royau*^
me ont presque (ous nommé des députalîons pour assister a^
baptême de Ms^ le duc de'fiordeaux.
- «—L'esprit de trouble a fait en plusieurs lieux des tentatives
Ç9ur faire soulever le peuple ; mais elles ont été vaines. A
oulotfse, çn a essayé de répandre des nouvelles alarmantes,
qui ont été démenties* sur-le-champ. Pendant la nuit du 29
mars 6n a arboré un drapeau tricolore sur un des ponts de
cette ville. L'autorité l'a fait enlever sitôt qu'elle en a été in-^
formée ; cet acte séditieux n'a fait qu'exciter l'indignation des
babiui*)^* 2L Romans ; à Valence et à Mimes, les mêmes ma*
nceuvres ont été employées , et toufours avec' aussi peu de
succès. La bonne contenance des troupes a suffi pour décon-*
carter les agitateurs, et les mettre en fuite.
. ^ La cour d'assises du Mans a eondanraé à trois ans de
fyrison le nommé Rimbour, dit Fontaine, pour cris $édi«
tîeux. ,
—«Le iq.mars, un orage terrîble a éclaté sur Montfaucon
(Meuse); la foudre a frappé le cfocher de la paroisse, et y
a mis le feu. On n'a pu en arrêter (es progrès qu'en démolis-
sant une partie du clocher.
.. — . M. le lieutenanUgénéral Riccardo CHurch , chargé des
pouvoirs du roi des Deux-Siciles près l'armée destinée à ré-
tablir l'ordre dans ce royaume, a donné un ordre du four^
daté du quartier- généra] d'Acjuila , pour former, dans les
• communes , une garde de sùrefe intérieure , qui sera' composée
de propriétaires reconnus pour être amis de l'ordre, lesquels
( a55 )
seront désignés par les syndics, les curés' et les décurions. Cet
ordre du jour renferme plusieurs autres dispositions tendantes
au rétsibhssement de la tranquillité. Les mi fifres se rendent
au plus vite dans leurs foyers. On assure que Pëpé, de Concî-
liis et Minichini, les trois principaux moteurs de la révolu-
tion, se sont embarqués pour r£spagne. A Salerne^ la po-
Sulace a massacré le député MachiaroH, Turi des coryphées
u parti révolutionnaire > qui cherchoit k faire soulever le
peuple. \a Observateur autrichien cite quelques phrases d'une
proclamation yrrx/^/Uf//^ , adressée, par les troupes du gé*
néral napolitain Pépé , /lUX soldats Je Tarmée autrichienne.
Cette proclamation , rédigée dans le style de 179^, a été
clouée aux portes du chAleau d'Antroduco. On y invitoit les
Autrichiens à se révolter contre leurs chefs, et à venir se
joindre aux braves Napolitains. La grande loge des carbonari,
qui, dans le fond, avoit tout le pouvoir, s'est dissoute»
après avoir brûlé beaucoup de papiers.
r- Per une nouvelle proclamation , datée de Modëne !«
23 mars, et citée plus haut, Charles^Félix , duc de Genevois,
a nonimé trois gouverneurs-généraux qui seront investis de
tous les pouvoirs; ce sont M iVl. les comtes d'Andeseno poigr
la Savoie, des Geneix pour Gènes, et de la Tour pour le
Piémont et les autres parties de la monarchie. On croit qu'en
conséquence la junte établie à- Turin par te prince de Cariw
gnan ,' et qui avoit ccjatinué cle vouloir gouverfier mémo
après la retraite de ce prince , cesserji &es fonctions. On n*est
pas sans inquiétude sur le sort dé M. le comte des Geneix,
toujours menacé à Gènes par les factieux.
— Les cortès d'Espagne sont occupées en ce moment de
prendre des mesures sévères contre les ennemis de la consti«
«ution; les foroies judiciaires seront abrégées contre eux,
et une loi de sûreté inférieure réprimera les suspects. Avec
de telles douceurs , les Espagnols sentiront sans doute le boiî»
heur d'être délivrés du dcspcfisuié et de l'airbîtraire.
«^ Les journaux de New-Yorck annoncent que le traité
par lequel l'EspBgne cède définitivement les Florides aux
Etats-unis, a été ratifié, le 22 février,' p^r le président.
Les troupes espagnoles ont six mois pour évacuer le pa\t
cîài. M. Monroe a été réélu président des Etats-Unis , ti
îaatallf , le 3 jpbats , en celte <iualitç.
('â54 )
CHAMBRE DES PAIRS.
Le 3 , la cbainbre a entendu le rajïport ée M. ^ ISmc de Brîstfacsti^
.le <)rcnet de loi relatif k la circotiscription des aitoti4li«eme«9 é}«cto-'
Taux. La divuspioD «Ht -renvoyée au lo. Uass'embh'e a en<iîiîe notiuBc
*une eominifsion de cihq membres .pour rexamcn des divers jprojcls
'âe Icifeiafife au rt^Iétaeht diHhiiiif'ffês budgets de 1819 et. années àln-
t(MeuKs. M. le iiiarqtTis d'Orviiliérs a terttfiité la si'iifffct {>tir tmV^ot^
^M 4iof& du comité de» pétitiom.
Le.3, M. âdrUn d«a JfMpds ftit uii MfipoA ipdQslptHîrimi^. Plft-
sieurs d'entre cil es. ne donnent lieu à aucune 'disots^on importante.
M» cle Marceilus fttit renvoyer au bureau de« rénceignemensla péltitiàs
du maire de Fougerollea (Hdufe-^ônfe),te'aùéldèina'n(lé qticiè là "fé-
vrier iBbit à Favenir ufi jour d« deiiil, «t q« une fête «spiotolVe -éter-
Ijise^ les regrets de la France.
' X)n pa&«e à une ]:^é1ition qui a pour objet de demalider la mise en
"afcctiîiatlôff d'tfti j^rahâ nombre de personnages et dfe foiicuonnaires. La
^èbitinfaâoh propose Tordre du jour, atfèhdu cfife *leç dé^o'toiitîatt»
)«oiit«Btie»^n8 ta pétition sont values 'cft saM f^Hs^t^s. MM.H^C^dîk
f{de l'Etre), de Cha'uvelia, -Mailuel »t MéefaiÈt, x^eulent ;^pie roii
dontie des ej^pUçalions çur ces pers^ni^èe , ;et réclament la }«olui«e d«
la 'P<étitioii et ufo second rapport sur les faits qu*^eile i^nfçpÉie, Ces
deuji 'deïnaiides sont rejettes successivement aj)rès de Vifs àchiils^ Ou
'ftrihe br discussion, et Ton adopfe Tohlre du jour, ftii^lgi^ lël^ pfote^
, taitiMfep>4u-oèté'ga«iche contre celte décision.
M. le rapporteur propose dgal^ineut Tordre âu.jourinrvit&^iUion
du sieur Ihicouëdic, de Bennes, qui demande qije M. j^ourdeaù soit
irenVcfjriS de la «Cambre. M. Bourdeuu déclare qu li méjpVlse fe d'énon-
-ciaCtotts 'du ^élitionnaîre, et il prov^jiïc hii-Whie ta Ifecést^ dfe la
.pétition. L'aasenblée est fnippcSe ^i« rineob^réftic^ des fetts tapp^HH-
~~ Dueouëdic, et du peu ue liaison de sein hUt». I^ki^eors mesibres
j/àeti lequel deauinde une loi qui autorise J% ittîntitre4l68n[^an€esà
ouvrir un erèdit sur le grand livçe, poiir liquider, ett<tiet:s<!G^oUd6,
lés créances que les émigrés avoient sur l'Étal. S. je comt^ de ftah-
celltii parle eif faveur de la pétition. Oîi est^oiiiciiri convenu, dit
nrérUténr, que cette récWiatitfnl^tbit )ùèté,*èt)ti^i'îiitïh»tife l^afeott-
:batttte ^u'à ca»se de la pé*]torifcilc il^feïinàttfeelf; msis-ftMànt^arft «que
ni>s finanx^es pros]y^cnt, elie ddt être acanvillie. Céltt-iu (ÉMIt ^
•ti;ésor que se sont frâfcs les .spolialicns révolutionnairosi c'est au lré«or
X i55 )
à les reparer j il ne peut faire un usage pluit avantageux pourr»iHtxréme
de SCS -ressources qu-en les ^ÎÊaphfpatt A acheter Vunion et i^Mi.
L'otafpur n'itppelfc point, comme on l'a prétendu, Tancien régime
<|ti'il'n a jamai3 ôonnii) il ne veut, comme la France, que le repos, la
-jmsrtirtî , un t^tat fixe pour la Te%k>n', eU,
• Htf. Manuel appuie Tor Tre du joiir. M. Aliàré d'Aubière? parle dans
"le sens de M. ae Marcellus.. M. Bedoc^h vote comme la commis don.
"W" *Dudon combat le système de corifiscâïion, et s'appuie des opinions
•^nmês à ce sujet par MM. Royer-Collard, "B. Constant et par \nx
'mirtnbre de la ^iohvention ÇLegendre). M. Dudon regarde 'la justice
"«'nvers les émigrés comme lih mo^en de consolider la Charfe, cette
. '-^^fartc <Jùe ronV^aîtcît l'aniiée'dérnièrc, et qu\mjourd*hui on vou-
drait détruire. M. dje Girardin s'écrie qu'il veîit la Charte toute en-
"^èi'e.'SD Ôudoti s*étonne que ^ç député prenne pour lui ce qu*il n'a
'8it gu*en è<-*ûéral. ïl remarque. qù*iine indemnité accordé'e aux émi-
'^^(«és'fcrbit èèssér foute distinction enfrte les bienis, distinction qt]i'exis>e
•mïiîgrc les lois, puisque dans lés annonces de vente?? de biens. on de
'-mstnicp^e jamrfis a'indiçjuer ceux qui sont patrimoniaux. Il demande
'quelap?tllion soit renvoyée au bureau des renseignmens. L'-Jrdre du
Jour est adqpté.
, Lacb^mbre acconi^ des congés ii MM. de Cabanon «t Weldke, et nrô^
^^otkGÇ^ l'admi sjo^lde M. GéoéJbnas de Gou*t«pagn€MC!. MM. df&La^lart
et^e Tnrmel font des rappo;pls>-sUjr des projets ^de loi relatifs ai^x villes
d'Arras et de Metz. M. de Kergorlay fait ensuite son «apport sur la
prof)osi>ioa de M. I^rie^^ de Marinhac , et communique à la chambre
plusieurs. amendcmens proposés jmir la commi^siou. La discussion est
fixée aj» 5. La proposition de 'M. Maine de Blran seraTobjet d'uii autr«
: rapport. ' ',
Il n'y à paé eu de séance le 4. ^, .
"' *te 5 ,^.' i^'iôrÉîn îîes Issdfds contiàue te rafîpoi^t'^^irâToît cdUt-
inCAoé U^its'ïa ^énm^ptédéâéiiTe àh %dift Hé ta^Ctittilhi^it^h t)^s *péti«
.lions. «Après quelques débats ^eu intéressans^ on adopte Tordre da
joursuf. les j-éclamations des syndics des créanciers des communautés
Juives jd'^vignon, qui demandent ^'cxécutîpn des ordonilànces rela-i
^llv^s !a.Tacquittement des anî^iennes communaiLités.juivesdè Ca^pentras
''^et d'Avignon.
. JLa chanjaeriproitmuce l'admissiDn de M. Je vîcotnfle de €o«i«|giies, et
'AC6Qsde> lin^t^>*iBé k M. fio^pM de^FTàye.. C ordtfe du fomir «st la discii»-^
siôn d'un projet de l&i qui autorise la ville de Met2 à faire un «Miprvnt
;-âe'aoa;Doo'64acs ponrla rostam-atioa de'soti pave. Ce projet, 'cém-
•ènCttt'par M. Aindre -^d'Aobtcveit y •et ttnMiyé ^Mtr M. Pitit , est aa<ipté par
;aa6 Toâ^ contre 7. -On. adopte «a» diflctt^siott un second |>v»|et Jaymt
pour Iwt d'autoriser la ville «i'At«as à il^efs «dMngés «de ierruns. tm
ytiA^f^ g w'ajnurn^ au lendemain pour la discussion sur la^proposifipn
de M. Sirîcys de Murlnhac. Lç nombre t^es orateurs inscnts contre ia
proposiiion-to'de'irô j pMrr^T^wpo^dnQn, tjr
(a56)
Oi» «iMionce ^e'ia lettre suivante a été adressée aux éyècpies :
Paris, le i3 mars 1821.
Monseigneur, fai Thonneur de vous transmettre ouelaues exem*
plaires de 1 ordonnance du Roi, du 27 février dernier. Par rarticle 14,
S. M. réclame de vous une surveillance active sur des établiaaemens
oui renferment lY-litc de la jeunesse Françoise , vous fait un devoir de
1 exercice d'un de vos droits les plus sacrés, et prend des précautions
pbur que votre sollicitude à cet égard ne devienne jamais stérile. Elle
ne doute pas que cette disposition ne soit aussi favorable à la religion
et aux mccurs qu'aux bonnes études , qui ne pcuvept fleurir qu*avec
Tappui des saines docirines.
nir <
presque toujours à l'autorité la plus vigilante. Vous exercerez, lonque
vous le croirez nécessaire, la salutaire^ influence que le gouvernement .
vous attribue ; accompagnée de cette indulgence paternelle et édairée
que les j>remiers pasteurs savent si bien concilier avec la sévéi:ité évan-
géliqu'e, elle inspirera partout la vénération et Tàmour.
C est avec la conviction de^ tout le bien qui doit résulter de votre
intervention dans la partie religieuse et morale des établissemens uni-
versitaires, que le conseil royal commence des rclalions dont le gou-
vernement attend les plus heureux effets.
Agréez, etc.
' Signé, CùÊihikKÊ^
LIVRE IfOUVKAV.
Chronologie des Rois de France, as^ec portraits et notes k£s»
toriques, à F usages de la jeunesse^ par M. du Rozoir (i).
Cette Chronologie, extrêmement succincte , oflrc la suite des rois
avec une gravure pour chacun d'eux : à côté de chaque gravure eit un
historiaue fort court, qui offre les événemens les plus importans da
règne dans la forme la plus abrégée. Cet historique se borne à un très*
Setit nombre de faits qui n^occupent pas ordinairement plus de dix ou
onze lignes ; c'est un canevas qu'on a cru propre à se graver dans la
mémoire des enfans, et qui peut être rempli ensuite au gré de ehaque
instituteur.
La |»>emière édition étoit imprimée sur un grand tableau ; on a dans
celle-ci adopté de préférence un format plus portatif. L'auteur espère
que la brièveté de l'ouvrage et la modicité du prix ecmtribueront à
fiiire adopter sa Chronologie dans l)es écoles.
(i) In- 16; prix, 5o c. Oanc de port A Paris, chez Cbaoson ; et chez
Ad. La CUrf , au bureau de ce joumaL
(Merùredi ii am7 i8ai.) (N^ 696.)
En ciluat les écrits des évêques françois qui ont
combattu les principes du schisme et de la révolu-
tion (voyez notre n*. 645, tome XXV)> nous avons '
fait nne mention ti^op succincte de ceux de M* de
Gain Montagnaç , évêque de TarLes. Peu de prè-^
lats se sont opposés aux innovations avec plus de .
constance. Dès le mois d'octobre 1790, il avait
adressé une Déclaration de ^es sentimens aux admî\^
nistrateurs des Hgiutes-Pyrénées. Ayant vu que, d'api^s '^
le texte des décrets , on accorderoit aux évéques qui
se trouveroient en pays étranger deyix mois de délai
Sour prêter ou refuser le sernient , il prit le parti
e se retirer à Sainte-Sébastien, ville d'Espagne, très-
voisine de la frontière j il répandit en même temps
{plusieurs écrits propres à indiquer à ses ecclésiastiques
a conduite qu'ils dévoient tenir. Il adressa à ses curés
une lettre, cfu 4 décembre 1790 ; par une autre lettre,
du 3 février 1791, il adopta et communiqua à son dio-
empêcha de recueillir tout le fruit qu'il espère
ses soins. Le séminaire et le collège de Tarbes étoien^
confiés aux pères de la Doctrine chrétienne, qui étoient
là ai^ nombre d'une vingtaine. Cette congrégation, qui
avoit été long-temps si édifiante et si utile à l'Eglise^
offroit, à Tarbes et en quelques auti^es lieux, un sin-
gnliel' mélange^ les plus vieux passoient poiu' être at-
tachés à un parli proscrit par l'Eglise, et les plus ,
jennes n'a voient pas été inaccessibles aux idées d une
philosophie nouvelle* Les uns et les autres ne pou-
voient manquer d'avoir de nnmience sur le clergé du
diocèse, et comme ils prêtèrent tous le serment, k
Tome XXVII. VAmi de la Religion et du Roi. Il
(^58 )
l'exception dW seul (le .père Lacombe)^ ils ne troti^
«vérent que trop d*îmilateurs.
Au bout de deux mois, M. de Montagnac revint
Inopinément à Tarbes f il y arriva la nuit du, 12 mar^
i^qi^le lendemain 9 dimanche, il monta en chaire
tfans sa cathédrale , et dans une courte homélie,, ilrlit
assez voir s^s seiîtimeps sur le serment demandé* Le
iSéparlemênt fit afficher cjontre lui un arrêté, violent j
beu de jours après,, les électeurs furent convoqués ^
M. Tévéqueleur adressa des représentati6]|^s générales
et particulières, qui n'eurent aucun effet, et îTs élureBt
Guîllaiime Molinier , floclrinaire, rjÈcteur du, collège
àj^ Tarbes , auquel M, de Montagnac écrivit vaine-*
liient, ie 27 man, pour essayer de lui ouvrir les yeux.
Bfolinier alla se faire sacrer à Paris. Pendant ce t^mps,
M. de Montagnac prioit dans son église, et adminis-
Iroit le sacrement de confirmalion aux fidèles > qui
'«*empressoient de jouir de ses d(;rnières bénédictions.
Cet empressement déplut à quelques hommes eu place/
On proposa d'informer contre M. J'évéque,; on en-
"tendît dés témoins , et un décret d'assigné pour jêtre
ouï fut rendu. Cépçfylant, la vaille deYaiin^^ de Mo-
jlînîer, "M. rèv^que^^oilit. de. Tarbes parai^our jpctur
•la paix y et »e retira, dans la vallée d Asan ^ çn Espa-
gne ; mais à une journée de chemin de Tarbes. Il laissa,
*<en partant, une Ordonnance et des Instructions sur te
schisme^ et adressa aux religieuses de son diocèse une
«lettre, sous la date du 8 mai 1791.
M. l'év/'que de Tarbes trouva "dans la vallée d'Aran
*M. de la Tour, du Pin, archevêque d'Auch, son me»
tropolitain et son ami. Ils passèrent deux mois dans
4e village de Lez , d'où ils adhérèi-ent aux brefs de
"Pie VI. On les poursuivit jusque dans leur modeste
asile, et les patriotes franrois, qui en étoient peu
éloignés, ménacèrejit les habitans si les prélats ne se
. )(^iro}ent. Ceux-ci partirent donc avec M^. de Castel-
'faiîiè, évêcjufe lîe-Lâvàur, qui le^ avOil t-ejoriife j et îU
se rendirent au mon&stère dès Bénédictins -de îSlôtre*
Daîttie dé Mottt-Seltat, en Catalôcne. M. de Monta-
'gnac -y- passa trois ans, et trùuva les tîioyjens de com-
■ tnuniquer dé là avec la partie fidèle dé son clergé lët
de son troupeau ; on a de lui , pendant ce temps, plu-
sieurs lettres > tantôt à don chapitre, taiitôt à des curés
'ou à de simples fidèles, tantôt à Molinier lui -inertie.
Plusieurs écrite lui furent tîbmmtins a;véic les ptélats
-qui partageoicnt son exil; d autres parureût sous son
<nom seul. A son départ jpour lltalîe, le i*'. sêptenîÈré
a794i *' adressa une lettre à son clergé. Pie ynuî as-
'^igna pour résidettcé lé couvent des Franciscains do
-'Liigoi et le prélat recrut du clergé et des habîtanâ de
*tctte ville toute sorte xle prévenances et de marques
dintérét; H conlinua- d'écHre de ce lieu. Kbus. ci-
blerons SOn -InstructioH 'dtt- 20 mai lynS , contenant
'des Hvi* aux préfe*es tfe son diocèse qui rëntroiënt en
^Ftattce çomnie missionnaires 5 unMàndemérit, du i**.
^-aoiût suivant, qui orrfonnè dès prières poUr le Roi ;
"diffétejis écrits - cdntré'le scWsme j; tinëJét[t*e è\xi\ la
"éoitmtsàim «ctiii'lois'^âç -là t^piUBîqTté. H /elêVa sur' cô
^ '|ioiiït tt»*diseussfonfeiïtt e M; 1*^6qtié de ¥aïliës^ ^bn
'métropolitain, et' quelques .mèirtBrés dû clergé de
-Tarbes ; les uns approuvant,* bu dti moins tolétant,
"la soumission deiùatidée > et les autt^s Ift-ptoscrivant
comme îHiei te. M. "de JVfontagttac publia encDl-e^ une
Instruction^ du ut • décembre' 1 jgj, sur lei droits du.
Roi , et plusîéuî^' lettrée à ses pi'êtres, en 1800 et 1801 -
Dans ces divers écrits l'évéque de Tarbes montra beau-
* coup de ^èle pour lés intérêts dnRdr; et en même
temps bi^aucotip d'opposition pour quefques tempéra*
* mens que des évêqucs et des ecclésiastiques restes en
France 'cruren,t' devoir autoriser, et qui leur parurept
* Hécessdires.vdirQs ia situation de*, affairés dé TÈgîise.
Eu 1800, M; de^oztts^nàc fws^à en Porttfgâl ; é*est
R a
( ^^ )
jàt- là qu'il félicita le souverain Pontife actciel èur son
exaltation. Il avoit soin aussi, chaque fols qu'if changeoît
de résidence, d'en prévenir son clergé^ afin de maintenir
tes communications nécessaires avec sou diocèse 1 Lors-
^e Pie YII demanda la démission aux évcques de Fran*
ce, M. l'évéque de Tarbes envoya la sienne par sa lettre
du 6 novembre 180I9 et publia plusieurs écrits où il
e^osoit les motifs qui Tav aient déterminé. Dans tous
ces écrits le prélat ne manquoit pas de rappeler les
droits de Louis XVIII. La manière dont le Concordat
fut exécuté l'affligea beaucoup ; les ai*ticl.es organiqueiSf ,
quelques actes et circulaires du gouvernement d'hors,
le choix de plusieurs évéques constitutionnels pour
les nouveaux sièges, lui parurent un renversemietit
des règles de TEglise. U en fit ses plaintes au Papië^
par ési lettre. du 28 août i;8o2, et réclama contre ees
suites du Concordait. Il écrivit dans le même sens à
ses curés, et parut approuver en tit rement la conduite
des évéques non-démissionnaires et des ecclésiastiques
qui leur étoient attachés. Il signa les RécUunations^
communes qu'ils envoyèrent au Pape ^ en iÔo3, et pu-
blia une lettre^ du ip mai de cette année, dans ia«
quelle^ en réclamip^: contre Xfi suppresi^^ âéshn
siège, il déclaroit4{Wîl ne réclaipoit pas contre sa dé-
mission ,, parce que, disoit-il, il n'étoit pas personnel*
lement nécessaire â son peuple, et que, s il eût ré-
clamé, les fidèles uia,ur:0ient su à qui s'adresser.
Le nombie de tous ces écrits, depuis lyqo jusqu'en
i8o3, est de <;inquante-septf on en trouve la liste dans
\e^ Extraits detjuelquQs écrits dej'auteurdes Mémoires
pour sen/irà l' Histoire de la réiMtlution française
(M. l'abbé d'Aurii>^u ) , Pise , 1 8 1 4 , to^ae H^ t'est
de cet oiivràge que nous avons tiré la présente notice.
E paroit que M. l'éyêque de Tarbes avoit envoyé à
i'autéur une copie de, ses différons écrits, faite par lui
ou revêtue de s^i signature. ^. d'Amibeau en donne
\
< a(6i )
ranalys€9 en 48 f^agetf; nou5 âronâ abrégé tfon traTàily'
BOUS contentant de montrer Fesprit qui- régne danfl
ces diverses productions. Né aH château: de Montargnae,
en Limousin /le 6 janvier r744> François de Gam
Montagnac avoit été d'abora autx&ÔBier du Roi, et
gi*and-vicaire de Reinw ; il livoft été saci^ évéque de
Tarbes, le 20 octo^bre 178&9 et môurtit, en 1806/ à
Xondi*es, où il s'étoit rendu pom* éviter d'élre. inquiété
par BuAnaparté, et où il vivoit dans la société de quek
ques amis pieux, et dans la pratique des vertus enré-^
tiennes et sacerdotales.
Il nous'est toinbé aussi sous la main un volume <jon-
.tenant quelques écrits publiés pendant la révokitioi»
par un autre pjfélat fort distingué, et dont il est peut*
être d'autant plus à propos de faire mention que ce»
écrits, ayant vu le jour en pays étranger,. n'ont pas-
acquis, en France, toute la publicité désirable. Cer
écrits sont au nombre de' quatre f i*. M^exions sur-
ilençfuyecui serment prescrit eh Fratice, et sur les.mo^
tifs par lesquels oh croit poui^ir le justiâer, Ferrare y
1^9'i,^ 5i pages in-S**. Cet écrit est date du a janvier
..}^^9 jdÇrçst, accompagné de li traduction it^ienne,
. qui iut laite, a <5e qd'on crcMttryanrcUs ordres au, c^t-^
oinal Mattei, archevêque de WetjtHtB.Vanievtr, M, de
Bovet, alors évéque de SistéroU, et depuis arcbevéque
de Toulouse , habitoit Ferrare à cette époque. U com-
bat dans sesMéfterions le serment de Uberté et d'égalité
prescrit en France, en 1792, et qu*il trouve dange-
reux et illicite^ à cause de la généralité des termes,
du sens dans lequel on le prend ,. et de Fabus qu'on:
en fait. Le prélat répond aussi aux raisons alléguées
en faveur du sei*ment, et ccmclut quon.ne peut le-
prêter. Nous ôsons! dire que cet écrit est , pour Ta^
clarté, la précision et la méthode, un modàe de-dîs-.
cussion. Le second écrit contenu dans notre recueil est-
intitulé : Jté^xions sur un Mandement ^ /; Bl. K'iUe^
( ^«^)
nAn^j ^M0j mâjo fidèies des Sa^ses^Mpes ^ m*$*;/l
^pàg^B, CesRéflfiôeions, datée^^du ao décembre 1795^.
réfutent pied à pied le Mandement, de? l'évéquc cens*
titutionnel; qui aVt>il J>"âru d'aboinl renoncei^ à se« |>i*é-:
tentions, et se borner à «et fonctions A% curé d« Va-'
lensoUes^ mais qui ensuite avoit fiiit de nouveaux pas
dans la rouie du Ycbi^m^ > etaroit essayé de répondre ^
au<x objections sur sa mission* M. de Bovet montre la
frivolité des motifs des déffshseiirs de Téglise consti*
tutionneUe ; elle a .contre eUe ,: rnon^seulement Ripme 9
mais encore les^ autres églises qui accueillent avec tant
d'intérêt; b^ clergé pi^osçrit) et qui regardent les éyé^
ques 6t. lea pi'étres' exilés oomme, des confes$eiu^s de la;
W\, EBe ^parie de .'obùité, comm^. s'il y en avoit ^oî^.
1^ fpi n'«8tplus-9 et elle esprtine le -désir d'unç réunioBj-
^mnpke si ces. protestations nragues c où toieni beaucoup,
à c^ux <Jui Qnt provoqué. la rupluie, M. l'é^éque &\
Sistéren finit par demander ai intrus où est son titre.
pour^gouv^Tter.le dépaiiten^mt des Basses-Alp^o: U
c^onstîtutiooi du clergé est aboUefla loi qui lui a donné
^n diocèse n'est pltts eu vigueur ; il n'a dont; point da
i|^^.èpe^^et ppui^o^t^am^^ bien se ,^r,e éyêau^ ?f||9V^*^fy''
tre départeihent que de ^p/âui ,des nasses-Alpes . ICejf^crif
c^ font presaant^ ei nous en conseiUerioGbS la lecture
à ceux qui essaient encore de remettre en doute une'
question si solennéfiement décidée. Le troisième écrit
compris dan& le yelume que nous avons sous les yeux,
a pou» titre ; ÂefleœiQn^ sur un prétendu bref dû 5
fuillet ij^ ^ 33 pages. Il est daté du 4 janvier 1707.
M.» de Bovet paioît croire que ce bref fut réeîie-
ment rédigé à Rome; mais qu'il n'étoit pas des-
tiié à voir le jaur > et qu'il iie fut rendu pimlic que
}>àr d^ voies détournées et insolites. ïl combat ave6
bi:ce l'opiniim qui fut soutenue i cet égard dansf les
^nnaks cathcfliéfuesj et cite une lettre du nonce de
lùccïm? rçlatîvemçnt ^ ce bref. Le dernier écrit côm--
( 265 )
yrîs.^dans iiot^'e.Yolwiilfie est çeli|î qixij a potir titre
les Consolations de, la^foi sur les mal^^urs de V Eglise* .
Nou$ en avons parlé aillei^i's^ et uo.us nous coutentçr.
rons d^ direqii'il est peu (|'écr^ts qui réiyiis^ent à uu
si haut degré l'onction; la pjietè , et aussi le mè^'îte di^
style, ... ' . \,
Paris. Èe 7 mars. M, l'arcflievêque de Trajft»oplé-
à donné leîs ô^rdrea dams k chapelle de rÂixhevéohéi^
B y^ eu quàtte prêtres, clfrq diacre»,' quatre éons^
diiicres et dfeux minoré* 5 dans ce nombre il tte ë*eii ^è^
point trouvé tlu diocèse de Péris. Parmi les diacre»
élevées au «acçrdoce étoit MiThomas Weld, ce rkke^
Angîois dont nous* avons déjà parié, ce digne ami d#
M. raibbéf'CaiTbn ; c^^stdaÀssa maison qu'il s'est ^ré*t
paré aux ordres. Il a recueilli Ie« deraîeî»s sOu^ii'aP dé
Ce vertueux préfré, et retracé sa douceur <et sa piété.
* —Le lundi-saint 16 avril /iî y aura^ dans Téglise
Sàint-!5Ulpicé , rasscnibléé ânnùëilé de charité pour lés
çnîaù^;&^^œuvre d^^^^ d^fâfcàA);M. IVbbé FràJ^
sinouà prônOnceira'lë discoïii'èi^'quî sera* stiîvî d*unç
quête! Nous avons , les années précédente^ , fait coû-
noître ^cêtte œuvre , instituée par liàe' femme pieuse ^
et niaintenue dépuis sa mort j)àr des héritières de s4
ch:arîté^ œuvre (juf a préservé tant de jeunes filles d«
là inisé&'é et de ses suites funestes, et qui continué à
être si* utile à une classe privée de ressource.
TT-Lé 8 avril, dimanche de la Passion^ M. Fabbé
Frayssiùous a. doni^é , à Saint- Sulpice^ sa septième
conférence, qui arVoit pour objet de pro,uver La di-
vinité du du'istianisme par lé £àit seul de son éta-,
.Hlissejnent. D^n$ la prenaière partie il à considéré les^,
obstacles dont la religion avait à triompher ,; 1^ foi-
(264)
blesse des apâires, la sévérité de la doctrine, Tob»-
cari té des lùystères, et,' d'un autre côté, l'état du
monde à cette époqnie , la splendeur de l'empire ro»
main, les pi'ogiès deat lettres, l'enseignement dé la
philosophie , la licence dés mceui's ; obstacles qui tous
se sont tournés en moyens sous la main d'un Dieu
aussi sage que puissant Dans la seconde partie l'ora-
teur a passé en revue les principales objections des
incrédules contre l'établissement du christianisme.
Attribuei'a*t-on ce succès à l'enthousiasme ée la nou-
veauté? Il n'a pas des effets si prompts et sif durables >^
aux menaces et aux pvomesseà de la religion ? le jfiir
ffanisme avoit aussi ses promesses et sts menaces; au
matisme? mais c'étoit le ianatisme qui per8éeu(;pit,
au contraire, les cbiétiens, lesquels ne savoient que
90ufiî'ir etm<)urir 5 à l'eprit de patli? inaîs l'esprit 4^
parti naît de Forgueil : et quoi de plus hUmble et de
plus modeste que le christianisme dans la personne de
ses premiers disciples, et de tant de saints person*
nages ? L'esprit de parti peut produire un Pharisien
superbe ; mais il n'a jamais formé un saint Vincent
de Paul. Doi^elie téss^'de fleurir dans nqt]je^at|riçr ,
a dit'l'oiVt^ en finî^ïîit, cette religion tente divine
que Cloy is fit monter' i\éc lui sui* le trône de France \
que Gharlemagne protégea de son génie, que saint Louis
honora/par sa sagesse et] ses exemples, et qui^ depuis
quatoi'ze siècles, forme la gloire et le soutien, de ce
royaume? Espéroiis plutôt que la Providence/ quia
déjà fait tant de miracles pour soutenir parmi npus|
cette religion sainte, en fera de plùs.givnds epcore
Sour affermir ioii règne ; et ne vient>-€lle pas de nous
onner un gage récent de sa protection dans cet enfant
de prodige qui doit perp'etuer une race auguste? Issu
d'une tige religieuse, il honorera aussi la religion, et
sentira qu'elle doit être la basé du gouvernemcQt et le
principe de la félicité des peuples. M"*, la duchesse
(265) , ,
de Ben*i assistoit à cette conférence , et n'a sans, doute
pas entendu sans émotion les derniers vceux de Tora-
teur dans cette péroraison brillante et animée, La Prin-
cesse, à son aiTivée sur la place et à son départ, a été
accueillie par des acclamations unanimes. La pro«
cliaine conférence n'aura lieu ^ue.le dimanche dç la
Quasimodo.
— A l'ordination de Noél, M. l'évêque d'Arra^
avoit conféré la tonsure à vlugt^six jeunes gens de.
son séminaire, les ordres mineurs à dix -huit autres,
le sous- diaconat à vingt-deux, et le diaconat à un.
Dans la première semaine de Carême , le prélat a or-
donné SIX sous<.c(}acres , et, samedi dernier, il a or-
donné un prêtre et ▼trtgt-trois diacres, et donné la
tonsuré à trois jeunes giens. Si ces trois ordinations n'ont
Sas fouVni un secours immédiat pour les besoins du
iocése , dû moins le nombre des diacres fait espéi-er
£our l'ordination de la Trinité vingtquatre préires, que
t. Tévéque se propose de distribuer dans les places
vacantes.
— Trois jeunes missionnaires ont ouvert, le 21 fé-
vrier^, à^ Gïirftf-Frénoy, près Compi|gnje , une missip^^ 9
fpxi a été clôsé le 28 mai's. L'émpresseinènt des babi-
taos pour assister aux exercices a été vif et durable.
Les mauvais temps , la' nuit , les distances , la diffi-*
culte des communications, n'ont pu refroidir leur zèle.
Près de soixante maiiages civils, tous du même. vil-
lage , ont été bénis 5 un changement remarquable s'est,
opéré dans lés moeurs^ Des communions nombreuses
ont dédotamagé les missionnaires de leurs travaux con-
tinuels. La plantation de la croix a eu lieu le 28 mars 9
M. l'abbé Glausél, grand-vicaire du diocèse, y a prér
sidé, et a adressé aux fidèles un discours pour les en-
gager à conserver précieusement le fi*uît de ces jours
de bénédiction. Le$ missionnaires sont partis, le 29,
laissant dans cette paroisse des sentimens précieux
( a^ )
d'estime et de reconnoîssancc pour leur j^èlc et Içur
charité.
NOUVELLES POLITIQUE».
PxRis. LL. AA. RR. Monfifur, Madame et M»'. Te duc
d^AnffouIéme , ont envpyé un secours de i loo fr. aux malheii-
rcux ineendiës de Bretigny, canton d'Arpajon (Seine et Oise).
— C'est k Toccasion de la mort de rëtcçtcur de Hesse,
et non delà princesse EKsabélh, fille du duc de Clarenôe,
que la cour a pris le deuil , le 7, pour hait jours.
— Oo vient de publier le rapport fait, le 3 avril, par
M. le duc de Brissac, au nom de la conomihsion chargée de
l'examen du projet de loi A)r la circouiCriplion des arrondis-
semeiis électoraux. Dans ce rapport, rédigé avec beaucoup
de soin, de méthode et de sagesse « le npble pair commence,,
par des considérations générales sur le projet, pas'se ensuite ,
a l'examen de ce qui est relatif à chaque département, et
conclut à ^adoption de la loi.
-* Le rapport que M. Bonnet a fait diins le comité secret
du 6, sur la propositiou de M. Humbert de Sesmaisons, a
été distribué, le y, aux membres de la chaqibre des dépu-.
tés. La commisjiion a été unanimement d^avis d'âdopl«r li^
proposition, et en conséquence de supplier Je. Rof dîp jajre
présenter aux chainHHès un projet de loi qùijponY^riîj^eJSii,^;
plaéé* putoqite, et rj^^^e ihaliéhable Te terrain siir lequel 'eif.'.
établi lé bâtiment pu IMs*^. le duc de Berri a été frappé du
coup 'mortel.
— > La co\sràe& pairs a rendu une ordimnance portant que
les prévenus daus la conspiration du 19 août, qui ne se sont
pas présentés , sont tenus de le faire' dans un délai de iix
jours , sinon qu'ils seront déclarés rebelles à la loi , su^endut
de leurs droits dç citoyen; et que leurs biens sercmk.séques-^
très pendant rinslruction de la contumace. Cette ordonnance,
a été affichée k la porte du domicile des accusés Nanlil, Rey,^
Maziau , La vocal et Lamy, qui se trouvent dans ce ç^s, etk.»
feurs mairies respectives.
-^ On a publié le détail de» Cites qui, doivent aVoîr lieu k
l'occasion du baptême de S. A. R. M«'. le duc de Bordeauxv
Elles dureront trois jours. Le premier jour, 1^. mai, oa
eélébrera dans les différeutes jarois^esl^s mariages de séM
( ^>
orphelines doWos iiar la y{\\c de Paris. Des distributio.ns 49r
comestibles seront faites aux ménages in scn'ts sur les rôles dçs'
bureaux de bienfaisance. De plus, la ville de Paris a mis en
réserve une somme de 5o,ooo fr. pour être distribuée, à titre
â*epcoiu*age,nieiit ., aux associations.de secoui:s u^utuels for-
mées par diftérentes clasi$es d'ouvri^era. Le lendemain « 2 mai »
Lt. ilÀ. RR, MoifSiEUR ^ lilApAME, M«'. le duc. d'Angou-.
léiiie et M*«/ lia duchesse de Berri, iront dîner ii jl*Hôtel-dç-*
Ville. LjB dernier jour, 3 mai, on célébrera, cpimne à Toc*-
dinaire, Kanniversaire delà rentrée du Roi.
— Le i«^ avril.i Ai. le curé de Bourg-la-Reine a fait la
I>énédiction d'un nouveau cimetière pour sa paroisse, et a,
iai( élever, sur la place de l'église,, une croix de inarbre, à
la satisfaction commune des autorités et des habilans.
— - Les tentatives des artisans de troubles li'ont pas eu plus
^e succès en Bretagne qu'elles n'en a voient eu à Lyon, k
Grenoble, à Toulouse, et dans plusieurs autres villes^ En
vain ils y avoient répandu la constitution de 1791, réimprir
tnée et traduite en dialecte du pays; en vain ils avoient semé '
les nouvelles les plus alarmantes et les |dus absurdes, et fait,
tous leurs efforts pour gagner les troupes^ tout est resté paist^
ble , en dépit de leurs soins.
— Le 2Ô, lercortès d'Espagne ont noimnfk^ trois candidats,
pour |ine jplace^dans le conseil d'Etat, a^^firtçiiant à la classa
W^1ésîasti^oel^i.és candidats ^omnés ^l|L; t$. Salis 4n<lrèSf^:'
administi-ateur des é vaches v^acans; 0« Ëubura ^ prieur d'Ar*-
rônis, président de la junte de censure , et D. Posada, , abhe
de Villafranca de Biezzo. On a reiiiar<][ué ^u'auçin éyêque
n'a obtenu lés suffrages de l'assemblée/
*— On annonce que le duc de Genevois est on ce moment
k Laybach. 11 paroit que ce prince ne se rendra en Piémont
que quand il aura des moyens d'y mainteqir l'ordre. En at-
tendant c'est la junte, formée à Turin par le prince de Ca-
rignaii , qui continue à gouverner. Elle a nonimé des cheft
politiques pour toutes les provinces. La junte d'Alexandrie a
cessé. Oénes est tranquille.
— Les feuilles .aile mandes donnent, des détails sur des trou-
bles qui ont eu. lieu dernièrement en Moldavie. Le 6 mars,
le major russe prince Ypsîlanti, fils de l'ancien bospodar dç
Moldavie, adressa aux habitans de la Valachie et de la Mokla'»
vie plusieurs p«k:lamalions ^ oif il se di$oit appelé à délivrer
r a68 >
les peuplades çr<!cques in joug des Turcs. A la suite de ces
proclamations, des massacres oDt en lieu, et on a piné.im
grand nombre de propriétés de Tares. Le prince Ypsilaàti
écrivit en même temps à l'empereur de Russie pour le supplier
de lui accorder son secotrrs. Cet empereur a déclaré aussitôt
^ue le prince Ypsilanti seroît rayé du service russe; que son
entreprise étoit formènement désapprouvée ; aue les troupes
riisses observeroieut la plus stricte neutralité à l'égard des
troubles de Moldavie. La cour de Russie a fait aussi savoir
a la Porte-Ottomane qu'elle étoit tout-à-fait étrangère à ce
qui s'étoit passé. La cour d'Autricbe a fait une déclaration
âremblable.
cùahibrk des ^aiks.
• Le 9, arourerturc de la séance, la chambre a procédé au renoua
vettement <1t*s bureaux. On a ensuite ouvert la di^cussicm sur le projet
de Ici rc!ali''a I.i ('irconscripti(>n des arrondissemens électoraux. Apre»
^ âvcir cnféndu plusieurs orateurs sur l'cnfcmble du projet, on a passé
à la délibération sur les divers articles. Les articles i, 2 et 3 ont été
ailopté sans rée iGOiâtion. L article 4 a été également adopté après une
courte discuasitm. La chambre s'est ajournée au 10» pour ta suite de I»
délibération.
CIIAM^^BE DES DEPUTE».
Lé 6 , la chamï:^ îâ<çprdé un ecm|;é illimité à 'Ni»4jW^ de Vilte^
Téque, dout lu fcmmJ /Viejtit de mourir. L'ordre du )o»v est la ducus»
mçn sur la propontîon de M. Sirieys de Mai^ohac M. de Lame Ih de-
mande que cette discussion soit ajournée jusqu*à ce que la ccmunittion
ait présenté son rapport sur les deux propositions réunies de MM. Maine
de Biran et Sirieys. M. de la lléveiHére fait ol)ferver que les deux
Sropositions ont été divisées , de Tavîs même de ceux <nii en deman-
en t maintenant la confn5tion; îK conclut à ce .que la. di5cu9sion sbit
ouverte sur-le-champ. MM. 0e vaux et Sébastiani appuient rajourne-
lAent. MM. Dudon et Ri vitre parlent en sens contraire. M, dç Girar-
din fait une longue critique de la proposition de M. Sirieys, et vote
. pour rajourncrncnt de la discnj«»*ion.
M. le ^arde des sceaux pensé que , jusqu'à ce raoïrent., on n*a pas
encore saisi la véritable question. Il s'agit de savoâr si l'on peut ou
non ^'occuper du soin de provenir dans la chambre des désordi-es qui
y ont éclaté. Cette matière appartient <»x<rusivcment a la chambre.
MM. Dupont (de TEure) et de Chauvelin sVcrient qu'un ministre ne
doit pas s'occuper de ces choses-là * Un ministre du Roi, reprend lora-
teur, menibrc de cette ch&mbrc, jouit de tow. les droits -qn» appar-
tiennent à un député j et ctTt(!s la confiance du Roi n ©terrien à celle
que nous tenons de nos commettans. En acceptant le ministère , nous
( 269 )
iCà'^&Wiquons aucun de nos cbroits comme cléput4^ nous avons , au con^
traire , un devoir plus étroit de les exercer dîTris toute leur étendue.
A titre de député et de ministre, je cr ms donc devoir prendre part à
la proposition <fui nous. occupe; son utilité est évidente : je vote
pour l'ouverture de la discussion. (Mouvement d'adhésion à droite. )
L'ajournement mis aux voix «st rejeté , et l'on ouvre les débats sur
le rapport de M. de K.ergoriay. M. de Castclbajic combat le projet de
la commission. Il trouve qu'en l'adcptant, il y. ûuroit danger pour
Popinion, qui pourroit être égarée sans pouvoir être éclairée ; que la
. cliambre perdroit son pouvoir et sa dignité , et le président sa force
morale ; en un mot , il croit qu'il y auroit plu^ de moyens de scan-
dale qu'il n'en existe aujourd'hui. M. de Mon tbron propose diverses
améliorations au règlement» et présente un amendement aux conclu^*
' sions de la commission.
M. B. Constant regarde le projet et les suppositions sur lesquelles il
est fondé , comme injurieux à la chambre. Si ces suppositions avoiênt
quelque fondement , il lui semble que les mesures proposées seroient
msiimsantes. L'honorable membre entre ensuite dans de longs déyèr
loppemens pour réfuter les raisonnemens de M. le rapporteur. Il at-
tribue les desordres qui peuvent avoir lieu dans l'assemblée aux mi-
nistres, qui , selon lui , ont calomnié la chambre pour la diviser. Le
discours de M. B. Constant a été applaïuli par ses honorables amis,
M.' le comte d'Hautefeuille a appuyé la proposition , attendu que cer-
. tains discours ne semblent être prononcés que pour être propagés par
[ les feuilles d'un certain parti. Il a proposé un amendement..
Le 7, la chambre prononce l'admission de M. Maudhuit, et reçoit le
serment de ce nouveau diW)uté. On continue ^^ discussion sur la pro-
position de M. Sirieys de Marinhac. M. Brun de Villeret vote le rejet
de cette proposition. M. de la Réveillcre s'étonne de voiV M. B. Cons-
tant repousser ^jourd'hui toute modification au règlement, lorsque
Vannée dernière il y demandoit des change^euMiotables. L'orateur
espère <jjte FiîïreJfàède proposéj,; ou unautra,iJiïS,e/ïicace,.^révjenJi»
le renouvellement des s^^andaies. M. Guii^sgrd peiisé que la p<H>po-
sition est faite pour comprimer la minorité^, eï sçinblè être eîfrayeîle
la latitude du pouvoir discrétionnaire que Vçn veut donner au pt-ési-
dent. " :
M' de VillAlo répond à plusit-iir^ des ohjcclÎFn^^ des asîvcrîiaîrcj de la
|>ronosttion. M. Jooez prononce un tri. «-long di^cnurs, dans lequel il
s*éieve contre la censure e t les autres me? iire'^ d'oppression, qui, sni-
▼ant lui, pèsent sur la France, Un a Irvé . dit il, I étendard contre
rindépendance des nations, maîuV?l en v;;în ; aïora m*îmé qu'on nous
rendroit sourds et muets, .ropiniun piibljiji:ic ne .se Jai^^era inis ité'fuire*
11 conclut au rejet de tous les aHit Icii ri'glt:tnentiùrcî de la commi^witsn.
M... Sirieys de Marynbac donnt* di! m>a\c;nii tlévc^lop peinons à hsl
proposition , et souscrit aux motlificaiion? adoptée» pir ]a c'iramiyiïjgn,
M. Etienne se plaint aussi de roppreasion , et sr livre néiiiirnoinflà
des plaisanteries qpii n'annona^nt pa^ ime ilouleur Llcfn' vive. Il re-
garde la propositiott comme un nouveau sacrifice à faire au mini«*
' tère ; c'.est une liberté de plus qu'il faut iuii^oïer sur ses autels.
Iff. Lalaé ne croit pas deyoir répondre i^ toutes l%9 platfa#it«ri«« par
( ayo )
leMlttelIeÉ ota a TOdla égayer rasM-mbléc ; il pe&^« seulement <|iie lof^
qu*un orateur plaint fincèrement la perte oeç Hbertrs en Ffance .». e<$
sont d'autres accens qu'il doit fitire entendre. M. Laine reproduit l€»
Srincîpaus. raisonnemens du rapporteur <le la comini<tsion , et leur
onne une nouvelle force. Il rappelle qu'au sepUi'ine «èclc il y avoit
une aîwelnM<*& nationale à Tolède, en Espagne , et qu'une , de se$ dis-
positions régleroentaires portait que les membres donneroient" eux-
mêmes iears opinions avec béaticcup de circonspection , sam s^écartef
de la v^ritt', sansri^pt^fltio? s inutiles qui donnent lieu à la cohfù^ibii, "et
. sans 5e permettre drjaire de l'esprit hors de sflison^ Au reste , Torateur
tegardc les craintes qu'on a voulu exciter comme chimériques ♦ -et
8*étonne surfont du nouveau jeu de mots qu'en a fait 4 la tribune,
comme si on vouloit rappeler la question (la torture) ; c'est Louis XVly
dit-il f et non la révolution qui a aboli la question. Le discours de
M^ Laine a été plus d'une fois vivement applaudi. - '
Le 9, M. de Puy vallée , dans un rappott. stir diverses pétitions,
communique a Tassembb'e celle du maire de Saint-Jeaâ-de-&a^'e,-.qui
demande que la bénédiction nuptiale précède la présentation devant
l'officier ci\il. La commission propose Tordre du jour, attendu Je«
lois existantes. M. de Marcellus rappelle que les païens eux-mêmes
mettoient le mariage sous la protection des dieux j ce principe seféil-il
méconnu d'une nation qu*éclaire la vérité ? Ljactc civil ne peiït- don*
ner aux liens qu'il proclame une solennité (]u'il n'a pas; il a besoin «
pour être respecté , de la sanction de celui qui reçoit les sermëns et
punit les parjures; it doit suivre Tunion contractée / et non la^ procla-
mer. L'orateur demande le renvoi de la pétition au bureau des^'rcn-
seignemens, afin qu'elle puisse y être consultée. M. Méchih trouve
inexécutable le système du préopinant^ et appuie Tordre du joiir^
qui est adopté* ^^ . . •• . *
On réprend les débats sur la prbposiJÎon dç M. Sir^ys de Stï^ryn^fur.
* '^' Lecferc de Beauljiuï, membre de la commiftsio^^V pas ^ri^4£^
"i^phiion "rfe ses c«I1ot*Sj il ne pë*sc pas que Iès'mfeiii^s7)i^)bfe€«
«ttetgnigsent le bufc< wdltmandc que l'on' spécifié qtfan orateur sera
rappelé à Tordre toutes les fois C{u'il énonceroit ^^ maximes impies ou
êéditieuses. M< Régnonf de Vai^s anclut à l'adoption de la proposi-
tion , et se réserve de présenter diverses moditications. M. Devaux (d«
Cher ) yoie le rejet de la proposition:
M. de Bonald, dans un diseéurs écouté avec une grande attentioOf
repousse les doctrines et les reproches d'uii parti. On crié, dit4l, à la
"violation de la Charte, et, pour prouver qu^èlle n'existe plus, onàt*
taque sjans cesse et sahs mesure le gouvernement, tt^ on .applaudit aux
■ révolutions de la «ocîi'té. L'crateur regarde comme indispensable de
~ prendre des mesurés qui puissent maintenir le calme dans les dél^é^
,__ .- ^.-.- , , - — =-.- spectacle pour ^
site et le désœuvrement r l^-es orages, dira-t-on, sont inséps^rablcs de
" îa liberté; ils en sont le signe et le symptôme ; Rousseau Ta dit; oui,
et il a dit une sottise. Là liberté est tranquille, la servitude estqrar
geuse. '11. dc«Bdi[iard a ass^isoiiné ce^discôui^s Hi'obsérvàtions tantôt
(27» )
feneset inginicàiiseSjtantôt'gfaTes et profondes, qui ont été -vivement
tertHe^;^! a diinôtacé" quelques soUs-amentlemétw. MJRpbin-Scévolc a
voté = dîliii ïe soft» t;ottl.r;ii»-c.
Ndus a^oQS' rtçvk une ^lettre de M. l'abbë de Carf (et non
Cars ) dnrH noiis avionis parlé dan$ noire ti^. 692 à l'odcasion
des Mmvyr^ de la foi. Se M. GuiUon. Cette lettre demande
dé nous quelque eKplkaiioti.
^ M. l'âbbë ae Car fKii>oit«tetméqtie nous ayons ^parW de tm
aanssa perniîsno^. Paimiles pérsonfiis^, âii-il^ ï^uiconfwi^^erH
fes maximes de rkannêéèté ,^un nom est une propriété dont
il n*est pas plus permis à un étranger ée se servirtftw de
iétttmttfeèdèn -, ^ans l^ttgréktertt de t:ehii au^itel il ^pp€urtient.
.M.>de Car e^t im'casiiisie^n peb s^ère^ «otrs ne fui avons
^inikavî stSn nom , et l'usage '<{ite tfou« en avotis ÎMi nVlt
^poîftt, là^ce qu'il nous. semble, contraire aux règles de la po~
4îleise.;On Avoit.prétenda^fue M/ deOar ëtott mort;i>ouli
«ppifisnons qu^îl se porte ln«n et nous le*disoiis; 'il h'7 ^tSi,
fli> nom nous y oonnoissons ;, rien' que ; de fort innocent;
^ & hàuâ'aviona^annoncë la mort'de M, de Car, tandis qù'H
•ae porte 'bien , 4>li! 'nous t^ontevons qu'alors tl e^ pH cire
jliéQoatent;^mais se. plaindre de ce que l'on a dit <|u^il n¥toH
rmett, c'est k.premiëiîefois, je pense ^ que cela arrive. Si
deGariderott s'en prendre à quelqU^tltt , c'étôlt plutôt à
-M.'GuilUm (juTa nous. C'est M. Ouillon quia parlé de ftfî
^ le premier ^^^ui Ta inîs sur la scène ^o^ui.'lf epmplé ÎBivme»
' taeoi; au no wre des vîctii|ies de la r^if^utton»>Etbie»y'M. de
Car excuaece t lécrivain \'- aeroit-il possible que » ti'tyimt qcAr^de
J'indulgièaoe pottr odui 4{ui a aranbé-QYï'flift faux,' il rései^f^t
•aa^sévarité qpour ^cekii qui ta relevé la fausseté de ce feit?
- Cette mesure ne seroit pas équitable.
Jl«i»-'&ut tpard^aillears que M. de Car aoit p)as exigeant
. ^ne tant de personnages de tout rang dont on parle tous les
jiMn^dansIe^ jounianlc san» y» être e^essément autorisé.
Xe Rei lui*n»tme aoQfiire ^ue nous raj^rtioits ce qu'il* fait
et ce qo'ildtt : et nous engageons M , de Car \ tolérer que nous
le menions à cet^ é^rd sur iaméine ligne que S, M. Noud
-o'en .abeseaons: pas. •
. iM. de Car semble croire que nous ayons qnelqne îtii'^
initié pour M.^ttiUon. Il se 'trompe beaucoup ; nous n'aVdhs
dans le cœur, Dieu merci, aucun sentiinent dç haine ^our
#5t écrivain. Nous ayons dit le bien ^t le mai de sen livre)
( ^72 )
nous j âVOQs relevé des fiîits et iei principes inexacts , m^Î0
nous n'avons point prête à Fauteur des torU au'il n'avoit pas ,
et nous avons cité l'objet précis de nos reproches. Nous pou-
vons nous rendre le témoignage que nous n'j avons mu ni
nassion nt amertume. Nous croyons même qu'au fend M. de
Car n'approuve pas les Martyrs; il regarde cet ouvrage
coùime imprudent , il croit qu'on peut y relever des erreurs
et des méprises. Seulement nous ne savons ce qu'il a voula
dire en parlant de la force d'une vérité que M. GuiUon a
eu seul le courage d*énoncer. Il auroit bien dik nous expliquer
ce que c'est que cette vérité ; il auroit rendu service au public ,
à M. Guillon et h nous.
Enfin , il nous donne sur sa condamnation k Poitiers des
détails qui rectifient ceux de M. Guillon. Le i8 mars 1794»
plusieurs prêtres furent condamnés à Potiers à être déportés
sur les vaisseaux , et comme ce jugement fut rendu par le
tribunal criminel , d'oii on ne sorioit ordinairement en ces
temps-lii que pour aller à l'échafaud,on crut à Agde, oîiM» de
Car étoit plus connu, qu'il avoit été mis à mort, et on mit sua
nom sur une liste des confesseurs envoyée de cette ville à Rome.
Il e^t possible en effet que telle soit la source de l'erreur
commise par M. Guillon; mais on sera toujours nn peu surpris
que cet écrivain ait négligé de s'informer à Poitiers de la vé-
rité, du fait. Il compte plus de vingt prêtres martyrisés à fat
même date le 20 mars 1794. Or nous sommes assurés que pln«
sieurs de ceux qu'il nomme ne souffrirent pas la mort alors*
Nous en avons uéjà la preuve pour MM. de Bruneval et de
Car , et nous croyons qu'on doit aussi retirer de la liste ua
autre ^rand-vicaire de roi tiers, M. de la Faire-des-Prés ^ un
chanoine , M. Faulcon , etc. C'est un point que nous pour-*
rons éclaircir quelque jour.
Mais si, dans cette recherche, nous parvenions à découvrir
qu'il existe encore quelqu'autres àes martyrs qu'a proclamés
M, Guillon, nous nous flattons que le vénérable confesseur
auroit la charité de nous le pardonner. Nous prions M. de Car
d'avoir la même indulgence , et d'être persuadé que nous n'a-
vons eu aucune intention de l'affliger en disi|;nt qu'il n'est pas
encore dans le ciel, 011 on n'avoit eu que le tort de le placer
avant le temps; mais oii nous ne doutons pas d'ailleurs qu'il
ne trouve plus tard le prix de se% souffrances passées et de
ses travaux présens.
(Samedi 14 açril i8ùu) (N^ 697.)
Des NoHPGÎies OfficialitéSj ou Réfutation d'un écrit de * I
M~ le comte Lanjmnais ^ conire une Ordonnancé de 1 \ ^W
M. tévêque de Metz j par Fauieur des Mémoires his^^ !J^^
toriques sur les affaires ecclésiastiques de France (i).
Les Officialités actuelles sont^eUes ces tribunaux con*
tentieux supprimés par la loi du/ septembre i/go ?
ou Défense étune Ordonnance de M. tévêque de
Metz qui pétablit VOfficialité dans son diocèse (3).
M. l'évêque de Meiz rendit, le ^3 mçits de Fan*
née dernière y une or-donnance pour réiablir, guant
au spirituel , l'officialiié dans son diocèse; il nomma
un officiai , un promoteur et un secrétaire de l'offi^
cialité f et il annonça que Fofficialité connoitroit de
toutes les causes sur lesquelles il deioaBderoit son avi^
on son jugement, lequel ne pouil*oit avoir son effet
sans Fapprobation expresse du prélat. Nous annon««
cames celle mesure dans noire n<*. 607^ t. XXI V>
et nous fîmes mention de plusieurs anlres établisse-^
meus et rcgleniens par lesquels M* Fcvêque de Mel2
signala , vers le même temps, son zèle pour la bonne
■ ■ ■ ■■ , . ■■■■
(1) Brochure in-8*. ; prix, i fr. 25 cent, et i fr, 5o cent*
franc de port.
(î) Brochure in-8", de 68 pages; prix , l fr. et 1 fr. ^5 c.
franc de port. Ces deux ouvrages se trouvent à Paris , che9
Adr. Le Clere , au bureau de ce journal.
Tome XXFJI. LAmi de la Religion et 4u Roi. S
(274) . .
diftcipHne^ el sa sollîciiude pastorale. Mais nou^
tommes ibiir un temps c]iie Ton pourroit encore ap-
peler cle la eontradic&ion des langues, ou tout ce qui
est sag« et utile trouvé dtà censeurs , et où Tautorité
voit MS ftciies les plus légitimes tiixcs de despotîmi^
et de tyranme. L'oïklonnance de M. I eyé^ue de Metz
ù\i de sdîte tniduité dans la Chronique ^ coi^mé un abu5
de pouvoir, coîmme un crihie, un aiientâi (\{n réç]^]gipit
tQufe la sévérité deà lois. L'article n'i'toif pciint signes
lyiais il reparut bientôt li^iprimé à part, et portant lé
ootn de M. le comte LàdjuinaiiSji pair de France. t\onj»
Jie cr^^mfes point devoir en parier. 11 fioûs parut* évi^
doiit q«ie Fauteur avok pri&'Iâ plunic dans nn,inomeni
dliumeur, qui né lui avoit pas permis de mesurer ses^
paroles. Sans cela, comment èipliqiH'r'qû'uii bqmniç
MvétQ dtine hante dignité descendit dans Taréne a^
des gens de |iai*li ,^i reproduirait leurs plàiiités sur lès
riehasses non iêféâiocres-eiies honneurs pés minces ré^
damé» par lé dergé^ car c éist dans ce style -que s*eife-;
allât de sang-fvoid se plaindre de la résurrection clë^
iBoine^v d^^ procesâiotis imoléràntes, des missions
ifiencarttiléif ,iiéi (Aantations de cl*oix , de Yesptit de
9efrwêge, des Corporations éccl(^iastic|uès qui surchar^
f^ât le royaume, etc. etc. ? Ott crolroit , en lisant
le noir ^tableau que M. Lanji^MUâis tracé de notre si-*
tualion, que nous sommes sôus le joug dé rinqui-^
WWXi «cde^iastique 'k {>lii$ rude et la pk|S intoléra-
ble; et, en comparant ses plaintes avec la réalité j[
09 ^t ^oui élAi)né de ^roùvei^ bi ^eititnre si différc^nte
de: no^re état véritable , et on apprend à se tranquil-
liser sur les alarmes d'un hbnmie évidemment^^ors
de^luinaiéxBfe. * ' '
\ X9jB )
h^nif^t» dâs Moufettes <MeiaU$à^ $-«M j^f^pBië'ii»
icliscuter les reproohet del^ j^juinai»; ««m smi^
cet écriyaiQ .deûtt se9 4iv«g8tîoim sur ^outo 80r€e'4<e
ttittuèiH^s eii^ngèt*es aa 9u)el ^ il t^trepirGiid de ;procH
tér ^MC les Qouvëtles oiBciaiit^a n^o&t «iiQUlle vess^or
UiDce avec les iri}>uaaux eedi^ûa^ùi^l^ j^i h^ûs^
UÂéfil au|tre|bls sotts ce uooi^ X^t. ev^^ef^^ ^Q' ïwùf*
Uiaiite^QpuveU^s oâtcialit^SpH^oiii ftît quHiier de la
fiiridictkm^ai es^ reis^ûiHie fi^t>;le$.arlip|e# of^aniquei^
mèams , et qo^îb peayêiit delegiier:èa«uijtit buea parties
La puîssaoce civile ^dii lauteur^ n'iî pii reprendre que
k portîoh de juridipiionq^ n'^ppfiirtepQi|.;pa»,orîgik«^
ttairémeût % TÊglise ^ et qu'elle tenQÎi de la pîeie d^^
k^s I rautre pof iioA e^ iuWrépte au^an^ere épâs*
Qépàli ^ est déc^Maire. k leM^^'cteê du imdiMere* iJt
Bànilk â/eé prificîpes quW aii<B[â*n.priS^«faseur en droite
isaocm devrait coonotti-e ; mi^a la r^vpililion lei a lait.
ôàbKer appareiumeût cen uotîoiasi». emiiti^è hèaucoup
eimix »efoient ef ecifyu^res ipt après i|ia^ papeaM wé
logea civils; et le çontiàii tea^ énofkQPi eo^utroies ft^vf
soels» dansTedii de i^^^afeir la |ti«idiisiidà ecçÛaiasiM
tjue« Il pretétid cju^ le Roi seul peut faire des^régleiKicM
eÀKume msitièrè^ et ile^itesie ce droit ati« évéques|
Éu'ai»9 puisque les articL^aorg;aoiqiiea enxnmm» ebaVi^
gfehties évêqiiés de vc^Ier au umiotieh delà, foi et de.ia
diacipIÎM^ ils siipposént appàrenuneât que oes pnén
lats peuvent faire ou feôouteler des r^lemena, pooi
^ssiirer Téiéeutipu des lois eccIésiastiquesA M. i evè»
qtVe de Mets a crée des arçliidiacres qui doh^Edk
réeevoir d^ lui des atjtributiqna aUuueIkfS eî lempOH
rairéa; céw^dintributions choque M. Lcl|i)uiaiats.)
c^ moi., AiXril p désigne pouvoirs ou téiributions péctL-*
Sa
niaires. Jamais ^ que je sache ^ dans Li langue frdn-«
çoise, attributions n Si signifie rétributions, et M. Lanr-
juinaiâ a contre Ini^ ei le Dictionnaire de FAcadc^mie,
et un usage constant. Un honime qui écrit , et surtout
un bonune qui accuse, devroit ïnieux connottre là
valeur ides mots, et la première qualité pour un pro-
fesseur et pour un pair paroit être de savoir sa langue.
L'auteur des PfouifeUes Officialités relève ainsi béait-
edup de jugemens faur, de méprises et d'iiuputaiienft
irréfléchies* de M. Lanjuinais. Il se montre j il fam le
dire, plus instruit de la matièrè| plus exact dans $a doc«
trine ; et plus précis dans se% expressions, que rancien
professeur en droit canon , et, à la place de celui-ci,
nous serions un peu confiîs devoir ainsi donné pris#
sur nous. M. Lanjuinais, qui n'aime pas les privi-
lèges , ne réclamera sûrement pas celui de dire toat
xse qui lui platt sans qu'on lu réponde. La manier»
* peu polie dont il traite Tordonnance de Mj> 1 evéiipie
de Metil^st fiftâme^nn ei(^piiple.fâ^;;ii||qui'àmori^^
roit à prendre avec lui le même ton; mais c est «a
avantage dont l'auteur de la JRéfutation n'a pas voulu,
Erofitèr, et il est aussi modéré pour la forme que so-
dé pour le fond; ' .
^ Le second écrit n'est pas moiuis étendu et moins
péremptoire. L'auteur, qui ne s'est pas nommé , màia
^ue Ton sait être un ecclésiastique attaché à l'adminis*
trationd^un grand diocèse, commence par repousser
les reproches que M. Lanjuinais avoit accumulés
jcoiiire le clergé dans les premières pages de sa bro-
chure. Ces reproches, tantôt vagues et hasardés;
tantôt injustes et amers , décèlent de fortes pi-éven-
tions, et doivent étonner dans un homme qui veut
qu'oïl le croie attaché à la rialigiQli. Quel peut être
le résultât 4^ «es sortes de jde4amatiotes , sinon df
fouriiir un sujet de joie aux partisans 'de rinccédur-
lité^ et d'éxciler les inférieurs à la désobéissance
contre les premiers pasteurs? C*est ce que Tauteur
de la réfutation prend la liberté é» faire observer
à M. Laujuinais. Il dissipe très-bien les nuages que
cet écrivait! a voit cherché à amonceler dans son
préambule^ et il venge leclçrgé desimputations^du
critique. ^ . r
De ces accessoires passant à l'objet principal^ l'es-
. timable et judicienx ecclésiastiqtie arrive à Fordon-
tiance de M. 1 evéque de Metz, et montre que tout
ce qui à été dit contre elle ne présente que de véri-
tables chicanes. Il invoque les principes sur la juri-
diction ecclésiastique, et s'étonne d'être obligé de
^redresser sur ce point un homme qui sannooçoit
pour avoir étudié ùes questions. A chaque page pres-
que il trouve M. Lanjtiinais en défaut ,.. non pas seu^
lenient sur les principes, mais sur les faita les plus
^îsés à yérijfier. Ainisi celui-<;i avoit prétendu que^
/j^'apres ièé'fôàtttoiïsHàii greffi^ de j'officiaUté^ cette
place séroît à la nomination du Roi ; comme si j^ re»>
prend i'auteur, le Roi avoit jamais nommé les gre&
fiei^ d'ofBcialité. .Cet écrivais s'çst rencontré ^ sajDS
le savoir,. avec le premier auteur sur quelques sohi*- >
tions^; et cela devoit être, rpuisqift'ils (léfendoi(mt la
méine cause, et contre le mêine.édve.rsaire-. Mais Tex-*
J)0sé des preuves et leur enchaînement diflêrent d^ins
es deux écrits, et le second oflfre encoje quelques
détails et quelques considéraflions propres à^éclaîr-
cir la question principale. Ainsi ces deux refuta-
tions méritent l'une et Tau ire ratieniiou de ceux qui
jBfnt lu la brochure contraire^ ou même de ceux quî^
IM rayauttpM lue, Toudrotent se IbniLeMlèt nôtioftt.
prl^èise» sur une matière <]ui ùem tuz droits de H
Jmiisance sphritaeUe.
'Picieis. B y ft ètf èttte semaiiie, dans toatès les ]pâf^.
laisses de la cAiHâlé, les retraitei accoatuiiiééar poti|;
préparer -léè fidèles & lu' Pâ<i«ie. Chaque jjont dea
prières .et dès sennoiis: oâ< eu lieu dans les eglî^s.
%4 semainei^qui va commencer offrira éfetcore de iiour
yeaox secours pour la niélé* A Sainf^RocIi , outre lé^
exercices aéçoutumiés^ il y aura» le vendrediHsaiiit^à;
midi y Jles médilatiQQS sur 1 a|[oiiie de notre Seigneur^
8âr M. 1 abbé Racine;, et de plus, iine passion lé ma-
n et une autre ïe soirYlës 'cpiHés' qui s'e ferout tOute
là semshie dans cfetle église, bat les Dsimés de .Cli^«
yilè, serbnt pour le- soutien aies éçales des Freins «t
de la èoéimunàute dés iéunè^ clercs ^ et poii^t le 'SOO«
lairemeiU des pauvres de la psréisse. ' «' ' * - -
.»--.tJiW seènèiaofceuse a» eu lieu, lpf%if 4an»**^
l^jse 5âi9t4;ouk de la chaussée. d'^Antin» 'il i'bcca^
aîoh.des olisèquéa^ dHin^ agent de chan^«tué en duéU
bl sortant de fe maison de detiUyl^^o^c^ier'd^'l'^tet
eî vil et l'ordo^tiialieur du <:oi»rolir avouent fait prendre
a¥>corbillanlia'. route du.ehn^tiàre.:^is»aii 4^0uir.
d'elle rue^ 4e^ gens» auïiVquliMent du bjvît,:Ort
foumé les ch^yaiis » et.lef P94..dii^gés vers régli^^;
S 'étoit absolument la yép^^it^on. dcj^ ce a^'on avoVi feit
. jr A qneiques années ^ètl» jjaort de M'**. BauQOUrî^
L'église ^tqit fermée ^.^n^^^y est introduit le seir s
on a allumé les cierges^ et les j^ieuK. assistai^ se sent
mî^ i chauler des prièreie.E»ra> apr^s ui^î^g. ti%î»
mulle / un prêtre s est tMuyé^ qui « bien votdu pr#.
i^9) ^
siêm i Is " fcéiét&ame , et chanter 1 office ÛM moM».
Nous pourrons revenir sur cet éTénem^nt.
— Nous avions alinOncé qvtè ïiôixè doimerioàs vûït
analyse de l'ouvrage publié par M. Bellugou y\ 90us It
titre d'Eisai de ItéfutàtioH dû Syst^M^ erroné et dan^
gereux que prétend établir M. de la M^nnais dans le
second volunié dé son Essai sur tfndifféreheef^An.'S^. ;
mais. la Içcturç plus attentive; <{ue jigas yenoiMi de
faire de ce livre nous , a para de^iH>ir|f|q us dissuader
de prendre ce soin. «L'auteur montré*' coii#Canim(9nt>
dans son Essai de jHèfutdtiqn, xme se vérité «juc rien
àad'ôucit; il ne fait 4 Âf. de la Menliai»4'hoiineu^
de l'approuver _sur aucun point; tantôt il blâmç 1»
pensée , tantôt il critique lexpreséion ^ et il pàroit
oîibtier .<pi'il combat un adversaire aussi récommàn-
dable par. ses seiitimenl^ qqe célèbre par '«et lâ<'-
lens. Tpuiours armé du reproche, il ferme les ycut
aux beautés de- spn adversaire, et confond dans ion
îpéxprable censure, et les considérations les pliis ^IV
vées^ et les etpréssions les gj-us heureuses. Le second
VoTùmé de M. de la Mennais seroit plus réprcheijL*,
«ible encore que M. pellugou ne le croît, cu'il re».
fet^'^pOifâatÉ, (M neaatiroitll^^^ etâe
&BAdéa vérités , et deà pàgés^ éloquént«rs. Ne point fé^'
léir le recOimolfi*Je^, ce ne fiètbit pas nie là part^d'tin
cMtîquè donner^ unendéë bien faTôtable dééa pénétttf*
tiim-ët de 89nimpa|*tialité. Que M. Bellu^ù coitubattlt
le principe de M. de la MenHak sur l'autorité t â Itfli
p«nnis$ mais étendre ta censure stir tdut le reste de
l'ouvrage, attaquer successivement tous les ckapit!^es>
épliulkei«, nour ainsi dire, chaque jphyasef et i^ortêr
sur toutes les parties le scdlpdL impitoyable d une aiv
gumentation fi'oid^ et opiaiâtre, c'est laisser sbup^
çonner qu'on travaille moitis pour la véritéque pour
feiren^ontiie de «on esprit. B semble même kju il ré^é
•Aww le. livre de- M. Bdlngoti je tie aâis^ quelle ww^
( a«<» )
latfon à% tèle. ÂMUTément iious'«erion5 les'ptenue»
à applaudir à la sollicitude d'un prêtre pour la pup
xeté de la doctrine; mais cette sollicitude doit être
réglée par la prudence , la modération et les lumières ^
quand elle est inspirée par des motifs purs^ elle n est
poiùt ambitieuse et exagérée ; elle ne clierche point à
paroîii^ et à faire du Li*uit. Qtie si par hasard ce zèle
pour la saine doctrine p^enoit tout à coup a un prê-^
ire qui auroit oublié son état, à un ami de la révolue
lion, à un constitutionnel ; à un intrus, à un homnkç
engagé depuis plus de vingt ans dans les fonctions ci-
viles, on setonneroit sans doute d'un-cbangement ȏ
peu naturel , et on auroit peine à concilier une or*
thodoxie si rigide avec une indifférence si- persévé-
rante. Au surplus, ce n'est là qu'une supposition)'
car y a*t-il la moindre apparence que M. J. Bellugôu,
prêtre, auteur de Y Essai de Réfutation ^ soit le même
ÎLie M. Bellugôu, curé constitutionnel de Sainte-
nne, à Montpellier, puis membre, du concile soi*
disant iiational, à Paris, en 17975 puis secrétaire de
£Ous-préfet depuis^ 1801? cela ne tombe p«rs sous le
«ens. Quoi qu!il,.CT^ aôit, rvoilà notre avis^snr le livr^
«I »ur i^spint qm Kft dîcié. Noûrfbê péft^dûs pas qii^
tous les efforts de M» Bellugôu aient les résultats qu'il
en altendoit, ni que la réputation <Je M.^^e la Men^
"beÔA tombe encore sous ce coup. .
— * M. l'abbé Carron avait donné, en Angleterre,
trop d'exemples de vertu et de charité pour qixe sa
mort n'y. excitât pas de vifs regi'ets. Les malheureux
qu'il avoit secourus, les affligés qu'il a voit consolés,
les protestans qu'il avoit ramenés à l'Eglise, tous ceux
qu'a avoit instruits, soutenus^ encouragés dans la
pratique de la vertu , lui • ont doniié des larnies , à
Londres comme à Paris. La congrégation qu'il avoit
formée à Somerstown a surtout vivement ressenti sa
perte, cft a voulu payer un tribut spécial à sa mé-
( a»i )
îiioîre. Uiî' service «i^lcnnel a été célébré j^our lui, fe
ao mars , dans la chapelle dont îl fut le fondateur-.
Eue étoit entièrement tendue dé noir. L'office com-
mença à dix heure». M* Nerinkx, qui a succédé à
M. Can'on comme pasteur de la congrégation, chanta
la grand'messe, assisté de MM. Guery, Ducoudray, et
autres amis du défunt. M. l'évêque ( Poynter) étoit pré-
sent, et célébra, dans un discours touchant, les vet--
tus, la charité et la bonté du vénérable prêtre. Les
larmes de l'auditoire répondirent plus dune fois à
son éloge. Tout le monde étoit en deuil, et les en-'
^ans des deux écoles fondées par M. Carron'àsiîstoient
à la cérémonie. On se propose de lui érigei> , dans la
chapelle de Somerstown, un monument pour péi'pé-
tuer à jamais le souvenir d'un homme qui doit à tant
de litresétre cher à cette congrégation.
MOUVKLLES POLITIQUES.
Par^. Le 12, s. a. R. MONSlEun a rtço les . félicitations
^la garde nationale de Paris ^ à 1 occasion de l'anhiversaire
âfiifiQn^^irée â^nSf la.tapîtale. Ce PriaOe a aclre**^ di(8 choses,
obifgeantes i toutes les légions. S. À. R. a présenté M*', le
duc de Bordeaux a la première légion , en disant : « Il est
aussi Tenfaiit de la garde nationale ». Cette garde a fait le
service auprès du Prince.
•^S. A. R. Monsieur a envoyé à M. le préfet de Marseille
une somme de 600 fr. pour deux malbéureuses familles dé
cette Ville. S. A. R.'Ms». le duc d'Angonlénie a donné 5ôo fr.
pouf le même objet.
— LL. AA* RR. Monsieur elMADiàME, duchesse d'An-
gouléme, ont fait remettre k M. le comte Arthur de la
Bourdohnaye, propriétaire de Carenloix; (Morbihan), «lia-
cun une somme de 5oo fr. pour commencer les réparations
c^oe nécessite Tétatde délabrement de l'église de cette paroisse.
— - Les développemens de la proposition faite en comité se*
(a8a)
cret pr M. p^bnlel« iur 1^ puiwnce oalemellè, ont ..«té
imprimés et distribués à 1â chambre 4es député^. .. . ,
-^ M. le comte ;^ Marc^llu» , qoi Mitit (6utes> les occasions
Je défendre à la tribune les principes conservafears de la so-
ciété, vient de fairç imprimer Jes discours qu'il a. prononcés
en difféf'entes circonsfaoces; i*. îe 3j mars, sur la pétition
de M. Jbly, idesservant de Çoor^ur-Aube , poar demander
one les ventes de meubfes et d'immeubles né puissent avoir
lien h dimanche; Sl^ îe S avril, sur la pétiton de AI. Jolho^
nier, pour la liquidation des créances des émigré» f ^'-.V*^
pM^jet d^adf^ssé au Rot eti conséquence de la proposition' <}e
M* le comto Humbert de Sesinai^ons ; dans ce prôict .d'a>-
dresse \ U. de Marcéllus demandoit qu'on élevât à TénciçQift ;
011 Ms^ le duc de Serri a été assassine une église et un bos^
piee. M. 'de MavceQûs montre dans ces divers écrite lés sepli^- .
mens de religion dont il. fait une profession si éclatante*.
-*-La chambre d'accusation de la cour rOTal^a renvcj^v^
devant la cour dVssises,, M. Bergasse, , dont fouvrage sur ié
Propriété 9l été déféré jiux. tribunaux^ à la requête dami-r*
aistère public. - . -%
— Un p>oma1 annoiice t)Uè fes débats-dela cour des^pàirif,
pour le jugement desconspicaiieurt da 19 août, commence*
ront le 19 mai prochain. ' ' - >4^^ ' ' *
rr M^ vie^rn^ Ditbouëbege , pair ife *|?«w»Jj Afibistre
4'Etat^et ancien mroistre de Ta markié} ëst^nitttt ^<^i^t?
Pai^l, à ('âge de scnzante-pdowEeans^ '' ^' --'l . ^ "
•H-' M..Naudet4 membfe de l'Académicf dés insèrtj^tidns «t^
belles-lettres, est nommé professeur t)é poé&ie latine au coir '
I4ge dc; France » fn -romplacemeni de M. Tissot-, dont nous
ayopsaniioncé la dtesiiiulion. " •
•p-M.iebarond'Hafisseifc^ préfet d« l'Isère', « pris un ar*
rèté:nonr qu'il y eût daîis chaque commune un dnfpeaù blanc,
phuco sur Te clocher de l'égljise principale y ou à la faeade. &
la mjtiirie«<Là pHus'grandé tranquillité règne à Grenoble.
~ M. îé 'maréchal dtrr de "Çellune cist arrivé, \é q n^
aoti",/^ Lyon; et est desee»dii;au; palais •^erAttKevécbé.
M." le marquis de Clermool^Tofinérre étoii arrivé, le 5». d«}k:;
0ette ville, avec plusieurs $kltt-âe«€amp du màreçlial.
( a»5 y
* •-• Lêf nàtnmêi CàîRbnx et Bougaud', ch't JUlf^not, fous
Jeux coniuroat dahs Taffaire de lu «:oo9pîralion de l'est , viei;i-
nept d*êire arrèiëf. lUseronI jogëi coiitradictoirement avec.
Us seîee autres accusés- présens*
-^11 se cotifinne qu'on a trouvé dans les papiers de Fou-
illé, après sa mort, des rcnseignepaens sur les projets des
revof utionnaf res ; on dit même QuVa mourant^! a fecom^.
mandé de prévenir à cet égard rèmperour d'Autriche ^t les
MithM souverains.
— L'empereur d'Autriche a rendit phMÎei|r$ dfçfiits en fa-
vénf de l'ordre de Malte. L'un ie ces clécr^ta porte q^è h^'
|>àtais prièural à Venise, l'église et tes dépendances;^ seront'
rendus 4 l'ordre. Plusieurs privilèges particuliers, nccoi^s
auk chevaliers font concevoir ^uflques eipécanpet jpour Ta-r
venir de cet ordre vénérable. - ..
«- Le ^uc de Genevois a adressé , de Modëne, Iç 3i mars^
k M. le^omte'd'Andreaenot gouverneur* général du dnchç
de Savoie, une lettre authôgraphe, dans Jaquelle il se féli-
cite dé la fidélité des babitans de i3é duché. Il paroU qiie lea.
pouvoirs de la junte provisoire de Turin sont presque nuls;
elle ne possède nas les moyens de taatntenîr Fordre. Le i'^.
avril ^ il y.^ eu k Tprin une^teMftei dans laquelle de^ ça-^
jabiniers royaot ont été tués*
,,t*T On mmm^ Méoamie eeriat» ^qtiê^ toi^ltelrieliiain imt
pané Je Tfiin^ Ie9 ^e te.mois , et OBt jbmts en «vant4e ti^^
varre, des troupes âl'Alesandrie , qui se sont disperséi^ iàtk
résistance. Op, avoit lien d'cqiérenpie la citadelle do Tnriii
•Itoit 9f soumettre au roi«
«* Le iP. bulletin de l'armée antricfaienne porte qne lé"
farlement de Naples s'est dissous « le a4nur», et^ue les dé- ,
pûtes encore présens ont reçu l'ordre Je se retirer dan» leurs
-foyers. Le gouvernement pevisoire e$taossit6t enU* en; ac-
tivité, et tous les aàdèns employés ont été ré'ntégrés dauft-.
leurs fonctions. La fi^ieresse de Ùàiète s'est rendue , le a5. .
— Le 5 avril, on a fait,.à La.Haye, l'ioauguraiion deja
Mttvelle éfflise catbofique, qnî a été dédiée soOs l'iq vocation
de saint Willibrord , apÂtre des Piiys-Bas * premier évéqae .
dThrecht, mort « /Sl ' ;, '.\
~?r- '
CHAMBRE DES PAIRS.
Le la» on a continué la déHbëratioii sur les articles du projet de- loi
telulif à la circonscription électorale. L^ articles 5 à 20 ont ét^
adoptés sans réclamation, ainsi que les articles 22 à 25. Un amende^
ment présenté sur l'article 21, par M. dc\Choiseul, a été rejeté", et
l'article. adopté. Un antre amendement, proposé par M. le comte
d'Argoût, sur Tarticle 26, a été également rejeté, et la chambre'a
adopté larticle du projet.
^ , Le 1 1, la cham])rc a continué la délibération sur les articles du pro-
jet de loi relatif à la circonscription électorale. Les articles 27 à 3 1,
33 , et 35 à 44 « ^^^^ ^^^ adoptés sans discussion par rassemblée. Deux
amendemens faits , Ttoi, sur l'article 32 , par la. le prince de Tailey-
rand; Tautre , sur l'article 34 , par M. le comte d'Argout, ont été fk*
jetés, et les articles adoptés. On a adopté un troisième amendement^
ÏLii avoit pour objet de l'établir, pour le département de Mairie -et
oire , la circonscription originairement proposée par le gouverne-
ment , et modifiée par la chambredes députés.
Le 12 , M. le ministre de Tintérienr présente à îa chambre deux
projets de loi relatifs aut villes d'Arras et de Metz, et adoptés par ia
jchambre de^ députés. On reprend ensuite la délibération sur Its-wt^
tî^les du projet de loi relatif à la circonscription électorale , et Vo^
adopte sans réclamation les articles 45 à 48, 5o à 73 , et 76 à. 79. Deux
aitaendemens, Tun de M. le comte de Gouvion, sur Tarticle 49* Tautre
-de M. le comte de ReQle sur Tarticle 74 , ont été r^jetc-» « et les deux
articlea adoptés. On a ensuite toté au scrutin suf i'anseinbléidel^jjtéi»
jqui a ét'S adoptée par liô Voix contre 7o^ay0a,dl'amei^demeiit,dela
veille, . .
CHAMBRE DES DEPUTES.
Le 10^ M. Carrelet de Loîsy, rapporteur de la commission charçéc
d^examiner, le projet de loi relatif à l'importation et à Texportahon
à^$ grains , piroposc l'adoption de ce projet,, moyennant quelques IC-
jgères modiûçations. La c!tiÂmbr>e ordonne l'impression du rappo.rt,^ et
fixe la discussion au 16. < .
f)n reprend les débats sur la proposition de M. Sirieys dç Maryubac.
M._ Dclbriel d'Escorbiac pense (pl<3 si , - au 20 lâars dernier, la nStiltc.
«et triomphé, G*eùt été peu|.-ctre au règlement de la chambre qu'il cAt
•fallu l'attribuer. En cfijçt , quel moyen avoit-on de mettre un terme
aux provocations contînuelrcs cVun parti ? L'orateur conclut l'adop-
tion de la proposition avec les amendemens de la comuiissiôn. ST.* de
Girardin critique le rapport dq la commission ,,qui tcnd^ $elon lui» à
( a«5 )
^blir U tyrannie dans la chambre; Texécution impartiale. da régie-
ment lui paroît devoir suffire pour le maintien de Tordre ; mais il von*
.droit que les ministres qui sont aussi députés fussent assujetis an rappel
à rordre , comme les autres députés: L'honorable membre parle en^
suite de la chambre de i8iô , aes lois d'exception , de la \ài des élec«>
lions, de la Charte. Il entreprend de répondre aux. discours d«
MM. Laine et de Bonald^ et prend la défense de Rousseau contre te
dernier orateur. Toutes aes longue;) digressions excitent de viis moU«
vemens d'impatience dans l'assemblée j M. de Girard^ï conclut att
trejet de la proposition.
La clôture de la d/scussion est demandée. Deux épreuves étant doa«
tcuses, on continue les débats. M. de Cayrol Vote f^otir le projet, en
ae réservant de présenter plusieurs amendemens. M. Pavée de Van^
doeuvre regarde Ja proposition comme inadmissible. M, Delalot n»
croit pas les mesures proposées snsceptibljps d'atteia.ire le but qu'on se
propose : on préviendra bien une discussion dangereuse , mais on n'en
l^ré viendra pas les effets. Un appel k lu rovclte se sera fait entendre,
et on le laissera sans réponse. Xe scandale ne fera que s'accroître*. On
«lierche le remède où il n'est pas, parce qu'il n'est pas donné d'atlas
quer le mid où il est: il est tout entier dans la révolution } la révolu^
tion conspire contre la Charte; car, si la révolution ne vouloit que Ift
Charte j pourquoi soulever encore des pa^^sions et des intérêts que la
Charte a pacinés? L'orateur demande ie maintien de l'ancien régie*,
ment, et propose seulement un amendement U l'article i***. M. Bignon
ti^ouve une coifncidence fàeheiùe entre la proposition et la conspira-
tion de certains cabinets contre l'indéppndance des nations. Il conclut
au rejet. Un membre de la droite lui conseille de faire hommage de
spn discours au parlement de Naplcs. On deniande la clôture. M. de la
fionrdonnayeiait ajourner la discussion. .
• Le If, 'la^cfaanÏNpe «leoorde ua congé k M< fiuss<m (dISure €t Loir V
On reprend la discuMÎon sur la proposition relative au r^lement.
re ont
! du mi-
être,
<çt cela vient de la marche vacillante du gouvernement. Elle devroit
4tre divisée en deux partis, franchement et loyalement partagés d*o-,
pinions; l'un ayant à sa tête le ministère , l'autre formant une vérita-
ble opposition. Un parti mitoyen est un fléâu ; les devoirs sont absolus
et n'admettent point de mili<5u. Il d'y a pas de milieu entre la fidélité
et l'infidélité ; le chercher seulement est déjà une infidélité. L'orateur
adopte les deux premiers articles de la commission, parce qu'il est
âmi de l'ordre; mais il repousse le troisième, parce qu'il nest pas
moins partisan de la libre et har^e manifestation des pensées.
M. de la Bourdonnaye combat la proposition, comme tendant a
donner indirectement au ministère une .oJvfni/?ote/ice de police , et à
-créer june anarchie con8titttée« On ferme la discussion, malgré Voppp->.
f kion d« côté {êacbe, M^ 1« présidcAt lumonçe que M: le rapporteur
( a«6)
|>fopofe d*attendre ^ demain pour aon réfvnië. Tumalte en tter.ê di*
wef. M. d« CbaBV«Ktt demande k faire def obser rations > et pfend-
^wi^Qn leit la parole tans pouvoir te dire entendre , quoi^aoto-*
rîaé h perler par M. 1^ président. Enfin le calme. se rétablit i et M. de
ChaiiTeliji drmande qne la diacnmon des article s soit ouverte, ai M. 1«
rapporteur ne ^eat pas faite maintenant aon résumé, qui est d'minetirs^
selon lui, fort inutile. Malgré ces obtertations» In cÉMmbre, à «ne
forte majorité, renvoie la oiscu^ion dei articles «ilMidenMi^r ^ *^
letme immédiatement en comité necref» *
Le 49 y M. de Kergorlar, rapporteur de la ccmmisrion chaînée d*c?^^
BÔnfi' la protMwttibii de fS* Sirieys, fait ton rénimé ; il se plaint qa!im
OMtenr (M. B. Coiutajit)4 cité d'mie nuinièrcf infidèle )^uiîeorspluaa«n
de aon travail , et persiste dan» tes prcmiéfcsconchnions. H. le pvést*
dent rénime les 'articles proposés par la comminion, et les'dtfVM'
amendemens.
' La délibi^nfion s*oQyre sur le i*'. article de la coràmisniEm , ^foi
donne au président le pcuvcir de rappeler seul I Tordre. M. de Rôti»
efieroUes développe on sons-nmenderoenè, âjant pour but d'établir
où un membre de la chambre peut demander le rappel à Fordre^
st. Bertin-Devaux. combat les arfides ^t la cCifimii^ion cemme iôn-^
tiies ; il voit les causes du désordre dans Ivprv^iêoit^ univelniei k{ui
fègne en France ; le provisoire est an définiriCce qne rosurpatioii est
i la légitimité. Ce provisoire régne dans les.finabces^ dans Tadmini»*
tration, dans 1^ clergé parla iion-etécution ctu Cbncordat, qui donne ^
dit-il , dès sièges sans évéques^ et des évéques saol sièges ; dàos Tartnée f.
dans la jpolitjque» partout enfin ; la Cbarfe élte^^mènie n*a pu se pr(«-
server dje ^es atteintes* L'orateur . vote pour le maii|tietf pur et simple
du réarment. M. le garde des sceaux se plaint que le préopmkntn^..
Bullemenl ^ité^Famendenient «i^ question; U|>4^^i^ d|t-iU.ié-
pondre mt'incùlpan^nirdirigéés coâ^e lé gouyciEn^mi^^ X^bra#«iiflt
pirle en-finreur de rarticlé'de la comdiiflston , et .vote le r^et dfLaoaa;^
amendement. Le sous-^mendement est tour Itoâr appuyé par MH. Be-
lalot et Dudon , «t combattu pâr.HM. Mécbin et Sébastianî.
M. le ministre des afiaires étranges peufe que ce sous-attietiflew
ment détruiroi.t tout Tefiet de rarticte ne U commission. M. Cornet
d'Itocourt est d*un avis contraire. M. Ifànuel yote contre lé soua-
amendement et contii^ Tarticle. Le sous-amencîement est rejeté à nn«
foife mak»tité. M. de Cayrol retire une propantion qui étoit k peif
trks semolsrble. Des débats s*engagent sur un autre amendement d^
M. Lederc de BeauHeu ; ^l'auteur l^ppuie par àes cou'iidi'riiticns pr^es
iurtoût dans l'intrrét de la^eligic^ ; il s*étonne «[ue quelques membre»
aient tant dé peine 1i entendre parler de la religion <fe l*£lat, et ii a vir
Hvee; douleur quon ait proclamé devant la jus* ke que/â loi €'Ufit athée ^
et devait Vêtre, M. RoyeM>)llard parle contre cet amendement , et. est
_^_^ ^—A ^..«1.^^ ^ 1 *.*' L-L^-L.^. %m 1^ -.^j_ j. >'. »
i propositi0D«
La délibération sur Tarticle i«r, est ajuur/iée au iéndeaoïaia. / :
(%) _.
' • J l l H liié W II II % .1. ; "
• t«à mort de M: le comte de Maisire est une perte quliiV
tin été moins sentie en France quVn Piémont; et IVffection
que cet homme d'Etat avoît pour notre nation autortseroit
aea]e DOS regrett) quand d'aîHearà son talent et son o^érite
ne. iei motiverolent pas'j[>)as puissaminent encore.
Joseph de WaisV^, ancien ambassadeur du roi de Sw^
^aigfie eq Russie, minîsHrc, d'Etat, régenjtd^.Ia grande*ch|iB*
ic#|*erfe'y;'grand'<*i'bîx de l'ordre deai saints Maurice et Laxare^,
étoîi néy > CMmbéry, fe i**. avril i753, du comte Xavier
de M<^i*tre, président au sénat de Satoie. Sa famille étoiil
originaire du Mngfiedoc. Le comte Joie ph entra jeune dana
ia ma^strature, et publia , en 1776 , V Eloge du roi Victor^
Am^èeill, Lyen». En f ^84 1 ^ ^ronon^à le (Jiscônrs d'asage »
ftu nom du nfinistère public , pour la rentrée du sénat &t
Sayf»ia, e;^ nmontrà dès-lors (a profondeur- et la sagacité de
ses vues sur l'iesprit du $ièc)e. Piommé sénateur de Cham*
béryi en \f^js il se retira en Piémont, eu 1793., s*àttacfaa au
sort du roi deSardaîgne.^t le strivit dans ç^tti^ fié , èh 1790;!
\\ 3« fiie nommé récent de là cbancelTene, et envoyé à re^
tei^styourg , ert'^8o3., comme •ministre plénipotentiaire^ Il se
fit éohnoit;re dans cette cour par S0s talens diplomatiques, et
en^méfne tctopa parla fermeté de ses principes et la âa^ésèé
d^rsa^OMidiiite. • - -. ; '^
-l^are de tfli*'«pftCMiite<éi],iPiéitidîit, en ijgl» M. dt^ai<tr«|
W«it fait paFrétfH^j^ûx Lettres ttuitrox^^^ Snvâisieri à'\
ses compatriotes. En .1705 • il pablia , sous )e titré dé Jeànt^[
€^uii» 'TéHt:.^ nêqire àe mmiagnole , Une critique ingénieuse
des fcflîes de cette époque. £n rToS, il c6m})08a une Adresse
de quelques Parens des Militaires stMiisiens à ta nation:^
/hançoise; écrit dont Mallet du Pan fut l'éditeur, et oii.Foa
c^ombattok raf^icatton des lois sur l'émigration juix. sujets
dd roi de Saraannie. Mais M. de Maistre ne faisoit par là que ;
préluder k âes Considérations sttr la France^ *79"> '*n-8*, ; '
brtté de ctetle production y otij^. de Maisfre avoît deviné
IVvénin Ï/Essaisur le prii^cipe générateur des conslînaîohr *
poliiiifiies parut^ à Féterd>oàrg , en 1810, ftî-8^ , et f ù| :
réimprimé} à Parts , en r8i4 ; nous eo rendîmes cgfnpte diaiM
(>88 )
Qotre n*. 65, tome III de ce joamal. En 1816, on imprima^
à Lyon , du même auteur /Fou vrage intitulé ; Sur les Délais
de la Justice, dwne dans la punUian des coupables, traduit
du^grec dePIutarque, avec des notes, in-8*.
M. de Maistre prit un vif intérêt à la disgrâce qu'essuyè-
rent les Jésuites de Pétersbourg^ en 1816; il eslimoit ces re«
ligienx , et étoit témoin du bien qu'ils faisqient en ce paya.
On sait même qu'Alexandre se plaignit à lui de ce qu'il pre^
noit avec chaleur la défense d'hommes proscrits. M. dé Maia»
tre quitta la Russie , Tannée suivante,. et revint sur l'escadre
qui alloit chercher \ en France , une partie de l'armée ^'oc—
ic.upation. Il passa par. Paris, oii il vit les hommes les plus
distingués , avec lesquels il entretint depuis une (Correspon-
dance assidue. A son retour en Piémont, le roi de Sardaîgne
le fît ministre d'Etat, et lui confia la régence de la grande-
chancellerie des Etats de Terre-Ferme ; place qu'il a occupé»
jusqu'à sa mort.
Nous avons asse2; parlé de son ouvrage du Pape, dont ^
prépare en ce moment une nouvelle édition augmentée. .On
trouve dans le Défenseur quelques fragmens signés de Ini ^
et qui portent son cachet ; et 1 on imprime en ce moment^
4 Paris, un nouvel ouvrage de M. de Maistre, qui portera le
titre de Soirées de Saint-Pétersbourg y ou Entretiens sur le
gouvernement temporel de la Providence, et aui formera
3 vol. ia-B**. Ceux qui en. ont vu des fragmens s^accordent «
dire que cette nouvelle production mettra le sceau à ia répu-
tation de M. de Maistre.
Epuisé par de longs travaux , M. de Maistre éprouvoit de-
puis quelques temps un affoiblissement sensible dans s&i forceps.
Sa tête conservoit encore sa vigueur ; mais il s'assoupissoit
fréquemment. Cet état devint plus inquiétant vers la fin à^
l'année dernière , et ce grand homme mourut , 4 Turin , le
25 février dernier , au milieu des consolations de la religion ,
dont il avoît si noblement soutenu la cause. Les principes
qu'il a consignés dans ses ouvrages n'étoicnt point chez lui
une théorie stérile ; il étpit plein de foi et d'attachement à la
religion , et il y joignoit une noblesse de caractère et une
candeur qui renaoient son commerce aussi sur qu'agréa-
ble. Dévoué aux principes de la monarchie, il avoit )ugé
parfaitement la révolution ; et c'est parce qu'il la connois-
soit bien qu'il Ta si énergiquèment signalée dans ses écrits.
{Mercredi i8 n^ril iSau) ^ (N\ 698.)
Sur la Scène tumultueuse qui a eu lieu dans F^glis^
Saint* Louis de la chaussée d^Anîin^
. . ..,......,,.' A. . .^
Un homme est tué en duel, et sanif avoir en le
temps de donner aucun signe de regret. Les loîs de ./
l'Eglise et de l'Etat étoient fonmilles daûs ce cas^ et
on peut dire que Tinlérêt de la morale et de la so-tj
çîété est ici d'accord avec le cri de la retî^g^îon pOL
réprouver ces combats funestes, triste vestige^ wTÎa
barie, et pour opposer à un préjugé déplornble la
note salutaire d'un blâme solennel. Aussi l'autorité ec-
clésiastique ne fit que se conformer à une discipline
aussi sage que constante, en décidant que le duelliste
tué, le 10, et mort immédiatement après le combat^
ne devoit point être reçu à l'église 5 l'autorité civile
appuya cette décision, et ses agens eurent ordre de
conduire directemetit le convoi de la maison de deuil
au cimetière. En effet, le corbillard prit d'abord
cette direction, au milieu des murmures d'une foule
de gens qui paroissoient être venus là moins par at-
tachement pour la mémoire du défunt que dans le des^
sein de feire du bruit. L'affluence étoit considérable 5
on saisit les brides des chevaux , et malgré les récla-
mations de l'officier civil , on se dirige Vers l'église
Saint-Louis , on y introduit le corps j ïes ciei ges sont
allumés, et, au jnilieu d'un tumulte toujours crois-
sant, des assistans commencent , au défaut de pirétres,'
à chanter euxî-mêmes des psaumes. On peut penser
combien cette cérémonie étoit édifiante, et quels pro-
pos se mêloient à ce simulacre de sei'vice. Enfin, au
Bout de trois quarts d'heures , M. le curé de la pA-^
Tome XX Fil. UAnd 'de la Religion et du Roi. T
roisse, pour prévenir de plus grands désofdrei , crut
p ottvotf se ppétcr à ce qu'on demandoît d€ Jui , et y^ifi^
réciter les >êpre« des morts. L'égiise étoit remplie j3lq
^ùnà^yMÏB. QOâifuttOB y étott ait covobte \ le Ueu saint
retentisse it 4(6 pintes amère^, de cris tumultueux , de
déclamations violentes. Refuser des prières s^ux morts ^
disoit-oUf .quelle iptolérancej «. . . Onrépandoit encore
4aiis l'église que *M. M, étoit fort charital)le , et le
Constitutionnel nous assure qu'il enxployoH^ tous les
^s , 3o ^^OyOOO £r. en actes de bienfaisance \ c'est
un moyen d'«?cciter Tintérét.
M. M. ponvoit avoir d'heureuses qualités, nous Je
{Ja^|;nons sincèrement ; mais on auroit pu honorer sa
mémoire par plus de lamues et par moins de bBuit.
Une véritable douleur se seroit soulagée, non par le
tumulte, mais par des aumônes. Il y a donc lieu de
croire que c^U!j^ qui déclamoient si fpit n'étoientpas
ti'ès-aâUgé^ 'j, mais U jne falloit pas laisser passier l'oc-
casion a esKîiter quelque .mouvement , de vexer des
Srétres, et de venir, jusque dans l'église , insulter k
i religion, en lui commandant, du ton à la fois de là
menace et de l'ironie^ djesjariè?es dgiç^t^on ne se soupir
point. Cêlsf sir voit les vws d'un par4i. Il y a deuïc ans/
ui^ ministre luthérien, à Paris ^ refusa de concourir -
à l'enterrement d'un homme jde sa consmiunion c^ut
s'étoit tué 5 on ne. lui fit point violence pour dbtenîr
le secpiirs de son ministère. On respecte les scrupules
des calvinistes qui refusent de tendre le devant de leur»
fiftisons pour le passage du saint Sacrement ; ne pour-'
roit-on avoir les mêmes égards pour la conscience des
Srétres catholiques , à qui l'Eglise défend de ^endi e
es honneurs à des hommes morts dans l'état du crime if
On ne voudroit pas sans doute obliger les proteslans
ou les juif? à enterier un catholique avec les prières
usitées parmi eux , est-il juste de forcer des ecclésiasti-
ques à offrir des, prières pour uii homme qui ser4)iti»c»L*t
f m)
ààns la haine cie la religion, ou <ian$ X?t€.ie 4fi la vjd*
latîon d'un précepte çisselUiel? Ainsi > de quekjue côU
qu'on enviaage cfîUe qgptiestiojij on vpît a\\e ceux qui
ijftvûquent ici k tolérance ppur Jes acteà les flws cgn^
damnabl<s$, cxçrcçnt rintoUiaUce |a pjus dé^^aisofuça^
ble contre la religîop et $e$ ï)iinisjLr^s. Yoyety o^ifç
l'article .que nbjis avôn$ déjà cjlé, tpTOe lY ^c ce îpUT^
nal, celui qui se trouve n** Sag, tpme XXI > pu PJf
explique le décret du 12 juin l8o4> sur lei* sépultures j
et oii Qti piontrè que, sous Budnaparte même, 4'ân-»
cîen qiinistre des cultes^ Pôrtalis, exposa dans plu-
sieurs ça^s les véj'iJaLles prippipes sjiy? cette matière ;
principes recPîi»tls i»|ê»?Pj, aywt ÏMÎ > par m» Uqwïm?
»<>n^U.sp0a, ^t pft>: tti3L ptkîlbjBOpii^ 4,r.^Sndé<5i4é (0*
d'Etat, e^t cjyi «st çiil.<br.e pp:{e9 ^unions j[i)>érâJç» jç^t 'ptiii|osot)nî([ue«^
publfa, en 1564, un écrit înlititlé i le ConçîiùUeur^ ou Letwes d*un
ecclésiastique à un magistrat. Ji s y ikC^cVùtt |)otir la tolérance Ja pi|ig
ëfcsdtiév fie veut -point' <!«« )« gouVtHi«n>éiH;se-inéle aucuBeaentde
kaligiqD , aT propose les Aioirei|s ^^% Jstpit i^ filuB firopm k fcabiis^
Ceitécrit çojOsjste ep djèn?: lettres, ^11 !«. et dp^njal l'^^, pajis lasfe«
coîjidef on trpuve re Ba.<viaR^i '< J^ ne coéccls pas comfiièn'f on rie veiy: •
Ï>as cpmpre;idre ^ue le B^ch ne pf ulenjoindi^e aux ëV^qtiCs de dtnnçt' -
es ssrcrëmens aux jaii5Ôni«r«« cfit'en s'arrogeaient le droit de décidei* ^la-fls ,
«*e A «ontpa^inëignef, «t en dueid^iikt eii«aéine teaip« i^n'on ne petit joiii^r
4f Tiéiat (i^ fi^Q9lèil>r#AB» Jl«^ iiirôir neçûfi, deux «bpsfis qu^ .exicè4p{]t€
;n^oi/'Çstçn?Ç'Vt ^» ftHJtwU *^*- M W<R* ' P<^ur W être p,crsuadé , de co^n^
«idcrer que t»ôtp autorité l<^i finie a Hecesiairemei^t le j^ojen de fair^i
exécuter cç <|il*elle ordoniifî. Qr, malgfé tous les arrêts et les di ctets,
on ne. pouT^a jamais oblige les é-Té<]pies It detïner les saérbiaeri^ auit
jansénûtés. Le r^u« >n«>Kgaydedanc pas rwitorité iiuiBaine. Slil-aèt
accompagna d'inji^re« , ' U priftce peilt pupir 1^ pj*étre qui ipswljti^
JL^ injprw ^.ç sQut pas plqs p^pBJses dwis ré.glise gqe dw»s la jruej
MaLs le roi ne peut cohnoitre du fefus^ encore moins de ce qui Foc-^
casionne. .....
» On tn^a demandé , en lisant cet ouTFage , si le roi au moiivs ne pouiy
l'oit pas confioitne des refits de^sépultupe L'inhumation dli corps.^
le plus ou moins de p^^mpe (je ne-parle pas de pompe lacré^)^ voiHt
^ qui regarde le magistrat. Les prières, les c^rcmouies, le livu saic^
où doivent repriser Içs-os de^ mott<:, voilà le. patrimoine de r£giise.
Il faut donc la laisser lxlai.tres8e d'en disposer. £Uç ne peut «ecQtd^
Ta
(29^)
; Nous lie pouvons mieux terminer ces réflexions quW
ipsérant ici la lettre suivante , que S. Em. M. le car-
dinal-archevêque de Paris vient d'adresser aux pas-
teurs de pn diocèse. Cette letti^e, vraiment digne de
la sollicitude du vénérable prélat, sera du moins une
firotestati on contre Tinsulle faite en cette occasion à
à religion, et aux réglés les plus sages et les plus cons^
tantes de l'Eglise :
« Monsieur le curé, voas avez sans doute été aussi affligé
que moi du scandale qui a eu Heu , le 12 de ce mois , à l'occa-
sion du convoi d'un homme tué en duel , et dont on a fait en-
trer avec tumulte le corps k l'église pour y recevoir des prière^
que les règles ecclésiastiques et ma défense expresse ne permet»
toîent pas de lui accorder. Vous avez' gémi , comme moi , de
Textrémité où s'est trouvé réduit l'un de vos confrères , quf^
par crainte de plus grands malheurs qu'on lui faisoit entre*
voir, a cru pouvoir , après quelque résistance , userdVine coi\,«
descendance dont je lui ai témoigné mon mécontentemenfT
» Quoique je ne doute pas de vos senlimens et de vos dispo-
sitions, le malheur des temps et Va décadence des mœurs ne
m'autorisent que. trop à vous rappeler ici les saintes- règles et
V0$ devoir^ Yotre prudence m'est assez connue pocir que je
craigne {ainais qu'un exceydé zélé vfeifrtf^'pbhéTtattlIîi ]^flJWf
le trouble dans les consciences, dans- les familles, dans la JctH^
dans vos paroisses , et je suis bien assuré que , dans les cas qui
peuvent être interprétés favorablement, vous prendrez tous Xes
tempéramens que prescrivent la douceur et la' charité chré-
tiennes; mais je n'en sens pas moinrla nécessité de vous exhor-
ter au maintien de la discipline dans les cas semblables à celui
qui vient de se présenter , oii l'indulgence ne seroit plus qu'une
'£>îbles8e, et l'application des suffrages de l'Eglise qu'un oubli
coupable et une violation de ses ordonnances.
» de vous informe que ^'ai porté plainte devant M. le pro-
la sépulture qu'à ceux au'elle regarde comme ses en&ns. Vouloir la
forcer à le faire, c'est Vobiiger à traiter comme un des siens celin
qu'elle a toujours proscrit, c'«8t envier au v<^ritable ôdèie un droit
qu^ lui seul peut avoir sur les prières des ministres de sa religion »«
(Œutmfs de M, Turgot; Paris, ôhe? Delanw , iÔo$, édition de Du-
pont d« Nemours, toQic II, page 4&i>')
cureor-génér»! cLe la violence exercée dans : réglise .de S^int-
Louis, chaussée d' A ntin, ei. qçe j'ai demandé justice de cet
acte d'intolérance a l'égard de la religion dé l'Etat. Vous re-
connoîtrez à celle démarche ce que vous pouvez attendre dé
moi quand il s'agira de vous souténirdhns là sainle liberté dé
votre ministère^ et j'e^ïëre , à mon. tour, pouvéir-me reposé*
sur votre attention k l'eiércer avec tonte la douceur, maif
aussi avec toute la force dont l'esprit de Dieu nous rend ca-
pables.
» Je suis triste , M . le curé , mais je ne me laisse point
abattre; je souffre, mais je hé suis point confondu. Il ne me
reste. plus que quelques instaiis 4'une vie que j'achève dans
les souffrances et dans l'amer tu rae ; miais je demande à Dieu
dé la finir d'une manière digne de lut , de son Ëglise et de naa
vieillesse. Je venx mourir sans doute en bénissant tous mea
frërës^ mais aussi en léguant à mon successeur les exemples
que je luis dois d'une fermeté dont il peut avoir, besoin pen-
dant les ioûrs.de son épîscopat : il sera l'héritier de ma ten-»
dresse i dé mon affection pour le clergé et les fidèles de mon
diocèse, et je leur demande pour lui Ta même soumission et
le ménie dévouement que j'ai eu leimnheur de trouver en eux
pour moi.;
; » Becevez, M. le curé, rassurancedu sincère attachement
«v^ lequel ) 'ai. rhou|ii^ur d^êtr»* votre très^humble et Xt^^^
alEectiônoé serviteur^
>i< AlIX.-AnG. CARD. DK PiMGORD,
Archevêque de Paris » .
NOUV]ELI.E5 ECCLESIASTIQUES.
Paris, Le lundi sainte l'assemblée annuelle de cba^
rite pour les.enfaus délaissés a eu lieu' à Saint*SuIprce.
Madame et M"*, la duchesse de Berri sont arrivées à
deuxlieurçs^-retout été reçues avec les honneurs ac-
içoutumés. M. l'ablié Frayssinous a prononcé le dis-
cours ; il a voit pris pour texte ces mots de l'Apôtre :.
y/spicientes in. aiiçtorem fidei et consummatorem •/e-
sum. Dans son exorde, il a montré le ]>€soiu que nous
aviôiïs Aé lar fôî poiif ôtréter lés égktemetïs Àe notre
esprit, et guérir les phie^ de notre cœurj l'état du
inonde avant le cbrhtianisme tén^oignè assez coiabien
U- révélation .noua étoit néoessaire, V/MMtm s'est donc
pi^dfDfié de Mtracçr ce que lionr (devians à Sèsu^sdètist
edmme. cfaorètiên'a et comnie Fran/.ot8, Cemme cfaré-*
tienë, U & àea droits Ébcfésâ ûôtrerecoûhoîssaii^e par
la. beauté ,d^ sa doctrine, la pui^eté de sa morale et la
sainteté de son Culte ; t€^ a été là division de la prc<»
mlère partie cjue.Ppralèur a. terminée par un ëomplî-
ment aus«i nohle^ (jue j^ste^ adressé aux Prince^aes.
Danétla 8e<$oiïde partie , ii amontré qae coïùme Fra»^
rois nott^ devions à Jés«s-Oirist dea espiationa parti*
ibuitièfe^ p6uT tânf d« cfiAés, dé prO&liatfOfij^ et* d'où-*
tï^ges à fe dimité. L'athéîsiiie proclamé , le dulte
abôUj» leâ temples indignetnent souillés, tant d'écr}|2$
honùLles et d(e décréta TOonstrueux, et cela p^daiit
plusieurs années., prései]^t^ uti spectacle dont le monde
n'avoitpas encore donné Texempre, et qui àppelleroit
le^ foûdrios du cîel^ si uou# ne cherchioM à le«.dèi^âr«
J^v^sÂfi^. eiLpiatiopi) «Mt^najbli^i Mew^m^if^iri^k
. piété des fidèles s'est déjà empressée pour: othiv <lea
satisfaptians à la justice divine^ L'orateur a cité parmi
tes bonnes tsuVres les plus importantes, le soutien des
missionnaires, les missions, etc. ; et il en est venu aux
enfans délaissés, qui étoient présens, et sur lesquels il
a, appelé l'intérêt des âmes charitables. L'église étoit
remplîed'un auditoire extrêmement nombreux, et beau»
€Oup de pensonnea n'ont pu trouver place^ LL. AA. RR.
ont été reconduites avec les konneujM qm leur étoiexit
dus^. La quêtera produit 1 3,000 fr«
--. Deux i^etrai^és ont été dopuées, le mois derAîér,
rfanfs deux villages des environs de Langres, à' Bua«
«fîères et à GenéVtîéres 5 dles ont produit parmi les ha-
bîtans un renouvellement de foi et de mœufs, et n'ont
feîsjsé qu'un regret, celui dé leur brièveté. L*indiffé-»
veiice a cédé âHx pji^sd£^B|e$ «xlmrfcitioii&idés^iaissioii-
naires, et la religion a retrouvé un grand nombre,
d'enfans dont elle déplorQÎt les égarémens^ i
. '—r Ceux cjui 0flt semé l'knpiélé da*i« lés- câmj^agrtes
ent à s'appkudir du sttecès de leuï^ soins, él chaque
iour des faits affligeais viennent noiifs appi>end!re que
le mépris- de la religion a pénétré jti^que stttrs le; toît
du cultivateur ignorant et obscur, pour qui k reli^
gîon séroit du itioln» un adôùcisscmeJit à se^ travaux
pénibles et à sa pauvreté. On à èxaïtê afossi* son <kp-
gu«rl, et il croit se relever en insultant ce qu'ail ne con»
BOÎt pas. Une scèiiê qui s*esî passée le moi^ dciftiiér^
dans une province éiôngnèe , ne justifie que trop c^^qùê
nous disons. A Sâint-Geniez , cahfiton^ de Gastriés, dé*-
partement de l-Hérauli, plusieurs individus, aprèé avëir
passé les derniers jours du carnaval daats la licence y trop
ordinaire à cette épôqliê, owtpr'omené le mercredi dâ
cendres un brane&rd s/af lequcâ étoît mi marine^Juin ; uii
des a^i'stans, un livre à- la main, chantoît des aJrs- du
te» des pTÎèreis de' l'Eglise dans le& convois ftracbrës';
iM'xpané^e^^ést vméii stricto place, ^ là é*v a irîiîF'le
leuraii- mannequin. Apfés quelle tniéine individu cj^i
*Toit parodié le* cbants de rEIglise, ayant ramassé les
cendi^s du mannequin, d feît ranger le^ àufr^s ttutouié
de lui, et' leur a marqué le frcrnt avec déy cëildttJsr, èiï
proiïOnçan't les propres paroles que le prêtre adressé
en ce jour aux fidèles : Mémento^ homo.,:, CescandàW
à été dénoncé à la justice; mais il n*y a poi^t eu de
poursuite, piarce qu'il ne ^est point trouvé dé témoinsi
pour attester ce qui s'étoit psTsisé pubKqueiiient;, tJn
procès-verbal de 1 administration municipale eût suffi
san« doute pour diriger laction de la jnslîce; mats lé
m^aisfe étoit absent en ce mojzient, et l'adjoint avoit,
dit-r^n, des raisons assez plausibles pour n« pas dé«*
noncer les coupables. Ainsi cette nouvelle hisulle res^
tera impumë c<»ame tant d'autres^ Ce triste iiéafOiitat
y
tccttserBr«t«il toujdmps en vain' Fhlsnfl&snce de i^cfs
lois? ,
'.^jpiioas avions inséré 5 dans notre n^. 680 ^ une Iet«
txe de M« l'abbé Lesage, cbaneine de Saintr-Brieii^^
xelativeuieQt à ce qui est dit de lui dans la Disserta^
tion sur le Prêt à intérêt de M. Pages. M. Lesage n'a
S oint encore trouvé sa défense complète^ et il viei^t
e publier une Xenre à M. Pages, ou Observation»
modestes... ^S&mi'BTieviY,^ in-8*» de 19 paçes. Il y d*--
duit avec plus d'ét^endne les raisons qu'il avoit déjà
données en sulistance dans sa lettre ;\Nous crojona
peu nécessaire de revenir sur ce sufet; peut-^étye: au
tond Fauteur eût*il pu se contenter de la Ietti*e insérée
dans ce journal^ la nouvelle n'ajoute rien^ cesendile,
à sa justification. On y trouve mêm«, qu'il nou* pe?"-»
mette de le dire^ )e ne sais quel ton de plaisanterie
ou d'indifférence sur quelques questions assez graves^
On diroit que l'auteur attache peu d'importance aux
f>pinions. 11 paroît se. féliciter de parler auec estime
de la théologie du père Bertij^ et de garder un silence
prtfdent s^y celle du pèt^ FaUa^ ^^^ très^bieîLv&ilt
Sans* doute 'd*étre prudent/ ei un n*e»t pas obligé d'ajU
|et heurter à tout propos les sentimens des auti'e» ^
inais il est bon aussi de savoir se montrer dans l'oor
easion> et n'oser jamais blâmer ce qui est réprèbexi»
sible , ce seroit plus que de la prudence, ce seroit
Susillanimité. Sans doute M. liCsàge. est fort éloigné
'une telle foiblesse^ mais on est étonné qu'un si bon
esprit ait affecté ce ton léger et insouciant sur des ol>-
jets qui ne sont pas sans importance. . "• *
— - On réclame dans ce journal une place pour
M* l'abbé Meyèr, ancien prébendier de la cathédrale
de Strasbourg, niort dans cette ville le 3o mars i8ao,
à l'âge de soixante ans. Instruit, industrieux, propre
aux affaires, toujours prêt à obliger, M. Meyèr joignoit
à ces qualités une piété et un zèle dignes de son état; H
097 )
dmgeoît-avec. sagesse un asser grancl n6m)»*e de pev-
sonnes f et etoît aimé pour l'heureuse facilité de son
Caractère. Persoane ne travailla avec plus d'ardeur t|ue
lui à rétablif le séminaire diocésam après le Coneor-
dat. Il Usa de sou crédit auprès des grands et de ses
-amis pour obtenir des secours, fet lu î^nétae' contribua
de ses propres deniers pour cette bonne œuvre. Pour
^itretenir l'esprit de religion paxmi les jeunes élèves
du sanctuaire 9 il seconda puissamment le projet conru
par un prêtre zélé du -même diocèse, ^ et qui consis-
toit à distribuer gratuitement aux nouveaux ordon-
laés quelque ouvrage relatif aux devoirs de leur état.
Ainsi il obtint des fonds pour faire imprimer^ succes-
sivement à Strasbourg de légitima Ecclesiasticorum dr-
dinuni Susceptione^ j^rt Pleyer, 4 vol. in-i3i^ la tra-
duction allemande de la Méthode de direction y de l'abbé
Pochard, ^ vol. ; le Catéchisme scHpturistique , de Merz
(théologien catholique à Augsbourg, mort le ^5 oc«
tobre 1754); le Catéchisme du concile de Trente ; V/'*
mitation; Éxercitiii pietatis in usum ^tudiosce jm^ent^h
itiâj ,e^^ il disti»b$ioit ces liv.res>$uivant l'âge et les pré*
-grès des élèves. U^oigna encore dans le même but Fiiïï-
pression du Compendium theohgiasj du père Thomas
de Charmes , Capucin , et celle du Vir apostolicuSj àe
Liguori (c'est sans doute la Pratique du confesseur soMs
un autre titre), 3 vol. in-ia. Sa sollicitude s'iétendoît
jusque sur les écoles primaires, et il y faisait distri-
buer de pieuse^ images ; il en envoyoit aux curés pour
les enfans du catéchisme. Par son testament, il donna
sa bibliothèque au sémin£|ire , et légua des sommies assez
considérables aux pauvres. Eprouvé par une. maladie
douloureuse, M. JVIeyej* s'est éteint dapis de vifs ^en-
timens de piété, laissant le souvenir de ses qualités
et de ses bonnes, œuvres.
. — .La tendance de l'esprit révplution»aîre contre, la
religion se fait sentir .de plus en plus. en Espagne. Un
grand nombre de couvens vont être supprimiés en vertu
( ?9« )
du décMt des cotlès^» Ub décret vo^^ du iS.mar^^
détermine les cpuvens «rai seront conservés , et ceux
qui seront détruits ^ Ma<u'id en conservera quînae.Xes
gazettes sont remplies de listes de biens des ordres mo-
nastiques que l'on met en vente, et qu^ l'on divise
exprés par petits loi»; mais les acquéreurs ne se pré-
sentent pas y et cette ressource ne s'annonce pas pour
devoir être très-produelive. Le député Beniabén a pra-
, posé de réviser le ^lermenli que prêtent Tes évéques, et
qui 9 selon lui, est contraire aux droits de l'autorité
icivile. Une commission de« certes a conclu à défendre
tout envoi d'argent à Rome. Le i5 mars, cette assemi'
bléc a renvoyé au gouvernement l'a&ire de réveqùe
de Tarazona , M. GastiJloù Y Salas, ptécédemniLent
"grand-inquisiteur, qui refuse de se soumettiè à la loi
rendue, le 26 octobre dernier, contre les soixante-
neuf députés signataires des représentations anxroi 0.
en 1&14I Les cortès ont paru fort choqués de la ré-
ponse de ce pré]at , dont nous avons parlé avec éloge
dans ce journal. Chaque JK^ur des pro|iosit tons sont
faite» contre les èyéqiies et fer rèliffteti^ ; lés ims et
leif autre* sont accusés 35? n^trè pai favorables a la
révolution. Un religieux Augustin vient d'ctre banni
à perpétuité , par le tribunal dé la Côroguc, pour
avoir prêché contre les doctrines révolutionaakes*
NOtJVfetLES POLITIQUES.
Paris. LL. AA. RR. Madame etM'■^ la duchesse dfc Betrî
ont donné chacune une somme de 5oo fr. pour les incendiés
de Lahayecourtetdé Revigny, auxquels Monj^ieuk avoit déjà
fait éprouver les effets de sa Kbçra"lité.
— LL. AA. RR. Madame, M«'. lë due d'An^utémeet
M"*, la duchesse de Berri, ont fait parvenir un Mceurs dé
l5oo fr. aux malheureux incendiés de Lr paroisse d'AUepierre
(Cantal).
— S. A. R. Madame, duchesse d'Angoulémc, a donné
«00 francs pour les réparations de réglîsé.et du presbytère
de la paroisse de Moriti*eûfl-5tir-^Mistîiie (Maine et Loire),
f 399 )
-«-: S. A. R. ^^»*. b Joctiésse de Beirî est allée , ces' jours
jèèrriietMj k Kosbî. L'éàguste PpîncAssé 8*y est occupée pàrii-
«iili^Vémem d(> r-âcliëvttiiïeTit dé le: chapelle de Thospicr.
^. :A. R. é^t «vernie, le 14, » Pans. Le 12, la Princesse
ftyani U-diversé ki viilé de VeiHofi , y a laissé 100 fr. pour les
pauvtes. '
' ^-« Le f 5 , M. Sajou , huissier de la chambre des pairs y a
éî^ifié aut prév^vius dams Tafiâire dé la conspiration du i<)
août, que tes de*hats du procès qui les concerne conamence-*
ronl te 7 mai'prochata. On dit que Naniil a été arrêté dan»
}éd Ptfys-Bés.
' -^ Le^ 12, ^â eofir d'assises de Pam a condatnné à deux
. aftfl de prison et 4<^od( IV. d'amende, M. le commarideur de
Saudré , pour avoir publié un ouvrage intitulé i Pièces po^*
Uiiques^ ednCéflafrt des offense <*rtvers le roi de Portuçal-ct
de Brésil , ef Xa marquis de Marialva, son ambassadeur près
la Cour de France. La suppression dès exemplaires dadit on*
vràgé à été isètrssi ofdontiée par la cour.
— Le 14, M. le jiige driBstrnctiori a interrogé' ]# sbur
AleXuAfdre Bar'giiïêt ^ auteur d'une brochure intitulée" i Àpo^
ealjrpse de 18 si, et prévenu d'avoir, par cet écrit , ekcité
les citoyen^ à b giierré civile etf à la révolte. " -
.. ,~jbiïé:ordû»ftiBPnce de police , du 14, fixe le prix du pain
k 70 cent, les ^(xéfre livi^, {^tçière qtuililé^ et àâo cevt.;,
secondé qualité.
— Le II, un affreux incendie â édaté à Oresmeaux , vil-
lage situé à'plus' dé tr6i^ litetûTés d'Amiens. Urt grand iibmbre
de maisons ont' été là profe dés fianimes.'
-^ En arrivant à Lyoa^ M. le maréchal duc de Belfune a
donné tin ordré^da jout* oii il témoigne aux troupes qui sont
sous son' commafideilient Ta satisfaction que S. M. a éprouvée
de leur bbnncf' conduite ; il les exhorte en même temps à se
"défier des séductions des factieux , et à demeurer toujours
^fidèles & l'a cause de Thonrieur et de la fidélité.
-^ L'esprit de révoHe à cherché à semer îe trouble dans le
départemeiVt des Basses-Alpes ; mais s^s tentatives ont échoué
là comme ailleurs. Deà placards séditieux ont été aiTichés à
Lesaulle et à Saint - Firmin , et n'ot>t inspiré aux habitans
qu'une profonde indignation contre les.pertiirba tours. A Sainte
f'irmin on- a arrêté Je nommé Nicolas Aririand , qui avoit pro-
féré des cris séditieux.
( Spo ) ^
— ^ De« Jésûirdrefl ont eu lieu dernièrement au collège royal
de Doaai. Le prétexte de la rébelHon' ëtoît l'obligation ok
soBt les ëfëves d'assister, tous les mattn&, au saint sacrifice
de la Ri«sse. Vingt des plus mulins'ont ëtë renvoyës du collëge.
— On a arrêté a Bruxelles le sieur Stëvenotte, rédacteur
du Vrai Libéral ^ journal imprimé dans celte ville. .
— Le lo, M. le général en chef de La tour est entré avec
les troupes sardes dans la ville de Turin. Une partie de Tavant-
garde a occupé la citadelle. Le général de Latour a publié une
Îroclamatioadans laquelle il félicite \^% babitans de leur con»
uîte loyale, «et les rassure à l'égard des troupes alliées. Des
niduvellés d'AlexandHe, du ii, annoncent que les rebellés
s'étoient dispersés. La jpnte de Turin s'est dissoute ; la tran-
quillité est rétablie à Géues.-
-^ Le roi de Naples^ par un nouveau décret du 28 mars,
a défendu les associations secrètes. Le lecouvrement de l'em-
prunt forcé a été suspendu; les journaux ne pourront pluii
paroitre sans aiilorîsation. La Gazetiei de Milan fait monter
ta perte totale des Autrichiens, dans la campagne contre Na-
pfes , à sept morts et cinquante blesses. Aucun Autrichien u'a
été fait prisi0nnier.
— Le S de ce mois, les archiducs d'Autriche se sont-ren^
4ua à l'ëglia^ .métropolitaine de Saint -Etienne, de 'Vienne,
et #«it aftdsfeé ^ ua. office sokpi*el fina^\mf^i]e grâce^ poiur
l'occupation'.de Naples par l«s armées autrichiennes, et i heu-
reuse issue de la campagne.
— ^ L'armée napolitaine se rëoi^ganise sons les . ordres des
officiers qui ont été désignés à cet effet par le nouveau gour
vemement, au, nom du rpi.. Le général Fnmon.t a eavojé
des parlementaires en Sic^e,, et dans les autres. pa;r lies d^
royaume;. On assure que. plusieurs membres du parlement ont
réellftment vidé les çaissres publiques avant dé se sauver; une
4oilzainye seulement de députés ont voulu imiter le sénat ro-
main , et ont tenu séance au. moment de rentrée des Autrji-
cliieus datis Naples, comme si de rien n'é toit ; mais a la. fia
leurs orateurs ont été siffles et obligés de lever la séance. Le
lieutenant. M orelll, chef du premier escadron qui leva l^ten-
dard de la rçvolie , s'est sauvé en Calabre.
-r- L'insurrection qui a éclaté en Valachie et en Moldavie
va tottjours croissam ; on assure que le prince Ypsilanti a
déjà rassemblé près de trente mille Grecs. Il a adressé à l'ajrr
( Soi >
méç nationale de la. Moldavie «ne nouvelle procTamalion , oll
il exhorte les soldais à conibatire poiir la foi et pour la patrie.
Le eouvernement russe a destitue tous les officiers qui opt
$uivi le prince Ypsiîanîi!
-^ Les cortës de l*ortugal observent fidèlement les usages
établis par leurs devanciers. Le 24 du mois dernier, cette as*
semblée a décrété, à l'unanimité , l'abolition de l'inquisition.
Les biens de ce tribunal seront dévolus à TËlai.
CHAMBRE PES DEPUTES.
Le i3. la chambre prononce radûiission de M. le général Weiland,'
qui a pri9 pltice , dans le cours de la srance , sur une des banquettes
de rextrémc g.iuche. On accorde ensuite un crmgé îi M. Nu.ij d'H<^'
court, et M. le président communique à l'assemblée une lettre d*
M. Chabrol de Cnameane, présii.ent de la commiss^ioii chargce de
diriger les fétcs que donnera la ville de Paris, à^l'occasion du birptéme
du duc de BorJeauK. Cette commission transmet 9 la chambre Ann^t-;
cinq billets d'invitation. Des murmures écK^tent dans plusieurs parties
de la salle j des membres de. la gauche sont d'avis que l'on renvoyé
ces billets. Le tirage au sort des billets est cependant mis aux voix et
adopté par une tbible majorité. ■' " .
M. Pardessus, rapporteur de la commission chargée de Tex aman
de la loi relative àlorganmtion municipale, expose le^ motifi qui
ont déterminé I.1 commission à proposer l'adoption de Tensembie de
cette loi. M. le rapporteur répond ensuite aux principales objectijus
auxquelles a donne lieu la partie du projet qui conceme.rorganimtîoQ
liiunlteïpale , ef levMihé'eri ^p^cqWwuU dinars ;jfmei|rieiaea9 $ a^fOr^tv
feurs se sont fait inserire pour, jet4v eontre le projet de loi. .
On reprend la délibération sur l'article i^»" du projet relatif tflà
règlement. M. de Corcelles ne voit qu'une seule cause du désordre
•dont on se plaint, c'est la violation de la Charte. L'honorable membre
■{varie longuement de la loi des élections et de toutes les lois d'excep-
tion. M. le président fait observer quil ny a aucun rappoct entM
ce discours çt l'article en discussion. M. Delalot ^lemande .que l'ora^
:teur suit rappelé, a la quil:stion, attendu qu'il a en écarte outrsgeuse-^
ment pour tous les principes de la législation. Vive expiusion dé mur-^
Jnures à gauche. M. Manuel demande la parole pour le rappel k
l'ordre de M. Delalot. L'agitation continue : ptîisieûrs membres parient
au milieu du tumulte,' enfin, le calme s'ér^mt rétabli, M. Manuel a
^essayé de motiver ieirappel à l'ordre de M. Delalot. M. Delalot justitit
les expressions dont il s'est servi, et ajoute, que,, dans, uhe dt'iibé*
^ration qui sembloit destinée à révéler tous les inconvéniens qui peu-
vent résulter de l'abus de la parole, plus, d'un oratciir regrettera
d'avoir employé ses talèns à la défense d'une cause qui demandait
plutôt l'habileté du silence^ M. Manuel retire sa proposition de rap-
pel à l'ordre , qui n'est pasr appuyé, M. de Corcelles continue sçan.
( 5oa J
^UcQurs an milîcn du Imiit; il parie de rurbitrfthe, des ijrlvMc^ |^
il conclut enfin au rejet de rarlicle. **
M' le ministre des aiTaires étr.angèrea irô^ye da^s Jle di^cptirs ,dti
préomnant la preuve de la néce.^té d'un règlement propre a ipainte-'
nir l'ordre; il s'étonne que dans une sëance pt^cédeftte on aîtcnt
éeToîr combattre le piird de la n|odéi«atioR. Lii âiod<^atioli , drt-il ,
est la loi qui 6nit toujours par gcttvcru^r hé. monJe. Xia preu.\:e qu'<r
les mod( rés sont lea sages ae tousle^ pay», c'est ipjtfi tQ¥it9s.les e^uisi^
rations leur font la guerre. On femve la diâcussioii.
. Les deux pai'agraphes de rartiêle i«»' srnt mis suceesÂvein^tit a«x
•voix et adoptés : le i«»^ V^^}^ 'P^ ^ président rap^efte se»l li Tordre";
et le 2"«. que Torateur qui dans ce cas d^maméc k'tie -défendre , pei»t
obtenir seul la parole. La discâssieik t'entame sur l'article â-,- qui
Sorte, qu'après deux rappels à Tordre, i» Giamb^e prononcera sans
ébats SI Ton n'interdira, pas la pavele à iWatéïir pour.. le reste dé"-!^ •
séance. M. de Saint- Aulaîre eombat c«tte di^posiric^.
Le i^ , la' chombteaecorde un coji^éi à M. Buinard de Brilnon. Oin
continue la ôia^ntdon sur l'article a du projet relatif au rcgieâaent 4
M. Cornet dlncourt vole iwUt l'article , eii se réservait jïe s'expliquer •
aur Taaiendement annonce par .M. d^ Saint-AidaBS. M. de Castclbajac
ptùSt qu'en adoptant l'article »*'>'. , on à étouffé toute discussion- contre
f intérêt et.Ia dignité du minisbèce. Il combat l'arlide 2 ; inais, comme
il ne distimule -pas le danger de «certains discours , il propose de défen-"
dre aux journaux d'iiM^èr toute phrase qui auroit nécessité un rap^
^ pel à l'ordre. Quant' à 1^ modîératiôn dont M., le ministre des affaires
' étrangères a fait Télogé, ajoute Toratevr, je la x'jétnprends,. comBitf
vertu de caractère ^ m^is non pomme opinion de parti. .On peut étr«
du parti des inoderés, san» êfre naoius entier dans se9 opinions, «maàit
ftviae de rkbefiSfÈret de idisnités. , v,- >-i^ . <
U. I^tth^'êÀti^yep^flf mf^^^ M* B, GoB^4rf
promet d'aboitt qu'il tâctiera d'étré iaconicpie, et prononce un foft
R)ng discours, ou ^ a été question de. l'erganisafion ro^lUcipaie, du
budget, de la traite des IVègses. L'hônoràbrle ineB^rc rappcHe, kaa
manière , des paroles qull dit «voir été prononcées en 179* , a Tasacia»-
blée législative, par M. de Vau blanc, et paroit s'étoUBer que cet ora-
teur soitJiujourd'hui Tun des plus ardens prbmotenrsr de m puissance
royale. Au résumée, l'interdietion de la paj^ole est,. selon lui, la viola*'
lion de tous les principes; c'est un acte insolent d'usurpaCioiï flagrante
«l iUégitimè. M. de Kergotïay essaie de motiver le reprochie. de fa4si«r
iScation qull a adressé à M^ B. Constant, et que"^ celui-ci ^ repouasé^
M. B. Constant persiste à soutenir ou il li a rien dénaturé du rapport, A
qu'il a présente des ^quivalens. là. dé Vaublanc rectifie les paroiss
que lui a attribuées M. B. Constant, et se Céli<^ite de. 4a condtifte à
1 époque où il les prononça.
M. Corbièresrépond aU diîfcours de M. B.' Constant , et établit jjne se*
inquiétudes pour 1 a veni^ sont cbitnériquiës- M. î-abbey de*Pompièrés est
d'un avis contraire. M. Mécliiii propose dp retrancher de rartide les niof»
sans débats, et sous prétexte d'appuyer son amendement, il retient
^uv lèfond de la discussion. M. Dp4)p;idiett monte k la ^tvibbne, inal|pi'
{ 5o5 ) ,
Ky» «IDdi<I« tlô plu^Mun <k* s^s voisins pour 'le teténir, et l^t un dis-
cours écrit. M. Bonnet demande que la parole lui soit ^etiroc s'il n«
punie p»l -sur ramendement. M» Donnadieu combat Fetisémble de Xn
mesure propoeée. Vifsmouvemensd'impàfience à droite et au cènlre.
M. le président fait observera Terj^teur qu'il «Vcarte tout-k-faît de Irt
quesâon. Les ministres, fiaursuU. M. DoiMadicii, viennent fnire ici
rcloge.de leur faiblesse en parlant de ^odc.ration ; c'est cette nré!^n-
due modération qui est la cau^e de tous Tes désonîres ; c'est elfe qui a
causé le scandale q)ii \ient ^c se pp^r^er dans une des églises de la capi«
taie. Lloratfiiir ?i te ipt^ir lié «cqotieii du règlement; Àf. Bonnpt combat
Taipç^n^ieiinÇiPt, qui eafc ïC)et;|é.
•Un autre s^mendement de M. ^éjba«tjani éprouva le môme sort, aprè^
avoir cti^ combattu par M. le garde des sceaux, et appuyé par M. B.
Constant. M.. de Castclbajac rcïtire ïe sien. Deux, dispositions proposées
par MM. Comnet d'Incourt et de Saint - ÂUluire sont aussi rejetées;
VnTtid».2,éA la cbmmiaB^onàest adopté.
«Le t6 , M. Boiydeau fait un rapport^ au nom de la cônimisinoh de»
péti^Q^..)La (]hamhrç i-enircie «u mioisloe des .finances et k la coxn-^
nu^sÎQn; du hiidge^ la pétition de .plii^eut'i cur^* dp dépi^rt^inççt des
Vosges, qui dem?indent à cumulier la .pension dit»e çncdésiastimie , ayec
le traitement accordé anx d<sservans. L'ordre du jour est adopté Mir
ceWe du\sîeu'r Bonnaire "Mansuy, à Saint-Micbd (Meuse), qui de-
mande une loi qui rende la I»eligf0n obligatqire pourrons les François.
Une Qsëez longue cfiscussion s'établit à l'occasion, d'une pétition de
trente «déteivus a la ma;i«on eontr^de de Mont-^iint-Michel , qtii^ ré-^
(^'jçi^nt l'exécution du jugement qiïi les condamne k la. déportation f
la comtmf jon pijo^sç rorc\re du jqyr. M., de rj^ajiv^lifi vQte pour
qn'cltc soit renvoyée k.M. le garde des sceaux. M. le garde djçs sceaux,
ctonne des oxplicationa à cet é^ard, -H. Mécbin irouv^ que c'^st pfi
crime dis^diai^er la pei^e ù lacmélle k ^é condamné un détenu. M. de
Mestadier appuie le renvoi à M. le^gàrde des sceaux, et le dép^ au
hur.e9u,^>i^en«Ciig|]em«0B. Adopfé à 1 unanimité.
Ooxçpreiid l|i dé]ii](éi;atip]i, fur 1^ articles «^ditiop^els a^ règle-
ment. M. deTVÏontbron dcyeloppç un amendement, gui est combattu,
par M. le général Foy. M. Bourd^au présente un $ous-amendemcnt,
qui a p«ou* dibiet cPempécher Tinsertiôn dans les journaux, non-scu-
leneat de^acplirase cepsUrée , mais du discours lui-même. M. le gar.'e
de^ac^RUX 'trouve ;^e« cette proposition nW pas» en haranonie avec lar
Charjlje. M. de Sp|i(^isoiv parl^ en faveur de 1 dinç^doment. MM. JDu-
don et de Villèle sont d'un avis contraire. ï^'aipendemcnt .e^^t rejieté.,
M. Puymaurîn présente yn autre. amendement , dont Tobjct est de
domierii la chambre le droit d'exclure des séances, pendant toute là
session ,>UB^d^pillé qui aurait {ait a la tr/bune un appel à l'insurrection.
JL'orateur s'élève en méme.t^emps contre la conspiration ^ermancnfe
q^i ^^i^e .ey-KAi^c co#iAre la }.4;gijtizaité..Cj.'(l:e prqpoiiiion n'étant
pQint.^pjPuyée, M. de Puyn^anrm la retire. ^.^B.jConstafit proposie u»;
amcudcmenh qui est combattu par M. \e g:uiîc des sceaux, coj^ime dé.--
truisanttout l'eflet de la propc^ïtion, ISf. de CbiuivcJiii appuie l'aîncn-.
deaient, et pdrle d« l-étiiigpaiion tirtoée , à laquelle il attribue tous fes
{5o4)
matix de )a France. M. de Casteibajac prft&d b défense des brave»
«{ui ont versé leur saog pour leur Roi.
On ferme la discussion. M..t)udon demande que Ton vote au sctu-
lia secret sur Tensemble de la loi. La chambre rejette plusieurs amen-
démens, et ajourne au lendemain la suite de la discussion.
Le 2 avril , la discussion du bill sur les catholiques a été re-
prise clans la chambre des communes de l'Angleterre {voyez le
n*. 6q4)* Sir Walter Scott s'est opposé à la troisième lecture ,
et a de mandé Tajournement indéfini. Cette proposition a été
appuyée par sir G. Hill , et MM. Hutchinson et par'ElHs.
M. Peel a aussi parlé dans le même sens; mais lord Castlereagh
et M. Cannîiig et Robinson ont réfuté toutes les objections. Le
premier est persuadé que la grande majorité des catholiques
recevra le bill avec reconnoissance. Après quelques légers
changemens de rédaction , le bill passa à 216 voix contre igj.
Dès le lendemain , il fut porté à la chambre des pairs
par une députation nombreuse de membres des -communes ;
a leur tête etoit sir Jones Newport. Le comte Donoughmoret
qui, dans les années précédentes, a plusieurs fois soutenu
avec zèle et talent la cause des catholiques, demanda la pre->
mière lecture , et annonça en même temps qu'il proposeroit
divers amendemens propres à satisfaire les catholiques , et à
rassurer les protestans. Le comte Liverpool et le lord chan-
celier déclarèrent qu'ils s'opposeroient de tout leur pouvoir au
bill. La première lecture fat faite , et le comte Donoqghmort
annonça qu'il fera, le 10, la motion pour la seconde iectore.
Une assemblée de catholiques , présidée par le duc de IVor-
folk, a volé une adrese de remercîmens à la chambre des
communes pour le bill. Actuellement on cherche à prévoir
l'issue de celle affaire dans la chambre haute. Plusieurs mi<*
nistres y sont opposés; mais on se flatte que le roi y sera fa«
vprable. Dans le banc des évéques , l'évéque de Nprwidi f
M. Bathurst, doit parler pour le bill. Les journaux agitent
celte question en divers sens j ceux de l'opposition se décla-
rent pour les catholiques, tandis que le Courrier va jusqu'à
demander que le roi ne sanctionne pas le bit] , même dans le
cas cil la chambre des lords Tadopteroit.
Le 10 avril , lord Donoughmore , au lieu de demander ia
seconde lecture du bill , a proposé de la renvoyer au lundi
ï6 ; ce qui a été accordé. Il continue d'arriver à la chambre,
beaucoup de pétitions con^e les catholiques.
{Samedi m avril i8 au) (N^ 699.)
Journal de V Anarchie, de ta Terreur et du l^esp<Hifmef
ou Chaque Jour marqué par un Crim^à MW Caléfr-^'
imté ou une Sottise (t).
On parlait beaucoup, il y a peu d'amidès, ii'nmoti
6t d^o«faii; c'ëioît le re frein le plii$^ ordinaire des>
gens ^pii avoient 1^ pitjs de tancniîè , et d auires 1
avoient la bonté de le répéter. CV'toii ca i?ivoy j
tfiianft l'umoQ et Toubli qu'on difT^m^it tous lAr
amis de l» monarchie; que Ton insulioit les r
tres^.^ue Fon cliassoil les missionnaires; que Fou
Of^^nisoit des complots. Les partisans de ce système
s'^cvoient avec force contre les abus de Fancîen ré-
giHie , contre le ibnàiisme du clergé , l'orgueil dp la
noblesse y Koppressîon et Farbîtraire de la cour;
niais ils oe peutoient souflfrir qu'on rappelât les sou-
^remre de la révolution. Pleins de baine et de mé-
moire pour les fautes et les malheurs dès temps
anciens, ils réclamoîent sans cesse Findulgence et
Foubfi pour les cîîmes les plus récens , et prenoieiit
sous leur proieccion les noms les plus odieux qui on|;
s^llé notre hiistôire depuis trente ians. Cette tac--
tique n*est pas encore toat-^à^faît passée de itiode. H
y a même a«ijourd*hui des Iiommes qm s'indignent
q^ir'oo leur parle des excès de la révolution,, et qui
ne veHlent voir dans cette épo(^e que la gloire- des
(i) 3 gros vol. io-18: prix, i^ fr. et 14 fr» franc de port
A Vstrisj cket BraTiot-Lat>i>e , quai des Augustins; et ckeft
Adr. La Ci«pe y au bureau àe oe jaiirfl«4.
TonmXXf^II.VArmd9hiRdisioneiduJb>t. Y
( 5o6 )
«onquétes , le progrès des lumières , et retabUsse-
metit de nouvelles institutions politiques. II est boii
cependant dc^ dire le mal comme le bien ; et, puis*
qu aujourdUmî on appelle de nouvelles révolutions,
puisqu^on égare la Jeunesse par des systèmes de li-
berté et d'indépendance/ puisqu'on lui présente^
sons la perspective la plus riante ,| le ré^^ime popu-
laire, il est à propos de lui montrer de combien
d'horreurs et de folies notre révolution a été accom-
pagnée^
'C'est l'objet de cet ouvrage que Ton ailroit ]>u in-
tituler les épbémérides de la révolution. Chaque
jour, comme le dit Fauteur, y est marqué par un
crime, une calamité publique, une imposture, une
contradiction, un sacrilège, un ridicule ou une^oli»
lise. Ce tableau offre de bien tristes rapprodieonens,
et donne lieu a d'fiflligeaiites réflexions. Ainsi la date
du 3 1 janvier ne montre pas seulement des sçéiçrats
conduisant uo Roi sur réchafaud; (elle n^ous fa^t voir
«ntore ce jour it^nsformé eu t^n jour dp fête, et,
pendant sept années consécutives^, 4çs <>r?!!^P'*^;f dont
gùelques-uns vivent encore, célébrant, par des phrasés '
pompeuses, le crime dont ils auroient du rougir.
I)ans ces temps, qu^on nous vante encore, la cjojx-^,
yention, usurpant tous les pouvoirs, cassoit elle-
même les jugemens des tribunaux, et même ceux du
trî^uual de cassation ; elle déclaroit à tous les ci-
toyens, le 23 mars 1794 > (notez l'époque) que h
vertu et la probité étoient a l'ordre du jour. On or-
dônnoit d'écrire sur les maisons : La fraternité ou h
niùrt; alternative aimable et plaisante, et qui ressem-
blbit assez à celle des premiers Musulmans ; Sois won
frère, ou je te tue. On décretoit dés temples à la Rai-
( 5o7 ) -
son, et on sacrifioit chaque jour il» folie} on ^n?»
çourageoitle pillage^ la licence des mœjirs etTapos**
tosie'; OU' proscrivoit en rpasse^ on enveloppoit dans
des conspirations imaginaires des gens <pi\ ne s'etoient
jamais vus. Des représenlans parcouroient les dé-»,
pàrteiiiens pour les réfoluiloffiier, et des déléguée
pénétroient jusque dans les villages pour y semer
i'impiéié et la icrreur. .
Tel fut pourtant 1 état dé la France pendtftit quel-
ques années ; les insurrections et les secousses sm
succédoient rapidement ; jamais de repos, nuln'étoit
assiuré du lendemain. Le commerce anéanti, les pti*
soiis encombrées, tout exercice de la religion pros--^
crit , une inqviisition effroyable Vexerçant jusque
dans le secret des familles ; des visites domiciliai resj«
la tyrannie des comités, des sections et des clubs ;^
les nommes les plus ighorans et les pliis ahjeets^exer*^
çant le pouvoir avec autant d'insolence que de bAs«»
sesse; voilà le tableau de cette epc^ue.$ini|tre.^f^^,.
langage ' perverti , çoTidâne tout le r&te ^ ànnoncoit îâ,
d^radcttion des caractères, et Tautieui^ du Journal $.
conservé quelques discours prônonècis en ce temp3 y
' et qui sont des modèles de déraison. II y en a uo en-
tr'aûtres qui fut débité, en rhonnéùr dé Marat, par
un membre de la convention , lequel écrit encore ^
aujourd'hui en faveur de la révolution; et très-pro-f
bablement il ne sera pas flatté que Ton ait exhumé ce
monument de sa foiblesse. ^.
Voilà ce que nous avons vu , voilà ce qu'ont fait
les- auteurs et complices de la révolution , voilà q^
qui arriveroit encore si nous retombions sous le joug»
des factieux. Ils décbireroient de nouveau la France
an se divisant «ut-mêmes ; ils feroient p«ser sur aoui
Va
( 5o« )
leur aeepirè Ûm fét} Hé décîrMrowait icetto jeati^sie
qii'U$ klmsen|. Le jlaissë est ioi le gahint <le rdventr^
9l et que )e^ pères ont éprouvé annonce oe qitî se^
x^i réservé ans enfana. Puissent ceuir-cî, éclairée
pâ4^>r«ipérience^ éviter les pir^s qnoln ieur tèïid/
t€ ptiÎMftnl'-ils^ pour se prcHSTiniioiinor contre la ^é"*
d|i»€ti<|n ^ Kre de teAlpB en tem|>$ iQ|ae]r|U0s pages du
Jowmal de ïjtnarchie. (]est imr^ rotiipikaïkm sans
dinitef màîa celte roèipilatîdn y \Âm par un honime
4'çâprtt^ peut èlfre mite. < 'rst «n mémorial d'événa»
Bâeitsqtri sont antaiit de lêrrnk^y et TMitcilr y à johit
.de» rëfleaicms courte» 5 maïs tuti jours aAioni»eB (>arks
vécîlSy et qui . a)>pmndront eucr>rie à profiter du ta^^*
Weau dea exci*s rév^utionnsti-es.
. Mouâ rofçreucms que lautcttr n'ait pas mT5 urte ts«^.
\A^f qui ëviierott la confusion inévilaUe dans une
si longue sékt da iHinis et de fiiiiai.
>. l^Mfa. On sait Asè^sNqudle asi Ia p^éténiif Map:fiM«^
Î\ (Ma n'inora p»s qo'iia appTDchebt t^'ès^fréqucament
e la tailla soiiMQ. Le plttS'^oaTënt cet acte éa déva*
tioa ^ ]paSie daas l'înti t'icar di) j^alais^ at'n'e^ c<>fiif«
gué au petit ^nombre de personnes attachées immédis-*
temçnt au. service de la fj^mjUe royale. Mais ces no-
Lles enîans de saî»l Louis savent aussi donner l'exekB^
Île cil <[UelqueS occasions solenheUës, et oh leis voit,
; Pâ^ue , venir édifier les tidéteS nâr ta parti cipatixm
pxt]>lique au plttii augnAé Sactémétiti le Aièttîtedi-
âlfcint, à huit kemes du mâtin, MoïIsIéM, M^*. lé d«
d'Angotiléine / Mâ^aiéc et M"»*, h dtidhèdse d« BerlFî'^
se sent rendus, dans U mécae vtoiture^ à Satnt-Gei»
jluift-l'AttMfNroiSk Des délachamens des fardas iek c<nrpa
de MoK^lEui , d^ la g«râe roy^e et 4c la garde na*
Irônale , «Kscupoieiit la nef. LL. AA. RR. ayant prî|
^lace dans le çbœur, M. de La|;il, éyêejue dç Chartres^
et premier aumôuier dé Mon^ieçr, a céK*l>ré la messe,
et a donne la çominuriîon aux Prîîiçe^ çl aux Vvint
cessés, qui étoîent accompagnes dé leur3 preni^ijerç oft
fiçiei:^ ^t des damçs de le^^ Qiiajsoo, Ap^^^ 1^ ï»?f*e de
commumoa^ il a été célébré uae m^^ d'a^tionji dlf
gsàce^y à laquelle LL. AA. >RR. e>n|; ^^si^lé ^ et eU««
«^ttt retournées ensuite an cbatetu. Un asset gronâ
noiilbre de fidèles s'étoient empressés ppur étye té^
moins de cette cérémonie.
— . Le mêm^ j our , à h^i^ heures du mlmf S , ]VJ . qi^
ne^ûjt pp^l^de spi appai'teiftenfl, igivelt cpmwimié ^
u^Q mfi!9^ qui y avqit été célébrée, S. M..» mi^Ânâ^
iBUSuite une autre messe à son bigiixe ordinati**
r-. Le ieudi-«aint, à dix He»rcs, la cérémonie de Itt
Cène s'est faite dans la galerie de Diane, disposée poujt
cet effet. Oxi y avoit él^vé un alitel, une c&ire et dèa:
estrades pour les paUvrçs. S. A. R. ÎMON^JPUR, renj^
placoitleilo.i ppm'lfl l^yejpRWt i^5piç.ds. ^rèsl'aW
soute, qui a été feijte par W- 4ç Beaulku, |i^«Weqi|f
d'Arles ; M- de h L^ÔÇ > <5uré Ol» j^Mrt-Tbpma».
d*4gum^,flypjpi|né àl'évéçjié de Re4e5, ^ pr^o^ce le
discours. Mpîî?ii:Vï^ ^ jésuite pjpçédé j^u l^veweirf
de5 pied5 : M«% duc d'Ai»|;<)uléme AS#isUrit ^jia^^^^
père dans ,C«tte céréinQftie ; lef princesse^ étQieiit p^çr
sentes, hè^ apptrfis étoLeut Eeprés§iité§ par dP^ ^nfeuf
vêtus unifpjin^m^at, «t ^uî mi J^e^u QÎia<jup tr^U^ pla|s ,
«^aiffye^, iwi pai» , }xje^. Cl ucbp 4e vip et typi^e pièces 4f
5 fr; Aprè^ la céréipwle/ïétr A4. ïlR, se ^PUlTett^du^
à k ç^iapeJlp dtt ehàteau PPur assister à 1 pflîç^ 4^ jpur,
— M«'. Je jç^irdiiial >rcWéqtte 4? P^rîgî> ^d^e^igé a»?^ -
jpuré^dç^^^nd^ftcèfè, Ij^lçttre ^s^t^tç^ e^date du 17
f AL teiM», Sa'iMt fHâa joa«r «• îff m f»M*«tf «a^
j|e s«ii€lu«iret l*«» Wig» 4f« prétw» s'^qlsircisseiit à vue d'œil ;
la pensée ne se repose point tranquiUenci^nt dans Ta venir, et
les calculs les plus favorables ne peuvent la consoler. Youj
êtes, souvent tëmoHi de Tembarras que j^éprouve pour sbûs-'
Taires à vos justes demandés , au strvîce de vos paroisses^ aux
}>esoin8 des fidcles.
» Ooelque soin que je mette a trouver des moyens de ré-
]»arer les perles que nous faisons , les ressources sont loin d^tre
•uffisan tes. pour proportionner le nombre des nouveaux prêtres
è celui des anciens que la naort. ou les infirmités ealèvcnt
cbaque auaée. La cbarité. de quelques personnes y plus cou-
rageuses et plus ferventes, soutenue par votre zèle, donne bien
l'espérance de voir un jour les séminaires du -dîocëse dans un
état plus florissant; mais cette œuvré /qui se prépare sbus
mes yeux, c^ à laquelle je vous ai pHé" de vous consacrer
particulièrement , ne fait que conr)mencer , et il faudra du
temps pour en retirer tous les avantages que nous avons liea
d'en attendre. Vous ne négligerez donc pa«, M. lejcu^é^ la
quête annuelle que mon prédécesseur a ordonnée dans toutes
les paroisses pour le dimancbe de Quaslmodo, Vous l'annon^
cerezau prône des me^es paroissiales , lé dimanche de Pâque»
et vous mettrez toute votre attention à solliciter et à recueil-
lir ^és offirandies' que la piété des fidèles voudra destiner a cet
^ èbjet , si important %l si nécessaire jpôèr ^vtx'i- > >
' — te jWdîièatnt, la Cêfaè a eu lîéu à l*AMievéclié ;
S. Em. n^ayait pu faire kcérémdiiie/â^étè^reitfpk
par M. le coadjuteur, qui à lavé îes pieds aux enfaiis,
et leur a distribue Ifes jpaîns et ïe vin. Les choses se s'ont
passées à cet égard a peu près de là même maniière
5ue Tannée dernière. ( Ployez notre N"". 58g ^ tome
vXIII). Après le lavement àes pieds , on a fait passer
les enfans dans une salle où un dîner maigre étoît pr?-
{>aré. Les eiifahs Ont été servis par M. le coadjttteur,
es avcbîdîacres et les' cbanoines. S. Em. qu6iq[uè în-
disposée; a- voulu assister au repas, tes. èhians étoFent
ceux qui se sentie mieux conduits dans l'École des
• Frères de la paroisse Notre-Dame', école établie et diyi*
gée pat les smrik de M; V^Sàhé-^é la Gilpraée; Cliacpe
(5.1)
mîaini a .été de" pîita habillé , et a vtr.n lè ftafiics..
Se Em. a fait' babiller égalemetit les douze ^petites filles
ée FEcple deç Sœiir&<jiir ont tenu la meilleure con-
duite. Tous ;ces ettlàn^ ont passé devant le vénérable
prélat, <jui leur a donné sa bénédiction, et les a ex^
bortés à persévérer dans la vertu.
— • Les préparatifs cjui se. faisoient dans l'église
Notre-Dame^ pour la céréinonie du baptême de M^'. le
duc de Bordeaux, ont été interrompus depuis le mer-
credi-saint, et ne seront repris qu'après la solennité de
la Pâque. C'est sans doute par une méprise des en-
trepreneurs que le dimanche de la, Passion les tra-
vaux commencèrent le matin , comme à l'ordinaire ;
l'once en _fùt troublé , et l'ecclésiastique qui faisoit
le prône vit sa voix couverte par le bruit des ouvriers,
auxquels de pieux fidèles s'efforcèrent en vain d'iinj)o-
ser silence. Siais^ sur les plaintes de M'", le cardinal,
les travailleurs eurent ordre de se retirer, et S. Em.
en ayant écrit aux chefs de l'administration, ils lui té-
moignèrent leur regret de ce qui s'étoit pa$sé , et pï*i-.
rent des mesures pour prévenir de semblables sc^in-»-
dales. Il eûtvÇf^t^oB, affligeant e^jeSel de voir la cé-
Lêbratio^ji du dimanche violée jusque dans k lieu saint»
et.46j| .lugubres offices de xes jours de recueillement
troubles par les mouvemens et les cris inséparables
des grands travaux., Puisque i'église métropolitaine est
.destinée à être ainsi le théâtre de cérémonies qui exi-
gent des préparatifs longs et tumultueux, ne seroit-il
pas â désirer que pour cet intervalle on assignât au
chapitre et à la paroisse une autre église où lé clergé
et les fidèles pussent se réunir en paix, et prier; en
silence? C'est -ce qui fut fait sous Buonaparte même ,
et, en i8o4> les offices furent célébréis pendant quel-
que temps dans la chapelle de l'ancien hospice des ,Eu-
Ïans-Trouvésy sur le parvis Notre-Dame. Cette chapelle
9L depuis changé de destination j. mais il existe encore
{ 5ia )
JUli6 ta Cité ifoelqucs-niies des ancîennei églisies ^ si
nombreuses ttutirefats dans «e quartier ( i ). Si on ne uent
absolument vendte la Siiinté-<-Cliap€lle, ^uiiicpi'iC fiât
il désirable devait ce moiiùmeiit de la {>t été de saint
Louis rétabli .daAs ses premiers bonneiirs» oaia, encore
dans la Cité l'ancieune église des Bamabileai eu^|ditir
pris encore de KotrenDanie^' IWcieiiiie jpsffoisse -ie
Saint «'Landry ; ces denx édinœs ntsA pinat été dé*^
traits 9 et poiirroient être aciiotés.ou lattes par la ^le
jpour cet iiaagë. Nous nous félioîterioBs: de. «oip cette
idée aocnewte pair l'admiDiitrution y, i|u;i: use^oonderoit
ainsi les vues x^i^^ieases du Monarque y ]prévie9Ldrodit
des sujets de troubles pa de. plaintes, et se rendroit
aiix voeiiK du dargé de la métropole et d'aune paroisse
entière.
*— 'On à publié 9 sous le titre de Mission. de Jieéms,
janxfier etfé^rienSvn, iaS^. de Sa pages., une'rela^
tion de cette mission, qui a eu tant aédiat, et des ré-
sultats si imporlans* Sans revenir sur ce que. aons «m
avons dit , nous croyons devoir présenter rensembiê
des &its qui ont marqué cette époifue. Il y avoît.Ion^*-
4M^s que Reims tj^fvoit joui d'ui^|^|niSfioii, Lorsqu'on
Ïjreptembre deriiter^'MM. de Ja»son et tjuyoa Tinrenl
^donner une retraite, qui ne fit qu'eiciter^da^adoiage
e désir qu'on avoit de les entendre. Au comsneuoe-
IBient de iSsi^ quinze missionnaires arrivèrent dnns
1^ vîHe. Une procession/générale en^tUeu., le y jawiet^,
dans 1 église Notre-Dame : ^le ïie ;put «ortir à: onuse
idu ïnauvais 4emps ; mais tout la dergjà de k ville «t
les •autorités s y trouvèrent. Les eiiercioes ^çomoiieii*-
aèrent le kiénae jour j- à la métropole, M» de Jnnsim
et trois de ses ooltèguos; à Sainte-Jacques ^^ M. 'Gayon
€ft trois att?tres missiennaifres^ à Siaint^leuii > M. De^
jjr) Il y aroit autr«fois dans la Ci»ë, outre la métropole) dU pa-
toffiies, et «quelques coQTens et diapdief.' - ' .' '
( 5i5 )
mareis/ accomp^j^é aussi de trois missionnaires , deux
à Saint-Maurice , et un à Saîh tr André , M* Régnier,
' ieiopiel fut auséi envoyé plusieurs fois, avec M. Tfearin j
pour evàngéliser les campagnes en\ii*onnanles. Dès les
premiers fours rèmpressemènt des fidèles fut très-vif,
-et Ton yetn«ix[UÂ ^vec plaisir que les manufacturiers
M le» cljueifs d'atclierâî donnoîeril Texemple à leurs ou-
T]^rl> et leur laisso lent le temps de suîvi'e les exer-
Ysioes. Les deux premières semaines furent consacrées,
dans ti&utes lès églîsfcs', è étAblir les preuves de la re-
ligion: Piusieux^ céi'émonies se succédèrent, Tamende
Jienorabl^ ; Fadoration de la croix, le i-enouvellement
des v^ux du baptême, etc. Chaque jour un plus grand
^a^gemt^nt se fiiisoii rémarquer dans la ville 5 les
désordres cesswent, les injustices se réparoient , les
tribunaux de la pénitence étoienl entourés d'une foule
-toujours croissante. Les missionnaires s'atlachoîejit
•dans leurs instructions à développer les dispositions
diécessaires pour les sacremerisdé pénitence et d'eur
'«baristie.'Le 1 1 février il y eut une première conmxu-
toîon générale pour les femmes, et, le ig, une pour
^tts^'hoU&mes; pemknt les dimapi:hës qui suivirent, il
-y eut toufOUTS un gihemd nomibre de communions. Les
raftiMon&ftïi^s dirigèrent enduite leurs instructions vers
le «ftcremen* de eonfistastion. Le à^ février étoît in-
■diquê pour la plantation de la croix; pn travâilloît
depuis quinze fours aux pi*épara tifs. Cette croix, de
grande dimension , a été placée à la vue de la grande
promenade. Oto a élevé le terrain , et chacun jj voulu
contribuer aux tràvaut. Une collecte a été faite à ce
-^ufet; fous les âges et toutes les conditions ont ap-
porté leur -tribut. G^étoit à qui éffriroît avec ses "bras,
des matériaux^ des voitures^ des outils, et tout ^ee
Fui.pouvoit accélérer l'ouvrage ; les femmes brî^uoient
honneur de travailler de leurs propres mains au Cal-
vaire. Après une procession pompeuse , la croix ftit
(5i4)
ériffée (i), sur un grand massif de inar,QBnerle ^ ait-
milieu des acclamations* des fidèles , du cliaot des. can*
tiques, et des exbortatians des ojisslonkiaiKes. MM. les
éveques d'Amiens et de Soissons avoient aai^sté à la
cérémonie , et le premier adressa .au peimle quelques
paroles d'édification. Le dimanche ^5 , les deuxjpré-
lats donnèrent la confirmation aux femutes^ dans la.
Métropole, et aux hommes, à Sainrt •* Jacques ^ huit
mille personnes au moins reçurent ce sacrement, et
presque toutes approchèrent en même temps de la
sainte table. Les deux évéques prononcèrent chacun
une instruction dans cette circonstance. Le a6 février,
jour de la clôture de la mission, on célébra, un service
Iiour les morts 5 M. l'évéque d'Amiens précl>a ce'jOiji-. '
à, et le soir, les missionnaires firent leurs discours
d'adieux. La relation que nous suivons célèbre atec
effusion leur charité , leur xèle et leurs travanx. Ils sem-
bloient se multiplier pour lé salut d^ ie]urs irères.
Outre ceux que nous avons nommée, MM. Me&ou,
Polge, Bourgin, Paraudier, du Mesnildot, Gailleau,
Saint-Yves, Rodet, Beaussé, méritèrent la reconnois-
•aijLcc des.habtitanï^ M. d'E;iCpr^iajç, 4;Qni3i.a se^ ^o^ns
au collège. Tous ^ .montrèrent ^dignesk de leur mi-
nistère. M. de Janson resta plusieurs jours de plus,
pour former des associations de piété et de charité ,
et les deux éveques voulurent bien présider à une cè«-
xémonie faite à cet effet, le 1". mars. Telle est la
substance de l'écrit de la Mission de Beims, rédigé
par un témoin oculaire qui parolt pénétré des senti-
mens les plus religieux, comme d'admiration et de
reconnoissance pour les prêtres vertueux qui ont rendu
de si grands services à la ,ville de Reima.
(i) Le 24 seulement, le* préparatift VLàyoni pu être terminés la
YCiUe.
(5.5 )
' ' NOUVELLES POLÎTliQUE$.
Paris. Le Rqi a fait remettre une .gamine de 200 fr.^â I«
.ïeram.e.Ronclil, àfiée âe 107 ans, habitait le dëpartersent de
Lot et Garonne. Celle ceoleDaire a «onscrvé ses facultés in-
tellectuell^s ; elle a la vue encore assez bonne, et se rend à
pîed à l'église de sa paroisse , quoiqu^àsses éloignée de sa de-
Imeure.
— S. A. 'R. Madame a envoyé à M. le maire de Saint-
Xégecnçur-Marguerie f Aube'), une somme de 4^0 fr. pour
concourir aux réparations qu'exige le presbytère de la -pîj-
roisse. . , ;
i — Le. Roi a ordonné que le îour du baptême de M»'. lê
.duc de Bordeaux, les sous - officiers , soldats et enfans.de
troupe des corps de toutes armes , recevr oient une gratifica««
;iiQp égale au intentant de deux jours de solde.
^ , 7- Le Roi a fait des promotions à divers grades d^ (a Lé«
jgioO'-d'Honneur et de Tordre roy/il et militaire de Saint-
..Lopis en faveur des. officiers et iôus-officiers de la garnii^on
.de Grenoble. . ,
— tJne ordonnance royale, du ^ de ce mois, porte^ que
. quarante mille hommes sont appelés sur la classe de i'82e.
-l^es tableaux de recensement seront |i^bliés le 29 avril .'et ïe 6
.mai prochain. L'examen de ces tableaux et le tirage auront
]ieu à partir du 2i5 mai. Le 25 juin est fixé pour Totivérture
«.des opérations des conseils de révision, et le 1^'. septembre
^pour la clôture de la liste du çontingcat.
-^M. de Galotine, maréchal- des logis de la maison du
-Roi, est noJnraé^administrateur en chef du cliàteau de:Gham*
'hord;^ M. le colonel Schmalz, ancien gouverneur et admi«-
nislrateur du Sénégal , est nommé directeur des plans de la
.restauration de ce même édiBce.
-^ Le 17, la chambre des pairs s'est réunie extraordinaire-
jnent en. co'cir judiciaire pour entendre un rapport sur une
.affaire qui se rattache au crimj&.de Louve). Le rapport a été
fait par M. Bellart. La chambre a déclaré qu'il i^y avoit pas
lieu à suivre.
— Le 14, un incendie a éclaté dans la rue des Qo^tre-
FiUy au Marais; on dit que quelques personnes y ont péri. Le
( 5.6 )
IciKieniaio , M. le curé de Sahit-François a fait un appel ii Is
charité dps fidèles en faveur des malheureux que cet accident
a dépouillés de ieni; la quéiei a produit 740 fr. Une personne ,
: _• ;• . *.- 1^ J» : i ;. jy^^^^^ « «.:. A . 1«
la clianibrè, cet éstinjabie dépulé déclaré que ce journara
altéré constamment les .opîm'ons qu'il a émises à lai trflniné,
etnolammeot la d^rçiëre., ainsi que celles de plusieurs au-*
très ^épulc^ du cAlé droit. ' * /
— Le 17, on a arrêté, dans lé bois de BouTosne, tiri indî^
Ttdu qui , faisant le rôle de muet, s'approchoil dés voiture^
de Ja jcour, et ch^cl^oit à.expiler la pitié des per^onçë^ qqi
'«*y trouvoiént. Aussitôt qo''il a été arrêté, la parole lui e^t
revenue avec une promptitude étonnante. On l'axnis entr^
les mains de la gendarpaerie.
. T— Le. conseil muni.qipal d'JEssonne (iScipê eéBifarne)a Voté
une «on^e de j.6ii fr. pour l'acquisition dé Cbambord, en
reconnois^ânce du bienfait obtenu p/irTorcTonnance royale dii
3o {anvier dernier, qui défend la refotisfr action dans cette
commune de>s anciennes poudreries , détruites par l*einlosion
. du mois d'octobre dernier.
rr.O" a ouvert , àft^n^i^^y "«*' souscription k TefiÇ*! de coo-
cwinr k J'acl»at <ie i^édijjçé pii fut frappé ll^«*..; te êui^Ûe ÈttAl
l^e but de. cette souscription est de donner.^ ce5 bfttimens nne
pieuse des lin a (ion. . " ' ' '
— M. le baron (l'Haussez, préfet dé risè/e, a aSre^sé^iile
circulaire aux sous-préfets, aux maires et aux oiRbiers %
gendarmerie, pour tés inviter à. n« laisser entier daiié W dé-
pQrtem<*nt «licim indivtdir>qai seprésenieroitmiMii de paisé'-^
forts- délivrés' ou visés ii Tcirju , et'ilanis les Etats du roidâ
ardaign^ , dfpiMS le 10 mars jusqu'au 10 avril incIusiveiAent.
-r- Le canal de Saint-Denis , !qui a éié exécuté en un air,
et qui ne devorit être livrée la navigation qu'ien i8a3, «era
nnvcrt le ê mai , h l'occasion du baptéitie de ^. A. R. Ms'. ie
^nc de Qordeaux., et de la nentirée du Roi dans sa capitale^
- . — M-, 4e'ma4^pcbal.duc de Dellune, .qui se l/ouVôit incom^
mf>dé en arrivant à Lyon, est miiinicnaiit par fan tenient réta-
bli. iWoit çoscr piocbainement ,•: an nom de S. j|l. R. M*', le
^ÈkifC<l'AngO!iI^«i«ria pcâBQÎëre^pieçre.du mpiiament sur Je^
Siml sera placée la' sWua de Lduâs^Ie'^Grafitl , sur la place de
ellecdttr.
— Le 6 /un forçat > noàimé Ërâ^ condamné à mort pour
avoir assassine un outre f<»rçat) a élo exécuiv , d^ns Tincë^»
rieur u^éme du bagne de Brest. Ce malheureux a marcHë au
a|[]pplice avec fésiguaiioit ; il- a écouté avec rf cueilleinent les
exqprtaûons ée l'aumônier du bagne , et , avant de recevoir
Iç coup mortel y il a baisé (rois fois le crucinx.
«—Ce qui prouve évidemment que la révolution da l^îé-^
mont n'a été., comme toutes les autres, que l'ouvrage d^une
(kïignéé de factieux y cVst que Te pluk grand nombre des ci«
tôyejfïs s*êst montré ccrtisiammeiit eu opposition avec fes au-
torités révolutiobnéiref. Lé B, lc« bourgeois de Tnrîn ont
îHumiûé leurs maisons pour célébrer t'annivèrsaïre de la nais-
lyamce du prince Charles-Félix. La junte n'en avoit cependant
pas donne l'ordre. A son entrée dans le Piémont, le comte
de Bubna , commandanjt-gênéraKen Loxnbar4ie, avoit publié
anë proclamation pour annoncer que le but de là marche de
l^rmée aàti^chienfie éiolt uniqileineBt de so'ntenrr l'année clu
rot de Sardaigne contre tbutift agression. Le prince Char]és-«
Félit a adresse , de Modène , au sénat de Savoie , une letttè
çii il le félicite de sa belle conduite^
— L'armée russe de Volliinie a , dit-on , été arrêtée dans sa
nom^rdiie ycfs rUalie^^ sur un ordre d^l'etripereur Alexandre.
— La nouvelle ^e lit' ^dcfaite d<v<j wipolîlilins a produit de
trestes effets partoi les libéraux ^l'Espagne. A. Barcelone, lea
chefs du parti ont décidé que le seul moyen de salut pour lé sjs»
tême cotistitutionnet élôt< d'airêlef tpiis ceux qui s'en éitoîent
montrés léS ennemis. Pendant la nuit du 3 an 4 ^ plus de vingt
persoQnés ont été arrêtées , au mép«'i$ de toutes les lois. Lea
plus considérables: sont : le général baron trËrolles', -le gé0é«
nd Farâeld , l'évéque de Barbetonv , le premier vicâire»gë^
aérai , *t plosteUri airtrés eCclé^aMiqdes.
— Le roi de Naplcs établi', par û fi décret dii 29 mari ,
îme commission temporaire qui donner^ sbn avis-sur tous les
'9l>jets sur lesquels elle sera consultée, tatil par la junte prô^
viisoîre du gouvernement, que par chacun êes ministei*ès. Le
gouvernement provisoire à i'endo un autre décret pour que
tout citoyen iremtt aut autorités Ibs armes et les luunjtibns
de guerre qu'il pourroit avoir entre les mains. On évalue 4
2S millioQi les aépenses txtraordinâirai que le ybuverQemeBft
f 3i8 )
révolutionnaire a causée!' pendant les derniers bidt œoîs. Oa;
annonce que le cardinal Fabrice RuiTo est parti de Rome
pour Napies, où il doit prési<)er , dit-on ; la commission pro«
visoire du goaversement , con}ointeixient avec le marquis de
Gircèllo.
«»» Le 29 mars 9 les cortës , la régence et les principales
antorités civiles et militaires du Portugal , ont dû. prêter ser-
ment aux bases de la constitution , dans l'église Saint-Do^
mingan de Lisbonne.
— (^ plan de Tinsurrectiôn de Moldavie a été form^ dans
des socictës secrètes. C'est là qiie Ton a décidé que la nation
grecque devoit secouer le joug de la Porte. 0« dit quç l'in-
surrection s'étend dans les }les et les provinces soumises à la
Turquie.
CHAMBRE DES PAIRS.
Le in^ M. le comte MoUien lait un rapport au nom de ia ccfminis*
lion spéciale chargée de Texaineii des projets de loi relatifs au Ti'gîe-
ment définitif du budget de 1819. La .chambre a ensuite adopté detix
projets de loi relatifs, le premier, a un échange entre la ville d'Arras
et le domaine de rftatfle ^cond^ h. nn cnipnuit de aoo,ooO francs à
ûJre^ar la Tille deMetn.
CnAVBRC I>E8 DEPUTES.
reste de la séance sut la même question. Divers amendemeiis, pré-
sentés par MM. Humblot-Gonté, de Corcélles et le itoarquis de Gor-
done, sont rejetés successive vent. M. ComebHdlnoour^ fait une pro-
position tendant à ce que le président consulte rassemblée j)our savoir
s'il continuera la parole a l'orateur censuré. Cette propositron est mijc
aux VOIX ; deux épreuves ayant été doulcuses, on vote au scrutin fc-
cret ; l'amendement est rejeté par une majorité de i3 voix.
M. de Girardin combat l'article de la commission. Il cite Tasagc du
parlement an gÎQJs, où les membres ont le droit. d'adresser aux mmîay
très toutes sortes de questions, sans que les roinwtrçs puisfenf refuser
'd'y n'pondre. Ici , ajoutc-t-il, les mmistrésme réponclroient-iis, si je
leur dcmandpis s'il est vrai que les puissances du nord ont dcmantlé à
- notre cabinet la [-ermission de faire travcrseitnotrc territoire pa^r IcuW
troQpes ? Si les ministres se taisent/, c'est la fante du régkment.
( 3'9 )
M. le ministre des affatres étrangères trom'C dans les objections de»
adversaires de la proposition les argumens les plus forts que Ton puisse
cmployel* en Si» faveyr. Quant à Tcxemplc du parlement d'Angleterre,
il n'est pas applicable k la France. Je ne me crois point obligé, dit
l'orateur, de repousser ces craintes, gui n'eaiistent dans Fesprit de
personne, mais que Ton voudroit faire naître. La situation de lit
France et la noblesse du. caractère de «on souverain sont assez con^
nues pour qu'il n'y ait pas des questions auxquelles ses ministres soient
dispensés de répondre. Une réponse pourroit faire supposer que la
que.9tion a pu être bonne ou raisonBabie à faire. M. le général Foy se
précipite à la tribune ^ il semble craindre que les puissances du nord
n'aient des projets hostiles contre la France ; il fonde ses craintes sur
ce qu'on diminue notre armée de terre. Un membre de la droite l'en-
voie porter ces nouvelles à la Bourse. M. Foy conclut au rejet de
l'artictc.
On ferme la discussion , et l'article 3 est adopté. La chatnbre re-
jette plusieurs dispositions additionnelles. Sur la proposition de M. Sé-
hasfiani , on procède au scrutin sur l'enpemble (les articles de la èom*-
mission , qui ont été adoptés par une majorité de 44 suffrages.
Le i8,.les bureaux ont été renouvelés. M. Je prde des jscaaas:
communique k l'assemblée un pro|et^ de lui tendant 'a modififT
l'article 3a i du Code d'instruction criniinelJe- projet qui a dt'jk M
' \ dans
iix sut
ahJr k
l'accusé prévaudra, toutes les fois qu'il aura éié aijoplu (>ar in majo-
rité des juges. La chambre donne acte de la prfscntiitioii du pnjjv;t ,
et le renvoie a l'examen des bureaux. „ ^
On entame la discussion du projet de loi relatif k l'exportation des
grains. M. le ministre de l'intérieur établit que le. principal but de ce
projet est de restreindre l'importation des grains étrangers, qui est
déjà soumise k.des droits; il cr^ticpie en même temp plusieurs Jes dis*
position^t votées par la commission. M. de Straforello expose des
moyens dilTtrens de ceux du projet de loi pour faire cesser le malaise
des propriétaires agricole.". M. Demarçay demande l'impression des
discours V et soutient qu'il s'agit d'une question de finances. M. Dudon
est du même avis. Après quelques débats, M. le président met aux
Toix 1^ question de savoir si la maliore en discns^ion est une matière
de finances. Cette question est ifésolue négativement. ' * ^
• M; de Saint-^éry reprde lefs théories comme inutiles, et ridicules ,
et il appuie les conclusions de la commission. M. de Lastours voiidroit
qu'on formât des greniers de réserve contenant quatre millions d'hec-
tolitres. M. de Castelbajac vote pour les amendcmens dé la commis- ■
sîon, et -M. de Vatimesnil père pour le projet du gouverniement.
M. le président- annonce que la discussion sera, continuée le lende-
niain. Sur la réclamation de plusieurs membres , il est décidé qu'il njy
SMira séance ni le jéudi'saint ni le vendredi sain L ta diàmbrc s'^jôufne
au ai". , . - . .
( 5«d)
\
L etlitioii de It C^twiùfue d^Eusè^e dt Cësarée, ((ù*oiit dôbnée hei
religieux annéniens de Saint-Lazare à Vebise , a reçu du r>ubKe éclairé
im accacil qai a encourngë le pète Jean^Baptisfe Auctier à entre^
prendre an autre travail qa'il avoit annoncé (fans la préface de cette
Chiwiiqw. Il a traduit divers opuscalei dont l'Europe savante Ji*avoit
vn jusqu ici que <|aelqfiet fragoiemi grec*. Parmi ces opiMctdéi, on
peut mettre au prmiier rang trois dialogues , dont deux sur la Provi-
dence, et rmilre sur Tame des bétes, les questions sur la Genèse et
rSxode , deux sermon» sur Samson et Jouas » et un dialogue sur le«
tirois anges qui apparurent h. Abmham; toits ces écrits sont d^ Fliiloa
d'Alexandrie , oif Philon le Juif, auteor d un as%et ^rand nombre d'ott«
vrages, dont il a para plnsieurg éditions. Ces éditions étoient incom-
plet , et 4a présente en remplira tes lacunes.
Lk^ opuscules dont nous avons parlé étcient perdus dans leur langue
originale; mais ils existent dans uneversion arraénietfne du cinquiéttie
ôècle et dans un manuscrit de cette version , lequel paroit du trei-^
âcme siècle, et qui avoit appartenu à AitOB II » roi d'Arménie , prince
catholique, qui abdiqua vers la^» et se fit reàgieux. Ce manuscrit a
été donné Tannée dernière à la congrégation des religieux. Méq^ita••
listes de Saint-Lazare par un savant prélat de leur nation.
Ce précieux manuscrit, dont il existoit déjà une copie fidèle dans la
bibliothèque de Saint- Lazare , a été traduit en latin parle père Au-
èfaer, dans le même goàt que la Chronique d'Eusèbe. Ce savant reli»
gieux a contervé, autant quMl a pu» la phrase et la di^sposition des
mots du itxit t et îl Ta enrichi de notes précieuses. Déjà les dialogue
iont sou» presse, et seront publiés d»ns le format in*-4^ » pareil à celui
de k Cfih>hùfuei on y trouvera, comme dans celle-ci, la venlon ar-^
méniemic avec Ja venion latine èorrespondaitte.
: Si le nomtyre des souscripteurs le permet, tant l'ouvrafe poorroit
être mii«n peu de temps sons presse, et paroitroit dans six mois. L«
prix «si de q5 centimes la fenille. On souscrit h Venise, chez les pères
arméniens, lie Saint-Latare ; dhet les mêmes, à Rome, k Saint>Jo«epb,
Gapo k €d»e, n». 96, et chez les principaux libraires. Le port des let-
tres et le» frais de transport de l'ouvrage sQnt k ht charge aes souscrip-
teurs.
LIVRE NOUVEAU.
De tAbstinenoe des, jtUmens , ou du Jeûne , du Catime «1
du Maigre sous ha rapport de la sanié; par G. G. , docteur
«Q i)»iédecine (i).
Hous rendions compte de cet ouvrage , dont Fauteur paroit avoir
axilàftt d'attachement aux pratiques de la religion que dlnstfuction sur
■les choses de son é^t.
(1)1 vol. iii~8«. 5 prix , 4 fr. 5o c. et 5 fr. 5o c. franc de port. A Paris,
chez Goilleminct j et chez Ad. Le Clere, au bureau de ce journal.
'{Mercredi a5 ainil i8ai.) " (N*. 700.)
Sur un écrit relatif à l'exécution du Concprdat,
M* le cardinal dt' la Luzerne avoiL reproduit J ècr^
hiver^ un petit écrit tlcjà mis au jour par^S. Em. ^ét
tjiti a jiour titre : fin Foui^oir du Bvi de ^^tie^, p^
itîie ordoîuiaine ^ le Co/tcordnt de 18 17. Now donna-*
mt'Sj dans notre 11", 678^ une idée de cet îiïïpifiiiit;
dont la conclusion n'a pas plu a ceux qui s'étoient dé-
clarés précédemment contre cç traité. On^ st rap-
pelle combien de brochures parurent, il y a trois
ans, contre le nouveau Concoi^dat ; jamais la guerre
des pamphlets n'avoit été plus active. Parmi ces bro-
chures il y en eut une intitulée : Obsen^ations d*un
ancien cànonistej dont nous rendîmes compte dans
notre n*». 347, *ome XIV.. Elle étoit passablement ai-
fre ,. et annonnoit assez l'humeur chagrine d'un fron-
eux et d'un mécontent. Est-ce le même écrivain ^pi
vient de publier et de distribuer aux chambres un
Examen de V opinion de S. Em, le cardinal de la Lu^
zerne sur la publication du Concordat, Paris, 1821^
a3 ptfges ifttB'^.? Qlielcjpies^uns le croient; ils trouyent>
disent-îls, dans ce dernier écrit, k même malice éf
le même penclmut à contredire. On va en juger par
ce que nous allons rapporter de cette brochure,' dont
nous désignerons l'anteur par les initiales M* T. , sani
prétendre par-là garantir aucune attribution, et »eu-
iement, si on veut, afin d'é\'iter des circonlocution^
embarrassantes et ennuyeuses.
M. T. donc, quel qu'il soit, fait un peu dani cet
écrit les fonctions de contrôleur- gêné rai. Il attaquié
M. le cardinal de la Luzerne comme cherchant à faire
illusion par des équisnyques et des sophismes: Les évé*
ques sont aussi accusés d'avoir eu recours aux sophis-^
Tome JICXFIL LAmi de la BeligionM duB^i. X
( 522 ^
rites j (kns leur lettre au Roi , en 1818 ,. et toutes leur»
^marcfae^ dans cette affairé excitent les plaiiiieis de
M. T» Il se moque de lenr soumission oBséquieUse, pour
le saint Sîége , et prétend qu'ils auroîent dû réclamer
'le drcdt de dcJbérer eux-mêmes ^ en commun ^ sur le
Concpifdat> ou protester contre la négociation. Soyez
<l>ien 8Ûr'||uey si les é\éques Teussent £iit, on se fût
J'écrie contre leur audace et ïcur esprit d'indépen^
dançe^ M. T. lui-fiiia\je, qui les taxe a^ijouralini
de négligehàe, n'auroit peut-être pas manqué de les
ACCUSAI; d'ambition et d envie de doiaauierf et nous
voyou* en effet ce demiex reproche adressé aux cx.p-
^ues, à tout propos, dans un recueil rédigé par les
amis de Tinexoraole critique, et auquel lui-^màaae
|K>arroit bien n'être pas*etyanger.
Quant au Pfipe, toute sa conduite dans Tàffa ire ctu
Concordat. excite les plaintes de M. T. D'abord, il
ii'avoit point, c'est M. T. qui le décide f ir n'is^Voi^
point la droit d'intervenir directement dans le gou-
vernement de notre église, et il pom^it tout an plus
ôacigér que là. nouvelle organisation lui Jut commun i-
Îjuée. Ainsi, François P'. et Loui^ XVIII ont eu éga-
et&ent tori de s imaginer quifls avaient besoin dii^ape
pour faire un Concordat. Û leur auroit snm de com-
muniquer poliment au Pontife ce qui auroit été dé-
cidé en France, et S. S. auroit sans doute été trop
touchée de ce procédé pour ne pas approuver d'em-
blée l'arraiigement. Que,^ si elle eût essayé de êe plain-
ftye, on lui auroit fjiit sentir, toujours avec la même
courtoisie, qu'elle n'avoit aucun àroit d^intervenir di-
rectement dans le gonverhement de notre église; çt elle
eût fini par se rendre à une observation si fudicieu&è
i^t si filiale, et par nous laisser nous gouverner à no-
tre laauîcre, et former une église indépendante, dont
le Pape n'eût été le c^f que de nom. Concevez-vous
tOHt ce qti'utie telle ^çi^pe^tivê a dé séduisant , et com-
( ?i5 )
l)î«n 11 ésl à jfegteUe* que cette espèce de ^cbiâtnjé n ait
pas ptevalu parmi dolis? PeUt-être setOûS*-tioUs pjùi
ûéuteux ijuçlque jôut.
^ Le second tort du Pape, et ce tort lui e^ cOmMun
avec les. évê<jues , est de s être plaint des ai'ti^les oi'^
paniques. M. T. prend la défense de cea^ articles > et
jft'y voit rien à reprendi*e^ il fait entendre mémequ'oà
tié dêinaiide leur abrogation ^e par hainé'ptM^r vim,
libertis. 11 s^étpnne <jue le Pape et les évédfues nai^ht
j&Diais votdti spécifier ce qu'ils tj^ou voient de IbJ^fl^ablé
dàtts la loi organique* Mais ce repj^oçhe de R|,,T. ne
peut' v*nîr que d*un grand défaut de mémoire. B de*
-vroît savoir que, lorsque le souTcrain Pontifie vînt en
î'rance, eh i»o4> il préie»tâ un Mémoire où des su-
Jets de plaintes étoient délaîllcs j et, quaftli aux évè-i
-ques , /qui ignoré qpie la commission ecclésiastique,
nommée en 1 809, ut > dans son rapport du 1 1 janvier
îi8io, des représentations sur phisîeut^ des article^
organiques? Le Pape et les évéques se sdut doin; ex-
{ cirques à cet égara, et cKMîlques.: écrivains ont d'ai>
eurs signalé les défiiuts dé ces articles^ , .
^Barmi c^s^écrîvaîn^^ îl^«n est un^quî ne ^tjfîi pès
être incojskfau à M. T. C^est un principe; constacré paP*
tous lès nionmnens de Vantiqiiiiê, àiX cet al^tëul^, tfuè
l'Eglise a teça de Jésus*^Christ té pouvoif exclusif de
faire des his nécessaires à son régime. (Observations
d'un ancien can&nis^te'^ur là convention^ cônchié ^
Home, feiîyuii^ 1817/ page 3). Ainsi paripît, il y fi
trois tttïs, un caBoniste dont M.. T^fait^jrôfemeût quel-
que cas : il dédàrolt que le gauveruement de ce temps-
là ^n'a voit eu audùiï droit de • presctîre ' r-obseî^vâ^loii
des articles oi^gîiniqu^s> et que la loi qui lés krùit pto^
dtem^és étort 'rendue par une autorité incpmpc' te/îte ^
careVst ce q*ii suit dé scm ptitocipey qUe /'^g/f^ô
a le poupéir exakûsif de fiftet^s lois pùursoéré'^
^ôi^; NOUâP vâjotts encore lès Ïj^Uoles orpranîquèà im-
( 524 )
prouvés datas un autre écrit, ({ui ne pai't pas d'une
iourçe moins respectable; c'est |Celui qiiî a' pour titre:
de r Importance d'une Religion dans VÈtaij par M^ Ta-
baraua, censeur; seconde édition, Paris^ idi4» în-S"*,
Dans cet écrit, formellement -avoué par Vautenr, pui^*
qu'il y a mis son .nom , il eçt dit , page. 5o : Quel si
grand bien la religion poui^oit-^lle attendre d'un culte
organisé dans des "vues purement politiques et toutes
profanes j dont les articles organiques j perfidement dé*'
robes à la connoissance du. souverain Pontée» formoient
un corfiit de discipline émané de la seule puissance tem^ .
porelkj et qui y pour faire loi dans V Eglise,, auroient
dû être rédigés a\^ec le concours de la puissance ecclé-
siastique, comme l'avoit été le Concoraat. Ces articfes-
étoient d'ailleurs combinés de manière à placer tout
l'exercice du ministère pastoral sous la dépenddnfie^inh-,
médiate du gauvememeni; Aussi, à peine le Pape
eut-il connoissance de ce noui^eau code, qu'il réclama
solennellement contre, dans son allocution^ prononcée
en plein consistoire, le ^4 ^'^^^ 1802.
Ainsi ^ en i8i4> M. Tabaraud blânLoit fortement le^
a|^Ucl^s « et pour la forme et .poiir le fond j il les jugi^oit
combines de manière à asse^«KMr l'GglisevtriLgfi^jrQÎtjfu^'
pour /aire loi, ils auroient dû être rédigés m^ecie con^
cours de la puissance ecclésiastique^ il se plaignoit
3u ils eussent été perfidement dérobés à lacannois^on^i
u soui^erain Pontife, et il, ci toit avec éloge la récla-^
mation solennelle ae S. S. en 1 802.. Comment s.e fait-il
donc que ces articles soient devenus %out à coup ir^'fêf-
prénensibles? Qu'est-il survenu de.nouveau deppisla
En de i8i4> q^e l'Importance d'une Meligion da^^
l'Etat jtsLtutf Qui se obargera d'accorder M. Tabaraud
avec le canoniste de 181 7> et ave^ ranopynie 4e 1821?
et^^Vîl arrivoit que ces trois personnages n'en fiss^n^
"u'un, qui nous ^pliquera ces variations dans U|^
éoiogten si docte M n fen^e . dans sea p|î|ici{i«s ?
ï
( 5a5 ) , :
C'est iiiie dHBcalté que nous soumettons à de plu*
habiles. ^
Eiifin, un deiiiler toi*t.du Pape, selon M. T., c'est
davôip établi le prôvi$oiTe de 1819. On sait assez ce-
pendant que ce n*est pas. le souverain Pdntife qui a
souhaité ce provisoire; îl n'a pas tenu à lui que le
Concordat ne fût exécuté ; il a fait des instances à ce
sujet, et c'est sur la" demande dû ministère Êr^nçoi»;
qu'il a consenti aux arrangemens de i8i^> en expri-
mant le regret de ne point voir exééuterle CônûïdNiat^
et en Diéme temps ledésir que les obstacles, s'appiieinis^
sent. Si le jirovisoiré actuel mérite donc quelque blàme^'
ce n'est point au Pape que le reproche doit s'adresser,.
et il y a peu de bonne foi à lui imputer ce dont il a.
gémf le premier. Mais telle est l'équité de l'esprit d'op»
position. Ceux mêmes qui trouvent mauvais que le
i^ape^ ait cédé à la demande du gouvemeiœnl, n'au^^
x^ieût pas manqué de s'élever contre lui ,' s'il eût r<é-'
sisté; on eût dit qu'il né vouloit rien terminer, qu'il
se refusoit à toute conciliation, qu'un arrangement'
quelconque valoit mieux qiie Tétat bi\ on étoît alors j
que l^sctrtW ^toit de refitiplir les sièges vaçtos^, eit de
pourvoir aux besoins pressansdes diocèses, etc. Ainsi,.- ,
quoique Pie VU eût lait , il auroit encouru l'animad^
vision de M. T. Il ^st des gens auxquels il n'est pa».
facile déplaire.
M. T.. nous donne, dans la brochure même' que
nous examinons , . un exemple de ces contradictipns
où pou^e l'extrême désir de contredire. U a^ pour;
but, dans celte brochure, de réfuter les raisons que. '
donne M., le cardinal de la Luzerne pour mettre le.
Conco^rdat à: ei^écution , et il combat en eftiet plusieurs*
de ces raisons ; mais en même temps il se voit, en miel«<
que sorte, forcé* à des aveux qui devroient naturelle^
ment li4 faîafe tîi'er la ii9.ême con^cl^io^ que S. 1^. ;,
car, en. premier. lieu , il re<îOnnaît avec elle le besoin.
d AQgmenfter le nombre des négts epiiccfsnr , et û
coiivi' nt en^tuite qu*il n'est ni naturel ni expédieivt dé
soumettre It Concordat en lm«inéine:aux chambres.
£n effet il dit dans sa brochure : .
« On ne |>èut diiconvenîr qu'il n'y ait àe grands inconve-
ftiens i MÔmettre nne 1oi>re!igieuse à Ja discussion publique
d'une asiemblée on tous ceux qui aurofent intérêt à repous-
ser un traité qni blesse beaucoup d'opinioVis , pourroient éle-
ver des questioas délicates qu'on ji'aglte janiais publiquement'
ien« de très^grands dan^ç^f. Les chambres renferment des
membres du parti philosophique , qui ne reconnoit anémie
religion positive; elles renferment aussi beaucoup de protes*
t^ns , qui ont intérêt à examiner si le Concordat ne nuTt^di*
i^ctement ni indiréclemenf à la liberté des cultes , -en vertâ'
de lac|uelle ils foftt partie àei pouvoirs de P£ta1« Dans totiSi<tt^^^
C»^, if dmt parottre asses singulier de faire ^Kscttter , permi%
assemblée composée 'Uniquement de laïques, des réglenaeiis
destinés i forjner un code de lois '^concernant la discipline in^.
lérSeure d|e' la. religion catholique... Ces considéralions aenS:
parois^ent d'uii bien plus grand poids pour prouver le grs-
terne de M . le cardinal de la Luacrq^ | que ces ràisonnemeos
sur l'article 14 de la Charte »,
^' " '■ X ■ ' • *" ' - ,...^-; ■" ^...- : \i^^ '., ■ .^.-l-»
Ainsi Mi T. se eberge defommtr lui^aMmeîdjesi^
sons pour appuyer les vues de S. Em^ Il a^oît<lît, 11a
peu auparavant , que ia répugnance des évé(fues pour
soafnéftre le Concordat aux chambres^ preneit en par*
fie sa source- dans leur aUachement inviolable peur la
teligiàh enlholique; amuhenient md fait honneur àleut
délicatesse. E»li<|uéz> après^ cela , ipiel peut être lé
but de M* T. dans cette brochure: Il ^Vnnooce' ^yec
éclat pour vouloir- réfuter l?écrît dé M. le casdina},
et il admet au fond tout ee que prétend rfllustre ptélat.
Que demandoit cp effet S. Em.? que le zK^mbré dès
sièges fftt. augmenté , et que le texte du Concordat 11»
fût pas soumis aux chambres. 0ry Mi\T. convient qUé
Tun -et f autre est désirable, fca proposition de M. Je
cardinal de la Luzerne n'est doiic pfts si exfr^ordiuiîi^é,
( 5^7 )
et il est remarquable que le gouvernement semble
s'être dfrigé- sûr ce principe dans la cominmntcalion
qui vient d'être faite par M, le ministre de IHntérieur,
Euisque, dans le projet de loi, on augmente le ndm-"
re des sièges sans mettre en discussion le Concordat
de 1 817 ^ ce qi^i a du moins l'avantage de prévepir des
objections et des lenteurs également préjudiisiables aux,,
intérêts de la religion. ,.. .
NOUVELLES SCCLisi ASTIQUES.
Rqme. Xe 25 mars, jour de lik fêté de rAnnonciation^
delà sainte Vierge, S. S, alla tenir chapelle papalç àài^^
Téglise de 8a.inte Marie de la Minerve, qui appartient!
«ia:it religieux de Saint-Dominique^ Le quatrième di-»
miajbche' de Carême le saint Père bénit suivant Fusage^
là rose d'or, dans la chapelle de son palais quirinaià
S. S. a continue d'assister aux prëdicailons'du Carênie'
et de visitei* plusieurs églises.
--- On a commencé dans beaucoup d'églises ^ leqiija^
tnème, dii]^ache,de Gaiçeiae, les catéchismes publics
pour prrépàVi^ les fid^es^â la Pâque; ces caCécniso^s»
auxquels sOut attacï^^és des indulgenoes ^ aitirei|it un
grand concours.
-««Le 3| mars, il a été t^na au Quirinal une aé^cê
de la congrégation des ii^its, où on a examitké les mifW'*.
cles pour là canonisation du B. Pacifique de Sanr-
Séverine, des Franciscains réformés. Ces mîïacleâ, au
nombre de deux,. ont été appr^iuvés par la eoagrégaf-
tion , et le souverain Pontife a .confirmé cette décision..
v.pAïlis. Le samedi-saint. M* le coadjuteur tfe Pàris^
a fait^ dans la cliapelle de rÂrchevêchë, udé olfdî*
. natiop moins nombreitsé encore que celle qilf'ti-voit
eu lieu quinze jours auparavant; il y a eu un prêtre^
deux diacres, un souMliaci*e et un tonsuré» On é^pèjre
( 5a8 )
Jïour la TVînité udc ordmatit>;i plus en proporfioA àTcc
es besoins de l'Eglise et du diocèse.
—La mission de Montpellier a le plus grand succès/
M. Pakbé Rauzan, qui navoit pu se trouver au com-
mencement, 8 y est rendu depuis, et a encore contribué
à augmenter le mouvement général imprimé dans la
Ville^ Le respect humain est foulé aux pieds ; les exer-
cices et les cérémonies sont suivis avec un empresse-
ment et une ardeur étonnante. Les hommes le disputent
aux femmes en marques extérieures de piété. A. la cé-
rémonie de l'amende honoi*able, on en.voyoit plusieurs
milliers marcher publiquement le cierge à la main,
chantant des cantiques* A Coutânces, les missionna:i^res
de la même société attirent autour de leurs chaires,
non-seulement les habitans de la ville, mais ceux des
campagnes, qui arrivent par troupes, et assiègent les
églises. Nous re viendrons sur ces deux missions. A
Strasbourg, M. l'abbé de Maccarthy seconde par son
talent le zèle des ouvriers évangélîques 5 il prêch'e plu-
sieurs fois par semaine, et les luthériens^ comme les
catholiques , accourent à ses discours. Tous sont frap-
ri de la facilité et de k richesse de son élociition^ dé
justesse de se^ pensées , dé la force de ses.preuves ,
de la noblesse de ses mouvemens, et de la grâce de son
débit. On a tout lieu de croire que cette adiuîration
lie sera pas stérile, et que des conversions sincères *e|
des conquêtes éclatantes réjouiront l'Eglise.^ >t cou-
ronneront les travaux de Torateur. ;
- — Il existe à Vendôme, ainsi que dans plusieurs au-
tres villes de l'ouest , une réunion de personnes atta-
chées à la petite église: On appi*end avec plaisir que
dans cette première ville plusieurs personnes notables
se sQnt réunies au pasteur légitime, et reparoissejit
dànsle;^ églises dont elles s'éloient tenues éloignées jus-
qu'ici. On espère que cet exemple ne sera pas perdu, et.
engagera d^s adhérens du uxpme parti à rabandonner.'
.' r^Xe 17 avril^ il y à eu un- exerck^ public dûm lé
petit séminaire du diocèse de GoutanceSi^ établi à Sot-
tevast^ les élèves des différentes classes ont exjpïîqué leurs
auteurs 9 et ont répondu sur l'objet de Içurs .études.
Les prix ont été distribués par M. l'abbé Dancel, curé
de Yalognes, et gi^and-viçaire. Ce petit séminaire, di-
rigé par M. Le Barbenchon, compté déjà un bon noiii'
bre de Sujets 5 et donne des espérances au diopjèse.
—'M. l'abbé OUivier, granctvicaire de Saint-Brieuç ,
ot curé dé Gouarec, est mort dans ce lieu, le 16 jan-
TÎer dernier. Prêtre fidèle à tous ses devoirs j\et db-
tîngùé par plus d'un genre de méi'ite, il étoit particu-
lièrement cher aux pauvres, et laisse une mémoire-
respectable non-seulement parmi ses paroissiens, mais
dans tout le diocèse. Ses obsèques ont eu lieu , le 1 7,
au milieu d'un nombreux concours. M. l'abbé de
Quélen, vicaire de Rostrehen,. a prononcé l'éloge du
vertueux curé. Depuis on a encore célébré, à Gouarec,
le i5 février, un service pour lui, et, pour $e con-
former à ses intentions , on a distribué , après la cé-
rémonie, une isomme de cent écus aux pauvres,.
KOITYBLL^S POLITIQUES.
Paris. Le jour de Pâque, il y a eu, à ane heure, grande
réception chez le Roi. Depuis long- temps on n'en a voit va
une aussi brillante. LL. A A. Rk. Monsieur ,' Madame ,
Ms'. lé duc d'Angoolénie , M^. la duchesse de Bérri, ont
entendu la messe dans la chapelle da château , et ont reçu
immédiatement apre« les personnes qui avoient eu l'honneur
de présenter leur» hommages à S. M;
— S. A. R. Madahie, duchesse d'Angpulâme, a remis k
M"**. Yoyer , présidente de la sociéléd^s dames de la Charité
Maternelle de Mete, une sotnme de 2000 francs pour subve-
nir aux besoins de cetle société, l^a même Princesse a {ait par-
venir un secours de 3o($ fr. aux malheureux incendiés dé la
paroisse de' Saint- Aubin^Riviëre (Somme).
•*<- Le la avril 'dernier, jour amiiTérsaire de rejulrée' de^
f 556 1
$• A. R. MoKftfveR ààn» la capitale , la garde natibnale faS«
fOtt y comme noiM l'avoD* dit ^ te service auprëi tic la fter'* ~
•onae de S. A. B. Les P^ioqet et S. A. R. Mif^j^MB oiat vi-^
site les gardée nationaux , et leur ont adresse des parolee^^ .
pleines de biênvetllanoe. Dans l'après-noidi , tout )e poste-
dlionneur a été invité k un repa«, qui ëtoft préside par um
des officiel:» supérieurs de» gardes du corps de Monsieur. Ce^
Prince a paru aa dessert , et éa présence a elcîté les pfus vive»
acelatfiati^s.
>*^ Le âo de ce mois, à 'Une heure, le Roi passera la
revue de sa maison militttre et de la garde nationale , 'au'
Cbamp ^ Mers. Une députftion de chaque corps de l'année
qui 3oit être présente au baptême de Ms'. le duc de Rordearnt ;-
assistera à cette revue.
— Le foup du baptême de S. A. R< M«'. le duc de Bôrr
deaux , il sera tiré dans tontes tes places de guerre du rojiauuae*'
une salve d^artilferie de vingt-vii coups de canon.
9^ Plusieurs, témoins ont été déjà as^fghés pour comptfrtqt^'
Ire, le ^ mai ,* devant la cour des pairs', et faire des dépdst^'
lions relative? an complot du 19 août dernier*
-— M. le <omte Se Chabrol , préfet de la Seine , a fait
frapper, en argent, quinze médailles, dont le 4u|et est la>
présentation dà duc de Bordeaux à la France, Ces médailles^
seront distribuées, comme pièces de managey a dx quinze^
Jeunes allée que doit*4oter la viHedè^ Parts ie jour 4lklNlpteixin'
dn Jeune Prîi*ce. ' "'' ^ ^^m;^** **^
^ La police eitt à la rêcherthè à^im individu quf ^ retiré
dans une commune de TAin, y attondoit,, dit-ot) , i^'^momint
de paroitre en habit de général ipour M m^t^e- à la lêle d'tH»
fasfeml4efnept. Le maréchal duc de' lSe(lune a fait arrêter
Phpiedu prétendu général ^ «t nn autre individu. ^Umetti
soupçonné. O^ a trouvé danf le domicile des étoffes pl-^rea
à façonner des drap^ux et dés4;ocard^ Irieolores^ ein^iqné
divers papiers. On a aussi arrêté à Lyon deux Piénkolfttoîé;^
tnaii on ignore la cause de leur arrestation.
— Une tranquillité parfaite règne dans loatee les provinces
dn royaume des Deiix-Siciles. Le gouvernement provisoire
a;ren^ii,.aa noo^ du roi^plusieim décrets .imp6ii(àns^L*ttii
éle <:^s |lf çretS; ainnulle toiUes les nominations d'emplois. et
toutes leeconcessiplis de |[rades, décorations et, fa venrs qnelq
CMqoes> atcordées de^is le 5 }ùi|let 1 8ào» Un^ autre deoM
à ponr fettt de faire rentrer dans leurs foyers, dans le plujjr
bref délai , tous Tes e'iudians <}ui 6ç trouvtjnl à Naples. Une
commission prqyîsoire de Iroas magislrais 8er% créée à Na<^
pies pour prendre cannoissance des motifs qui auront occa«»
•ionné iWrestalion des détenus comme suspects.
F*7 La nouvelle^ de la déroute , de l'armée napolitaine et
de l'entrée des Âulrickicns à Naples a été reçue en Sicile
avec les plu» vives dépiionstra lions de joie. Toutes ie& villes
et toutes les Communes se çont empressées de maiiifester par
4es adresses -leur fidélité à leur souverain.
-r^J^ ville et le duché de Géties sont rentrés datif fl'j^rdre;
des députa tions. ont été envoyées de Gènes au roi Yictor^
Emmanuel et au duc de Genevois. Le ii, un corps 4^.
troupes autrichiennes a pris possession d' Ale&andrie et de la
eîtaaclle au n o|]a du roi 4^ Sardaigne. Avant d'entrer à Tu^'
rin, le général de la Tour avoit publié une ordonnance^;
portant qg^il seroit créé une commission militaire pour ju^er
tous les individus prévenus d'espionnage et do subornation
.des militaires. Les individus, sujets du roi et étrangçrif, qui
«ont arrivés .à Turin depuis k ,i^. Janvier dernier^ ont eu
ordre d'en sorlir dans les vingt-quatre heures, à moins q^'iU
^'obtinssent vm permis de séjour. Le duc de Genevois a 'fîiit^
f^ùÙtiir ^ne amnistié a tous tes soldats gui rentreront dan9
^uflAe^im^ Içi^.so^^ffidi^s^'abtiendro^t leur pardon m'a^
près un examen duquel aura résulté leur |ustifi>catiQn« Mata
les officiers ^i '«fil pris part à hi première rébeilio» def
Iroupes seront déclarés ^ibn«. ._
. o^Les journaux anelois annencept que .t'en a découvert
une conspiration au Cap François. On nomme parmi les
chefs 4tt complot le duc de Limonade et le général Richarde
On dit que leur pfaii étoit de ndassacrer tous les hiancs et lea
mulâtres. Les principaux conspirateurs ont été ametés, e^
conduits an Port av Brince pour y être jugés. . ]
<:nA^BRt^l>E5 PAIRS*
Le 91, la chambre adopte , sans ditcussi^, les nx projets «|6ilpi re^
latifs atf r^glèmenf définitif <iu budgéf d|é 1819. M. le pr6ktent dil .
eoméit des ministres et M. le %àn\e desiicéaux comhiuniqtie^tli V^^
senihl^e deux ordonnances du Roi. lv« -première contient fou ^jetî .
<le régleme?it judiciaire sur k^uel S. M. appelle la chambre |i lai^fé^
maUr les observation^ dont |1 paûrroH être susceptible. Li 8eoon<i0
( 35a )
a pour but He fixer lé costume dont MM. les pairs devront être re-n
Têtus darw rexercice de leurs fonctions judiciaires. La cliam1>re re--
çoit ensuire un message de la- chambre des députéi, portant envoî de
la résolution, adoph^e le 9 de. ce mois, et relative à la conversioi^'
en place publique de Tancien emj^lacement de T^difice où a pérs
Mv. le duc de Bt^rri. Cette résolution sera imprimée et distribuée-.
lifL. le comte LecouUeux a été -élu secrétaire, en remplacement^ de
M. Dubouchage. M. le duc de Lcvis a termine^ la séance en renou--
Telant «a proposition relative aux. majorais, proposition Quifut prise-
en coûsidéittfion , Tannée dernière , mais qui n« put être disèutce , k
catite de la clôture de la session^ «- ■ . • >
CnAMBBE DES DEPUTES.
Le 31, M. le comte de Boutbillier , rapporteur de la commi^tsion
chargée .de Texàmen du projet de loi relatif au domaine extraordr-
Bâire, |jFopose Tadt^tion de ce projet, moyennant quelques amen^
démens, dont le plus important tend à accorder aux personnes qui
ent rendu des services au K01 ou à -TËtat, et5[ui n'ont ^u étoe cia»*
sées parmi les pcnnonnaires de TËtat, une pension sur le domaine
extraordinaire , . qui ne pourra excéder 3ooo ir. , et sera fixée- par une
ordonnance. L^impression de ce rapport est ordonnée.- -^ '
M* ht ministre de rintëncùr soumet a rassemblée l'tun'end^ment^
Croçofé, par la chambre des pairs, à larticle 44 ^^ projet relatif a>
i circonscription électorale ; cet amendement concerne la division
des arroudisscmens électoraux du département de Maine et Loire.
La, chambre donne acte de la présentation de ce projet; et eri ot*^
doftne i'iàpressîon et la distrihutieai* ff-. Sébastian! éeinnde s'il ne*
tîmAroilt pas discuter laioi entière. Mi* lé présidélit-irajtoi^è q#e cette
question fut élevée en 1814» çt futrejetée j)ar ta cbamW.
Le ministre de l'intérieur passe a la seconaQ commanication , qui est
relative au- clergé ,♦ et dont il en expose amsijcs motifs:
«Messieurs', on 'peut parler de religion aux hommes d'Et^f aussi
bien qu'aux aines pieuses: Si elle est pour celle's-ci une sourée dé jmi
et de consolation, eHe est au jugement des antres un puissantlnoyeii
de gouverner, puisqu'elle sanctionne les lois humaines, menacé d'tXn
vengeur inévi(>iible le ci-^me qui échappe à la justice d^s tribunaux , et
détourne, autant par ses promesses que par ses vengeances, des délits
qu'ils ne peuvent que prévenir ou reprimer par des menaces trop sou-
vent impuissante.s. -
» La religion est cpmm^ la lumière; ceux là même qu'elle impor-
tune ne sauroient en coi^tcster lâ nécessité. Elle Tournit à la «ociété*
hrplu^ét^ndUeetla plasiurte de ses garanties. La Yuaintenir est donc
un devoir j la conservation de la oiiilisation le commandée; un nombre! ^
infini d!iu4ividus^ lu réclanuent, et la mettent au riuig de Ifsurs phi»,
pressant besoins, s . , - ; ...
» Qn a beaucoup fait sans doute depub i^in pour la religion et se»
ministres j mais Uéà reste-t>il rien d'essentiel a faire? A cette question
( 535 )
réipondeni; ]és r^ekrttiaition» quVlèvcnt ide toutes parts les communes
et l«s conseiis>gér.éraax des départemens; le budget hii-méme, dans
lé citapitre du clergé, montre des vides à remplir : quatre mille vi^
^resne reçoivent de TËtat que 260 francs, et doivent attendre def
communes tin seoovrs souvent onéreux pour elles, et par consé-^
<|fiènt a^er pour ceax à qui il est offert'; trois mille cinq cents villages
attestent la viduité d'autant de paroisses qui soupirent après des pas*
teur»: une multitude d églises sont à construire ou k réparer, monii«
ment À la fois de pi4të et 'd*architecture qu*il conviendroit d*entrete*
ttir.poiir l'histoire et Tulilité des art?, lors même qu'on ne dftvrdit pas
les coaser ver à leur première destination.
,* )> Enfin., cinquante arclieyèques on évéques sulfisent-ils poiir diriger
' dans des voies de sagesse , de^ prudence et de charité , les nombreux
pasteurs du second ordre, qui,^ dans un trop grand éloignement de
leur chef, échappent à sa surveillance, et peuvent tomber d^&s le re*
lâchement^u le rigorisme ?
» La France^ avoit autrefois cent trente-six sièges cathédraux. 0&
peut croire qu'ils avoient été érigés avec la profusion que permettoienl
tes anciennes et inunenses richesses du clergé 4 on avoit alors le supei<>
flu{ on ne peut prétendre aujourd'hui 'qu'au nécessaire; mais il ne
fout plus tardev d y pourvoir.
. » Lorsqu'en 1801 les autels commencèrent^ à se relever, il falloit
composer avec les habitudes que l'interruption et le mépris du culte
avoient introduites. Le gouvernement d- alors- ne t'étoit pas encore
élevé au degré de force, et de puissance auquel il parvint depnit. U
ne. fit pas tout ce qu'il vouloit; mais dès*lors il prit des eil^agemens.
On pourroit nommer les évéchés. qu'il vouloit eneore établir, et qui
auroient été érigés , sans les qùei^enes qu'il eut avec le saint Siège.
» Le Roi a ejB sans cesse présent à Vesprit et au rang des pins vifs
désirs de son cœur l'entière restauration de la .religion de l^tat. Il .
3'en f^ çteiif^ dêpuia.plwûeiiics ai»liéc$; deis eiitbarras dargeitit^- d*^:
difficultés d^ plus d'un genre Vpnt retardée. Aujoupd'bui l'étst pÏ99>
prospère des finîances lui permet de l'occompUrf $. M. peut, sans
<nt*onse4ette dans des gestions difficiles, et non moins superflues,
donner à Tëglise de France, sans profusion ni parcimonie, les siég^
nouveaux dont elle a besoin, dont la nécessité est dès long-temps
reconnue, et pour lesquels il existe avec le ci«èf de l'Eglise des cngs^^
gemens anciens et nouveaux. C'est pour les remplir, c'est pour satis*
faire au devoir cruiles dicta, pour, répondre k des vcèux nombreux
et répétés, que le Roi nous a ordonné de vous présenter un projet
dç loi,K.
Ici le ministre entre dans Tanalyse particulière de chaque di^osi-
lion du projet. Il continue ensuite en ces termes :
« L'utilité de c« que nous proposons est depuis si lông-tcmps recon-
jiuè, l'exécution en est. si désirée, que 'vous ne refuseriez pas, Me»*
sieurs, les fonds qu'elle exige, dussent -ils augmenter la massé dés
impots. Mais nous avons ce bonheur que, sans rien aiouter aux char-
ges , on peut parvenir successivement à satisfaire tous les besoins.
» Au lieu de partager, ainsi que cela se fait à présent, les e^inç-
f 534 >
tjoiis âeti pcnsioiit e€c1i''ia«ti<|ves entre le f résor et les Miccésseiits ië»
foDctionnaires pensionnas qm drcèdeufc , il suifirà d'affecter aux dé-
penses Hu derg^ )a totalité des extinctions. Le trésor ne perdra <p>e la
petsp'ective d*un amcrfissetnent futur ; il acquittera une dnlte inévi-
table, par un sacrifice insensible dont les contribuables ne- FCtitiront
pas le poids , oui af>porte]ra même un sonlagement direct atnc corn*
muncs, en le* aifpensant, a mesure que le traitement des ficaires sera
augmenté « de leur fournir un supplément.
. » Les *- '* ' — »- -^ *—
sièges
des nouveaux _,. .^ , _ _ _ ^ , _ _ .__
fonctionnaires ecclésiastiques et des anciens reliççienx et relîgtèuses^
enfin aux réparations des cathédrales, des stmiBairev^et des bitimens,
et autres dépenses diocésaines. * .
. p Deux, sommes sont port< es pour ces objets, Tune de Goo^^oo fr.^
au chapitre \l du budget, Tautrc de 700,000 finncsdanalès dépenser
fixes ou ednmunes k-plusieurs départemens. €es sommes ,^qui s% mon-
tent en total a i,3o^ooo francs, pom^nt 4ftro, dans quelques anné'es,
rayées de ce chapitre, et acquilti es par celui des> dépenses-du r.lerg^«
L'extinction de» pensions , ICrsqiL'eUc sera entièrement -consommée ^
y pourvoira suffisamment. • '- • -'
j» Ainsi on peut dés a nrésent , sans augmeiiter Jesduivge»,^ el même
avec la perspectiTe de tes diminuer, accorder à la ffeU^<»n de-I^Etat
ce qu'elle réclame, ce qur lui étoitntolbis depuis lonf^tempa, eft^re
en iiiéme temps aux communes le aonbiebien-de lenr dennenl^n païf^
tcurs qui. leur manquent, et de les dispenser des stfpnk'mcna de rctti-
bntipns auVUesleur fournissent; enfin épargner plus tard i,3oo,6eo fr«
sur les dépenses publiques ». ^
Voir i le texte du projet de loi , dent la dificusndn sera sotrteÉme paSr
MM. les conseillers d'Etat Benoist et Oelumalle. 1
■ Âft. r*». A partir dn t»». janticr itoo, les^iiieBmns^ecl^tâiriqn^
acfuelltment<'éxiffta'tttés,-ctc[ui sont iTnmieneifnétit retraorlir«j; çf« crér
dit.de la dette, à raison du décès des fMcnsionnaiftes, accroitrowt. aïs
budget du ministère de l'intérieur, chapitre d» cl^é ; indépendam-
ment des sommes qui, ptir.snite des décôs> des pensionnaiie» en-actir^
-vite, sont ajoutées an paiement du traitement eoinplet de leurs sue-
cetseurs.
. a. Cette «uçttèntatîon de crédit sera successivement employée :
10. A rétablissement et« la dotation des douze sièges énWopaux
dans les WHesoù leBoi Je jngeiu néceasaite.^ La cireonserip^ion de
leurs diocèses sera concertée avep le saint Siéffe, de manière à ce
qu'il n^y ait pas plw d'un siège dans le ip<^me département ^
30. A Taugmentation du traitement de«< vicaires qui, ne reç(.»vent
actuelloment do trésorque a5o francs, de celui des ncjuv^aaut cWs et
vicairi» à établir^ et f énéralement à IVmélioTatioo du sort des ibne-*
tionnaîres ecclésiastiques et des anciens religieux et reli^^iewes ;
S^*. A TaccroïKM ment âea fonds destinés^ ani^ répa^K^one des cathé-
drales'/ des bâtimens, des éyÊch^s^ des si^i««if^et.^ii^e» édifiée» d«
•lerjiSdipcésuitt. . , v - , , . ._^
(855)
• ' La cliambrerenv^U ce pro^t. ii rf.xân%én d» bure.aux. On re|>r4'n(l
lu di?fus'«u»»8ur rex^ortatioDdesgraiiw. M, de Sesmâisons propQsf^ un
Bou^ainéndement , qui ëfablit une cUstribution^ nouvelle des dépjir-
temcm en ••ix clasRcs. M. Tarayfc vbfe conttele projet M. Deniarçay
pr^Aenre une s^e d'atnendieniens. Lé frojet du gouvernement e«t
«Qu^enu par M. d'Héfy àOysità, M. Beau»éjoûr f<»if an long dl<ïcours,
et çuncltit au rejet du* pr(^el. M. U' pvé^iiient annonee ia smPe de
}sk dîscus.4on pour le zX P^tmeim membres de la droite a^é^rient
qu'il' ne peut y av«àr de séance le lundi de pàque. On va, aux yqiix. ;
Il la seconde «épreuve ; la majoritiS décide .qu*il y aurn seaiice le 23,
• Le aS, on repi^end ht di9cuâsion dn projet .de loi imr Tes ^aùis.
M». Puymaorîa parie en fat eur du projet , et présente un amende^
ment. M. de Rouk (des Boucfaes-du-Rhône) lit un fort long diacMirs',
Îiii a été plnsiew-a foif interrompu p^r 4^è éclals de nre Âralungés.
.*^onorabie membre a voté contre je projet. M. de ViJl^je/ait voir
ûue le projet de loi a pour but d*étanlir un juste équilibre eniit^
t iinpoHalio^ et le» besoins des cOUsoïnniuteurs'; çans niincf <'eux-cî.,
^m.ooit du motos fimiler une iétroduiction qui dVsoIe les ci>1liyafeun
4es ^prdiitle la Saône et de la Garonne. Des mesures législarives soiit
nlonc indl^pensiible». L'orateur répond au,i oJ^eçtjpna des adversaires
du projet , et termine en yotant pour l&i conclurions de la commis-
«i^n, si le. ^ouvtrnèmenf les adopte, etfpour les amepdemens;con-
«cntis par M. -Je- ministre de Tîntérieur, si le goUTern^ment persiste à
^ regarder* comme les ^edls admissibles. M. Humblot-Conté appuie
Iqs luriendenens de la eoBunissioU , sauf quelques mçdîfieations. «
Le bill en faveur des catholiques an|;)ois vient 'd*échouer h
la cbatnbredes^atrs (voyez pr ècédémment. nos n*». 686, 687,
694 >t 698^. Le t6'àvrif , lord Donoughn&ore proposa lai se-*
-cÔBcle^ 4ecttirre.dll èlll; il rimpela les côiKiessioiis fattei gnc*
cessîvement par le parlement, en 1778/1781, 178a et 1^3;
mais depuis les cathoïiqfies ont écnotié dans leurs tentatives
pour obtetitr^ae nouvelles faveurs. Ils seront sans doute plus
heureux aujourdlilii i que la chambre' àe$ coinniunes s'est
prononcée pour eux. Lôrd Donoughiapre n'approuve pas la
seconde partie dû mil , relative aux restrictions à imposer au
<lerge. Catholique p^ur ses comaninications avee Rome.
Le comte de MansBeld parle avec force contre le>ill ; Tévê-
Sue de Londres et Pévéque de Chester le secondent; lord
lederdale est du même avis, quoique ayec moins de chaleur^
D'un autre <:6té, le duc de Sussex^ frère du roi, prononce
911 diiCfiurs.eA. faveur do bill ; le marquis de BucLinsfham,
révoque de Norwich , le comte Harrowby, parlent dans le
même. sens. Ua discussion est reoiise ak lendjsma}n,:^Vlà
léa&ce est levée k une heure dn matin. * "^
( 556 )
Aa commencement de la séance , iVvéqne d'Oxford avoît
présente une pétition contre le bill , et l'ëvéque de lïprwich
nne autre pour le bilt; celle-ci ëtoit signée de' cinquante-
quatre membres du clergé anelican. Lord Grey a aussi pré«-
«enté deux pétitions de catholiques qui témoignent leur re-
conuoissance du bill , et se déclarent prêts à prêter le serment
prescrit. D'un autre c^té, on dit que l'assemblée générale
des évéques catholiques d'Irlande , tenue ^ Dublin , a dé*
claré qu'elle ne ponvoit adhérer aux restrictions jointes au
bill y et qu'il seroit adressé à cet égard une pétition au paf*>
lemont.
La discussion a été reprise , le 17^ dans la ckamlire 9e|
5 airs. L'évêque de Saint^Davîd's a parlé contre le projet. Le
ùc d^orck déclare que: le principe du bill lui parott oott*-
tralre aux considérations qui ont appelé sa famille au trèney
et que , pour lui , il ne donnera jamais de pouvoir polîtiqo»
aux catholiques. Le comte Darniey est affligé d'entendre ml
tel langage dans la bouche de l'héritier du trone ; il avott cru
les préjugés contre les catholiques évanoui» ; le discours d^
lord Mansfield Ta tristement détrompé. Le lord chancelier,
le Iqrd Liverpool et le lord Sydmouth, attaouent |^n el
l'autre le bill , que lord Grenville et le marquis ae Lansdoim
soutiennent.
EnHn la chambre est ^llée aux voix ; il 7 f eu 120 voie
Cmr la seconde lecture, et iSg contre; majorité contre le
H, 39. AiuM les eq^raiieei dfi^çf^holiq^ aq g| »é s •Qaê is»r
core Kieculées.
LIVRE #rOÙVEAU.
Traité du Plain-Chant (i).
^ _j du plaiii-chânt y la ma«
, _w composer, et offre ensuite
jiuppiu:a.i>vu UC CVS rf;gi<:j8 pour diverses p&rties du chaat de L*Bgllse>
Cet ouvrage, assez coprt ( il n*est que de lâo pa^es), paroit renfermer
tout ce qu*il y a de pins utile sur un ob}et qui n est paysans JmpiM^
tance pour les ecclésiastiques. ^
■ • ■ - - - 1 . ' I ' • - - - ' —
* (i) I vol. in-12; prix, 1 fr. 26 c. et i fr. 5o c' franc de port. A Poi-
tiers , cha^ Barbier $ et à Paris, chec Axl. Le Ottt, au bureau âe ce
jourtfat
(Samedi a8 a^ril iSai.y ( N*^. 701.)
y^
Les Orateurs chrétiens, ou CAoïx des meilleuts Dis^V
çQurs prononcés dans les égides de France d^puhi^
Louis XIF jusqa^^à nos jours ^ 26 vol. in-8**. (i), .
Cette entreprise, qui sivoit éte.înl^^ronipue pieQr-
dant quelque temps, vient de i*ep»*endre aveq uo^i
nouvelle activité. Le i^^ volume «voit paru en 1818^
et le Ii^ en 1819; nous en rendtoies compté
dans nos n^. 4^7 et 609, tomes XVIII et XX.
Noos dtiues alors ce que nous peûsÎMS, et de Fen**
treprise en elle-méaie , çt, de Tordre qu'on ,y ^sui-
voit , et du cboii des discours , et de la réda/ction des
apalys^s. l^ous ne reproduirons' point inutilement
des réfieûom» qui ne sêroient pas d'ailleuirs toui^
applicables aux volumes qui paroi^sent, et nous nous
contenterons de donner une id^ de cett^' suite.
Les notiveaut éditeur9 oiit donné >u€ce$$ivemei)t
six voiiisues^ daos l'espace 4^ peu.de mois; ce qvji»
joint aux deux tomes publiés d^iis l'origine^ fait fiuU
volumes. Le t*'''. et le II**, de ceux qui oil^t par^ c^te
année 9 foi-meni le» IIP. et IV**.. tomes de la cpilec-
(0 Le pnx de chaque volume brocbé, non cotàpris lé 'portf
sera de 6 fr, pour les sousoripteurs <|ui se feroDtJniccijre jui^
qu'au Zi mai 1821; les personnes qui souscHroni aprëjf cétf^
époque, |Xàiyeroat 7 fr. les volumes publies, «et 6 fn seule*-
ment les Volâmes restant à paraître. Chaque vûluroé , franc
de port , coiiiera i fr. 60 c. de plus. Le^ 9 preniiiers sont en'
vente. On tu: paie rien tVaviance, A Paris , eues Biaise jeaçe;
et' chez Adr. Le Clere , au bureau de ce Journal:.
Ton^ XXFÏL U4nd de la Religion et du Jior. Y /
( 558^ ).
tîoo f et terminent la première série ^ suivant la dis^
iribulion annoncée dans l'ancien Prospectus. On irouvé
dans le tome lU*. deux sermons du père de Lin^^-
P[cndcs, six du père Clieniinais, deux du père de
là Rôciie , et trois du père Hubert § l'un et l'aiifre
de rOratoire , et un de Tabbé Charleç Boileau (qui
u'étoit pas le frère du satiriqiïe) , mort en 1 704. On
eil un peu éiotmé de voir reparotcre dans ce'volume
des semons en père de lin^^endes* II y en avôi^deja
un de lui dans chaeun des d^x volumes préèi^dens.
Nous ne coiicevows pas trop pourquoi on a ainsi séparé
les productions du même ciroteur; il seiublé cjbe ces
sérnion^ aUrotem é\é plus nàrurèllement' placés à côté
iës'UQS des autres* Quant aux sermons du fièré Cbe-
RHilais, il y éUàvoit trois dans le volume préeédént;
mais il est moins étonnant qu'ils soient séparés; on
p^Ht croire qu on n'a pi*i réunir dans un mêpié vô-
kimé tous ceu* qui piroi^soiv^nt dignes de figurièr
dans ëette édition, i^ets sermons de Cbeminais' soqt
rénommés pour ronctiôn qni y règne.
*;• Lfes atttre* sermons reflferméi dans ce Vdïlifbev,
ceux de la Roche , d'Hubert et de Boileau , tie son i.
poitit sans mérite. Ils sont précédés de noiifcésr sur
ces prédicateurs, et suivis d'ënalyses de leurs dis-
coui«. Ces- JNsalyses nou» ont paru rédigées dkn& ou
Çenvfi un peu moins louangeur que celles d,es volumes
précédens; ei par-Js^. même elles peuvent être plusi
tttiles.
Le lome fV se compose de treize sermons j Savoir;
<Jeux du. père de Neuville, dçux d<^ t-a^fi^îm, mi de;
Gri&it , un de la Boissîère > d«tix de Fromeniières^
^\cinq de Soataen. Peut'-êlré de N^uyMle hiéritolt-il
érfour&ir davanta^fe à là collection; ce prédicatfct*r
et soti abondaûcé n'est pas siérile, Conitii^ celJKf d|^
d'ay^ir inséré dan$! 3» jf^lepUù^ eiiiif. sc^fmmif éi
^om^im; €«s disccHjr^.^oint tout-if^ft^U ^^rungi^rs auf
Gl^iiQStâJtiôn9 dnD^ lesqii^fsllas* cet evéque a^Jài^^ e»r
gdger dl^ris sa vi^illeâ^; a^is: on p^ut êtjfq éiQfiQO
4es (Blôgô* <ptcQssi& fjttW loi â^t^m diQ».; i^ ^oiiç^
en lêta de a^s disio0ur4* lA pàvj^^imM^ C^l^ hkm
que d^im ^^eiUm^é àç ^^rmom^i ^rfmmi^^^^n^^niQés
dàleiet'conuii^ wn dç$ {i[to^oâèl}rei |)i^4ii9«t9f))^4?
icm temps; ellçlio $tii}>{]«pae lit^ a>F^q^Q||ird^)Q t -h
père la Ghaiae y at a^unes j^$tiii^^ dot^t^ .^îo^^ll^jiil
peu fortesy et l-amêw do k wlic« MwpWid^!)»^ 44?
fier un peu plu^ de im pivtHi: artifice* :4eriî;fl*pri|i 4^
liwfit pp«ir feW^ afHs^ <îâup ouf» gttfi»d& fnpi^Hqn à
un prédLîeaieiir^ Sbanè^ eut qufi)qties;^tim^s^4^f1>f.W
qar ^€1»,: ttir^ïâ «lênwt lîg»j^ (juar^J^ii mat|ref ^4^ i'^
loijueAie. !^ yoiIa ^li troyèx l4$ I>i«ûobQalr!^s h}^\^
siqnei ^lwla noiicQ à /eapies ^ il r^h^ Xé\é^JI^' (U
V:}.meta, f^ree (fw oettê y^U^ éraqt su^ tm^. jnu^^
ter« U nry a ffObugùA petUà.dîf&cuIié à <iç(te am^^^^^^
t:e&i i^Ymer^ uteit pcÂal^ et. nV jamsiU éiÀ:^^^
Jtm9r;€ûitt0 fccqnooïéav Là .^«inde rpme .j^^%. \mMt
-ée.c«isâéa dttf^bônê^^ qf tpuç^èeuis qw 0poa[oî$ftwt
le. Yixaniis savent asse? q»e ce piiys ïia point de roqiej
et <me.Ij3$ cattiiuupiç^JQ^ j sont inênie trè;!y<l»ï$içiles.
. ( 54a )
£$X un )>etk çOfti» m^^jtqé pour êk^^w ce coryphée
de rappel.
A la fin diiî IV*. volnitte éo^ OrsOêtà^é chyétiens ,
réditeur itnuônce qu'il aurm vd«ju placer dâda- cette
série les sfermoDS dé Seliattit (i) et de Toiirnemine;
mais qu'il n'a pu se les procurer. Jie le crCMS| car ces
sermons n-ôiit pas ëté imprima. On a seutement du
père Senauit des Punégjriqûês dé saints, en 5 Vol.^
tnais ses sermdrb^ quoiqùlb lui -eussent fait une
Ende réputation de son temps ^ nV>ni pas vu lé jour;
père de Touthémine àvditpréché àsm quelques
missions; mais 11 se li?ra généralement à d'autres
travaux due ceux de la diaire, et il n^a point para
de recueil de ses sermons. Je ne sais dono pourquoi
dans le premier Prospectus des Orateurs chftkùms,
publié il y a trois ans, on avoit annoncé des ser^
mena de Sènault et de Toumemine; c'é^tnuie pcs:»
messe qull étoit diflkile de remplir*: .^
Le I V. tolmne termine la première série; co foî
indique que les nouveaux éditeurs ont adopté j; au
|]^<>itis p^it cêllé'tà^ M^i^ in<4to Vasfe^N|i^{aii^'
cieû Prospeduà ne r^nuôn^t. Ï^'V*. voltiÉBr cotI^^
menée donc la s^econdé séhe. Ce vdume^ elles ti^giU,
soivans> sont remplia en entier par deux: avena éi
le carême de Boundaloue. ]Vous ne saToas sifcm.se
5 repose d^inséi^ fnus les sermons de ce célebreacer:
icateur; 'maistm n'a omis aucun de œux^qm.sç
trbmrent dans kis^ édiiide^ ordinaires de Boiii4aiaoè
pour Taîvenc et le câréme. «Après BourdalotHi^dblvem^
venir Bossuet,; Fénélon/MassiUàn^ et nièiiBe #au*-;
d^pretèian^opM çoBQ^t îiaitude prédicaliiir de et suifiii^
(54î y
fres predÎGateursj^Ios modernes; ee tpLi appose que
cette âérie sera dune graDde étendue. La cotlectioii
entière doit former 26 voïumes«
Les sermons de Bourdaloue sont» comm^ ]e§ au-*
n'es, précédés d^x^e notice et suivis d^analyses, qui
sont les mêmes que celles données par îe pè^è Bre^
tonneau. L'éditeur en prévient, et nous croyons qu'il
a bien fait d adopter ces analyses, qui sont rédigée^
ayec soin.
NOtJYELLKS ÏCCLÏSIASTIQUES.
: Paris. Les dernières soleniiilés ont été célébrées avec
un grand concours dans toutes les-paroisses.Le di-
iftancfae des Rameaux^ le vendredi-saint, le jour de
Pâque, l'aiBuence a surtout été considérable dans les
égiises^ ; la plupart même n'ont pu recevoir, la ibule
qui s'y portoit. C'est dans ces occasions partitulîèie*
mei^t^.qu'oapeul se convaincre de rinsuflKsance de
Cli^ieHrs de, ces édifices reUtiyement aux be^oini âe ,
|m)li(iBs,^M|s<çft, ç0mjçae jyotire--Paine^ bamt-Sulpiçt^'
painjt-(i()QQ et Saint-Eusiadbé^, combien d'auti^es^^sont
étroites et resserrées! Paris avoit deux centciiiquianfe
églises avant la révolution, et n'en a pas quarante au»
îourd'bui ; tout le reste a été abattu ou dénaturé. On
adroit pu, en 1 801, rendre au cidte.un plus grand
npmbre de ces édifices, qui ^bs^stoien^ encore; mais
de'^misénibles vues d'économie présidèrent encore à
cette' inie^iice.. Un. n'accorda qu'environ trente^six égli*
Be&f dont quelques-unes même ont été retirées depuis.
Ainsi, dans le premier moment, la jolie église delOra»
toire ,»rue Saintp-Honoré > avoit été destinée à servir de
succursale à Saint^ermain^rAu^evroisfon n'en a jamais
)Oui~^ eV quelque t^ps après elle fut é^liquée à uii
ti«4g«M<n'Affi^ttt^ ©tt ta cédé^ «fax ptotèstetts». L^égKse
daut plusieurs années ^miA parctbse ; maiâ iliplut^ tty a
eoyJlM 4irXftDa»> ÀruA-a^minitti^tour ^iIoi^.^b créciil de
\^f^\j^ s^pi^viijQQr I .p^ur la j^]t(air. a S|aîiit^E^i^ne-4A-*
M0|9|t,. qViOÂf 1^ celte 4e)$9i^ p^poi^se fut ,àk\k trèf-
Senp^id^jrable, Ce.fut,ençpi;f w?Le W9,oç d'écancwie.^
icta cett^ suppiessi^n ^e£C[uitie y réglise< é(.où louée ^
él en vouloit â^hurger la^flle df cette dépense, il
fallut, pour, une telle considéra^on, priver deâ itïittiéi-s
de paroissiens des secours^m leur étoient nécessaires,
P^e seroit-il pas dign.€;'d'Mue. adijiiijisliiatio.ip plus équî-
tahie de rendre à l'exercice de la religion une église
ancienne, bien bâtie, et située dans un q^tarlier ti^cs-
peuplé? Il est «d'a^utres quartiers qui éproti vent encore
a cet égard de grands besoins;. Quelques églises pâ-
réîséiales Sé^nl lî'une exiguïté fort incommode ^ Notre.
. Dame-td e-^Lorette , Bonne-^Nôu^elte , Sainf^^Elîsabetb ,
8aint-Vince|it-de-Paul, Sa4nt-{>enfs*àa-Mitrai9> nfi simt
^itit en proporlifJn avec Ifii population q<&i -y^ eàt ^
ta<:l|4e. JSMate^Yalèré , près les Invalides , éffre à pe(B«
J>]KpftTeaéè d'uiùé, ^li^e,,,S,§p^r(»>s.qiji;on^ ^W>
eess^itement éés mèrfurèstpptiîp pi'peurerattx fldèfe^^W
Je» ^c6ups qu41» peuvent i^sirer eti c6 gëtire,'et ^ê,
8i nèiWiie pontons rétablir *a cet égard toUV ce qat
osfetèit/ nous aamions au tmoîti« tirer parti du pçju
•^ Le liînâi i0 liitirs, a en lieu, â/Litnogés^ la ce*,
iréraonie de la pose et dfe U bénédiction de là pre-
mi^ère pierre du sémihéii^ diocésain. Le ^iocééë de
Limoges réclàmoil dèptiis long-temps' nn sémînaife
plus vaste 5 rancien aVOÎt reiju une autre destination,
et le local actuel «st reconnu insuffisant, fen i8f8,.le
feoji^eil-général de là Hau^të-Vieniie vota «rie somme
de 20,000. ft\ pour les construtjtîdns d'un nouveau aé*
mîiiûire. Des fonds ont été dèmçittdés aii gouverne*
( 541 )
m^it p0ut le même objet, et 8. M. ayiant accordé
une ^ommè , on a commehcé les travftax dans Fem-
plftcement dfe Tabbaye de la Règle , autrefois Occupée
par des religieuses de Tordre de saint Benoit, et dé»
toolie pendant la révolûXîbn. Ce ixj mars, M.^'évêqtre
s'est rendu sur le Heu) avçc ses vicaîres-gétiéreuiL et
les •^membres de son -chapitre ; M. le .comte de Cas^
téja , préfet de là Haute-VieHUe , l'accoiiipagiioit, avec
}>lusieurs administra tefur^ et ingéniées. Dn a chante
e F'enii Creator. M. le préfet,. tlans un discoùiù d^ufi
genre tout-à -fait religieux, a rappelé les soutenirs
qu'offi'oit cette àïicienne abbaye, et' les temps désas-^
treux qui la virent tomber so^us le marteau de l'im-
piété. Il s>st félicité de ce que ce pieux asile alloit
renaître sous lés auspices du Roi très ^ chrétien , et
pour le bien d'un grand diocèse/ Ce magistral a en-
suite posé et scellé la pierre, et M. résèque la bé^
«ite suivairt le rit uàité , pendant q\ie lés élèves dii sé-
minaire chantoient des ptaumè^. M. le supérieur d«i
séininair^ a pris ensuite la parole ; il s'est té]Oui de
voir -cammencer ces tfavaùr^ et a exhorté les sémi^
naristes i reootùioltrè ice bienfait tôyaJ , et à |>rier pocté
-lé' Prftice t^ poursalalmlie;' ii^a Éiit> fiwntbfcialâécésii
stté'Vle Facc^rd ëiitre ièsaaérdoc^ «t l^autel^f /cta fioi
par l'éloge du prélat xjui gouverne ce dioâèse aveoiant
de léêle, d'ùh premier magistrat qui faosiove <la a*eli«<-
gion, et des antoritésf de la ville qui leonisourent à
tout ce qui est utile. La cérémonie a été terminée par
le chant de VExaudiatj et par la bénédiction -qii'a
donnée M. Févéque. Une jmédaille, «n bronze, a été
6*appée à cette occasion ; elle présente Timage de la
" èainte Vierge. ' . ' ' ' ■
— • Dans une nofice siir M : Fabbé Jacques , Inort der-
nièrement, à Lyon, nous avons fait mention (n*. 690)
d'un écrit de lui, sous le titre de Preux^s conx^ain^
^c'anù» d^ la vérité de la religion chrétumnel Noua vc*
(544)
nons^é recêvdi:r là.ti*ôisième é^tion de 1^ et? petit cnr^
Vrage ; Dôle, igia^ în^ia de gSpagms (i). L'auteur s'y
étoit proposé d'dFrir au coimnan des fidèles un pré*
srervatii contre les progrès, de rincrédulité , et^ poair
atteindre. son but, il a choûi la fo|*me de dialogue^ et
È^esi borné à quelques principes dont chacun pût saisir
yenchainement. u établit a abord brièvement l'exis^
tence de Dieu et la loi naturelle ; piiis il démontre k
divinité de la lot d«' 'Moïse ^ d'où il passe à celle de
via ireKgîon chrétienne. Pour celle-ci, il se réduit à
quelques preuves plus sensibles, t<jles que ks mira*
'des, ies prôpbéties, la sainteté de JésuiM^htist , Tex-
ceUence q^ sa dt)'ctrine5 l'établiissement du' cbristis-
lirsme, le nombre des martyrs. Après avoir parconrn
Ces. six argumens, M; Jacques examine phisteurs dès
objections des incrédules , et fait soitir surtout tonï-
bien la conduite et les écrits des^ modernes conlum
contre la religion font peu d'honneur à leur modéra*
tton et à leur éi|uîté. Des gens qui eussent cbercbé sm-
cèrémènt Ja vérité n'auroient pas eu si sOuveist i*econrs
â; ce» déclamations et à- ces injures, triste lessoujve de
l'erreur et dé r£»prit de-partiy L'anteur eonibat' aussi
l'indifférence où * ftmiifïrm.f^tJ^P^ de gens sur des ol>-
jeis qui les touchent de si près. A ta as du volume
ae trouve une âpprobatîÀn d^ deïhie!r archevêque de
Besançon , rafort en f 8i 5 f. cette approbation est Âitée
du i8 mat i8ift , et lè prrtat y foîgnît une'nOle de sa
façon siir le^alut des idfidèles. 11 jugèôit, à ce- qu'il pa-
roît, que l!auteur iic s'éjtoitpas exprimé avec assez de
précision sur cet article , et ce fut sans doiitè lui qui
«ngagea^Fabhé. Jacques à feii'e unecovreetioirÀ ce qu'il
avoit dit d'abord sur ce sujet. Nous ne déciderons pa«
si la correction étbit^bien nécessaire 3 mais, dans un
(i) PHis, i fr. et i ff. aS <*; francfde port. A Paris, chct Beaucé;
( 54S )
.livve «ttssi; fA^ègé et aussi élémentaire qtie celui-ci > il
semble que l'on pouvoit se borner auic notions lésplus
générales.. L'ouvrage nous a paru d'ailleurs simple,
elaîr et précis, et nous croyons qu'il peut être utile.
. ' — Le^, cortès de Li$boDire suivent l'exçmple-de leurs
voisins^ Le a avril, on y a discuté .,U proposition de
M. Gameiro, pour mettre en jugement. le patriai'che
de Lisbonne , qui a pr4>te6té e0|itte la constitution > et ,
. à la fin , il a été rendu un dé<^ret poirtant que tout in*#
vîdtt qui refusera de prêter seritneiii> «mx bases de }a.
constitution, cessera d'éti^s citoyen portugais j il y a
eu 88 voix pour ce décret, et une seu^lé contre. Quant
au patriarche, il a été décidé, par 84 voix contre 5 ,
que Yindiyidu compris dan3 le décret précédent sorti-
roit du royaujne. Ainsi la forme i^épond ici au fond.
A Madrid, les oortès /ont résolu, de retenir les bulles
du nouvel arcbevéque de Tàrragbne , M. Creux., pi^-
cédemment évêqne de Geuta. L'évéque de Tarazona,
grand-^inquisiteur d'Espagne, qui est banni de sa pa«
trie, est arrivé, le i8 , à Bayonné, avec deu?: ecclé-
. jsiast^iques. Il a été escorté jusqu'à Yrun pat un d^ftr^
çbement de vingt-cinq cavaliers*
WVVELI/ES FOLlTIQOfBS»
Paris. S. A. R. Madame a ^t remettre 3o.o fr. à lyi. le curé
de Cossë-le-Viviers (Mayenne) pour les réparations de son
église. S. A. R. a envoyé aussi k M> le cure de Riez (Basses-
Alpes) , une somme de 3oo firancs ponr qûelaaes familW de
cette paroisse qui ont beaucoup souffert de nntebi|>érie des
èaiso'DS.-' •<'-•. . ' ' ■....■'.••'..■. i -• ^
— Le 26, S. A. R. M»«. la dbchesse de Berri a présidé
rassotiation • 4e charité pou r rétablissemen l dès Da mes de
Saint^André. La collecte a été tres<*abondante.
' — Une erdoonance royale , du 22 , nomme gentilshoninies
de Ta chambre du Rot : MM le comte dé Ndë , piair de France ;
le comte de Sparre , pair de France ; le vicomte Mermet , le
lieutenant-général RousseM^Hurbal ^ le comte d'(kglande y
( 346 )
le 1îettleoant*-^iéro1 Pain pliîle Lacrdix , le GomtJe d 'Hante-*
letlille , le itiarécbal ide çanip Rastignac , ic maréchal de
camp d'Albignac , le marquis de Gour^ue», le comte de
Saint-Cbamans, le maréchal de camp Talon, le haroa d^
I>ruault, le comte de Laurîslon, le vicomte de Latour-
Mauboafg, Te c^mlf de Vibraye (Anatole). Le Roi a égale-
fnent tiommé un grand tiombre de gèntilshpmmes honoraii-ëls
'ée la chambre.
. «-« Une ordonnance royale , dci i8> accorde au secrétaire-»
généraldu conseil d'Ettrt, les honneur» et les prérogative^
des membres du conseil'd'Ëtat, avec, rang de maître des rë«-
4()uêles. Une autre ordonnance porte que les portraits des raarér
chaux décédés, qui sont dans l'a salle des gardés, aux Tuile-
ries, seront transférés à l'hôtel roval des Invalides.
■ — Les restés du gé^>éra1 cotnie de Pr^v v6nt être déposés
Tiu monument expiatoire élevé dans la pminé de Brottéaox,
^)1rë3 de Lyon. L^i. officiers et soldat» qui 6nt servi sous ce
jyrave général oitt ouvertime «oiisçriptiôn poar concourir auii
frais- du ioralie^u qu'on doit iui ériger. Oh e«përe que les amis
de la légitimité s'empresseront de concourir à un si louable
projet, qui a reçu l'approbation de S. M. La souscription
est ouverte, à Paris, chez Champion ,,.tiolaire. \
' — Le 26, îe conseil de l'Àcadéhuê dé Paris a été inisfané
*dtins' litvê des . salles *de 1& lâôr^ontie, édifice affecté an dhef-
lieu de cet établissemcnlr. M, Fa.bbél^ic6tre,Te'ctéttrde FAcâ-
demie, et président du conseil. a;padémiqve /'a inNbno^ftîèe'T^
dffcours analogue a cette cérémonie.
-^M. lé vicomte tbCh&t^ubriàhd, hiîfîistre plénipoten-
tiaire de France à^ Berlin , e^^ti^irrivé, le a6, à'Paris. *
«— ]yj. le Qjiaréchal marquis de BeunoronyiUei p&ir de France^
est mort, le 33;, après aveiir reçu les secours /de ^ religion»
l\ nvoit été meiiibre <ilu gouvernement provisoire i ail mùU
d'avril i8i4i Pt «fôit voté dans cette: cifcol^stance porfr l'ëx-*
elusion de Buonaparte , et pour le rappel dé la famille des
Bouf^bous. ' • .
. — Le 24 « la cour d'assises de. Paris^a qofida^Tié à sjx nioll
de' prison, le nommé Passinge, colporteur ^ pour aVoir poiissé
dci cris sédiUeux^ C'esl la seconde fois que cet individu subit
un jugement pour le méi^e délit. .
r^a/l, Villemaiâ «st nommé membre de l'Ac^àdéinie fratf**
I^Wû , en remplaiçeiï^nt dtf M * }t marcjuii de FopURe««
■ -^ tè't4, la e»«l* fè;fafle.\k Dijon à rendu un arrêt 'fi^»«*
remarquable, et qui résout une question importante. EU& Il
décide que les émigrés rentrés en France, et amnistiés par
l'ordonnance dp. .21 août i'8'i4 » n^ sont pas tenus personne^*
Jem^n.t depa^fer des deltes par «ux coniraclées avanjt leur
éinigration, et que le poiemeut de ces dettes ne peut-être
•jiourstiivi sur les bi^^ns qui leur ont «té rend us, par la 4q^ do
-5 décembre i8r4> ces biens ayant été rendus aux émigrés^
tels que TElat les possédoit, et francs el^ quittes des <&ttel
,duiil ils étoienl grevés au moment 3e la çonfiscaiion. ^
— - Le gouvern,e]xient provisoire de Napies> publié, «||
nofxt du roi , un décret, du i^o de ce mois , porta ni qu'il «cra
éréé une cour martiale , investie de tous les pouvoirs d'«il
conseil de guerre spécial , pour exécuter ri^oureu-sement \ei
décrets du aS et du 3i mars, cojitre les sociétés secrètes", e%
Contre les porteurs d'armes défendues. La pein« capitale 9er^
prononcée contre tout individu faisant partie de ces sociétés
secrètes , ou qi^i seroit siirpris avec des armes défendues. IJ.i|
autre décret <ni. rbi ordonne rétablisàemé^nt d'un gouverne-
^nient provisoire à.Palerme., soosla prési4ence-de;M. le-i:ar-
•^înal G^avina^ arciievéuiie de .cette ville. I^ direction géaé*
'7ale de la police a publie un avis pour annoncer que Tanmell
féiiérâl RussaroU , qui s'est notoirenient rend u, Coupable 4i$
au le trahison par sa conduite à. Messine, sera mb à mort
^ari^ ^MJiv.ser^i^quKé 4d.^n|le royaume de^peux-Siçil^..
XJne recoin|ien6é de 1000 ducats a été prOqniseJL i[ulcnnc|ûe
fera arrêter Lotirent de Concllits, 1^ ic bel More tti , Josepk
'Silvatiy Lodià Minicbini et Joseph Çapuccio, les pdticipàut
BiQjfurs de la révoluXioa. _.
-^ Ce <|ui a été dit,, aui sujet de ï'ariné^ russe 4e Volhinîçii
.n'est point exact. Ces troupes doivent conttnoer leur mar«*
che^ une de« colonnes russes passera par Festh^ et l'autM
^passera près de Yieaoe.
-* Dans les séances du 1 5 et du 16, Jei corlas d!Espagfie
.ont adopté une mesure d'exception )|ui ne paroi t, ni consii*
tuiionnelle , ni libérale. Elle porte en substente que toute perw
sorinê qui aura conspiré contre là constitution , ou cbntre le
roi constitutionnel, sera jugée militairement ; rarrêl sei*a rendu
a l?. majorité absQlue, et devra .cire prononcé dans le délai
àe trojs jours: le jug|3q:i<^nt prononcé .poiu\ la p€(iae capitale
feri) eiu^alé dans les ijuàiAtite-huit heures. On peut prévoir
(S48)
ce que deviendra' une réyoluUon qui s'aiinonoe^tti dé fî
auapîce». -« '^
CHAMBRE DÏ8 PAIRS. ^
JLe 34> M. le duc de Pfasiin prononce Téloge de M^ le eomte
Suffren-Saint-Trope z. La chamhrc onlonne rimprenion du discoure
L*ordfe du umr egt b lecture^' en assemblée genéraie, au message
COSimuiM<pie à lia chambre dan* ta derDi<;re séance, et relatif aii ré^'
Cément judiciaire de la cour -des pairs. Après avoir entendis MM. le
■iax<|uis de Casteila»,- {tf^ctcimte Mole, le comte de Pontécoolant,
le duc Decazes, le duc de Broglie, le comte de Ségor , le'^cèlntè
Fabre de TA «de, le comte Cornudet, le marquis Dessoles et le duc
4e Lévif , la: cbamhre/v renvoyé le message à la coahnisiion -préeé-
deUHoem sommée par' elle pour esiaminer !•« diverses questions aux-
oneUes peuvent donner Heu ia formation de la cliaiAbre en, cour
judiciaire. On a ensuite adopté la résolut ion^a jant pour objet la con-
Version en place publique de remplacement de Tédificè où fut »-
MMlhé Mr. le doc de Berri.
CIIAMBRC DES DiPUfis»
jLie34» H. Astoia, nouveau dépii«é, prête le serment reqms, et
|ii«nd place a», côté gauche. M. de VaublaBC fait ua Mppoft tid^pl»-
aieyirs D^titioi|& 11 fait adoptier Toidre du jour sur celle du^aiew Ali%^
bejondi d'ë^t-paajor. <)ui.«e plaint de l'ordonnance du 20 mai i8f8y
4ont lés di^Qsitions loi paroi^sent çontraireis à la Charte. Attendu la *
légl^àtioii act«etFe / Tonlte du jour est également adopté mr la péî^
fi<m. d;i lieuf^jfetit^ d/Ain-a»» <]pii4ettande Iev4|abli9MmciieiKl«icM^^
T«ps et de» 0o«8préga^nrfeligie#eéf Ok 9èaun%^am'tÊmiutfêfi9 'iik^p
térieur un mémoire du maire de la Fosse (Gironde) , lequel .réelame
CODLJtre u|i impôt cxtrajordioftire dont la commune a été grev^<pottT
les réparatioiis du presbytère de- Pregnac. * '• •
On repr^u) la discussion d^ projet de loi relatif aux grains. M. dte
Oa^qixet appuie les ameâdenéos de, la eoB«nistioB. M.- GuHIimIi parle
dans le. sens opposé» On demander la clâliiie. M. François Durand',
9iefnbreî4e 1^ cymmissiop^vote poui^ le ju^iet amendé, les erts
la clôture se font entendre de nouveau. M. Pardessus parle contre hi *
clôture ^ qui est mise aux voix et reietée. M. Ganilh vote lé rejet
du projet de loi, des amcndcniens de la commission, etth; tous les
4K>uiMimradoineo#. M. Lan^ combat les arguraené desadvensaires dti
projet.y.et oonclitt au maintion.de la proposition rojale.avec lessebk
amendemep? consentis par le ministre de Tintérieur. La clôture , gé-
néralement d^andée, est enfin adopt('e; M.' le rapporteur annoiice
qti il fera son résumé )e lendemain. "■
Ayaiit la séance , les btircunx s'étoient 'réunis pour TexameA dn
pfttjét de loi relatif au clergé ^ et ils ont ni^mé une obmmksien, dont
lés memlyss sont : 2!||lM..k lujmtcde 6eiin«isaiis,:'d'flardkiilieMv d» ^
(549)
Cayrol, de BonakT, dé Gausans, ChifQ«t, de Ifarcellus, Mainâ âJt
BiraH, Sëbastiaéi. . ^ *
Le 25, M./ le président comtnu'fiiqttc- ^ Tassetoblëe une lettre de
M^.le cbancylier de France, qui annonce cnie la chambre des pairs a
adopté la r^sélution prise par la chambre des députes , relativement k
l-emplaceÀent des bàtimens où périt Mg*. le doc de Barri. Il résulta
de- eeMiicasage que la résolution des deux chambré) sera'- {>réscnté«
«n Bpi. •
]l. Carrelet de Loisy ^ rapporteur de la comstîssion pour 1» projet
de loi relatif aux grains, fait le r«'5iimé'def« débats, ci perÂste danf
ses prejnières conclusions. M. le président anal^c^ le^ di^ORÎtioni adp
ditionnelles , présentées , tant psir la, eonimiftsioB «pe par plusiçuc^^
mejoibres, et propose,, attendu <[u*il .^'agit fie sav.ciir st Ton divisera le*--
départemens par quatre , six- ou neuf classes , d'oilvrtr d'abord la dis»'^
cunion.sur les nombres les plus bas, pour arriver, en cts: de rejet',
aux nombres les plus élevés ; on éviteroit aitisi <1e8 discussions fort dé-*
liçates sur des questions de constitutionalité , et dlcmpiétenient sur la
prérogative royale, M. Sébastian^ trouve que le président change la jU-
rimrudence de la chambre,' au tien de la maintenir. M. le président
deblare qaUl ne décide rien ; qu^il indique seolemenf à la chambre
Tordre de ses délibérations, et Tinvite à prononcer. M. Pardessus
pense que la. délibération doit comaienccr par les classes supérieures.
M. de VaubUnc appuie li^ proposition d^ %. le pré^dent.
M. le président met aux voix la question de savoir si Ton votera sur
les réductions avant de '^ter sur tes augmentations. Troie épuéur^l
successives n ayant pas donné de résultat, on passe à Papt»élii'6minàl,'
%ui .accorde la prionté aux amendrmcns relatifs à Faugmeatation diet *'
allasses et des tari&. Beux^imendemen»,* Tun de M. Bemarçày^ Taùtre
de M. de Sesmaisons , sont rejetés. On adopte rarticlë i*^. d^ la eom^'
jaussion.^ qui pojle q|ucks départemens frontit^ries de la .fVanée , pe^
tfoki cbR«4 ^ {louvtrénioi^ionc der grains > serdn^'di tiisét é^^' "
tag^ en^ troMi c _ _
miiim 4a9N)t[S«ri«identtiide darBii>8éli»i»m , îtai t&Ji^ «^ e^t^ijï
a«iis là |>reinièi^ ç)as9e. - ••• " •• *•.■ r-.". ""■- >'•*'•■''•
. On pasae il rarticlë 3 de Ja jcommksion ,. qirt fixe U$ tari£i'dés diffé^
rentes classes : celui de la première est de 23 fr. |)ar hei^olif re. M. de
Saint^Crieq propose de le portera ad fr. , a6n qu'il y ait une latitude
de 3 fr. entre les taux auxquels Tiniportation et Texportafion «seront
respectivement défendues. Cet amendement donné lieu à i^elquç^
débats. M. de Yillcle Tappuie fortement, et le regarde conunelescul
4jni soit admissible. ;
Le a6^ M. le ministre. de l'intérieur communiqué à la chambré
demi projet» de loi; le premier a pour butd^aùtoiriser la ville de Lyèn
à ouvnr un^ emprunt ae 600,000 fram», pôUr^-payer lê'prix des tra-
^ vaox relatifs à lagrandissement de» magasins ddi denrées coloniales '
et à la construction .d*mi magasin ppur les sels; le second coaoecn^ la
réparation des chemins vicinaux» Le même ministre développe le^
motifs d*un troisième projet de loi , tendant à ouvrir au ministre dé
rintérieur , sur les fonds du budget de 1830, un crédit supplcmentiiire,
de j million. 800,000 &anos pour la constructioà d%n nouveau bàlî't-;
^neat pour rAcadémk tojMXe ^tftipmi^^^ La'clUjtaibre dotuneactc-d*
( 55« )
la pféiCBlatioto de cei txols projeU, et les feliYoie aTouftieâ dé4 btf^
reaUx.
, M., le piési(l«nt pusAon ^e ihutt IWverfve^déè dt'bats sôr le projet
ûc loi cenccrtMukt les doUlioii» après ceux reliitilà à la k>i s«l^ le^ ^f*^''^
^i Bastc réelle n'cblne U piiotité pour Ja loi m rQrf;&iiisfttioD aiani-
rlCf attendu que la chdmbre l'aveii lUeifl» sôdU précé^eirinettt*
de CbauTriin ne peut c<»kiceYoir quelle iaipo]«N»n occuJilc yo««
droit que la loi sur rorgabisniion municipale ne lût ni retirée^ ni dés»
futiîef il' dAiBande qn« U obambre* rapporte sadiTcisioi) précc' dente ^
^li moins, ajovtc*t-il, pour combattre c«tte prepctsition , il £«udra
quoB se^p]K||u?. M. le miniaJrc (le» affaires ctrangàfes dftclate.qv'il
{1 j a aucune présomption it lever à Tégard du projet de loi mr- To^-»
ganisation municipale. Quant a Tcpoque de là dueossion , la ebambre
%e$t toujotu^ «J4k«rM'in<e pour Tordre de ses «lélibérationr^ suivant
rimportance r«4pcotive<de9 projets da loi. La cfr&Mb^e dçcid«/à vne
BuiJQiiitë considé mble , ^e la discussion su» los dotution aura Ja
ptiofiité.
On reprend la dt(icu!isioa sur les graii». M*, le rapporteur' ditdarr
que la coromissien croit devoir maintenir son an'ick. QuiBb|M« dé-
bats- 9 el^vpn^ au sujet de ramcndeiscnt de IL do* Saint-Oicq, pa/
MM. Deless«rt oi le mivistrje des all'aSrea -^iêànfgoroê. La eliamMe yc«-
)«Ue U liw^U de S iraocs propoaée par M. -dci Saint^-Cricq-, maârdbp
consent à a^optrr une limite de a tMimtsi. Le raste de la. Wchctiont
d«^M* deSiuot-Çncq a été adopté. On pa«D 4 larliicle 3 de k 00m-»
miasioB, qui a pour objet de prohiber toute, introdtvtioa de-- ïAéw
étrangers, lorsque 1« prix d€fl blé^ indifènet sca^ descende âu-*
Âlessout do^ 24 ftanes dans lea dépaMcment de pr^ttif'Sre dBMft,
d« 312 francs dans h seconde , de 20* frann dans- U troisième , erde i^
dana la quatrKme. Plusieurs aoStndemens m'ofujsé» par. diven mefi^
bres ne sont point appuyésv M« leininûtrc at l'inténeup^t proposé* «m
«m^tidemenl tendant a réduire les limitos k ^^^ 20 , iS, i6 i>9Bc«. OÂ
^mn&la dîiciisûoit. M.* le predAle^t bl! ràntenciciDivif àtt biiïJtstrjpt
M« de Cbanvelin demande si cette proposition «A feitcf actndm dii «mk*
.verBembnt; Bruit e^ interruption.. )&. Siméon domtc dc»«xpliçat*>ns.
jha chambre rejeKe la priorité demoiidi'e pour raaeiideftfent do ib?»
|iifl|ère , et adopte celui de la. conurnssion.
Nom nous somme» plaints quelquefoiicki zële fêdieini a^i^e^
lecfael on réimprîme d'anciens oùyragps remplis de .perni-
cieuses maximes, et qui , après avoir coniribuo àfaîfe iiaiti'e
jet à propager la révolution , reparoisse«u de nouveau poar
en pcnrpéLMer Pesprit et !es âéià&lr^s parmi les gén^rration»
' tiftissnntcff. Nous avons dépiorë celtes activité ée\tt lil>réirie k,
•rcmell^e en circttlatTon des Fivres dont les maiivais eflers
yi'étôient aue trop manifeslps. Rfais , en nous afïliceairt de ces
funesiles resullaLs des cakuU d'uiae cupÂdilé efï'i^'oée., wo»5
devOQS; aRplaudir k des spéculations: faîMs dan& u» ei^ric et
dani.utt:bQ« hvm difligrens^ Nëws' avoni rèt aveé icilër£è ^ éï
«o»» 'âvi^iif* annonc^iftyéo éloge; f^* editioii» eonip4ë<(éi dt
Boâsliel «I «fe Poêlon, sorties des* pfcsses-de' M^v iiclfei-, ^
Versailii^3 , et nôu» porlerc^s eiYcè4re' iiloef)s»mmenl> êfvtn^ 3^
Hyrais^n difes: OEmYes de Ft^éi^n, q-nî a- vu h joitri rôcem'*
meiW; Le soccôs dp cos^ti^yné at é¥\gt^gi d^iulres libraires: k
former d^ entreprise» a ^n prè» du riiètïte §fenre. M« ^De^
leslre^Boolage a publia' un Pr^.^p&ctfts , eà il- amioneer'd»»
•OEu^res choies ùis rf# P^n^lok , ^^tl ^ vol. Ffr-S'. Gè^9 édiliwi^,
împnime'e çhe« ÏHdYjt, eohfiëmîra }é W^nîtéde tExixérnvi
de Dù^ii, les Dialogues d^^ Mérts^^ les Dfahgitf^s 9up VBh>*
€uence,\é ^PélémÀque , U JVmié de P EdUemtiùn des^Ffià^U
des sertaons , et le» Dù*eetîon^' de- la- Cèn^ci^nee d^n' RoPé
L'^dt^eur a jugé que Qe»é«n(is )H>*v6iênr sâfifé |^itrl»bt«
bl'io,tli^ne de la (Kupart des^eil^^db mondé; ^lest possiM«V
erf effet, qii*ûii;te! choî«-coi«frvîemie à* «elle classe de lecteivs^
tandis tf«e , éSin »i>trf cétê, les eçc?^îà»ltque»et lés pei**
sohrtes qoi s'inrél^$sen^parriei|1i«^eiR(>n4 sus m«4i>f es* de«^ k'é^
|i;»ien^ g*oâteii^ent, davaurage une édii'riorr ceni^>lète , q«f^ l^ili
offrira les ouvrages de tbéotojfië- et de dofttpôvefse^; Yes liei^
très sph-itu elles , et tous ?^s à5i»tfs dfe pîeté.
' 'B^ssuèt ànra aussi lltonneur de ces .édilirms siitsultênéigs^
M. Delestre-Boulage doit, dît^on, faîpe une^dilidrf de»GE{lY^éjf
eifof^es de ce gnonf! éepivain. M. Pfclwrd vietttd^annoneef'uf^ë
Bibliothèque a& C f as. ^iqu&s-'f^ieii donné; c*est amsi qu'il Tap*
pelle. A la tête de cette Biblioil^pque j^Xyxtke édition des 0£^ir-
yres de Bossuèt , qui doit foriner ;ço vol. in-i 2 , ou lÔ iiuU*. \ip
quinzaine en quinzaine , il paroitrà un volume de dbaque foôS
mal. 1.^ pw de ch^qujB wlume ir^ra de o (i;^ TOjtç Tiania , el
de 5 fr. pour Fin-S*. L'éditeur annonce une rie ùbré^ih do
Sossuel, rédigée par un écrivain youé* dit-oa* à.la défend Je.
toute* les. bonnes aoctrines, et il compte à cette premieceen^
treprise faire saccâipr une édition de Fénélon ^ ou duj moi«tr
un cboit des Œuvres de ce grand évéone. Ains^ voilà une^
émulation active qui sVtabïit parmi nos libraires & qui repro»
duira les ouvrages des hommes dont s'honore le plus notre )il«-
WratwTA.
M. Lcbel, qui a« donné le premier eiemple de ce» utiks.
réimpressions, va ^es "reprodifirQ sous on. autre format : à ses^
éditions complètes âe Bossnet et de FénéloTi, il fait suc-
céder. is3. <T5Uyr<?s çlioÎMes de ces Jeux graiuls houiines. Teul-
étre apparlenoi.t*il à ceux (^ni ont ppu,ç la .premiëce.foj^ réi^iii
les écrits, de. ces deux pi^élâits ^ «de Wur-^ièvec un autre m^Qii-
( 55a )
ment f mobs V«H6 , nais tooîoitrs digne d'eax. Dépoittsirei
de leurs maBuscrits , qn'ils se sont rendus fiunilievs par one
longue ëtade , ils sont jpeul-étre pins en état de diacernèr ce
Îtti, dans celle colleeuon , seni d'ane uiUiié plur^ittcfèi
pi^s avoir mis an jonr des ouvrais îasau'îci inédits de ces
JniK illustres écrivains ;'a|>fès avoir rétabli leiexte vérrfaUe
de quelques autres de leurs productions , ils ont , ce sensible ,
des droits particniîars.à espéiier la confiance du public. M. L^
bel se flaCte d'aill^iirs de l'a voir méritée encore par les édsr
tions de bons oovras;es sorties successivement de ses presses*.
On a pu voir , sur la couverture de notre dernier i^uméro »
le Prospectus de sa nouvelle édition de Bossuet ; elle aura àB
volumes in<ia*, ne coûtera que 40 Fn^vetreff fermera les 09*
vraces de Tilluslre évéque qui peuvent éti^ d*un isiérétinkis
général* A cette édition on pourra joindre VHisioire de Èo$^
$uei, fr M. le cardinal de Bausset , qui sera imprimée aussi
dans le format in-ri2. Un ù précieux accodspagnement m»
peut que donner un nouveau relief à Tentreprise de M. Lebel^
tt il est pour elle un autre gage de suce^. n
Indépendamment de Sédition des OEuvres choisies de BoS'^
tuetf format in- 12 , que M. Lebel annonce ^ on peut se pto^^^
curer , des ce moment , les OEuvres choisies de Bossuet , ea
17 vol. in-8*. {voyez la comifertare). Il s^ nropose auiâ de
donner les QSuvres choisies de PénéUm , in-o*.
f ,r^\^ ,^ ,, ,
LIVRE KQVVEÂXf.
Petii Carême de Massillon; nouvelle édition [i).
Il nVst pas ni^ce^saire sans doute de faire ici Téloge de Massilloii ,
ai d^insisttir sur le mérite de son f>etit Carême, Le talent de cet habile
^ratear f»t awez apprécié, et les dicours qui composent son ffieÉà Ck-^
nfinf jouissent d^noe assez grande ^réputarion p«iir nous dispenser du
soin de les recoimnander Vdés lecteurs éclairés. Non» nous contc^te^
rons de dire que cette édition est faite avec soin , et peut mériter le
titre de cîassi<fue qu*on lui a donnée. On y a joint le sermou. sur ia
Passk>n'par Bourdalboe ,^ et on y a inséré aussi les jugemens de d'A->
lembert, de la Harpe et du cardinal Maury, sur le petit Canéme. Ces
iogemens n ajouteront sans doute pas beaucoup à lidée générale que
l*on s'est formée du genre d*éloquence de Massillon ; mais ils sont,
du moins les deux derniers, assez exacts, et exprimés d'ailleivs avec
élégance. -
'■■ ■ ■ ■ ' ' ■ I . ^ i- •
(1) I Tol. in'ia; prix» a fr. 5ô 4*ent* et 3 fr. fvànc de port, A Pa^is^
chez £gron ; et chez Ad. Le Clere , au bureau de ce jonrnid. :
(/tfercreâi smai iSai,y . (N^ 702.)
Tableau de la Miséviporde divine,, tîrédà VEerittéh _^__
^«i/ïle y ou MoHji de confiance en Dieu p<mr ié.^^^^^^JX
cdrtSùlaitkifi des aines timides; par Bergfer (f)/ è *^^ ' ^pr
•V ^-^''' ■ ' ^l
Si* esi sottventruiiié d^f^ffrMyei^ les pccht uts qui ne i - . ' ff
sottgem pc?im à> la justice daine, tfqmvîvetit ^^^^ , ^ ^1/
Tôwblide? leurs Amntls e! d^Tfs la vioJi^tidn bahiluellç' U^^v^
dos pi^ceptr^ dti ciimtilïiTi^aiev U peiit^irc aussi à
pr0}ios>de ritesiVrer diesr Hd^Ies craiutils (jni n'ont pal
des'îd^esassesieX'actcBdc h m"tsc'ricc*rrtc de Difeû, et
3ui seii^gèremie*rij^ptteiirsde s^ I^ i. Or tel est le but
e ctr T(él\s«û> L'atiiett^ diVi*1tipe* Ids vues de bbuuï
de la? Pravidence siir l^s boftmïe**; le^ Ecriiurfesàla^
maiit , aîvoitqiLiev, si Dieu a puni le pëdie dans* les
dïffi?r©m %ei*v SA nttéérieoide^ a rrt late josqiie daos
lé» châiimews^qtfit eiÉ^miit; qhe, pMUeïU el lent à
frappw; il pirddnrMWtaTi prieUii*^r signe de repcfilir*
L andeô ''Beiftf tni^hr eSt pteit> di^ ces r xetii f j ïd:S , et le
nouveau, loi de grâce et fraiimui*, aiHôiise enccrr*î
plus la confiance en la bont4 divine. Les paraboles .
renfermées da^s l'Evangile, la conduite du Sauvew
ctivé^s^è^dîériplejj, Flîisfeifiè ào là pajji^iôn , xàdi îd?
diqite^qUe^ n^lï^b ' S^(igtie<ti* k ydûîtt r^guèir dans les
cœuts* p-cit é^ seïftÎYùèrtfV tfaflffetnioir et dé réfeonri6is-
sance, et non par la défiance et* la dràMc^: L^âèe-»
(0 I vol. inr-nx; prix, 2-fr. 25 c. et 3 fr. ffânc dé po'rr;
A Besifeçott, iche» Fetitpel à^PÉrte ,,cfctx À<tfl Ee*€let-é} ait
TomeXXriLVAmidelaRelisum&tdt^R^xi- 1kl
cpurs qu^I a établis dans son Eglise nous attestimt sa
charité pour les liomniest.
Telles sont les considérations sur ]esq[tiellês îrBsisfe
Taateur. Il discute ensuite des vérités et de^ pas^
jljpgeit.dont il lui semble qu'on ne saisit pas le véri-
table sens^ les rigueurs de la pjisticev divine > le mys*
tère de la-prédestinaiion, le petit nombre des élns.
Je danger des rechutes, ete;ril y oppose éés motifs
de confiance, et, sans endura la cj^ainte, il veut
au moins que l'espérance et raliachement dominent.
Son livre jpst nourri de passagei» de livres saints » ou
Slutôt est ime continuelle appïicatioii de FÊcpiture.
l n'a pu sortir sans doute que de la plume d'nn
homme pieux ^ et d'un théologien exercé; toutefois
nous ailrions voulu que l'éditeur eût dédnît les rai-
sons qui l'autorisent à .donner cet ouvrage à Bergier.
U a gardé k.'cei égard le silence le plus absolu, et
se contente de dire que ce traité est un ouvrée
|K>sthume de Bergier^ et de mettre en tête du vc^mne
un6>xiotipe sur cet estiniflbl&>^erivairi. hsk.Cfifoméjite
assure que Bergier avoit légué son manuseritàMVi)e-
mandrej xuré à Besancon. •
Dh Fanatisme dans la langue r€iH>lutionnaire » ou de
la Persécution suscitée par les barbares du i8^* siè^
cle contre la. Religion chrétienne et ses Ministres ;
par La Harpe (i). •
Cet ouvrage^ qui parut pour la première fois en
(0 I /VQÎ. in-8*. ; prîx , 3 fr. et 3 fr. 75 cent, franc de port.
A Paris, chez Chaumerot jeune; H ches Adr. Le Clere^ au
hiireaa de ce jparnal. ^ ^ . .
(555)
^797v étoW:«^iÉ un acteideicburage non moîns qu^uiie
(ireui^e de talent. Le dîreotoire rtsgnoit , et persecu*
^t U religion au^ nom de . la tolérance ; le langage ^
dënahinçv' comme le restée offroit les conlre-sens les
plus Tév4ahaRs* Cent qui dôminoiênt TOuIôient> tout
enopperimant etej^ prôscriiiant^ qn*on les crûft et
. .iqu*oo: les appelât des (^îlosophes y et ils donnoient
/aun dirétien» 1^ >lioaais;de âioatiqués ^ de superstî-^
ûeax et d'iniolérans* Leurs discocirsi leurs ^écrits ^
Jeurs décrétai, éiôîent rédigés idans^cet esprit, et leurs
actions étoient ain$î en. apposition difeete et perpé*
tuelle avec les litres dont ils 4e pai^oiônt. La Hai:pe
vint lejur arraclu'r leurmasque^et coUvrirtl^urs fronts
delioute, en lenr d^^naift leurs noms véritables > el
en montrant 1 absurdité de leurs prétemîoà^> et Tirii-*
conséquence de leur orgueils Us lui. pardonnèrent:
d'autant moins > qu'à Ténergie de ses pineaux se*
joignoit la res!>emblance des portraits;, et ils ile u ou^
- Vèreut d'aulre moyen de lui répondre que^de le prps**
t»4refjcar telél&it^i^Qi^ à cette époqtse^ le der->
nier airgtiinçni de h rév<)liition et de la philosophie.
Od demandera peut-«etre pourquoi réimpritnt^r âu^
jourd'hui un écrit fait pour d'autres circon^tancf s. A
€eîa je pourrois répondre, pour le nouvel éditeur^
que cet écrit peut encore n'être pas^ déplacé dans*
l'époque actuelle» Il y a de&gèns qui n'bnt point ou-
blié le jargon révolutionnaire ; il y en a même d'au:tres
qui tâchent de le faire revivre* Quelques écrivains
de nos jours parient avec respect do lavconverition et
de ses lois, et ils se gardent bien de laisser éèhap-^
per rien de désobligeant pour la mémçii^e^eiKobes^.
Îierre; comme il y a vingt-cinq ans*^ iisi4.%it àJa
ouché les mots de liberté ^ de raison^ de philoso*-
-f 556)
jkàitf d». lufiiwes^ qu^ placent à tank propo»;
ccMnme kur^<IéJV2^ioier8\ iktuitieé faorcciir hainon»
de pr^rss' Ci de loyalifstei. Lei^ f«e]iùem;açiQtjiâcoi^
.«irtBiffiit pour eux dus K^aaiûqucsi et; loi aeooiiAi
dete^8§évés* Qiuaulàeii»«-ui^cs, eotiiaie.ilsvQWHB^
pas twl haht ^"ag^p^r jwx>bîttf , e% que. ce. mm A uj&
pBQ pendu ck Àe%aaieî|siis'aiifaûé9 2b> at^diôanâ^ ;
qkli oba^ ils d^cmm^ pas 4»tte pséimLKnk ^ M uqiah
L-écm d^ La J&rpQ pqni»» servit 'à fam ôcouiiûft^
tre ces eterÀjels artisans de foeàèo», i^tti»^ sooerde»
d^ikHvtivk^^ dMi^^ entles' lôemes» Viiesi^ ol^
suiTtet le'fnéfneplâii. âo VAnj^aam^la'eattMdqi.prè*»
très et des- ^oyaKsiés d% son leigr^ps,* ^^ jpUde- tiMSe
bien cdie de ces deûtt çlrnses^ pow le^ iraips jooU)^
Son^s^]^ âantit^ éD mor^am* àoiÊQ^^O€^M^^kifllMO^
it s^ 4mo49v il .terrasse; ^< aâterseircîs' eiw^^taafi
{>fOpçes aFinps ; eesP per Jeu?» dttcDum inei||fi^:<^ic
ee i5ooibn^f c'est pai* k^s fàJiSs et gestes^ ^n'H^içe
flétri^ Oh lie iiùk deno p€À}t s^y^nÂet^- db swmA^
<|U'eut date yôn,^nè cèifù^ti onfragiey ecnpoi^ ap^
plknciiisoD^VrkiM^ de tVc^ri*éiai|^rii4(^dnm uo mi^>
menlôii^ra langc^ re^pl&uod^re /i^edceviett
modediiMles éèHtfi de que^4l€»^^^^ ed
dàûs ^s disccim^ <iè <E[ae^fCt^ Ils cm«'écàon^
en Ilalie^ maisab^^ o^r aiilrars d^ ëd^ &)^^ ei^
def adjourat^^ iiiijpri|Kiras'qi4:^^^ beeeick ponfi
a'éelaifer^e ^eif Wiimieni^JLià^I^
(9Sj)
' ACWR. W. le càrclii)al Cônsalvi 9 stecreteire à'Ëtat, à
fak publier, isôtts la îate dl^ ïo àVrîl d^nlci», ÙA édit
contre les sociétés sècYétès. Cfe't edft, utm moins im-^
pourtant sous le rapport religieux que soùs le point dt
vue polîtîq[i7'c , est coiîrru en ces termes :
« ikmixih ce n^c^t plus dans l^.têni^Sres ni souftle voile.4a mystèry
que Icf sectaires qui composent les différentes .réimipQs iUisitca ten*
aenfc, d'un commun accord, à mettre à çxécutîqn leurs. perfides de»^
seins contre la religion et les trônes; ces mémos .sectoireg ayant dail^
leurs annoncé publiqùéniénl que lé bat de len^ réunion étoit de
M»rverder les formes le^times desgDuvernem^nsÀioifaTcbiqucAjâ^ant
démontré iniquà Févidence, par le^rs écrits ç{;jpp leur conduite»
quels sont leurs iraU principes religieux j étant enfin paryenusi à pion* .
ger leurs -mains dans le sang des victimes qui n'avoieht ^'atiftre criiiÀe
3 ne d*étrè restées fidèle^ à Viir devoir, et. sourdes aux vok ^ la «éi>
action ; cet état de choses n du appeler sur ces perfides Tattântion de
la simrémé puissance. ' , \' ,
» Sa SMiiieté à vii avec là îîlofrfrsmdé èàfpifacfîbii qu'au Inilîên.dè
tant, de caldn^tés .po^itî^^pjs , ^es sujets >ien<-&ij39és^ ont .coûservé/eit
conservent iouiours les sentjnien.'; de religion qui sont, inféparablef
d*Un ^éVitàbîe attadîêinerit au «ouvè^ain KgitW^ a la fi<i!^hté.<^l esfc
diM aû^ouVerbeineiity et ^|^|^b^ancë qiie lès lûti véclani^..
'» Sa Sainteté , avec le secours de la grâce » â[ttt;nd dcj \\$m&fir de «ep '
wjets é^énfiiris bieu-airaifs, et avec une wejnt^ confiance «^ que. 1j^ .
t([0tts des pcftul'b.îtcurs li ol^icndront janiais aUcàn sUccè^. Cette
confbiice est fôndi-e enéore stxtÀ^i^vnvéi ifiultipliéé» ^^oniieur ^i
de fidélité que les troup^ out^dc^ucés dant Jei d^TersiKpccasio/lf ^^<>-
core récentes. Cependant, çcipinè le aésir du sàint^cre e^ cl'i^ioigncf
totit ccf qni terni u corsomprè la religion et le» inûeufs, sa pàfernélle
idiieitude , la sûreté publique et partœdttèiiir de mtà bieMijiié«sâ}et«y
Fetemlile de ce qui^ est .^rw'^*;.» «.* 'a fûJjpoîssaiiçe ^que^ Ti^ril <?»♦
rnptx'iir'a fait tous ses eftorts^pour pénétrer dans linéiques contrées de
«&s domaines , font tin devcii* à Sa Sainteté d',exciter tont le «èle des
«utoiités sub«)^rmîsdc sm Eiat^^ponir g^raiitir/le.dainaiiut deTiStiise
des niachinati4>ns d£ ces sociétés peri|icieus^s , ^éj[4 pofcrii^e^* e/^ oout
les membres ont é'té soumis à .des peiuçs^ spirituelles et. tèinporelles ,
tant par les cons%iHition»-de deux ppé^écessèurs clé $i Sauîteié , Clé*
«ij^ut^XII çt. Benoit Xiy,.q^^ par (es.dtQUx édits de la seci^tdrerie
d Ètàt, au i4 jî^nvier i^i^et dû ij ^Q»% %%»4' - ^ -r i >>
' » Eu ienouyelàlat toufet les' mesurés com(»dsès dans lesaites, consti-
tutions pontificales et daiis lés édits m^Utionhés^ en pfesrriiraBt à
tous ceuK qoA'se trouveront inscrits dans Icf conciliabules Blicttet de
0*e« êéfair^r 9uf-le-ehamp, en défendant, à qui que ce séît dé » j faire
inscrire, o» d'avoir aucune espèce de relation avec les m£nibrc*s des-^
dites sociétés, en obligeant qui. que ce soit à ne point faire usage.^*in*-
trumens, emblèmes, statuts, mi^moires, diplômes, ou autres papiers
ceinblables, en enjoignant de dénonc<fr lexistence de <«i coneîiia-
lé^aJenient eonstîtw'
[>is établissant des pemes sp]
relies proportionnées k la gravité dii délit et Ûes circonstaaces de la
^ules à Tautorité légalement constituée, en renouvelant également
les dispositions des lois établissant des peines spiritaelles et corpo*
fraiHigretsion, comprenant même la- peine de mort expressément dé- .
crétée par TéJîtde 1739, Sa Sainteté ordonne à toutes les autorités
dé êes domaines auxquelles il appartient de redoubler de vigilance
contre les uadiinaiîbn» des sectaires, soit sujets pontificats» «oit étrari*
Sers, Tivant dans ses ilomaines , de veiller sur robservatioà exacte
es mesures indiquées cî-deMis, et de procéder avec lé plus grsMld zèle .
«t avec la plus impartiale et ht pins sévère justice k la prompt* iMiii->
tion des coupables ».
Paris. Depuis six ans îl se tient, vers cette épo-
Îue une réunion de charité destinée à soutenir Tétà-
lisseïnent formé à Paris pour les missions; les pre»
mréres année» rassemblée eut lieu dans un salon par-
ticulier , et le sermon fut prononcé par feu M. !e
Gris^Duval. Les deux dernières années , M. Tabbé .
Frayssinotts avoit prononcé le discours/ à TArcbevé*
ché , au milieu d'uii auditoire nombreux elàisW^gàtr
Cette année, l'assemblée s'est tenne aussi dansla|nranâQ
«lUe a^rArchevêcBé;^ et à étémffméSeU'p'^Sm^W
5lAt>AivrE, qui tèmoignoit assez parJà nutérél du elle
prenoit à une oeuvre si intéressante en effet pou^ la relîii
gibnf. M. le coadjuteur de Pafils, M. l'archevêque de
JKeiins, M. Pévcque du Mans, et un grand nombie d'ccr
clésiastiques et de personnes de tout rang, é^oient réu*
nîs dans la erande salle de rArjchevêché. M. Fsrbbér
fayet, mna- vicaire de Rouen, a jprpnoncé le' dis-
cours , dans lequel 11 a présetité le tableau a^otogé^
tiqué des missions, et a cité des preuves frappantes '
de leur influence , et des b'aits touchans de ferveur
et de aèlé. Son discours, qui a été asse» court,'a été'
suivi de h quête| qui a produit plus dé 3560 fr. En
aoïtant de rasçctoblée, M4l)A3tfE a visité les travaux
qui se faisoient à Notre-^Dame pour le baptême de'
Sî«'.le due de Boideaux ;^ S. A. R. a désiré voir aussi,
ks objets précieux que Fou conserve dans la sacristie;
de la Métropole. On lui a montré un morceau de la*
Vi'aîe croix€t4a couronne d*épines, et la pieuse Prin-
cesse s*est prt)ster née pour véuéi'er ces reliques, et a
prrié avec un profond. réqueillément. M, le coadjuteur
de Paris et plusieurs ecclésiastiques accompaguoient
5. A. R; ■■,■;:; ^ ...... . ■
'—La neuvain^ solennelle pour là fête de Tlnven-
tion de là Saittte-Croîx aura lieu cette année , suivant
Fusage, au Mont-Valérien. Les premières vêpres seront'
<iiantées , le mercredi 2 mai , par M. le curé de Nan—
terre. Le jeudi, jour de la^ fête, Toffice elles instruc-
tions par les missionnaires. Le vendredi 4; ^ y aura
deux grand'messes, dpqit la seconde sera célébrée pav
M. Tarchevêque d'Arles, assisté du clergé des Missions-
Etrangères, qui fera les instructions. Le samedi , M. Té-;
vêque de Chajftres officiera, assisté des ecclésiastiques
de la maison de M« Liautard et du petit séminaire de
Versailles, lesquels feront les instructions. Ledimancbe.
6 , M. IVrchevêque de |leims nfficiera 5 les instructions .
seront ll^s par les missionnaires. Le lundi , les qfficés ,
et les instructions par MM. les çùrésde Saint-Denis,
de Stains et de Pierrefitte 5 le mardis par M. le curé. et .
lé clergé de Saint-ThoniasHl'Aquin ; le mercredi, par
MM. les curés et le clergé de Saint^-Nicolas-du-Char-
dohnet, de TAbiiajnF^Saint-Geraiain et de rAbbaye-
àux-jBois> )e je\idî> jour de Toctave, par M. ïe' curé
et le clergé de Saintp-Médard. Le vendredi, service an-
niversaire pour M«'. le duc de Berrij M. Tarchevêque
ée Sens Officiera , et les niissionnaires feront les ins-
tructions. Xe vendredi 1 1 , messe solennelle en Thon-^
»eur de la sainte Vierge, pour rendre grâces à JDieu
des bienfaits que la France a obtenus celte année, et^.
soHiciler de nouvelles bénétïictions sur le Roi et la ^
famille. Toyale^^ M, rarçhevèqùe de Nîsibe , nonce de
5. S<^ o^ieira. -Le dimanche i3> il j«u«àâ)ç<isc ilâf
inâtructîoDfi el ofBce. Çbaque )pur les ini9siC|JDiiaire3 &"-.
r'ont, & une lieure^ des ipstruciions £EiiaiIièi;cs^ ^^intiM"'
dans les mî$sioD3 \ les laosses ^e sucçéderOni jii£(f)s^ \ti^ '
twuptîqn, depuis' six heu^^s du matin. Xe a9Wveraiii
PontiFe a accordé lyic îndijj^epce pléuière aû% édiles
oui, pendant ^octave, \i«iter:oieDt ja iBOtnt<i|^ aTe.c-
|>tété, et y Gommuulei-oîciît,, ' * .
^ — La niîssioh de Cojitauçes ^?»t tcmunée; kf çâm^
]|iêpQei]aens n'en.avôîeut ,pa^ pyomîs de >&}:aBds aucçès>
^t les 4i^P^^'^^^J^^^ ^^^ là,s%M% îbo^ no.inbre t^'habltaM
ViUe et d[ans les campagnes, ^bu5 ayons xlit un mot de
Ijaffluence de la population envîro^mauifi ^ elle a été
piX>digieuse. Cei tonnes gens voyageoimtla uu^itpour
venîr entendre les missionnaires^ ou Jbiçn as x^\o)i'^Xik
en plein air, faute de local pidur les recevoij-. ^a ca«*
'fliédrale se remplîsspit dcujt et trois jfp^^ pajr^içuif \
Téglise Saînt-JPierre ^ qui est assez gramde^^ -avptt aussi
des énercices soii* et matin. L^s^^^ il y a.voi^p.i^''esri«*-
cice jfburtes hommes seuls. Les juembm jdii çi^apili^
et les prêtres de la ville put d'abord aidé les çaissitin-
àaîres.poiir les cpn fessions^ ijyiîs ensuite il a fallu ap-
peler' vmgt €urés'du Jîoc^se, et leur xnin,isiji^ »a
pas encore' suffi. Aux cérémojaies £éné^*a^j5 TeutJbiPu^
siasme a été , très-vif . L^ cpmiaunion dos i^mn^e^» le
dimapché de^s Rameaux /fut fort édifiantç^ la ç^tbé^
4rale et Saint -Pierre jsç trouvèi^enj i^epipjie^^ quoi:-
qu'on n*cAt cessé de doîinor la communion tpujke Jf
semaine' précédente. Les office^ dtifs saints j^urs accfu-
i;en:t encore Igi ferveur. Le jour de Pâqup fut marquç
par la comuiûnÎQn gciiéraje ^^^ bopimesj on y voypit
tes autorités en costume, un gra^d nombrç de per-
sPnués décorées ^ une bonne partie de la garde n^tior
( 56r )
^€;,JU /çoipflaïuQion 4ura plus de cleux ^euifcs , €it fut
SUts^noiobreuAei ^uiyaat W apparences , ,qufi celle an
ûaanclie py^^dçnt. Le recueiuement et la Jëatisfactiot»
parais$Qieut sur toutes les figuses. Le ac)ir> M; le pré-^
$et de la Manche arriy^.de SaintrLô> £^v6c «a famille^ v
pdur.s^s3i«^er fiuit exeixicef des derniers jours ; e^ ma<^
^istrat avmt yqulu fai^eia dépense du hois de la croix.
Ce fut le lundi de Pâquo que sejfirent la procession H
la plantation de, la c]^'ois> a^ milieu d'up A^pcours difA
£lcue à concevoir. l.e mardi, les. missipiiw ires adre^r
$<^r<ji^leû^$>a4î^u^^^i^I^ons>l^bitan^ deCoutances; ili
ont form^ des associations ,dnO(t {Ojpl a lif^ .d'esjg^éreir
beauc^i^ de fruits.
: r-^Le ^axifd noni}>re de missions qui se ^ont faitef
dît hÎTer, sur touJtes. les parties de la France, né
Qi4»il« a pas permis de présenter air chacune des -àéi'
tajls circoutstaneiiès. Le midi surtout a été favorisé dé
ees exerciees 6alutaii*es. Les nrissionuaives de Lairal,
qui avoieiat donné ks missions de Mende et de TouiN
i^OAfSe^^oxaJt réunis ensuite pour en donner^ Uïie t
Loidèye.^ n<>us en avons dit quelques mois» et lH>ud
si|!sp9Syi|Ue;le résultaè^ideJi cette jmssipn a étéiifttré^
inement consolant^ etqiâele.retowà la religio%a éiç
presque. unanime. De Lodève les ttiissioniiaii^es se sont
5art^:g.& entre jClennpnt et M èze , deux petites villes
U v^vokC idiocése^ et là ils ont produit également de
grands fruits. La parole de Dieu a eu soa«fficaeité, et
chacun sVst empressé de mettre ordre à sa conscience':
Ces deux mi5sioi>s oat été terminées par des cpmmur-
nions où a régné une admîraLle ferveur. L'associa-
tion des missictij^iiaij^e^ nUBchè» an dinAése de Troyes
a continup de parcourir les campagnes de ç6diop.àse;
ils vicnuent de JernjJner Une iftissiàn # EssQyps , et ils y
ont conquis |a cQn^iaupQ d'qn gra^d npj^fe^e d'ba}>î^
tans, sôit cje ce lieu , sojt des .e^v^roi^S., qu'ils plat ra*-
m^n^ 4 If^ pratiqua de 1^ ^eljgipptj à Ia com^unio;! |[éf
(5fe)
fiéralr il s^est trooTé plus de wem cents prrfimaes. La
pLatalloB de la crfHx se fit an mQîeâ ^nn grand caur-
conn, et M. l'éTê^e, «pi a voit TOiihi être témoin
de ces henieux résujlats , et les fortifier par les fcctfnrs
de son ministère, arriva le jonr même, et fiit rern
avec les' plos vives démonstrations de foie et de res-
pect, n a donné la confirmation dans ce lien à plu-
sieurs milliers dé fidèles , et leur a adressé nue ton-
<:haute exhortation pour les animer à la persévérance.
Tontes les paroisses environnantes oot témoigné aux
missionnaires leur reconnoissance des soins et du z- le
de ces laborieux oumers. Les missionnaires du dio-
cèse de Saint-Flour, après avoir donné à Fontanges
une mission suiirie avec beaucoup d'empressement, en
ont ouveK une, le 18 février /à Idéaux , dans le Can-
tal 9 eDe n'a pas été moins heureuse que la précédente.
Les esprits ont été Irsppés, les coeurs énuis;ia rdi-
gion, mieux connue, a repris son empire, et la gràce^
a opéré de grands prodiges. Les autorités et les no-
tables ont donné Tesemphr , et leur présence à-la ladik
sainte a été ^un sujet d édification. La mission a* fini'
le i avrfl, et les missionnatres sont repartis n^Mr S»f
lers, ià ils résident ^ M. Fevéque a j^nt racheté l'an-
cienne maison des missionnaires de ce lien. H a fiât
choix de six excellens prêtres pour cette cmvre, et
leur début à Fontanges et à Pléanx est du plushenreU
augure. Ils ont dû ouvrir une troisième mjission, h:-
i5 avril, à Salers même.
NOUVELLES POLITIQUES*
F^ifis, Le 3o, après la messe, le Roi a reçu les dépnta-
tions envoyées par les bomies villes da rojanme, poor assis--^^
ter au hsptéme de S. A. R. Mr. le doc de Bordeaux.
— Le mente jour, à une heure, le Eoi est parti des Toi-
leries ^ en caleclie déobâveile j poar se rendre au Champrde^
(^65 )
Mars. S. A. R. M'ADAMEetàîl à sa (^noKé, M"''. la ducWse
de Berrî ëtoit s^nr le devant delà voit nVe! S. M* porloît l*u-
uifornvc de oôl-ortjêl-ig^néral de fa -^àrde royale. A une heure
vingt minute»^ le/ Roi est amcWé au GhampMie-Mars, où ii a
été rrçii par .les Princes, accompagné d'an brillant «tjat-
inajor. L'arrivee'de S^, M- a c4e annoncée par des salves d'ar-»
tillerie et par des cris, unanimes de ^zW le Roi! La revue
a tronsmencé de'suiie. Le champ-^de-Mars oftlroit un coup-
d'œil .mdgrnBc|ué. Plus de trente mille bomuijes y éloient
rangés en bataille sur plusieurs ligués. Le Roï a parcouru
tous les rangs; S. M. s*est ensuite arrêtée devant l'Ecole mi-
.hlaire, et les* troupes ont défilé devant elle. Lfe^Roi à témoi-
gné sa saNsfaction de Ja belle tenue des troupes, et a été sa*
lue à, son départ par les plus vives, acclamations. Les enfahf
de F^rance, ét9ient aussivenus e« ç^dèçhe). ci \evLf présetfce,a
excité les plus vifs transports, ' i • -»
. — ' Ledinaançhe 29, S. A, ;^.. Mp^^it^Ya a. readu le ^pain
bénit à la paroisse loyale àe Saint-Grermaxn-rAuxerrois.
*— Le :i8 avril , la cour d'assises de Paris s'est occupée de
V Essai sur la propriété, par M. Bergasse. Cet écrit étoit dé-
noncé comme contraire à l'article 9 de la Cbarîe. \^^9iyi\.eviv
a déçlaréj qu'il l'avoit composé dans l'intérêt du gouverne-
ment et de la société. M.^delVïarcbangVy avocat-général , a Iti
Jes ^^sag^ flu*on avoit j|L{egs|*épréliensibles ; mais il a Fait en* .
tendre. que rauleur, homme coçnu par la pureïé de -ses jçrin-
cîpes, n'àvoit eu aCiéune intention d'exciter du trouble , et
s'étoîl seulement proposé de trouver les moyens d'indemniser
les ariciens possesseurs de' biens. M. Berryer fils, avocat, a
plaidé- pour M. Bergasse, que les jurés , à l'unanimité , ont
déclaré non coupable; la saisie de i'ouvragea été levée.
— Le 3o , à dix heures , une distribution solennelle et ex*
traordiriaire de prix a eu lieu dans les cinq co(léges royaux
de Paris , à l'occasion du baptême de S. A. R. M5^ leduc do
Bordeaux. C'éloit la vijle qui avoit fait les fonds^ et M. le préfet
avoit recommandé qu'il fût don hé aux élèves couronnés, indé*
pendamment des autres livres, un exeiipplaire de la Vtè d^
Henri IV, par Péréfixe, et un autre des Mémoires sur la vie
et la mort de M.-çr. le duc de Béni, par M. de eUâteaubriand;
— Ûans.Ia nuit du 27 au 28,, des malveillans onl brisé
une partie des bassins destinés à supporter, les illuminations
quï dévoient éclairer le passage des Princes et Princesses Se
( 5^ ^
U fatmlle royale, dq>ui$ le Louvre ]ùsqu*k'Vîièiel'i^ytUe.
]L« police est à la recherche des anteurs de ce délit.
— • M . lie eom^e Grrnani , àmAeh praiet d'Àùtnn ét^ Aie*
Imi, p«iir de France m rdi^, est mort de la rougeole» è
Parît, à f^age de 38 dus. ii a voit demaitdë et reçu les sacve*^
■MHS de FËglise , el a montré en loiOiii^Di les dispoiîtioDS les
plés cliréiiemies.
-«-Un jeune liomiiie ooi avott été arrelé; aum. Ecîiellea^.
Fraineoisês , et transféré datis les ^rhùaê dé érenobla, a été
flvcooduit,^ lia S1 1 t>ar la :||;endarmcrie , ijiiaqu'à la Xf oirttère ,
«t rendis aux aiitoriiés de Sovete.
.-—Le consril-iInnntcTpal , la cour lio^fale et fe t^Otisf de
Ceoiiëre insraiicl^ de Difon . oui fait verser dans fa csHau; do
ireau de cbartté de ^ette vilFe , uôe somme de â96oo fnitîcs>
Aetrinée h dès act^t de bienfaisaïice , â Voccaisiéil da baptême
ip jeune Pnnce.
-«4. M. te marcèfraî diic de %éHnè est p«rt{ de Lyoïr |M>ar
GrenoBle le 554-
■—Dans leur fé^nre du i3, les cortcs d'Efpagné ont dîa.^
fçoié iin projet de toi surrexfToMatfoh du numéraire a RoiiieV
pour root ei)t ion rfés buttes d'archévéqncs et d'evêques,. de
otspénsfs nialrlnionîàfes èi autres îndutg€»(jes dû grâce»
ep^foliquea. Ce projet a été adpple. Il porte en, sfibstance
^ q;^%»ute extraction ^V^en4; péwBoinè, j^^
Cnei^quel et d*eVê<|ues , dî.«ipipVi$ei , etc. , cessera snr'loiis îeë
|M>ihts do rovauitaé; qu'une'sbhimede ?oo réaiii (5o,.oôoir.y
fera accordée, à titre (.roffrànde^, au saint. Siège pour lea
îiraîs nécessaires au gouvcfnernè^t universel de rËglise. Le#
gardes *c1u cor )>s , accusés dci» événemcns qui ôiit eu lieu lés
4 et 5 ftfvricr dernier, oni été fransTcrés du couvent de Saint»
Basilf au an^trlier Sainf-^IViairtiny on ifs sent toujours sé^esr
ires. 1^ gendia] Moniio; rsl arrive à Aîadiid vers le i5 j.îî â
en une auJiénco du roi, .-
. . w- Le S ^vnf^9 on a décortvert un ^ompUt daps Icf troapf;$'
dhi gf andi-d^ic (le Flar^»cc. Ûa offipif r , coi^va,iiieu d'y avoir .
pf i^ part I .a été comlamué à woi l par une coiti mission* ni tir
— Les. Iprdy Ashburton , Firi-Williîimy Grey, Hoiland ,
)>a^d<r^a]^ t ; ^^^^9^Sk^^»] ^"f T'*^??*!^! épniie le ; re}et À^k
l^illsur tes calbàliipes. ' '\
( 565^
— Le duc de Grcii«voM a n>s(itttë a» rai Victor >Eiiiniaauer
I auloritc rojnlf., c|imI tj*avoît gaidée qu^^ comme uii (lép4>t.
Les révo[utionoairei>|de Tiirin se sqiiI enihàrqu/és p#ûr l'Es*.
piagiie, 9 Savone; 'c\mx d'Af^ati Ic'ie vouloieiU se r^fii^îer à>
Gênéa-, mais M', le c*>fi|te des f>eney« lear à fàtf fermer lefT.
portes; îh sont aussi parlis pour i*Es|KigTie.
— r^ i5, le roi des r>enx-iSiciles a quitté. Florence pour!
se rendre k Rome, oii il se prppn^it de naf»«cr ies-r<^eihd|3r
Pl^ue. Ce ition«rque étoit accouipaigné de |>lu5iéuM persenuieil
dte dlstinelion.
— I>es nouvelles du Ciip*FrAnçoiU, du 9. mârs'V annoncent
que quatre des ohers de la consj^ii!atix)n ont été. fusilles. Ld
prë^defU Bo^9»er a pr« possession d?^ Saii|lrB4i»r*ô s^o^CMp^f
leriry^t a, îiiii une jkroctaaialÎQn; pour rakupei* les Iialbt*^
tont.
,C U A M B U, R^i P-p>. q E P UT E S^
Le 27, la cliaiiil>re prononce. l'a tlmi^sînn tk- M. tU Siinlcn^Cj nou-
veau (iéptitîS du . département dç l'Arrivée. On ^'éprend la di$eui^<itt
«hi. projet de. loi relatif ^ux jgrain*. f^. k jïré^ideuttù iWido 4 de ta
comniissîon , qui porte âtic:le dnat îuppî^mcritair* iniji43*c sur iea h\ét
pissés. M. jde.Tiuèle demande qiu- l'on .^lub'^tiiue à Par/ f de 4 «* în»':*îii^
voiit.aB aiiidj&uaîqsâ . lemiel p^CLnpi«^ri>k J a suptoreMou par« et s^or-
voiit.aB aiiidj&uaîqaé , le^el p^CLppi«^ri>k J a sup^eMou par« et j
nie des droits sopplemvntairésr ^
€ette> pfo|idstUon< donne. Hea à > u»e* as8As4oiif ue^dèfMssîèlai ^fer
es* «ûuienae parrMMr d'AVg«iiM]i^et> dQ^<tkn^etr<Ufiheeur^ et eoBi-«^ -
battAa,pa]UU[M;; Bai4ha^LalMi|srtiile;>etTd«.La«i;eiH^. iAi BËimiel*9?élénB^
de cax(^e lesprapoiitidiii db-gouvernameni: trouvent dé#»^adviÉr9ââra#
daiM le» gpnveimeme&t lui->mémç . M; d» ViH^e r^pon^ à^ cesinéiniiiM
tiotM par un ra|iiM«^exiM)f^ de«u£»its , et penisf e'dans^ofe.iito^^én^iîfit ,'-
qulest encore oombattuipa^-lVS^ Ba^^eraekï^et-de'dakRt^^CH^^^ Dj^^X^
amendamen8.de MMi?, d'Argen<Km>«tvdi^!lJtoniBhei|ii^€i«^4o^
puy«8{ cçluLd«^|Ar d9'¥iU^ç e^r^kt
On ad(^te sans discussion tVrticfa 6, portâûil «a» le'âeeoiid'diteli
siippfême»t(uvèUe«a. pèt^u. lorsque le pt>ixr âm li^-^wptys^sttêt^ <iîr«
^ceaditatMdcsAMif des ^prUL^ indiquas f ^'^'^ pr<ie^d«at artieUi^ V^e dië^
position ,additiMineUe faite par ; M^ Faut de . Cfaià(^a*^Doub}â , e l' so«K
tenwe par M. F^imf ok Di^and, ^wti rejetée ap»ès qa^que)^- débitt^-
L'ûftkieÔ^ qui a été consenti' pat legouveraenient^ et'quiestrektâP»
a«^ lei^les et jasii$, et ai» Êirmci da-4ai,gN^a€ Mii-^^e^
( 366 >
adopti^ }i.J}imaTC9jvxitiepH une lUsi^osûion a44i^^<i^l^» <Itii eà.
sous-aiiïcn<1«'e par M. Fleuriau de Bellevuç.
Le 28, M. Uarisgaux fait un rapport s.iir. le projet de Ici ài!}k
adopté par la chamhre des pairt, tetidatit h fnodifier 1 artitidc 35 1
du Code criminel. M. le rapparient conclut' fi TaijLopticD, et ritb<'
pression du rap|>ort est ordctun^e. La cbambré .prononce ^eosuife
l'admission dt^tinitive de M. David et de M. Iç marquis -du Omdç9û*
M. le président fait lecture d une lettre de M, le grand-taaifre tics ce-»
r/monies de , France , qui annonce qu'une grande clqiu.tat)on de la
chambre sera admL<!C, le. 3 mai, li présenter au Roi les homuiiig^cs de
la chambre, à Toccaslon de Faïuiiverpiro dc>la vgitlcéedé^. M. dans
Paris. Cette grande députation a ctc.immédiaiemeht tirée au scrL
On continué la discussion sur le projet ^ loi relatif jifix çnains^
Après quelques débats, M. -Fleuriau de Bellevue retire hb ^amende-
ment, concernant l'importation de l'avoine, qu'il avoît ftésentë lâ
reillc.. Un autre amendemenf; de M. Dcmarçay, Hiir le même objet,
efft rejeté «1 une immense majorjté. Sf . HumblioCMCWté présenté une
disposition additionnelle , qui n'est pas appuyée.. M« Keratry rei^Ire
dans la discussion de l'en-'cmble du projet de loi du gouvernement;
il faut, selon lui, le rejeter, aînrf cjue ce'ci de la coiliÀiissioii; ilest
rftppelé à la question par M. le président , et termine en votant U
rejet des derniers articles comme der\)remiers , et de tous les amen-»
démens. . * *
On adoj)te Tarficle 7 qui modifie le tiibleau desmarches rcgjulateurs*
Le premier paragraphe dé Farticle S de la. cc^nmission est rejeté k
une foHe majorité. Le second paragraphe , por^nt que le prix com-
mun entre les- marchés régulateurs sera établi sans é'gard atix quan^
tités vendues dans diaque marché, donne lieu à-unc l«^n|;iie disent
sipn. ^ -est combattu par, MM. Sagllp, Sébasti^ni et B. Constant, et
appjy<^ par ^^. Pemarçay^.xWft^teibajac çt Mj^o^^ Iksi^^^M^
Le ^p, M., de Cayrol fait un rapport au ncm. de la commission dev
pétitioi|s, M.^'ie rapporteur Oxe l'attenfion^de l'assemblée sur les péti-
tiotis dès sieurs 'Milliancourt et Barbier, au! demandent l'abrogation de
la loi sur le divorce, et propose Porëre au jour. M. Manuel trouvequcr
l'abolition du difon^e est tine^ des plus grares erreurs de la chambi% de
, 18 15, et demande que la discussion ne soft pas èbmmencée sans que
U chumbre soit en nombre suffisant, pour délibérer. M. le président
rappelle que l'on décida, l'année dernière, qno l'on pourroit. délibé-
rer sur les pétitions, alors même qUe là moitié des membres né se roient
•pas présens. MM. Foy, Demarçay, Gîjeardin, appuient la rédiamation
de M. Manuel. MM. de Castelbajac et Pardessfis- parfcBt eo siens con-
traire. L'ordre du jour est adopté., , : > ^
. D'autre» dt^bats s'élèvent à 1 occasion d'i^ne pétition du si«Mr Jami's-,r
instituteur prnnaire, qui présente un projct.d'àniélioratioa pourl'ins'
truction primaire. La commission propose le reuvci a« ministre^ tic,
l'intérieur. M. B. Constant se plaint de ce que îé rapport ne confient:
srucun raisonnement, et demande lect tire de b pétition; La ciiankir«
adopte les cencliiiwp? d^ la /ioimoiaçi^o. .. -. j;: : -..< ^^ ';..•,:•
f 567;)
La odmmissiôik pro)>ose le d«:p6t au biircaa Ats renscignemem; d'untf
j>ctition dn sieiir Pichard, maire dé Fourques', qui prt'schle des rc-
hexibns'sur liw'hiojycns d'assurer là tranquillité (Je la France, ert veiU
kilt a la can.^Hatiiôn'de U famille ro>;âIe. Plusieurs membres du côte
gauche . demandent l'analyse de la pétition. Cette proposttiou «est m i«e
aux voix , et 'adoptée à ia seconde épreuTC.'M. le rapporteur analyse
là pétition. L'orcire du jour est adapté.
La chambre accorde^ des congés à MM. Guîlhera' et dé Pomme-
délies, On i-éprcnd la discussion sur les grains. Divers amendemcns
propQsés^par MM. Dcmarcay, de Lastours, de Puynyiurin ,' sont suc-
èessiveinent i^jetés. M/B. Constant appuie im autre amendement de
M. de Qasterréche; mais^ la chambre n'étaj^t plus en n&dibre sufliaant
pour délibérer , on lève la séance.
Le 24 a^ril, les quatre Académies, dont la réunion forme
rinsûtut, ont tenu leur séance annuelle sbus la prési^ncé de
M. Walkenaër qui a prono^Cjé le discours d'ouverture f il a
^ su lier à son. çujet des éloges très-heqrçux^de Louis XIV et
du Roi^ et qui ont été fort applaudis. On a ensuite annoncé
le prix décerné, par l'Académie à l'écrit Je plus utile aux.,
mœurs. C'est M, Dégérando qui a obtenu le pHx^ savoir :
une médaille d'or de 600 fr. ; son ouvrage est intitulé : le J^i"
siteur des pauifres. Le respect que nous avons pour les décisions
de TÂcadémie nous porteroit à croire que cette production
est digne de l'honneur quMle a reçu. IS^oiis ne cohnoissons
point ït' f^iéiteur des paiPtnres ; mais nous cdnnoissoris ^ufnU
ou V Education du cœur, par IMI. H. Millot, qui a èl>tenfi
une médaille d'or de 3oo fr. à titre d 'encourageaient. Il est
peu d'ouvrages aussi médiocres^ soit pour Te. style qui esl
tantôt emphatique et tantôt incorrect, soit pour Te fond du
sujet ou 1 auteur a mis tout-à-fait la* reh'gion de c6lé,et]a
remplace par de belles .sentences , par des fictions insipides et
par un grand étalage de sensiblerie. (Voyez notre n*. 664 ,*
ôii nou^ avons fait connoître ce livre. ) Nous demandons la
Î permission de douter que ce pathos, malgré la décision de
'Académie, puisse être utile à personne.
On a entretenu ensuite l'Académie d'un legs de M. Vohiey,
qui assigi^oit un capital de 24*^^ fr.'pour un prix destiné à
encourager l'étude des langues asiatiques ; et la traduction de
leurs livres dans l'alphabet européen universel, que M. Volney
avoit inventé ei vouloit mettre en usage ; mais, comme cet
alphabet n'a été adopté nulle partj c^s traductions seroieot
MHS utilité. AtÈ$ri TAcadëmie a ivt oBligët 4e pto}»06ér. on
prix pour savoir ce qu'avéit voulu dire ]|tf . Vo(oey, et ce qu'il
nlloU faifv de son legs ; et tout le inonde a addiiré la Dhilan*
tropie du pliiloaopèe qui appliquoit aititi des fouds à ijeê oIh
jetifllma^aeatie utilité, et nous latssoit par son testament une
énigme à deviner et un problème à réfoudre.
W, le comte Boissy d'Anglas a lu un fragment d^un poem«
oh Ton a remaH|Mé de beaum vers sur les tomtws l'eyalei "de i^
Saint^DeBisr M. Onpinr, à propaa de nndtrstrîe, a dâ»tté '
keaueoup de pltoatitKMrt libérales , et M. Leatèrcier a lii un
morceau d'un poérae sur Mosîe'oii it a iliélé des dboâés fbrt
disnarateSf exprimées dans ce st^de bixarre familier à Tauteor ;
de beaux vers sur la morale évangélique v solit que^uefoia
saivisidef'santMcès-pbîlosopàiqtM' d^sésdefflaeéè^én' cet -en-
duit. Maiheof used ient c«s seilfMlcesi<eirttfr^neirtwn)èiiit<liflii
à* tnor prcmis et* «Me» fom l^MrUtttuent pt^eoqtoe'oUigfédea
discours qim Ht à I^Aoidénificf ef d^s' ouvn<|etf ^f/btt f coë^
iwmm. La aéanW dû 34 a^ dftrt ué> tfriste exettolè ^TiM
flnetice* que» tes' nêoiwlletf dMtrilbe»^ e^itceVI' dâkni ft' liaà
même* ou ette devravant èite ^oiÉlbAUiies.
par l^m%tmf^'éÊA^<Ml^idéfàliom^siêr!lmFrà^Q9l(ii^}f
Jtiéj/l^onx^urie ftspett dû-^iuPapéetà ses dfUsUîkifdog^
mûti^ues^ fit lit. É: (2).
prendre <||i*Juo^ id^tt ioitnmpai^aLiDe ^ lefc qui aious ^aaI |mpu se .fm^tev
atifni<îme objet. Le pfemiér est^jlc Mvle^comte d^Maistre^ q^i "^^ent
d'être enlevé a la rclrgiôir et' à la pdliâqUc j nous réxaminèl^onspluirài
l«i^i^, et-notte en rc iwl^ e iig ^compta te se6t)Bd"eftt, dt^if; d*inraif*
eicn supéneur de st^minaivef; qW^iD^ pM^t^pa«»f»%«Mbltf'^K«aa^(pS^llr«
arlide») £e. tTcvài^i»^ onvrage'invt'seieitf pattQxenpa'dSeftn^étattcpnr m
njoui in»..cfeov<»»« q»el«ie«.b*mt»,qi^i'an-j(i&t-oOtt»»tj( c^ett^er^iM^iSMiii
poumons éclair<:ir quelque îpur:
Il t ■ Il ■ *> 1..II - .. r I» «i,i i . Il n , . » ■ ■ I i .jn , ■ •
(i).Pr»y 6 &. et 2 f]\ ^vc^ franc diH pore. À* Paria f obeaBeaUce**
lUisand ; et chc» Ad; Lq Clere 9 jio bureau de ce îpuroat- .
(ù) Prix , a frV et a It. 5o c. frane de port. A* Piris, diea les m^fv.'
(Samedis mai i8ai.) (N^ joZ.)
Traité historique et dogmatique de^ Fêtes principale^
et mobiles, et des Temps de pénitence 4e l*£glisif.f
par M. AbJ^.; Lyon, l^ig, a vol. in-8p.
L'auteur de ce Traite annonce qn'jit:s*i*st -proposé
d offrir une continiiatioQ et uti conn*Mmeiit im^tf^ie^j
des Pères et des Martyrs, traduites par GoJeiéar^.
Il esl vrai qu'on a publié depuis rpielques .^m1(?(3i^ un
Traité des Fêtes mobiles, par A, Butler ; mais 1^1 F »
paroh faire très -peu de cas de cetie suiie ; îlJpT re-*
garde comme un ouvrage manque, et qùa fôuleur
lamgtois n'a pas .eu le tcnips de compléter et de con-
duire à sa perfection ; il trouve à y reprendre liieali^^ .
coup de fautes , des citntions fausses /des erreurs his-
toiîques, etc. Il nou'i semble qu'en lout ceci M. A. P.
montre une grande sévérité. INous aurions mieux aioié
qu'il eûl publié son Kvre sans cbercher à rabaisser le
mérite d*uo livre fait sur un sujet sènibîable. Il y a tant
de manières difTércntes d'envisager un objet, que deut
auteurs peuvent, ce semble, aonner à la fois cha-
ctin un bon ouvr.ige sur la même matière. Nous n'a-
vons point trouvé celui de Butler aussi défieclueux
que M. F. le suppose. Mais le Traité historique àp
ce 'dernier nous paroît avoir aussi son mérite. Il porté
uîi« approbation favoiable de M. Tabbé Caurbdp,
grand-vicaire du diocèse de Lyon ; approbation ren-
due sur le témoignage de deux prêtres (Je ce diocèse
qui avoient examiné Fouvrage. Ainsi on a lieu de
penser qu'il est exact pour la doctrine; de pluà, ce
que nous en avons hi nous a semblé édifiant. LVu-
Tmne XXFIL V4mi de la Ilelig. et du Moi. A a
( 370 )
leur fait con'nohre l'objet des féles; ses traites sur
le dimanche 9 sur l'Avenlj, sur le Car^nie:^ &ur la Pâ-
que f sur la Fête-Dieu , sont fort développés^ Il joi^t
aux notions pieuses des réflexions historiques ,, e(>
ayant égard pàVticu lier émeut aux besoins de son ^-
cie, il travaille à dissiper les fausses idées que le^
incrédules modernes ont clierché à doanei^de la doc-
trine , des cérémonies et des pratiques de l'E^lifije» |J
y a sur ce sujet dans son livre dassez bonti.es noies,
Quoique la critique pût aussi y reprendre ça €l là-
quelques assertions douteuses ^t quelques. anecdotes
auspecies^ le tout néan(iioin& en matière peu*imporr
tante. . . , , . - : ..^
Nous applaudirons. dope au zèle. de Jâuiçur^ et
nous Iç félicitôt*(Mis de s'occuper de tels travaux. .$ii|iT
pie laïque 9 il veut aussi servir TEglise et ta religion,
autant qu'il est eu }|h. Des vtiessi pures doivent étrç
encouragées. Ce n/esl pas d ailleurs la seule fois que
M. A.^F. est descendu dans la lice. Ces! liù qui^çfl
auteur de ]H*Mépon$è cnii^tie tm froiet de r^r^^
tous tes Cultes dé M. Fetfiljade j écri» dont.nofis aivoiis
parlé dans notre n®. Sy?^ tome .XX III. 11 avoit déjà
paru alors cinq livraisons de c^w^ Répqnse., dontnpus
donnâmes une idée assez rapide. Depuis^ la mie a
vil le jour. L'ouvrage entier, se compose d^ treize
Lettres, dont la dernière est du 29 février 1826; te
tout fprme un volume in-8^. de plus de 5oo pages ^
où Fauteur passe* successivement en revue les asser-
tions irréligieuses de M. Feuillade. 11 montre cer-
tainement daus ce travail beaucoup d'instruction et
de lecture, et réfute ^es paradoxes de Fahcien vi-
caire de Privas,, sur la révélation, riicriturlî, riiîsr
toire et les pratiques de l'Eglise. Seulçni eut \1 est
( 57t )
iStheux qoe le style soit uù peu négligé. Nous per-
sistons aussi dans l'ôpiuioB que nous ayiops déjà émise
sur les inoonTenielis du ton qui règ^e dans la iie-
panse; M. A. Fra chércbé à se justifier à cet égafd
dans ïû Préfacé de sa dernièt'e livraison. Niôm f 'esti-
mons tmp pour eiitàitier une dispute avec lui; mais
nous û'éii sommes pas moins pe'rsuadj^ qu'il eût pré-
venù|>lus favorablement le lecteur en évitant dés
objurgations et des épithètes trop peu mesurées.
M. A. F. n'a voit point nm .s<)n nom à ces deux
f premiers ouvrages; mais il vient de s'eti déçlarejrj
auteur dans un Examen crïtimié de la Dissertation
sur le Prêta intérêt de M. Pages. Cet -E*a:«me/i. porte
te ndiiÉ de 'M. Antoine Faivre; nous en parlerons/
iflcessam&ient/ -^. \
; kouVlELtES tCCI.ÊSU.Sl^K^tJfis/ '
RpM^.. jLç. aima]iic^i^. de« l^ameaux, ,i%k^iiit Pèie^ cé«
fébrà la niesse daiis sa châp^ï|e priyée-,^^ palais Qui-'
ïinal, et donna ^U ComïnunÎQii au prince M^xîinilien
de Saxe, qui' aYbît assisté- âtt saint sacrifice. Ce prince]^
qtti est frère du roi de Saxe, e«t depuis quelque temps
à Rome avec ley j^rincesses seéi filles y et y donne de
gmnds exemples de piété. S. S. tînt ensuite chapelle
papale, i^çut les cardinaux à l'obédience, et fit la
Lénédiction et la distribution des i*ameaux^ et ensuite
la procession dans la salle roy^lej après quoi elle as^
sista à la grçmd'messe, où se trouvoîent aussi le prince
héréditaire: de Bavière et k jw^inceMaximiJieu de Saxe
avec les princesses ses filles. Le père Lo^iiis de Fre&-
cati, Capucin, a terminé le mardi-saint ses prédica-
tions devant S. S. * ./
' — r. Le lun<£kaint, le roï de Naples est arrivé de Flo^
A a a :
( 5îr2 )
Vtheê 4«M céVLé càj^iHilé. S. M. éîoit «Lâe^tamgnée
de jtttuîeilH f4f^oiïMh de âi^tinclion > «t 6BtrMt#t«
de lu. Joidi Attge Sorto, énièqiie ^e Tlrerai0pyle8k, et
sba c6tié«sséiir. ËUe'fitt cok^^khenléé à.k Slôrta^r
M. tiario, în«tlr^ d« o^ltiWi^ d« S«. S.» et sahiée à
apQDi entrée par des ^Ivés d'artillerie. Elle a logé à sou
palais ^araéze^ eu le csirdinal secrétaire d^Etàt est ailé
lui rep<i]^e ses hommages. Le lendemain ^ le roît Bt vi-
site au souverain Pontife/ dont il fut rër.u avec dés
marcfdes bal*tîculiète6 d attachement. S. M. doit ^sîs-
itt àut céréuiôttres de La semaine sainte , cbmtae ett^
Tàttvit fait en i^gu
Parjs. Les cèréihonies du baptême de M«*. ïe dut
de Bordeaux se sôtit faites , le i •*. mai , à Noire-toàrfiae,
avec'tin^^magmÊeente extraolrditiàiife.- L'église a^il
été décorée avec beaucoup de pompe* £& annit dtt.
portail on avoit élevé un portique imlnense d'a]rckilçc«>
ture gothique^ orné des armes de France^ des statueft^
de CloviSy de Cha^c^agn^-9 ?de saint Louis et de
-Henri IV, et de celles de plusieurs évêqaesjdaJÇ^rî^;
LWérieuT déféglîse ofFroH.paJrfout dt vidtt^iékpm^ y'
des éctissons^ des trophées et autres omemens, anx-»
Sels îi eût peut-être été à désirer qu'on eà^ mêlé
ts d'attributs religieux. L'autel s'élcvoït à rentrée
UchteUr^ de grancfi travaux de chaii>ente avoient ftf
faits dans lés «ifféi*«?nte$ parties de' 1 église poulp pro-
éuret des places à tiii plus grand nombre de spf cïa-.
leurs. l>ès netaf betiires du matin lès tribumas «tbîént
Iremplies; ks dîvet* corp$ de TEtat sont tiirîvés si«>
cessivetaent. Les té\6ques, les pairs, les ministres /
teè coniieiHeiis d'Etat , occupbient la droite ^ans h:
gtande erpi* de l'église ; les députés , le corps diplo-
matique, les rtiembres des cours, occuppîentla gau-
çkè. Les députés dès villes et les membres des tribti-
natix étpient placés dans la nef. S. M. est arrivée un
^^u avàmt ttne^eujce. Elle a été co^iplimeutèe^ à reo::
\ •
trée îeVéglise., par M* le çoadiuteur d^Pam, as^isi^
du chapitre et d'uu nombreux; çlerg|é. Lp prélat a pa^r^
au Roi en ces termes : .
pkd ées 89Ànts autélft « lea l>é«uèdiQtiaiM f élditf» ;$ar ta Haï , «ur «mmi ab-
fçKte famtUe et sur la. Ffiiace. Il m'a eavoyçi^ÛM* V', M» de 3iiigLil«tr
&ett pennett«« à soa fnuid nge 4'eâKprànfcer iu«i«49d*jMii la» fQ«!af ^t
la' VOIX dç soa eoaclfi«bcitr ppitf airjr à V. ]tf>. imm proffm^ al iadf«(-
tue02L bommages, âens. ie spn ckapj^, et eaa^ 4a dav^ .de.4an
- Le Roi a repondu :
*( Votre respectable archevêque ne pouyoit m'exprimer ^s %enti-
mens par un plus digne interprète. Qu'il est du moins cônsoiant ^our
intii, daitt met iiifînsitës, ik -|»ouvoa' vomv 4ap« ^ tj^^o^le ijaiSei-
'^oéur kii'préaent^ r«Bf«iit 4i^ sûnt hwtis, Vçnh%^ d^ H Fraocif ,
TuBi<{ue héritier de mon lisôfte ! ^ppeloas em lai ^ |)r9tçQèia« Ae
la jDBuère de Bieu^ de la reine de$ «»ies^ priop^rdgt <i^ ^aiU«r 9W afi»
jours , d'ék>iç{ier de foa benceau les malheiov par ^6^c]# ^ a pla à la
Providence d'épitoorer ses parans, M d« îe e/màw^^ f^ «na faute
^m dxivtce que la mieniie au bo&heur ^asael »> >
Le Roi s'est avancé y sous le dais ^ et a pf ii^ place
en avant derautçl. Les Priujçes étoient A sa dpoitf^, et
lès Princasses à sa4^^UcHe.,On a chanté le /^^^ifif^ -Crea^
tory après quoi JM. le cardînai-raxc^^^^e a ]pa*ojcé(lé
aux céi^émohies usitées dans TEglisé pour les enfàns
'qui ont été déjà oniïoyés. MipNSJElJR et MiCDÀ^É o»t
^tenù Feulant par procuratîpu dû roî de jSfaples et àe
la princesse héréditaire <les Dèu^p-Sïcîles. RP*. le iiûc
dje Bpixleauicétolt porté par M**, la cor^tes^e 4e 6oh-
taud^ sa goûvernaitte; ofi ngjtôit eh oéréiûoi^î^ le
cierge, le crémeau^ la salj^r^ et les hoift^eurs des
parrain et marraine. M"*. îa gouvernante a remis
* pendant quelgue temps Tauguste enfant enti*e les hras
^de M"**, ISL duçhesae4e Berrî, à <juj le passe et f ave-
nir présentoient. en ce m&ment dp grauaa sujets d'é-
motion. M. lie coçidjuteur de Paçis a céléliré une me^se
' basse , pendant l^qivéHe la m^siqj^e a exécuté dîvepiî
' nioà'ceaux^ Jla n\psse a é*é .sujvije du Te fHum, et
M. le cardinal a donjaé la béfiédictioii ppûlifi^ale.
(^74)
S. Em; eu présentait au Roi le jeune PtÎBce, a adresse
à S. M. les paroles suivantes:
«r Sire , lofTsque cet enfant royal fat donné de Dieu pour consoler
« la 'France de «es malheiim, la-rtligîon'te sdlna avec Iti traiMpôrti de
- la recotonoissaBce. ^^^Eile n*a pu vcii» sans un piofond ^eadrisscnent -
S. M. venir elle-méine avec actions de gràées te consacrer an Sei-
gneur dans son temple ; et te 'déposer sur son autel cottrme povr re-
- connoitre d'une manière solenncUe le miracle d^un si 'grand bien-
fait. La religion. Sire, ren«); entre vos mains ce dépôt précieux »
chargé de ses bénédîctiori!s et de ses espérances; cîie 1^ confie à
V. M. pour hii apprendre , par ses leçons et par ses exemples , ce qufi
Vfiglise doit sç promettf^ sous le règne d'un noi très-chrétien jiv
S. M. a répondu :
« Que ponvois-je faire de mieux fpie de venir présenter au Seignen^
' ee précieux enfant, d-appelersur lui la' protection de la très^éointe
Vierge, et d'oser joindre ma bénédiction à celle que vous venez de -
• K'pandife sur sa télc ? Prieï pour lui , Mvlc cardinal 'je vous le^ée^
mande avec instance. Que W' clergé de la «métropole , que tout:|e
<)lepgé de France prie|K)ur lui, aâi qu'il se rende dfgne du bienlaii.
que le ciel nous a ac<^rdé par sa naissance , et que sa vie soit co&^ .'
ftacrée au l>onlieiir de la 'France, et à la gloire de iiotre sainte re-^
ligion ». . ' ». /-
Âpr^s la cénémohîe, S* Em. a présénlê àï^ffôf'Ktîfè^
^ de baptême, (Jlfcl a été iïgtfé par »!^ M.'} fWt^Vrinci^
et Princesses^ jpàr M. lè'^'éatdînal lui-mci^ié j^ par le|r
]^i*ésîdens des gtands corp* de l'Etat et des coursai
par les maires de ^arîs et dés bonnes \illes.£e Rpl
a été ensuite redonduit à la porte de l'église wêc léir
mémes'honneuts (ju^à son entrée. ^
—Le 3> à onze heures, une messe solennelle a été
célébrée , dam la basilî({ue de Nôti^e-Dame , a Tocca-
sîon de l'anniversaire de la rentrée du Roi dans Pains,
et confonnémeM au vceti fait par le cbapître , en i8>4>
S, Em. y asslstoit^ M. le coadjuteur a>fficté.
- -^Le dimanche 6 mai, on célébrei;à dans l'ancienrie
abbaje de Sain:t-DenU ranniversaîre de Vrinvc*» tlôb
et translation des rellcjùes <^\x saint apÔtre et de se»
compagnons. M. FârGhevêque de Trâjanople officiera
potitificalemei^t 5 Mi Tabbe Pîsseaif / sùpéTîeur de {a
maison dés clercs , pi^nôticedpalè panégyiî^ûe'des saints
^ ( 575 )
ïXiartyrs, dont les reliques seront exposées à la féné-
râtioQ des fidèles.
— Le dimançlie delà QucLsimodoj M. l'abbé Fi'ays-
slztous a d^oné sa huitième conférence 5 c'étoit le même
discours^Uiè l'orateur aybit prononcé , le lundi-saînt^ à
Saînt-Sufpîce , sur nos devoirs envers Jésus-Christ ,
comme chrétiens et comme François.
— M. l'abbé dp Chevaune. vient d^etre nommé, au-
mônier de S; À. R. ]Vi"'# la duchesse de.Bpn^i, et,
^ lundi .dernier, il a. eu l'honneur d*étre présenté^ au
•R.OI par M. l'évéq^ue d'Amiens, premier aumônier de
S» A. R^. <- .
•—•La fête etj'octave de . riuyéntîon de Ja Sainte-*
Craix se solennUent à Ss^inirRochv comme les années
précédente?, et plusieurs; paroUsps de Iti capitiilê s'jr
ittpndènt sttccessivem,ent. Le jeudi ,3, c'est \a paroisse
SaintrEtienne qui. y a fait r<)ffice, les »Qxmon^ et lé«
'stations^ le 4> ^^ pa];0Lsse Saint-Paul; le 5 ^ ce seira
NQtr!eî-Eâij^e;4Qa^yiçt9kires.^L< diman^Ûe 6, h çl§Tsi
ti^e S^i^^i^/ifi^SeJi^i^ siatil(>ns^t cél^éh^ra l'oISce. ]p&
7,. le 8, leg ét.iiçao!,,l^s paï^is5.es de SaintrLeu, jJLe
£>pnne*Nouve)le, d« Saintê-yalère et de Saint.G.ernuin«
VAuxerrois, se rendront, à SakitTRoph. pour le mê^^'
objet. Le.dernier jojar,4eudi, du chfmtéraleZe Deunu
U y a indulgence pléni^iie pour ceux qui^ibnt les stz^r;
tious. * "
— M. 1© ministreVde l'intérieur, dans sa dernière
communication à la chambre sur les affaires du dergé,
a annoncé Téreçt^on d^finiliv^ .de douze nouveaux siè-
ges, pris sap.s doute parmi ceux qui avoient été rétaMis.
toi 81 7; U ^ déclaré en même temps qu'iln'y aurpit
pas-pliM[ d'un évéclié par département. Or, en .partait,
de cettetbaae, il ne reste plus que yingt-huit«siége.^
de ceux créés par le Concordat de 18 17. Ces sièges sont
les archevêchés deReims, de Sens, d'Auscb et d'Albi.,^
^t-les éyéché^ de Chailr^s^-'-de Blois; deLangres, ,4<*
( 5^$ )
Saiat-Çlaycte^ de Nevcrs, de Moulin»^. de- Beau5(ais^
du Puy, de Tulles > de Rodez ^ de Périgueùx , de Lu*-
r.on, <i'Air€^ de Tarbe«, deNîmCâ, de Perpignan ^ de
Moulauban, de Pamîèïs, de Fréjtis, de Gap, deVî-
viers, deVerdvin, dé Belley et de Saînt-DIé.jSiçuT ce»
quatre
quées, pui* aUx évéchéâ détaébés des diocèses les plus^
tastes et les plus poptrfcUi. Il y avott, par le Concordât
de 1801, six dio<:èsé« qui compiipuoient chacun troi*
départemens ; sâVdît : Lyon /Besançon, Metz, Ntncî,,
liimoges et Baronne ; il est vraisemblable qu'on sentira
le besmn de diminuer àes drptèses si étendus. H en-
est d^autres qui renfei*ment deux dèpartemens , mais
où des considérations lotîtes semment indiquer la
ftéoessité d'une dtTÎsion. Ainsi la grande populatLou
des départcmens où~ sont les étéchés de Clemannt, '
4'Âmiend et d'Autun, est un motif pour 'rçrection^
des siège» de Mot^lîns, dé Beaûvais et de Kevcrs/ta
^fficulté des i?bemins dans un par* moirtttetit mîHte'
en fiiveur des sièges du i?uvi de vftiers, de Gap, de
i^amiers. Enfin a au très Gon3idÉra<i6il3 softîdt'ejit la
ôréation de Lilçon, de Péri^eux, etc^. N(JU5 pouvon^
croire que ces différent motif» seront pesés danâTlu-
férét de VEglîsè et de PÈtat par tes homttras àj^pelés à;
délibérer sur cet impoi'tant .sujet. , . * '
' N OUTirLl*l?S POLITlQtTBS.
PAnir. lie 1". mai, jour du hafprêmé de Ms^1etfncrda Bor-i
^eaitx j 1^ cM*tége royaè est p/rrh des Tailerfes àf jiiiA et
demi. l?n détachciâent rie gendarln^rie oiivroit la inaitàe;.
▼enoit ensafte l'état-mator de ia première, division militât rb^
à. la tête 'duquel .éCeit M. le lieutefiant^générai eomie D^-«
France, et celui de la garde Da.tionafco de. Paris,, précédé par
M. le marëcluil duc de Rçggio. Deux escadrons de laociert.
(*77)
de ]d^,|;trâe royale marchoî^nt devant leg vôitiire«'de la eouri
qui étoient au nombre cïe vingt, et occupées par le« miniw
IreSf les gF9Qd[9^afilcter& de la couronne, et ies. <^cîers du
feot et des ^rincesi Les ga^cks.du corps e»louroie»|^ les voî^
turcs de la famille royale., LL. A^. tUX^Mïf, le ili|c de Çor^
(Jei^ux et MADEikoisctLR étoient dans la j»«'eiiiiëre , ^veç
M"»«. de Goutaut, leur gouvernanlè; elle- pré&en toit les en»-
fans augustes à un peuple immense qui s e^tipressoit pour
avoir le bonheur de les eontemplen La voiture du Roi, at-
telée de huit Superbes chcvaiix, enVîrànnéé des béraults*-
d'armes, des oÊciersrsupéneurs des perdes du corps et des
majors^genérauTC de service , su j voit imnuédiatem^nt. S.* M*
•voit è çQlé d'elle S. A, R, Mada^mb ; S. A. R. M*^. la dur
piiesse de &èrri étoit sur Je devant; avec LL. AA. RB.. Mo»*.
sii^uAet M^''. le due d^Àngotileme. Les cuir osaiers ^e la garde
ifermoient la matrbe. Lti ^garde nationale, la garde royale et
la garnison bordoien^t la liaie. Des salves d^arlillerie ont an*
Honcé le départ et le retour de $. M. An retour , on a mo»-^
tré plnsieHrS' fois. le- jeune Prince à la nduliitude empressée,
et sa vue à excité les plus vives acclamation^. Le soi r, il y
a eu .de brillantes illuminations àaps lom les <|uartierf de If
capitale, et, cette bell^ journé^ a fté t^rjairinee pat un feu-
d'artifice. . ,_ '. ' / 'i* ; y,
^— Ce :| ,' a six héui^es et demie du soir, MosrsisÙE^tM^''. fc
duc et IHad^bie, ducbesse d'Angoulèmey M"*^ la duchessç
de Berri, M«'. le duc, M«^. la duchesse et M"*. d'Orléans^
étJJf*'. le duc de Boùrbop , se soiït rendus il l*HôteWe- Ville;,
et ont été reçus par le corps municipal » à ta tête duquel étoiC
M- le. préfet, qui a çpmniimente LL. AA. R%. La réponse
de MoNSf€un a pénétre d'en ihousiasm.e tous lès assistânS',:
« Nous sommes François, a dit cet excellent Prince^ nous
sommes d'une famille frànçoise ; pouvons-nous désit^r autre
chose que lé bonheur de nos corn patriotes »? Les cris de
^iVe/e Roi! vii^ené /es Bourbons! ont annoncé l'entrée des
Princes et Princesses dans la salle du banquet royal. Le re-
pas terminé^ S^ A. ft. Monsieur s^est.levé ; ct>, api:ès avoir
exprimé le regjrel que le Roi ne pût assi^er à celte fêle de
famille, S. A. K. a porté la sanle d^ S. M. Les spcclaleurs
el^ les «onvives ont répondu à cet appel par les cris ])rolon-
gés de /^iVe lti.Roi!La fête a été très»- brillât te. Les Princes
etPnaeesses ont été reconduits ii leurs voitui»es avec les cë-r
réraonîes d'usage, et «ont partis au bruit des {>1us vives ac-
clamatibn's. ^' • r^
— Le 3 mai, jour anniversaire' de la renli^ce du Roi iJans
sa capitale, S. M.* a reçu, le malin, les hommages des
Princes et Princesses de la famille royale et du sans;. 'Apres
la messe, le Roi a reçu les ministres, les 'marécnanx dé
France, les grands dignitaires; les dëputatidnsd'e là cham-
bre des pairs et de celle des députés , des cours de justice et
des tribunaux, de Tlnstitut et de l'Université, elle corpi
municipal , présidé par M. le préfet de la Seine. S. M. a
répondu au discours qui lui a été adressé par M., le comte
de Chabrol 2 « Je reçois toujours avec un grand plaisir les té-
moignages d*âmour de mai bonne ville de Paris. J'apprends
avec satisfaction que les travaux du canal de Saint-^Deni»
touchent à leur fin. J'avois espéré pouvoir aller aujourd'hui
visiter m'es enfaos; si j'en étois empêché, dites4eur bien
(en portant la main sur son cœur et avec, une vive émotion))^
dites^leur bien que je le;s porte tous là ». .
— A deux heures, le Roi est monté en calèche décou^
verte, est sorti par le guichet du bord de l'eau, a suivi l«
qaai Malaquais, le Pont- Neuf, et est rentré pji^-i'arc de
triomphi^, rect^^illant par<<^u| sur son. passage les plus viÊi
témoignages d'amour et de fidélité. ]Ll>. AA. RlU|ito2^3>iti;u%
TWTadamÉj.M**. la duchesse de Bcrri, Ms^ te due de" Bor**^
deaux et MademOiskllb, sont sortis à deux heures et utt
quart, et ont parcouru diiférens quartiers de la capitale*
Fendant fonte celte journée , la garde nationale <jle. Paris a
£aîi seule ie service au château.
— Le 1". mai, on a' célébré dans les différentes paroisses
de la capitale les mariages des seiie orphelines dotées par
la ville de Paris. Api*es la bénédiction nuptiale , les nou^
veaux époux ont été conduits à l'église métropolitaine par
lés maires et adjoints de leurs arrondissemens, et ont eu llibo^
"neur d'être présentés au Roi à sa sortie de l'église.
— Par ordonnance ro\'ale , du 3o avril , Si . Tabbé comte
de Montesquiou , pair de France, ministre d'Etat et mem-
bre du conseil privé, est nommé duc, pour jouir, lui et
ses héritiers, de son titre de pairie et des honneurs attachés
à ce rang; M. le comte de Blàcas, pair de France, ambassa-
deur à Rome, est également nommé duc, et le titre sera M-^
rédilaire parmi ses descendans. M. le vicomte de Cbàteaiir
(579 V
brlandT, mînijftre à la cour de Berlin , est nommé ministre
d'Etat et membre du conseil privé de S. M.
. — MM. le vicomte de Cbàt<»aùbriand et de B«nald ont
reçu de S. M. la décoration de la Légion-d'Honneur. Le Roi
"a fait, à Taçcâsion du baptême de M8^ le duc de Bordeaux,
de nombreuses promotions dans cet ordre royal.
— MM. Pardessus et CardoSnel, membres de la chambre
des dépulés, sont noibmés conseillers à la cour de caissation.
7— Le Roi ,« à l'occasion du baptême de M^'. le duc de Bor-
deaux, a fait dans Târmée un grand nombre de promotions
aux grades de Jiefutenans -« généraux et de maréchaux de
camp.
•^ Uiie ordonnance de polici^, du 3o avril , fixe le prix du
pain de quatre livres à 1 3 sous.
« -**• il tï'ya pas eu de séances des chambres dû lundi au
' vendredi de cette semaine.
— ' M. de- Bonald est nommé rapporteur de la commis-
sron thargée d'examiner le dernier projet de loi relatif au
^ éîergé. '•.>'.• \ ' •-' •■
; — Les fournées du 2 et du 3 mai n'ont pas été itoins brîl-
'lântes que 0eUê dâi*»*. tuai, l^a }oié du pèupl^tf^s'est manifes-
tée dans VolisleHqxrartim. Des J^ux ont eu n Aï aux Champs*^
Elysées, et.des prix ont été distribués. Des illtiminarfons opt
^ ëgiitement en ^ieu pendant ces deux louts, tant aux édifices
publias qu'à beaucoup de maisons particulières. •
" — Les élèves deTétâblissemént de M. Tabbé Lîautard, à
Paris, ont fornaé une somme de 600 fr. , qu'ils ont offerte
pourTâcquisïtion de Cbarabord ; ceux de la maison de Saiût-
AcheuF, qui est le petit séminaire d'Amiens , ont envoyé
i389 fr. Ils avoient, Tannée dernière, vOué une lampe en
argent en Thonneur de la sainte Vierge,' et en actions de
grâces de la naissance du duc de Bordeaux.
' -^M. le maréchal duc de Bellune est arrivé, le 24 avril ^
a Grenoble , et a été reçu dans cette ville avec tous les bon-
' nenrs militaires. Treize coups de canon ont été tirés à son
entrée dans la ville. '
— Le a3 avril , un affreux incendie a éclaté dans le bourg
de Corps (Isèrîf)." En moins de deux heures, deux cents ha-
bitations ont été la proie. des flammes. La perle est çonsidéça-
blè, èl beaucoup de familles sont' Sans a'^Ie et sans ressourciés.
( 5^3p )
Sur Vèglise caihoîiquê dtjtlicmàgne. ' . ^
Les proies tans ^'Aîlemagne travaillent depuis quelque
temps avec un redoiibleoaebt d'ardeur à combattre la reli-
gion catholique dans ses dogmes', dans 3es pratiques et dans
ses ininlslre.H. Leurs journalistes se distinguent dans <:ette
guerre, tantôt p.ir de^ invectives, tantôt par des bonflonné-
ne#. MM. Givl>itz h BeHin ; iSschôÎLké i Arau , Muller à Mu^
•nkb t WarfaW à 6resiaii , Sii:enscl>M»éii ^ Spire , la Femilte
htbdonHiitr lUtrràiri à Lei|)»ick, manquent rarement i'oc-
casion d^avilir «t de détrier tout ce qui tient 4 régli«e- f^
niaine; et, comme lest piote^laos se sont rendus iluiiire« de
presque tous les journaux d'Allem<agne, ils ont tpufks
.inojrens de propager Ifs prêiogësqui m dirigeolv U y a peu
de feuilles catholioues, si 1 op eu eycèple cislles des Etats .4e
là maison d'Autriîc^e; parmi c? petit nombre de feuilles,
une des plus estimées est celle dé Ai. dé Ma»ti«iUL., q.ai pe*
rek  Laddbhuli en Bavière. Cependaiity dans «ne si vaste
^cohlrée^ on sentait le besoin d'uA 909 veau journal , qui pjlt
servir de contie-poison à tant de feuilles menfetigères et 4e
.pampblets corrupteurs doot t* Allemagne est inondes ; et c'est
deos.ce but tttiê des ecclésiasiiqoe«, aussi itistrttil» que séUst
.viennent d 'entre prendre uO j ou r nSrpiiititulé %- ^^AuhMfltf >
jqui paroit à fttayeace.i cb^'z Simon Mulleir. :
. JLe Prospectus,, que im>us avons sous ks yeux » àipaencè les
principes les .plus, saifis et les Vues }<^s plus droites. Oatta ^0
,«iëcle t disôut los rédacteur3., oij on -a ppoplaiiié la ftberté dés
.opinipDs pt le UBre exercice dçs drpîtâ.dê c)iacon , on ne trw**
^vcrâ sûrement pâ« mauvais que nous noua nitetlîoos en dé-
.fciisc contre des attaqiie5 toujours rena îs^s^nj es. Xès insultés
,ct ],es, çalojunies ai;x<|uelles le religion est en batte se muîCi-
.plient lellerMent, .et\se reproduisent sons lanl dé fotmcs,
qM^elIcs appellent les efforls de nouve.iux apologistes pour y
fepo;idrp. Loin de nous tout esprit de haine, toute exagér^-
[tîon, toute 'invective; inais aussi fein de notis toute pusil-
,J/ininiitc , Pl toute coupable condescendance pour Terreur..
Nous avons droit d*attendro de pareilles dispofiitiojis de nos
, adversaires j pni^qii'irs Jeruaiident qu'on respecte leurs opi-
'^toions^qops^^soinmei autorises, ce semble, è.réoJïimer quel-
ques égards pour notre persuasion intérieuife> Ne seroil-il.pas
teoips de bannir de nos discussions les termes injurieux et ces
^terneBes féisêtitions à^joh^curaàtîsrne , èe fanatisme, de pro"
séfy-tisme,'ae papisme, éld., et tânfl iJe reprocAes ùui ne
prouvent rien, û^ ce* n'est peut- être Tinipxiîssii^ce de ré-
pondre?
Les rédacteurs annoncent ensnite ïpur plan, c(ui Vmbràsse
t<Mit ce qïlî Intéresse la' reHgion ; ïes ht>M et h& hniuvais li-
vres, les nouvelles hcnreases et fnneisfès, fes C)bjecfîdns et les
réponses, ils se proposenlt de \omi recuéftfir. fis soutréndroni
léâ droits et la doctrine de rEgIrsf»; cnthoiîqhei, i?s dëèla-
renl q^a*tls tie regardent comme tfejs que ceiix quï sÀnt ùtfijis
au SQitveraitil Pontife, et qui règlent leuk- fcrôyance sur éelJe
^ae le sainf Siège professe et soutient fis repoussent cette
mdiJSëreilce monstrueuse qui enfante aujourdlinî des Rvrçs
de piété, propres, dit- on, notir tqufès les conutiiinîons .chré-
tiennes. Tous les tnois, il doit paraître du' nouveau journal
un cahier de cinq h six feuilles d'impression; et les trois pre-
miers cahiers, de janvier^ février et mars^ ont déjà vu t«
jour. La maniël-e detot ils sont rempKs eèt i'ùn heûrèui âu«-
^re pour, le sâccès iie l'entreprise. » ^ ■ ^
Le premier cahier dti CathoU(}iH* renferme pi asîeurs arti-
cles importalis; i*. un sur l'éducation refigieuse, par I\î. Lie-
hermaiin^ le méikie dont nnu^ a von 9 ariftoncé dernièrement
un cours de théologie jia*. rexûrnen d^tin ^écrîL de M. Binte*
rîm contre le père Molkçnbulir et iVr Lc-andr* Van Ess, Lo
. père l/tollienbuhr, auteur de Dîssenations criktfues AitrTE-
-criture et Phisioire de PEghse\ do^H f«a Tabbé Jarry a donné
ûnfe rdée dans sa Dissertation sur VépUcopat de saint Pierre
à Anfiùclies {i) , rtvoit prétendu entr^^v^^^e^ que le uoovêaa
TiefStainent.avoit été onginiaïrcnnent er^rit en latin; (^t M. Van
£ss,unedes colonnes de là sociéié lïibliqut, a ptibîié nne bro-
chure pour montrer 4que tout le ïiionde s.ins exception doit
lire la Bible-, brochure dont il a ptirn une rra crue Lion à
Bruxelles en 1^20, et ddnt la Çhnmf^ue a fait !*é loge dan*
un de sçs derniers numéros. M. Binterinri ri^fùte' ses deux ad-
versaires avet beaucoup de force , ei s'allache surtout à com-
battre M. Van Ess, qu il accuse de ntiontrér peu de connois^
sance du latin, et peu de respect pour les textes. 3*. Sur
l'ouvrage de M. Solzer^ du Célibat des jcTf/^/fW; question qui
est fdrt à Tordre du jour en AUetnagne, et sur laquelle des
' ■ . ■ ■ . ' . . ' /
(i) Brochure ia-S», de 212 page»; prix, 1 fr. 5o c. et 2 fr.franc ^f^
port. A P^is, thez Adr. te CUre/aa bureau d^ ce journal.
r 58a )
ÀrrivailM qui ont secoué tout frein, WerimeîsiervHuber^
Weinemann , débiteur tour à tour des aophûmes. vains el des
anecdotes licencieuse^. M. Suizerleur répoiid trësrbien dans
fon excellent écrit. 4*. Sur une prodfiction socinîemie qui a
pour titre : Idéal pour tom les Etats , par M. Keller ; on at^'
.tribue cet écrit à l'école de M* de W. 5°. Une exposition de.
la doctrine catholique sûr les honneurs dus aux. reliques,
contre ufi article de la gazette de Carisruhe , a l'^casioii à^%
reliques de sainte Hélène. 6**. Un article sur les^ missions en
France et en Amérique; article extrait de notre journaL
9*. Des détails sur I affaire de M. Koch. M. Roch est ce
prêtre allemand qui s'est marié , comme nous l'avons annoncé
il ^ a quelque temps. Lé vicariat archiépiscopal de B.atis-
bonne a porté contre loi une sentence d'excommunication ^
et a écrit à son sujet au grand duc de Nassau;. le vicâfre-
général Cortien, qui réside a Limbour^ pour la p^itlie du d^«
ché de Nassau encore soumise h la jurmiction de l'évéché. de ^
Trêves, a aussi écrit i^u prince sur ce même scandale. Ce»
lettrés font honneur au zëîe des dé^x vicariats, tïepuii,,
M. Koch a levé le masque, et ce canonisle si éclairé^ ce dé-
fenseur si intrépide des mtéréts de l'égUse catholique d'^lle-
inagrie à Francfort, a décidément abjuré la religion catho-
lique, et a été fait de suite conseiller d'Etat par le duc d<
Kassau« *-■.'■. \r ^/.!.. "
. Lf cabier J^ féy rie)r nç^pré^ijtf , jjis, v^yi^^^ ^f^i^riPf
et d*inlérêt. -CTous en ciler^^is je& articles su lyjiiu;; l%.^
fe)igiqn à fivéquè futur; 2*^ sur le mystici&i^è de fjtos jpi*rsî
3^. une critique des Heures de ijlcvotion; qIss Heures ^out
un ouvragé en huit volumes, .^rit. avec /assez d'élégance,
inais dans le coût socinienl On emploiç; tous ks m9^ens
pour le répandre; on le donne ^r^/x^, et il eu a paru çin^
éditions en peu d'année». Bien plus , le vicariat de Gous*
tance y a donné son approbation^^ et on prélf^nd: mçme
que M. de W. a coopère à cette produclioû. On a. aussi .
distribué ce livre, parmi les séminaristes de JMoersbourg .,
dans le diocèse de. Cpnslançe, Les bons catholiques d'Âl:«r
lemagne gémissent d'i;n tel scandale ; car ces, iiçMrf'^. i^a-
jVent la religion par la base, et anéanÙAsèni la divinité dé
Jésus-Christ. 4*». Sur. un jyiandémçnt de M. .Glalura, évêque
tn part, inf, résidant à Fèldkirch dans lé ï^ioî. 5*. Sur un
écritconîre M. Weinemann, qui prétend trouver dans Iç céli-
bat la cause dé la rareté des ospirans au sat;erd,oçe. tiF". i^&trt;
un -article àe la galette do Neckér, liai se publie S Sftutgârâ;
ceis .débâtsr sorti propres à faire conûottre IVsprit des. protes-
tansL. L'année dernière, M. Wachjer inséra dans les -^/i*
nales ihèohgiques , k fiVedau, une profession de foi quMl at-
trihabit a une jlroieslanle d'Augsbourg nouveUeçaent co.n«>
vertie à la religion catholique/ Plusieurs autres gazettes pro^-
testantes répëtefenJL. cette prétendue profession de foi, et nç
iàianquërent. pas dé dire que JousJesprotèstans -qui vouloient
se faire câtho|tiques étoieiit obligés de .souscrire un pareil
acte. On déçlaroit dans c^t écrit que la sainte Viergç m^
rite pins de respect que J é sus» Christ j^ et un prêtre plus que
la sainte /F'ierge ; que la lecture de la Bible est une source
de blasphèmes , et que le Pape a le poussoir, de changer VE'r
çrùure.à ipn gri,. On y faisoit dire au signataire : Je mau'^
disle.cçilice luthérien^ ht doctrine . éyangélique et mes pa^
-rpns y et je pourunivrai celte doctrine même de l'êpée. Telles
'sont lés absurdités qiî'on osoit attribuer aux catbpîiques dans
mi pays ou il étoit si facile, de confondre de semblables 5Up«
positions. 11 fut bientôt prouva que la pièce étoit de l'invenr-
tiqn d'un proteslant. Plusieurs vicariats s'élevèrent contrç
Fiinpôstu re , et ranibaijsadeur bavarois à Berlin eut mênié
brdre. d'intenter. un procès à M. Gubitz, qui ravoit inséréà
dans sa feuille , avec celte dififérence qu'il plaçoit là sicène .^
'Enfin lé cahier de mars renferme des articles dont notis
diroqs brièvement l'objet : i**. Sur la prérogative du siégé
de Mayence ; 2^. des témoignages de tous, l.es siècles sur lu
primauté du siège de Rome; 3*. lettre sa r l'usage de 1$
langue -iâ Une daris là liturgie ; cet articlle est dirigé contre de«
Novateurs qui , dans quelques cantons dé l'Allemagne, ad-
ministrent les sacremens en allemand. Ce système est favo-
risé?p?ir M. de yv, 4"*' ^" lo"g article sur le livre de M. <!è
la Ménnais , Eséki sur V IndiJ^érence , contre les plaisanterie»
de la Feuille du matin y à StUltgard. V Essai jouit d'une
grande télébrité dans toute l'AIIemaotie; il en a paru , dans
respace d'un an , trois traductions àlfemaVies : la première,
par M- le professeur Muller de Mayénce, a été imprimée à
Soleure; la seconde; par M. de Kaisersfeld, à Paris, et la
troisième V par M. le baron de Liegriitz, à Vienne. Le Catho*
Hi/ue a prir la'Vl^cnse de cet imporia^t ouvragé. 5* Une cri-
(584 )
tîque de VAmi des pauvres , teûiïïe profef tante 3.U1 parûlt dant
cette di?>rnière vifle, et que l'on distribue jraliiîtementdtf ris W
câtnpagvies et.diet les catirolique dû wurtemlierg, du do*
cbé de oadc et des pays voisins. UAmi des paii¥res tend de
toat son pouvoir k établir rindifFérence absojUe eiL fait de
religion ; mais on dit que son crédit baisse , et que les- corél
• et les fldële^ se ddgoàleot également du présent qu'on leur
fsh et des fadours qu'on j débite. 5*. Les actes a'uthenliqoes
des dénaflcs en1r« le gouvernement dé Nassau jet le vicariat
de Ratisbonne au sujet du tnariage dé M. Koch^
Tel eat l'extrait des premiers numéros du CalhoKque ; il
servira non- seulement h donner une iàée de l'espnt dans le*
quel cette feuille est rédigée , mais encore à faire connoUre
rétat de Péglise d'Allemagne, les scandales qui y éclatent,
et les assauts que lui livrent trois classes d'ennemis^ savoir ,
l'irréligion déclarée, le protestantisme., et un parti de feitix
frères qui adoptent toutes les nouveauté* , et veulent intro^
duire dans rEelisé leurs rêveries systématiquei et lefur eulte
timplifié. Le C!atholi(/ue se déclare également contre ces
trois espèces d'adversaires, et acquiert par lii des droits à I|i
reconnoiisance du clergé et des fidèles d'Allemagne, et k
l'estime des amis de la religion dans tous les pays. Nous se-
rions flattés de pouvoir seconder les rédacteurs dans leurs
généreux etforts, commr noos souhaitons qu'ils veaîlleotbten
pous aider qudqucfois de leurs utiles coinmmiieations.
t^IVRC NOUVEAU*
. Oeuvres complètes de Massillon, Nouvelle édition t in*8^.
Cette édition, dont il a dé)âi paru 7 sept volumes, doitea avoir i3*
Le Prospectus aonouce que l'on prendra pour madèje Vé^tio!^ donnée
par M. Renouard , en 18 10. Le l«r. volume renfermera «ne notice sur
Ha&dSlonj et sera orné du portrait de ce cc^lùbre oratctfr: ce vahune
n'a point encore été publié,- liiMs les tomes il, III, IV, V, Vllt,
X et XI , ont déjà vu le }cMir. Ils sont bien exécuta $ le papkr est bo%
et le caractère est neuf et agréaUe à la vue. Le prix d« chaque iwr
lume est de 6 fr. , papier satiné, pour les soQsct7ptoor> » et franche
port 7 fr. 5o c. Nous rv* viendrons sur cette entreprise, qui nous paroil
laite pour exciter l'attention du public religieux ; nous attendrons
jpo<n* teià qae le I". Volume soit publié. Les volumes nàs au jour
lenferment le Graad^Otréme, les Oraisons lîinèbres , les Confëeenc«a«
le» discours synodaux et les Mundemens. A Paris, çh^z R^iymond,
libraire , rue de la Bibliothèque , n». 4 j et cbce Adi^. t^ Oxf^ » au hit*
rean de ot journal. .
{Mercredi p mai iSa t.) . (N*. 704O
De t Abstinence des AUmens,.on da Jeûne. y du Ca^^
réme et du Maigre, sous Je rapport de Im sanâdj
parC:G.'(i).
D*habil(*s médecins ont déjà, soit dans leurs Uyrear,
soit dans ]a pratique , recommandé Tôbservance de^
préceptes dé l'Eglise sur Tabsiinence et le Jeune ,
comme uiie institution aussi fayôrable à la santé (]ue
sage danssôn but moral. Hecquet,Winslow, Graunt,
ïjui jouis^ient chacun dans leur état d\me repu*-
tation merit(^e, étbienl persuadés que l'abstinence
étoit très-salutaire pour le corp^; le premier a même
feît un livre exprès Sur cette' matière. Ces médecin^
expérimentés sVtoiéni convaincus que beaucoup dé
maladies avoîent leur cause d'ans un régime trop
nourrissant , dans des repas trop rapprochés les uns
des autres, et dans les recherches -(l*une sensuaUtcS
délicate ; ils regardoient la tempérance comme un
principe de santé , et les lois eisclésiastiques cou^me
un excellent moyen de réprimer les abus d'ui^ P^u-*
chaht impérirûx. D'autres! considérations pouyoienj
encore fortifier à cet égard les conseils de la méde-r
cinc. Le Carême favorise la reproduction des ani-?
lUaux dans la saison ou la riatuie la établie^ et çù^
riolérêt'de la socîélé Fa démande. Dès hotimiesi d'£ta|
ont réclamé Tusage du maigre comme indispen^^le
(1)1 vol. îrt-8". ; prix , 4 fr. 5o c. et 5 fr. 5a ç, fi«c dt
port. A Paris, chez Guilletninct , rue Montmartre;, et chez
Ad. Le dlere , au bureau de oc journal.
ToÉne XXrU.L'AnU de la Religion et du Ro^. B 1>
( 586 )
^ns la marine. Ainsi la physiologie » fiiygiène et Ja
politique , se joigneal ici à la voix de la religion pour
approuver ces abstineuces périodiques queFEglise
Srescrit à ses enfans^ et qu'une ancienne pratique
oit rendre plus respectables encore aux yeux des
fidèles.
M. C. donne d'abord uqe idëe^eBër^le de Yahs-
tinence considérée dans $es résultais sur le physique.
Il montre par des exemples que Ftionime peut: se
nourrir de végétaux et de poissons , et quet l'abus
des viandes a eu de tout temps des suites fâcheuses
pour le-s individus. Il expose , au contraire y les avan^
tages dé rabsiinénce chrétienne ponr,rhy|}iènev.et
finit par des notions médicinales sur k>s alimèiis mai-^
grès, leurs ptx)priétés et leur u^age. On letroa^fra
peut-être quelquefois assez sévère sur les excep(i(Hts
JBux lois de l'Eglise. Il ne paroit .pas.persu^tdé ijuun^
les dispensés soient aussi nécessaires que bien ^c^
gens le supposent^ et dans le choix des alknens mai-
gres il semnleroit mèmç en rcprouyér quelquosr^ips
aiieViuiage d^ persanjaes lef pli^^égulièt^^ êUJt^lRÎie.
remarque avec raison que ceux qui piéiieiic l-^ t|i)ê
la plus dure sont ceux qui ma,ngent le moins^ de
viaqde. Combien d'ouvriers dans nos villes, et. de
paysans dans nos campagnes, niangent très -peu et
l^arémenl de la viande! cependant ils s'exercent à
des travaux pénibles, et n'en sont pas moins robustes.
Ce seroit à eux que l'usage du gras seroit pli» nc»ces-
saire, et il est àngulier que ce soient ceux qui fati-
guent le moins, qui prétendent avoir besoin d'une
nourriture plus succulente, ; .,.
L'ouvrage de M. G;, peut^ doiic servir à réfuter ]k»s
vains prétextes des gens du monde sur uxi/ç uaj9f^\iy%^
f : 567 )
ôti iU Ile veulent constiher que leur goût. 11» Uë ptmr*
iront récuser le témoignage cTun médecin éclairé qui
ae ibiidie à la fois sur 1 euide et sur rexpérience pour
i^re-seniir lés avantages de l'abstinence Téligieuscf
Ce H'est' point ici bq prédicateur dont le ^le puisse
être suspect; c'est un laïque attaché saua doute à la
religion ^ mais aussi éclairé dans son art ^ et qui
présente les résultât* de ses rechertfbeà et de celles
des satan>» et des praticiens. Il est persuadé qu^au-«
CûU médecin instruit tie sauront être d'un autre avis
que lé sien. Son livre est d'ailleurs écrit d'un style
simple, et sans préiénuou. Peut-être auroît-H été a âé*
sirer qne l'auteur y eût employé moins dé cc^s mots
-^ui sont particuliers à la science , et qui> n'étant
.]Ms duu tisage familier; ne seront p^ entendua ai-»
sèment de tout le monde. Peut-être aussi y a^t-il
4}t<<^q^^ réflexions un peu naïves et quelques rai^
saemueméns un peu simples, qu'un travaii plus soigticl
eût pu faire dispàt^tire. Malgré ces légers défauts;
%ous Clayons pouvoir recommander ce livre auir per-#
>#i9toiies qiti>oiit ifaa Sdéî*S^ fàéisiês Sur les atiSitin^ikifïs
' prescrites I et aux ecclésiastiques qui y puiseront des
motifs à faire valmr en faveur des règles de TÈ-
glise. A la fin est une nomenclature d^s alimens mai-^
grès avec des notions précises et pratiques sur leurs
propriétés, leurs usages et leur influence sur l'Iiy-^
gîèné; l'auteur entre même dans les détails sur les
apprêts de ces alimens ^ «t sur la manière de les ren-
dre moins pernicieux pour la sahié. Ce soin qu'il a
pris pourra semUer minutieux à quelques-uns ; mais
comment blâmer un travail coUçu dans. des vues si
louables, et qui^ peut avoir des résultats aVahiageui
p9ar l'bumanité?
Bb d
( 5«8 )
nàuyî^LLÉS «cclésiastiques.
' Paris. Le pèlerinage du Mônt-VïilérftBn éai vfsité
a^idumenl {tendant cette octave àe' l'Inveâtîon de h
Sftmlf^GTiKix'; chacpejoor un grand nombre dé fid«les
a'y portent pôursaiisriùre leur piété. Sanpicdi demier>
)çur »ù M. iév^quQ dû Cbai:ti*e$ qifictoU» Madaiie frè^t
ircii^d^e q\i Calvaire y a cnte|id|i^ la me^e, et a îait le^
5t9tioDs. Les Prinqe^ «t Prinçesae^ doivent .§'y rendjTfl
|K)ur la céyénïopiç du samedi 12, eu l'IipniiQur de la
sainte Vierge,
— • 0n annoncé mie M™*, la. d\icliessè àe Berri se
j»roûose de vîâîter Notre-Dame de Liesse , pèlerinage
célènre dans le diocèse de S6!ssons/et qui est fréi|uentè
éhaquè jour, dans là belle ftalson, par de pieux ehip^-
tiens, renufl^ lâiWe quelquefois^ de fijs asaez él^îptéê^
On jYoitdes offranckeft^témoignage de la dévcitian «t 4t
la irecomikoisçaiioe.des fidèle^,, el ont y eQ^«^\e eoporQ
tin.^ vqtQ offert par Anne d'Autriche, pour remer-*
ci^r le çîel de la uaisisànce de Lquîs'XlY, ITu. flÇmr
lilaJble motif y cpu<Jiût)a pieuse mère de M^\ l^duc
d^ Bordeaux. Si. A. B. par^tira, dit-ou , le lundi i4,
et cçuchera à -Soîssons ," cToû eîlë^Se rendra, le len^
demain, à Îîotre-Ûame de Liesse , dui est à trois Ueuea
de Làon, MM^ les éréques d'Amiens et de Soîssons
auront Plionneur d'kccompagner la Princesse da^^ e^
Toyage. ' ^ ...
- *» Le jeudi 10» mai> il y auiu, daiis,lr'é^49 âtK$
Missiont-^Eteançiree, uue preo^iàr^ ^pm^Kunionr 4^
jeuQie» Savoyards. M.; V^vêque d'^^iepi^^ qui a'iuté-
j^esse ^péiçialemeM à. c^Ue bonne; j^uyre.j, célébrera, 1»
messe de çommtWÎon, à huit beiiy^ai^iît jdemie, du matinj
cette 'messe' sera suîvie d^une mes^é d^açtion^ de grâce».
Xesoir, a trois ïiéures , vêpres, seïmôh par M. Tabbé
tiètoumeur , prédicfàtfeur ordinaire dti Kbl ; proçessriofn
aux fonts pQu;r le renouvellement de« yoeux du bapt^e^^
( 589 )
et salut^ M**, h duchesse de FHz^ames fera là quét«-«
La relique de saint François de Sales , patron des Sa-*
voyards, sera exposé^ tout le jpur à la vénération des
fidèles^ Le nombre de ces enfaûs qui suivent les ca-
téchismes est plujs oonsidéraiile cette année, et ils cou*
tinuént de répondre avec dpcilité aux soins des hommeis
pieux <}ui s'appliquent, à les instruire, Mais le» dé«
{>enses de cette œuvre sotit fort considérables; un ate-
ier it soutenir > des enfans à babiller , de» livres et
•des en couragemens à distribuer» et. 4^ plus, les dk^-
tributions^ de pain que l'on fait toutes les semaines à
cespaitvi^es enfans^ ont absorbé cettp aiinée les res-
sources ordinaires. Des aumônes ne saûroient être
mieuX) employées, ce semble, qu'à retirer des en-
fans^ de l'oisiveté , de l'ignorance et de la misère , ^t
à leur donner des habitudes d'ordre, de travail et
de religion. On se flatte donc que le but et les
succès de cette œuyre intéresseront Içs amis derhu-
naanité comme ceux de la piété; soixante exxfans fe-
ront leur première .communion jeudi. Nous apprê-
tions au^si <|ue la m^me ceuvre vient de se refor'»-
mer à Bordeaux par les soins de bons fidèles; trente^
^6ftt&ns doive!^t, dit-pn, faire leur première commu*
nion dans cette ville, le ly de oe mots. Ainsi la cha-
rité étend partout ses bienfaits , et, l'exemple donné
par la capitale fructifie au loin. Plût au ciel qu'il ne
partit pas des mêmes lieux dés exemples bien dilTé-
rens,,et qui n'ont que ti'op d influence sur les pro-
vinces ! , . ~
*— La misai on qui vient d'être donnée à Coulom-
miers, diocèse-dè Meaux,-a fotimâ une nouvette preuve
Aé l'utilité de ^es secours ei^traordinaii^es et, du aèle
dies prêtres qui se livrent à cette ceuvre pénihle^ IHs
les premiers jours la foule ^e porta- aux exercices, et
^ l'affluence s'est accrue successivement, au grand étoui-
Qement des ennemis d^ iiiiiâioiis^ : q^i Ql^t pu second '
vamcre que leurs c'frôrt^f séro Jciit aussî mutllca^quc tév^s
préventions sont în]u$t€^. Les cérémonies usitées datas
ces circonstances ont été digùement terminées par là
grand']
un 6rand nombre de. fidèles, parmi les<jueR éfoient
M. lé sous-prcfet de rarrbtndissèmeiit él sk^^féajime;
Aune heure ^ on révint à TégHsej les vépresT forent
chantées 9 et M. l'évéque adressa des paroles d'édîfr-
càtion à un nombreux auditoire ; après (^uoija procès
•iôn se mit en marche. La éroix étoit portée* par les,
fonctionnaires publics , les magistrats et les prittidipaùt
habitans de la ville; les rues étoient tapîsééés; ettoiit
se passa avec beaucoup de piété. Un dés missionnticireir
Srononrià un discours sur le Calvaire même, et le soîi^
I. f év< que donna là bénédiction du saint Sacrement,
^.e lendemain 9 il administra le sacrement de conJSr-
mation à plus de cinq cents jpérsonnes dé tout âge'.|^
Nous nous plaisons à ajouter que' ce qjui a le ]drtfê'
cotftriWé au siiiccès de là misâf^ôn ; àptfe lë'zèfe des
ouvrîerîr évangéi^que^, a étckbort e^«nftrf^€è»«ttt0*^
lcS^autoi*és, jjifl s*)iitftfîliê« àM^îl^ë^'iam
ce qui est utite à là religion* * ;^
— Nous avonjj parié d'un Essai de RéfuXatiùn du*
second volume de M'. Vabbé de ïa Ménnaisj depufir
il a payîi un autre ouvragé du même genre /dbntivotà
né pouvons rjen dire, ne l'ayant point encore y\\: ïîoti:*
nous abstiendrons mên^ie ae èiter ici çê qui tious a
été rapporté du ion que Fauteur a cru pouvoir prén»
dre dans cet écrit, et des plaiSAntenes autqtiélles Onl
assure qu'il se livré; tout celii nous a paru oien sîù-
Sulier et bien peu digne dNiu ouvrage de phiWropWe.
fous avons d'ailleurs un autre motif ^ôurgairfer «à
ce moment le silence sur cette contï^Vei?ie.^^i1)^^
vous que M. labbé d^la Mennais tj?âVàïtt« â Kme=#s^*
(391.)
position, et à une défense de son second volume, du
dùmoins de la partie qui a éprouvé des cpnti'àdicitiouaf.
Ce travail çst m^émé, dit-on, déjà fort avancé, et.,
quoiqTi^il ne soit pas efncore sous presse , ainsi qu'un
foumal l'a prématurément annoncé il y a quelque
temps, nous avons des raistpns de penser qu'il ne tar«
dcra pas à être livré à l'impression. On dît que l'a u*
teur se propose d'y établir 1 insuffisance dé la méthode
actuelle de philosophie par le témoigptiage même des
f>lu5 célèbres philosophes^ et par le peu de succès d^.
eurs efforts dan^ la recherche d'uncriYenum, ou règle
de vérité.. Il convient donc d'attendre la publication
de ce nouvel écrit, et on ne sera pas étonné que nous
suspendions encore le compte que nous avions pro-
mis de rendre d'une controverse sur laquelle de bons
esprits se sont partagés; nous ayons lieu d'espérer,
ce sen^ble, qu'elle pourra être éclaircie et simplifiêcf
par les explicatiops et les développemens que préparé
un éci*i vain dont' on ne peut pas plus reVeqiier en
doute les. ijiten lions que lès talens. '^
i-tr-Le journal de 'Toulouse cont^noit dernièrement
U^tx».ç{^^^ de^^M, Jean -Bernard Pastjcre >, prêtre^
<p|i(^voj| pi ^é. le âtfxm&À de 1790 . Cet ecclésiastique,^
âgé de 87 ans, déclare qu'il se repent <f avoir adhéré
à la co^nstitution civile dn clergé, et il. a désiré que
huit témoins' fussent préset^s à sa déclaration, et en
signasseixt l'acte. M. Delornie, ancien principal du,
collège de Vatan (Indre), veut aussi que nous annon-
cions que c'est à' regret qu'en 1793, il envoya un
homme en sa place pour combattre la VeridéiEij il en
demande, dît-il, pardon à Dieii et à' qui de droit.
Nous respectons sa délicatesse^ on ne sait que trop
combiei^ de personnes furent alors forcées par là ri-
gueur des circqnstanees de contribuer directement ou
indirectemeîfit à sputei^ir une caiise qu*eÙes récennois^
soient pour injuste et illégitime^ ^ ^
( 5&a )
., .—M. David , maire de la Bussière-kir-0«.€h€ (^Câte^^
d'Or), nous écrit, sous la date du ^o avril, au sujet
d'un article inséré dans notre n^. ^^9 relativemest
% un iait arrivé, 1^ -2 mars dernier, dans ce lieu. U
est vrai, oou^ dit-^il, qu'on découvrit de bennfs heure,
à la porte du curé , un animal mort ; mais la position
supposée de l'animal et l'inscription alléguée «ont dé-
menties par l'infot*mation. L'autorité locale, ajoute
^I. David, n'a point gardé le silence f car, dès que je
fus instr^Lt du fait j je pris des' mestires pour en dé*
couvrir les auteurs, et j<B dâ-essai un procès*verhal que
î'envojai au procureur du Roi \ il est résulté d^ 1 xn-
^rmation que la posture et l'écrîteau n^étoieat point
tels qu'on fa indiqué. Cette iréclamâtion An naaire a
déjà 4té insérée dans le journal de la "Gôte-d'Oi*; nous
ne pouvons que désirer d'avoir été mai informé daâ^s .
les premiers renseignemens que nous avians reçus sur
ce fait.
• —*• C'est le 10 mai que le procès dés grands vicaires
et du secrétaire de. M. l'^véque de Gand, commencera
à Brtt¥;elies. Us auroient lieu de s^en féliciter , si leurs
juges ne consultoient que les règle$ de l'équité. Aprè;s
une si longue att^ te, i}s doivent désirer uii térmà.h
leui* captivitâr*et à lenrs inijuiétudes. Ons'étop.iïe que
dans un état çoi^stîtutionnel:, leis formas protectrices
derinnocczice aient été si peu respectées à leur égajrd.
Enlevés à Ipurs juges nator^ls , ces eccKsiastiipies ont
été amenée de Gand à Bruxelleis 5 depuis plus de qua-
tre mois iJU so}it prisonniers ; ils ont été pendant presque
$out;ce.(emps réduits au secret le plus rigoui^ux, et on
a évH^ m^^na^ louj^tepips de leur fairp subir d*înterrp-
g^toire. Le président de la pour qui doit les juger, est
fç niên»(ç qvi a condamné M. l'évêque de Gand; et
quai^d qn pense que Ip ju^i a été. supprimé dans le
royauBiKî des Pays-Bas, et que tous les juges sont amo-î
violes au gré du gouv^rnemenl, quand on voit surtout
(395)
la chaleur ique J'en mejl â cette affaire, il est permis de
Xîonceyoii' quelques «ijxquiétudes sur rissaie 4'un procès
OÙ, le fond tt la foxme paroissent si^étriangeis. La frivo-
lité deFaccusation principale contraste avec la sévérité •
des poursuites ^ et nos libéraux quiparleTit taut de leur
attachement aux formes constitutionnelles, au lieu
d'applaudir à la marche suivie dans cette tiflaire , der-
vroient être , ce semble ,'les premiers à 5'élcver contre
une procédui'e si insolite et si arbitraire.
—<r L'Espagne aura aussi bientât^ il foui Fcspérer, nh
clergé constitutionnel. Un ecclésiastique, membre de«
certes, M. JB^rnaben, a proposé le o^i avril de rendre
un décret poar éloigner de leurs sièges ies évéques cjuî
ne sont pas assej attachés au nouveau régime. Son
projet porte que le gouvernement s'adressera au Paj>^
p.pur qu'il eiçhorte les évêques exilés à renoncer à leurs
titres 5 le souverain pontife engageira aussi les évoques
connus pour être peu attachés au système constitu-
tionnel , à se retirer 5 s'ils refusent , le gouvernement
fei?a usage de^ moyens prescrits par les lois^ pour
mettre fin à la^vaçajice des sièges. Nous ne savops pas
trop quels s^ont cçs moyens prescrits par les lois; mai^
îi^jç^t aisé de se df^utèr au M* Jbernaben en veut ve^ir^
|1 est impossible , que si on expiilse les ^vèques, il ne
recueille paç 4e fruit de sou zèle , et ne.devienne pas'
èvêque lui-même. C'est le moins que Ton pourroit faire
pour recohttoître les services d'un ecclésiastique qui
montre un patriotisme si énergique , et qui dans Ic
4ernier article , de son projet a la charité de solliciter
lia surveillance la plus sévère contre s0s confrères op-
posés au yégime cçùstit^utionneL
NOUVELLES PpLlTIQUEB. . .
PAnts. Le 3 , au moment oii les Princes sont revenus de ïeur
promenade , une foule immense' s'^st portée vêts le pavillon
Marsan. Peu après, S. A. R. M"»*- U du^héâse de Berri à
|>oru à -une des fenêtres , tenant dans se$ bras M^". le duc dé
' C 594 ^
Bordeaux; Mon^ifur portoit Mademoiselle. A Ta vue de
ces enfans angustes , 'tous les assisians oiit fait réièntîr l'atr
des crîs de Vwe le Roi I vivent les Boùrbmis ! vwe le dtiè
de Bordeaux !
«•Le 6, LL. AA: RE. Monsieur ^ MADAMr, M"**, fé
duc d'Angouléme et M***, la dûcliesse de Berri, ont assiste
à une fête que les officiefs de la maison urililaire du Roi et
de ]a '^ardé royale ont donnée à rdcçasion du baplême du
duc de Bordeaux.
— Le Roi a fait , k Toccasion du Uaplémé de M«'. le duc
de Boréaux , de nombreuses promotions dans Tordre royal
et militaire de Saint-Louis.
— LL. AA. RR. Monsieur et M»«. la duchesse, de Berrî. ,
ont tenu sur les fonts de baptême , à la chapelle du château ,
un enfant de M. le garde des sceaux.
-— Le Roi a fait présent de son porlrajl en pied à la vi|lf^
de Strasbourg. L'inauguration solennelle de ce portrait pre- ^
cieux a eu heu, le 5 mai, k l'Hôtel-de^YilIe , en pré^enâÉ '
deâ autorités civiles 'et militaires.
— Le Roi a accordé Tordre du Saint-Esprit k M. le pl^inc^ .
de Castelcicala , an^bassadeur du roi de Naples prësia cour,
de France, et à M. le comie de Damas, pau* dé France^ '
gouverneur de la i8®. division militaire.
— Le 6 , M. le préfet de la Seine, à la téie du corps inii- '
nicipal de Paris /a présenté ses hoinmagcs'aux.pi^ïfces^'t ,
rrîncessA de Ja^fatofllé^djrJile ,;«{ à nitieicïi VjJ^lMt^^
d'avoir honoré de leur présence le banquet et !à féti? donne!
à l'occasion du baptême de M^^. le duc de Bordeaux/ ^
— Une feiouque, arrivée de Gênes, ayant débarqué der-
nièrement dix Piémontois dans le, port de Toulon, 'les auto-^
rites donnèrent ordre an capitaine du navire de reprendre à
bord ces individus , et de gagner le large., \
-—Le 4)3 trois heures, les prévenus de la conspirajliQn.da
19 août, ont été transférés , dans des voitures de place , dans '
la prison qui leur a étépréparée dans la caserne des e^dàrmes,
des chassrs. Le 3, un huissier leur avoit fait signraçàtion de
la liste des cent soixante-dix-huit témoins à cbarç^ qui dé-
poseront dans cette affaire.
. — Le 7, la cour royale dé Paris ci éhiétin^yen sjàtité sb*
lennelte, des lettres de grâce pleiiie et en(ière^ic^^r<iées p9<r
5. M. en faveur dejhuit loviâûs. '
('595), .
— Le 6,,on » arrête/ au Mpsëe roya), urt in<K>4wqttî
tenoil les propos fèsplns grossiers à roccasion d'untaMeau
touchant relatif à la fatiiille des Bourbons.
7— Le 2, M. le raarécbal duc de Bellune a posé, h
Lyon, au nom de. S. A. R, M*^ le duc d*Angoulême, là
première pierre du ^nédesial de la statue de Louis XIV, qui
rva être rétaUHe sur la place de Louis- le-Grand , et celle de •
l'aîle gauche de l'Hôtel-Dieu , pour la construction dé la- ;
quelle le Prince a donné ^0,090 traùcs. M^ le maréchal et
M. Lezay-Marnésia^ont prononcera cetle occaston, des
discours pleins des plus nobles sentimens. M. leduc de Bel«>
lune est arrivé k Paris, le 6 au soir, et a eu, le lendeeriain ,
Pfaônneur d^étre admis au déjeuner du Roi;
«^ M. l'abbé Eliçagaray, membre du conseil royal de {'Uns-
truqtion publique , est nommé membre de la Légions.-d'HcHi'-
neiir. M. l'abbé Jourdan, recteur de l'Académie de Pau | a
reçti la décoration du méoie ordre.
— Toutes les villes du ro^raume ont célébré k l'envi le
1>aptéme du jeune Prince qui doit un jour^faire le bonhedr
des trsfn^ois. Des messes ont été chantées en actions de gjf^ces
à*Qn aussi heureux événement. Partout le peuple a manifesté
son ÏEiraour pour l'auguste famille des Bourbons ,' par une joie
franche, et naïve/
,~ La.pose deja première pierre dej'bôpital fondé^ii hùjt^
^^^ji p^oM.îfe d^c^ç Ricl^lîewiÂi^^ »
léfne de Ms'i lé duc dé Bordeaux. ' -
-^ Le 1*'^, mai a eu lieu, à Auch» la pose cle (a première
pierre d'un quartier de cavalerie ^ qui portera le nom de
Çuariter-Henri, Cette céremonîe éloit présidée par les auto-
rités civiles et militaires de La ville.
— A l'occasion du baptême de Ms*",. ie duc de Bprdc^aut , .
M. Dian, adjoint du maire de la ville de Lyon , s'est trans-
porté à la prison (je Saint- Joseph, et a ordouné, en l'absence
de M. le maire 4 la mise en liberté de dii(. détenus pour dettes.
M. Dian a prononcé un discours analogue à la circonstance ,
et qui a ete terminé par les cris de Fiye le Rot ! viv^ent les
Bourbons!
^ Le !•'. mai , Ja prise de possession du château et do-
maine de.Cbambord a eu lieu , au nom ^e M. le comte A. à$i
Catonne , et ex% c^ui des souscripteurs.
^i^ Le gouvernement provisoire dt Naples a publié, au'
( 5^ ) , -
nom du roi, un d^cretjqui prescrit. l'é(aUiss«im«nt de«inàtre
juntes de censure, chargées d'examiner la conduite des eo-
clësiastiques , tant séculiers ^ue régulters, et des 'pension «-
naires et fonclionnaires publicTs. La première de ces juntes,
concernant les ecclésiastiques , présidée par l'archevêque de
Naples, le cardinal RuSo, sera, composée de rarcfaevéqut
de BJiri, de l'évéque de Potensa , de dom Antoine Fehbraro,
chanoine de la lathédmle , et de dom Josepli Gaposcalo,
professeur public de philasôphie. Le prtuce de Canotsa est
chargé de la direclion suprême de la police du royaume de
^aplcs.
•«• Dans la séance du a3 , les corlès d'Espagne «ml décrété
définitivement la suppression des garder du corps, et ont dé-
cidé que le ministre de la guerre présenteroit un projet de
loi pour l'organisation d'une carde royale. La loi d'exception
qui sounkel k des conseils de guerre la cofinoissance des
procès intentés pour conspiration contre la constitution a été
revêtue de la sanction royale. L'ambassadeur de Naples à
Madrid a reçu l'ordre de sa cour de se retirer.
— 1 /insurrection des Grecs de Moldavie et de Y^Uchie a
perdu beaucoup de $on importance depuis que l'en sait que
là désunion , règne entre les chefs des insurgés. Le prince
Ypsilanti , qui se fait passer pour le généra^en chef des Grecs,
^et Théodore Sultzéd WMimiskô, chef des VaJaques,\ont
dea Yiies: toutes -diSon^nt^s. Le premier .veut seciouer ^^<^raljg
oitomat) ; le second revendique seulement le$ aaoieoa privi-
'légesqne poasédoit la Yalacfaie.
CliAMBKÇ pE$ PAlASl j
' Affàin de'Paàonspiration du ig aoéi iSé^*- --
Le 7, la chambre s'est concfitw^e en cour de justice. La salle det
séance^/clarisiaqtiene on a fait dts chânîremtns con.«id^ral>ks, conte-
noit «n grand nombre ckî spectateurs. Lès accus^^j?, Ainorabr'e de vingt-
neuf, ont ' ■ -' -■ — *■ '- • ' - - - — ■ - " '-^ -^ '*'^' -
a ptivcrt j
de faire Tj ^ ^
<pie plusieurs autres memhj'cs,.ou raahules, (ii retenus ^qr leur service
auprès du Roi. M. le maréchnl duc de Haguse «toit âUssi ^sent; parce
•qu'il doit parottrc comme-fëttioin. • , • - ' ' . '
Les accusés présenssont : Joseph Robert et Gaillard, adjudans-soils-
officiers j Depieris et Â} nard, scrgens-iDajorsj Charpenay, sergent^ De>
( % )
SueTaavtliiess, Loritz et Bedard , officiers; LMômbe,, garde du corps
il Roi: Gauthier de Laverderie, Ueutunant de ia garde royale; Tro-<
gof, adjuiloUt-major; Bërard, chef de bataillon^ Sadi^et, cololiel en
noBKictlvité, et MaHeht, tous- deux adminislTateurs Avl Bazar Jran^
^is,; DhdiouHii^ rentier; Carron , )i<?utenaint- colonel çn reti^aite;
Lamy^ ancien receveur de Tenregistrement; Sec vola Mouehy, négor
ciant à ^anci^ Varl.et et Delamuthe, capitaines. Les accusés qai Âe
sont prévenu» qae de non-ré véktign du complot sont : Lecoutre et
Fesneau, oificiers; Modewick, adjudattlrsous-omcter; Hutteau, tieute*
nant dans la gai^de royale; Desbordes, Goik», Paquet, Brtic, iPégnlu,-
Rem;^, efficiers; Thevenin, capitaine. Nous avons déjà donnÀles noms
«les cinq accusés coatumax.
Après rappel et le réappel de MM. les pairs, M. le chancelier â^
rappelé aux avocats des prévenus les -d«>voirs que leur impose rarti-^
de 3ii du Code d*instruetion criminelle. Les témoin; sont introduits.
M. le greffier de la cour nrocède à la lecture de l'acte d^âçcwsaiion.
Cette lecture a dur^: jnsqn à cinq heures.
CXIAUrBUE DES DEFtrTÉS.
. Le 4, M. Jeisse^Peauvoir fait un rapport sur d^verees pélitîoàs. Il
£ût .renvoyer à M. te garde des sceaux /celle^ du ^aeur uîescancourt^
ancien militaire retraité, à Rouen, lequel. deuMnde une loi qui r^^
mette en vigueur les. anciens supplices contre les régicideàf^a douceur
de notre Code pénal dbonant p)us d'audace au crime. Gei^è déciaioit
% éité adoptée,, malgvé les ^éclomAtiona de plusieurs membres de la
gauche. M. le rapporteur fait aussi. adopter Je renvoi au ministre à%
rintérieur d'une pétition de la daine veuv^ ûoufreviUe, qui adresse
des révélations contre le» complices de Lûuvel.
La chambre reçoit le serment de M. D.ivid, nouveau député, et
fttc^fSe des congés -à MM}: <^ltard, Concn de Saiat'Loe, Adiigrraiilt,
d'HerlittCQurt et KoecLlim ûn.reprrnd- la discussion sur les gtsain^
Divers ameiidemens de MM. Basterréch«, de Chàteaudouble., de
,Castelha)ae, sont successivement rejetés. On adopte l'article âetder^
«lier de la lot, portant que Le* loi» de 1^*4, r8ii^ei i8ao, relatives k
:i*importa|ioa et à l'exportation des grains, seront toujours .exéeutéet
«n tout ctt qui n'est pas contraire* à la .pri'^enté. . On. vote. sur Tex*
semble de la loi. Elle a été adoptée par Une mujorité'de 138 sufirases.
Le 5, la chambre prononce Vadmission définitive dé M. Dussof de
' SarrcKzâl, nouveau député du Xot. Oh pii<?se immédiatement à la dit-
eassioft' de l'unendement fait par la chaMd)re des pairs à l'article 44
du pro}et da loi rdiiif à la circonscription At» ârrondissemen* éWoto-^
raux. Cet article eoRem^B. le' département de Maine et Xoire. M..d«
la Boucdonnaye se plaint de la marche- du ministère ; il déclare que le
refus d^appoHer toute entière « la chambise 1» loi amendée cat novt*
seulement contraire à la raison, contre laquelle on ne prescrit jamais^
maisL encore au droit et à la dignité de la duimbre, puisqu'il la ravnie
«n'être .plu8.^*aa eotpisuiK>Ddonné.àia ohambre héréditaire. Il vota
( 598 )
ixfur cpie lo (l^sôon sur Taitide 44 soit wspciitiqe iiisqw'à eé qdtf l«
Hiînùlère ail envoyé k la chambre la loi entière.^
M. lé ^arde desjceaux iiutiiie la conduite du miniitL're, UmtftndTuat
le travail de la commission, que lors lie, la discu^stoil^la loi cii^ae»-
appoie la proposition de M« de la Bouidonnaye.' i»jontfear<attaqtie
aii»i le ministère, et Ini reproche de remettre en vi^tteur des lois
abrogées, telle ^e celle du 19 fructidor an y, coneernafi^ Ja taise des
villes en état de 5irge. M. le garde des .sceaux répond que cctte^loi est
ée i7C)p. M. le président veut rappeler M« Budon à bi questioa. fimit'
et agitation trè»-vive i 'gauche.
M« de Villele 8*éfonne de toutes les dilBcoltés 4fai se sont életu'es^
atlendii que la chambre des pairs n a rîeti changé -k l'esprit de la. loi.
n demanJe que la chambrée pasie j^ la discAisdionvnon^seiilcmeat de~
Tarticle 44 « >n:iis de tels autres amendemens qu'il plairoit de propo-
ser. M. le ^arde des sceaux donne de nouvelles explicatiotis. M. de
Saint-Aulaire youdroit qu'après avoir délibéré sur ramendement ^ on
pass&t au scrutin secret sur toute la (qî. M. Pardessus propose qu'afin
de nVtabFif aucun précédent, la chambre décide Welle neVoccUpera
que de l'article 44- ^' Manuel paHe c/i fayetir ae la proposition dé
M. de la Bourdonnaye. M. Laine convient cfoe la chafnbre a le droit
d'exiffer qu on tui apporte la loi entière, mais elle peut aussi renonce^
à ce droit; ce qui est arrivé deux fois en 1814. La cl6ture de la discus^
lion est prononcée k une forte ipa}orité, malgré les réclamations de
quelques membres du celé gauche. -
M. le président donne lecture des deux propositions. £»ites'^ar
MM^ de la Bourdonnaye et Pardessus. M. Dudon demande la priorité
pour la première. M. 6. Constant Vappuie. L'honocable membre
ai c4
-veulent
avec ittkoûon'i II n'y a ici de trompeur que vous. Vive réclamiÂiDn
de suite.
La priorité t^our la proposition de M. Pardessus est appuyée par
MM. de Bouvilie et Corbière. La priorité poui* Taotre proposition est
jnise aux voix et re jetée. Celle' de M. Pardessu^^est accueillie par une
immense majorité. M. Méçhin proteste contre tonte délibération.
M. le président donne lecture de l'article 44 < <1^> ^^ ^i' *<>^ ^^î^ ^^
«d)3pte. On vote au scrutin secret; Tadoptlon de ramendement de
b chambre des pairs a été prononcée par une majorité de 16S syf-
fragcs*
Le 7, M. de Berbis fait un n^port sur diverses .pétition! qui ne
donnent lieu à aucoi» di^tfossion intéressante. M. dé Bonald^ rapport
( 599. )
kUT dé Ifii conutiisBion chargée de l'examen du jyrojeVde loi relatif au
dergé, a la parole. Mj le rapporteurikablit d'aborrl. la 'nécessitée àbs6-
tûe derla rengion jïOiir la stamUté de Tordre public. Il passé ensuite
k .diTerse^ considérations relatives au projet de loî, et asBencè que la
commission a adopté la partie des dispositions qui concernent Taug <
mentation ^u traitement dés vicaires et dessêrvans. Quant à la créa-
tion de nouveaux sièges, la commission pense que cet Objet regarde
exclusivement le gouvernement. M. de Eônald conclut à Tiidoptioii
dn projet de loi, moyennant quelques amendeinens(i). Trente-trois
orateurs se sont fait inscrire pour le projet, dix^-sept contre. La chamr
hte ordonne Timpression du rapport.-
•M. le président propose -d'ajourner la discussion. jusju*après celle
tur les dotations. M. 'd'Elbreil d*£scorbiac réclame la priorité pour le
projet sur le clergé. M. Foy parle dans un sens contraire. La proposi-
tion de M; d'Ëscorbiai:; mise aox voix, est adoptée. La chambre ac-
corde trdi» congés y à MM. Verniér, Tarayre et d'Angosse, malgré les
murmures de quelques membres du côté gauche.
, On entame la discussion du projet de loi tendant à modifier Tar-
ticle 35 1 du Code Criminel. M.' Blondel d'Aubers, conseiller à la cour
de cassation, regarde la mDdi(i(fatSon proposée comme une concession
de> foiblesM) plus qne^ de justice, et vole le rejet. M.s Mestadier et
rM> Chifflet parlent pour le projet. M, Cassaignole propose un amen-^
dément; M. B« Consent combat rarfide.
tiVRE NOUVEAU.
anfoîl^Aiwdne <te<rotHss, reîigîctnt cipùc& dirfs larpfo-
t de Styri« en Aûltiché, fut TongA^mpa, professeur âe
tlpitontûS tkeùhgicê moraiis , in CCXXXIfl tahuti^ ^ &
P, P/ A. à Gôritia (2)y
yînce
théologie^» et publia plusieurs ouvrages sur la morale, sur
les montimens sjcr^s et profanes, et sur la règle de son or->
âre. Issu d^une famille honorable , il se rendit plue recoin^
inàndabliB cbcofe par ^a doctrine, l'intégrité de ses nioeurs,
son zèle pour la discipline, et sou mépris pour les hoiiîieQrF.
(Dàhstakn'ménl appliqué au. traVail, il. ne songcoit qu^à servir
rEglisey.et à être utile i <ies donfrëres. C'est dans celle vte
yk \ ï ^ *^^ \ i t , t ■ ■■ .i > •[ ■ r i/' i ->- . rf-^,' I , .T i. , , • ■ ' \ .. ' •■ ,
Ti) Nous comptons donner un extrait un peu étendu de ce rapport^
fui ne peut manquer d'intéresser vivement les^ lecteurs , tant k cause
è l'importance du sujet, qu'en raison du talent de 1 orateur;, mais
nous sommes forcés de renvoyer- cet extrait au numéro prochain.
(a) I vol. în-4°' î prix, 6 fr. A Paris, chez Çeancé^Mvt/ïaml j et eliez
Ad. Le Clere , au biircu'u de ce journal.
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qu'il rédigea ^son Epitome , auquel la mort Pempeelta Je
mettre la dernière main. Il mourut fort âgé, à Goritz , aak
la fin de mars i ^84 9 dans la cinquait«e**diiquième année de
sa profession religieuse , et après . aroir reçu Tabsolation et
la Déncdictiôn papale, à rarlide de la mort, des mains de
M. de Edling, arcoevéque de Goritz. Ce bon religieux ^aroit
été reçu avec bienveillance par Pie VI, lorsque qs Pontife se
rendoit à Vienne, en. 1783.
Son Epitome a été revu et acheva, arprès,sa mort, par tr#
de SOS confrères^ le père Jérôme de Gorj|^, qui Fa publié
et dédié à Pie VI. Toute la théologie morale s y trouve dis-»
tribuée par tableaux, qui. présenleiit d'un coup d'o^l pour
chaque question, tout- ce qui 8*y rapporte dans la pratique»
Ces tableaux , qui sont au nombre de deux cent trente-trois,
et qui n'occupent jamais plus d'une page, sont distribués
avec beaucoup de méthode, par divisions et subdivisions ^
d'une manière fprt courte et fort claire. £n recourant à cha<^
que tableau, un pasteur ou un confesseur trouve de suite les
principes qui peuvent lui servir à résoudre les difficultés qui
se présentent dans l'administration des sacremens , et pour
les divers cas de conscience. L'auteur y joint l'indicatioa
des autorités sur lesquelles il appuie sa décision. Son travail
peut être fort utile aux ecclésiastiques employés dans le mi-
ifistère, et nous savons que des professeurs en ihéoloeie le
regardent comfoe un bon résumé des règles de la morale, et
comme une classification exacte et méthodique- Les pin-
cipes en sont sains, et Tauteur a gardé le^ piitieu entre lé
relâchement de quelques^ casuistes et la sévérité outrée de
quelques autren. Celte édîlion est faite sur celle de "Venise en
i8o5; mais celle-ci a'étolt-pas ]a> première^ et paroft Je
réimpression d'une autre qui auroit paru en i7a5v comme
rindiqttent les approbations des tliéologiens , qui datent 4<^
cette année, et la dédicace* à Pie VI, qui étoit mort lors èk
la publication de l'édition de Venise.
( La TahU serajounue aux sousct^pifurs^êHfeo^ h-ppemUe.
cahier).
FIN DU TIN&T-SCPTIEHB VOIliUMÏ*
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